[Interview à NRF] : Romain Chaumais, cofondateur et CSO d’Ysance

 

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                                 Romain Chaumais, cofondateur et CSO d’Ysance.

 

 

DANS CET ARTICLE :

 

  • La NRF, vue par Romain Chaumais, cofondateur et CSO d’Ysance
  • Qu’en retenir pour 2017 ?

 

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Romain Chaumais connaît bien le retail américain. Basé à San Francisco, il dirige le bureau américain de Ysance, l’une des 10 sociétés sélectionnées par Business France pour représenter la French Tech devant les 35 000 congressistes qui ont arpenté les 510 stands du Retail’s Big Show, la semaine dernière à New York. Une occasion en or de recueillir sa vision du retail US, sur un stand Ysance qui n’a pas désempli durant les 3 jours de show, grâce notamment au travail remarquable d’animation fait avant et pendant la NRF par les équipes de Business France et de la French Tech.

Ysance en bref :

 

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La technologie unique au monde d’Ysance jette un pont entre la vie digitale du consommateur et sa vie en magasin. Exploitant toute la puissance d’une Data Science orientée ROI, Ysance propose aux retailers de transformer leurs visiteurs identifiés online en acheteurs magasins, en sachant prédire le message à leur adresser – web, mobile et in store – pour déclencher la vente. Ysance compte parmi ses clients Auchan, Boulanger, Yves Rocher…

 

 

Interview  : Romain Chaumais, cofondateur et CSO Ysance

 

 

:: Qu’avez-vous appris à NRF ?

Romain Chaumais (Ysance) : J’ai découvert une industrie du retail consciente, engagée et battante, qui a la volonté de jouer la partie à plusieurs, enseignes et prestataires, face aux redoutables pure player du online, Amazon en tête.

Il y a urgence. Nous avons une industrie qui souffre, une industrie convaincue qu’elle doit totalement se repenser – revoir le parcours client de bout en bout, du web à l’encaissement en magasin, de l’expérience in store aux modes de livraison – et qui sait qu’elle doit agir vite.

Alors tous se serrent les coudes. On constate à NRF une unité comme jamais, tant chez les retailers que les exposants, de tous pays, à repenser le retail en offrant une cohérence sur tout le tunnel de conversion, on et off. Et les providers, même entre concurrents, veulent travailler de concert : ils savent que s’ils ne sont pas capables de s’interfacer ensemble – au niveau de la supply chain, du e-commerce, des applis mobile – ils n’arriveront pas à faire revenir les consommateurs dans les magasins et à battre Amazon.

Il y a cette épée de Damoclès jaune et grise au dessus de la tête des retailers et des providers qui, tous sur le même bateau, doivent se regrouper pour battre ce géant du Web.

Car il y a ici un absent, mais dont tout le monde parle : Amazon !

Dans cette industrie chahutée, challengée, attaquée dans ses fondamentaux par Amazon, l’entreprise « à combattre » était notoirement absente.

 

 

:: Qu’est ce qui se confirme ?

Romain Chaumais (Ysance) : J’ai trouvé le mobile peu présent à NRF, mais cela s’explique : le mobile est tellement stratégique qu’il est déjà totalement intégré dans cette expérience fluide, personnalisée, omnicanal et contextuelle que consommateurs comme retailers appellent de leurs voeux. Le mobile y est présent par définition.

Autre confirmation : la valeur du magasin. « Retail is alive » scande SAP. Le magasin est au cœur des préoccupations. J’ai eu une conversation très intéressante avec une architecte du groupe Clarins qui m’expliquait qu’après avoir repensé le magasin sous des angles successifs – les produits, l’architecture, l’expérience en magasin (parfum d’ambiance et musique très forte chez Abercrombie & Fitch ; boudoirs dans les flagships de marques de luxe), les retailers doivent désormais repenser leurs magasins en y intégrant, finement, intelligemment, le digital : écrans muraux digitaux, applis mobile clients reliées au stock magasin, synchronisées aux outils de clienteling vendeurs, cabines intelligentes « sonnant » le vendeur, etc. Il s’agit de digitaliser le magasin non pas en mode gadget comme ce fut souvent le cas par le passé, mais en mode « services et fluidité » pour le client.

Autre confirmation : l’analytique entre dans le magasin. Reconnaître l’humeur des visiteurs via l’Intelligence Artificielle, mais aussi, sous un angle plus ROIste, jeter un pont entre navigations online et magasin, et reconnaître en ligne le client qui vient de faire un achat magasin. La boucle est bouclée.

Enfin, nous avons eu la confirmation que les retailers sont à la recherche de solutions très spécifiques pour résoudre très rapidement et de façon précise les points qui sont aujourd’hui des points d’étranglement. Et pour se faire, ils s’orientent vers des acteurs qui ne savent faire qu’une seule chose, mais extrêmement bien. Typiquement, un acteur comme RetailNext dans l’analytic in-store. Le groupe qui fait tout – de type Saleforces, IBM, Oracle – n’est pas forcément très convaincant.

Le niveau d’exigence et de savoir faire est tel aujourd’hui, sur des points qui sont souvent des enjeux de survie, que le retailer a tendance à raisonner : « Je veux le spécialiste de l’amélioration de la performance de mon merchandising et de mon trafic magasin » ou « Je veux le spécialiste de la supply chain qui m’assure que je n’aurai pas de ruptures de produits en magasin », ou pour ce qui concerne Ysance « Je veux comprendre mon client, détecter ses intentions et l’amener en magasin ».

 

 

 :: Qu’en retenez-vous pour 2017 ?

Romain Chaumais (Ysance) : Nous avons eu un salon qui a confirmé deux choses :

la justesse de notre vision chez Ysance, qui est de se battre sur un customer journey online et offline, et non uniquement online.

– le fait que notre plateforme soit devenue stratégique pour les retailers. Elle est véritablement la clé de voute de leur révolution digitale, portant sur des choses aussi variées que la gestion du stock, le rôle du vendeur, l’expérience en magasin, etc.

Les codes et best practices du online investissent le offline, pour fournir une meilleure expérience client (disponibilité des produits et avis clients magasins, individualisation de l’expérience magasin, avec des vendeurs qui accèdent au profil digital et aux intentions d’achat du consommateur, etc.).

Nous allons continuer d’accélérer. L’approche d’Ysance s’impose comme une évidence et nous sommes le leader dans ce domaine.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN  :  

 

 

 

L’équipe Business France :

  • Florence Tison     Head of Tech & Services, East Coast
  • Anne Dessemond Chef de Service Distribution et Services Innovants
  • Antoine Fillot        Trade Advisor Tech & Services
  • Eric Morand          Chef du département Tech et Services de Business France

 

 

 

 

 

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