Moda Operandi, pépite à suivre

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Selon l’Institut français de la mode (l’IFM), le marché du textile en France devrait reculer de 2,2% en 2012.

Sans reprise escomptée pour 2013.

Aurions-nous moins envie d’acheter de vêtements ?

Les mêmes articles « interchangeables » à longueur de boutiques. Des prix parfois prohibitifs. Un empressement à bien conseiller le client plus ou moins flagrant  selon les magasins…

Pourtant, il existe des modèles qui fonctionnent.

Prenez le cas de Moda Operandi.

www.modaoperandi.com

www.modaoperandi.com

Moda Operandi ?

Créé à NewYork en Février 2011 par Lauren Santo Domingo (Ex journaliste au Vogue américain) et Aslaug Magnusdottir (ex Groupe de vente privée GILT).

Les co-fondatrices de Moda Operandi : Lauren Santo Domingo et Aslaug Magnusdottir.Photo : Stewart Shining

Les co-fondatrices de Moda Operandi : Lauren Santo Domingo et Aslaug Magnusdottir.
Photo : Stewart Shining

200 000 clientes dans le monde en 2 ans.

La coqueluche des investisseurs.

Le concept ?

Photo

La gratification immédiate.

Proposer immédiatement à la vente les modèles vus lors des Fashions Week de Paris, NewYork, Londres ou Milan, au lieu d’attendre plusieurs mois, comme c’était la coutume, avant de pouvoir les acheter en boutique.

Moda Operandi, pur produit du « Marketing du temps réel », capitalise sur l’envie.

La cliente assiste à un défilé ( physiquement ou devant son écran, puisque désormais les défilés sont présentés en temps réel en vidéo sur le web et les réseaux sociaux ) et peut immédiatement pré-commander un article (vêtements, mais aussi bijoux, chaussures, sacs…).

La fabrication est lancée chez le créateur et la commande arrivera chez la cliente dans un délai de 4 mois.

Lauren Santo et Aslaug Magnudottir ont créé là un modèle gagnant pour tous, basé sur  :

  • Pour la cliente fortunée :

Acheter immédiatement.

Etre certaine d’acquérir le modèle repéré  (ce qui n’étaient pas toujours le cas auparavant, les couturiers ne fabriquant pas tous les modèles présentés sur les podiums, et les acheteurs des grands magasins opérant eux-aussi une sélection).

Avoir le choix de modèles avec une certaine aspérité. De l’unique, du rare.

  • Pour Moda Operandi :

Les commandes sont pré-payées : 50 % d’acompte à la commande

Pas de stock

Un rôle de « curator » particulièrement apprécié des clientes « modeuses » international

Un buzz assuré par les créateurs, les journalistes de mode et les groupes media (Condé Nast en premier)

  • Pour les designers et couturiers

Mettre à pied d’égalité les créateurs émergents et ceux à la réputation bien établie

Détenir des données sur l’accueil des pièces, avant leur lancement en magasin : telle pièce se vend très bien, telle couleur n’a aucun succès…

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Une paire d’escarpin proposée en pré-commande

Le monde du Luxe ne s’y est pas trompé. Une deuxième levée de fond en Juin  dernier a permis à une demi-douzaine de groupes (dont LVMH) de rejoindre le pool des premiers investisseurs, emmené par Condé Nast.

Verra-t-on poindre en 2013 des dizaines de « me-too » de Moda Operandi, flairant le modèle gagnant ?

En attendant,  la pensée de Charles Darwin selon laquelle « L’espèce qui survit n’est pas la plus forte ou la plus intelligente mais celle qui s’adapte au changement »  se vérifie une nouvelle fois.

 

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