A quoi reconnaît-on les nouveaux champions de la Beauty et la Fashion Tech Californienne ? – Recap event @BeautytechSF

 

Le ciel Californien n’est pas seul en cause. D’autres facteurs expliquent que de plus en plus de marques Beauty et Fashion naissent et se développent sur la côte Ouest américaine.

Fin septembre à San Francisco, des entrepreneurs et investisseurs s’étaient donnés rendez-vous à l’invitation d’Odile Roujol, la créatrice de Beautytech Community, la communauté référente qui, de San Francisco à Seoul, réunit dans le monde 550+ membres, acteurs de ce nouvel écosystème tech et data dans la beauté et la mode (10 chapters Asie US AmLat Europe).

Dans les splendides bureaux de Docusign surplombant la Bay, 90+ membres étaient présents pour comprendre les points distinctifs. Car si ils existent, autant les connaître et s’en inspirer.

  • Lire le post d’Odile Roujol : New champions in Beauty and Fashion are coming from CALIFORNIA.
  • Le site de Beautytech Community

 

 

Credit : BeautyTechCommunity et Mialy Ravelojaona.

Commerce B2C et Economie de l’influence

Pourquoi particulièrement le secteur de la beauté ? Parce que avec plus de 7 milliards de vues par mois sur YouTube pour la catégorie « beauty » et 150M+ de posts utilisant le hashtag « #makeup » et « #beauty » sur Instagram, la beauté est l’une des verticales les plus populaires dans les médias sociaux. Des consommateurs qui ne demandent qu’une chose : découvrir et acheter différemment.

Il s’est dégagé durant le meet up trois caractéristiques communes à ces nouveaux champions de la Beauty et la Fashion Tech californienne, qu’Odile Roujol reprend dans son post  « New champions in Beauty and Fashion are coming from CALIFORNIA »

Odile Roujol – Credit : techandcoffeemedia.com

 

#1 – Nouer avec sa communauté une conversation en temps réel

3 exemples parmi les invités du meet up :

Modérateur : Sunil Chhaya, Investor NextWorld Capital. Avec Calgary Avansino, CEO de GlamCam et Joël Palix, CEO FeelUnique. Credit : https://www.techandcoffeemedia.com

 

GlamCam

GlamCam, co-fondé par Seth Goldstein et dirigé par Calgary Avansino, est une des premières applications b2c à connecter les utilisateurs aux influenceurs de la beauté, et aux produits qui les intéressent, au travers d’une expérience interactive en temps réel.

Actuellement en version beta, GlamCam va permettre aux influenceurs de créer, à partir de plateformes telles que YouTube, Instagram, Snapchat et Facebook, des expériences personnalisées et en direct (divertissement, éducation), mais aussi de vendre à leurs fans les produits qu’ils aiment et utilisent.

 

 

FEELUNIQUE

On ne présente plus Feelunique, le leader européen de la beauté en ligne dirigé par Joël Palix, figure de l’industrie de la beauté (il fut notamment Président du groupe Clarins Fragrance). Le pure player se développe sur tous les marchés internationaux, jusqu’en Chine.  2,5M de clients, 120M d’euros de chiffre d’affaires en 2017, en hausse de 35%.

Ce que l’on sait moins, c’est que Feelunique se voit tout autant comme un retailer qu’une société de production, envoyant ses équipes filmer au plus prêt des marques qu’il distribue, notamment  les labels californiens indépendants en forte progression, qu’il déniche et propose en exclusivité.

Avec le concours de ses 2 000 influenceurs et sa communauté de plus de 1,3 millions de personnes sur ses plateformes de médias sociaux, Feelunique orchestre un contenu pointu et exigeant qui attire les marques pour réussir leurs lancements à l’échelle mondiale, en ciblant la génération Z et les millennials.

 

 

SOCIAL STANDARDS

Oubliez le nombre de likes ou de followers. « Des solutions puissantes peuvent maintenant aider les entrepreneurs et les marques à mieux connaître leurs clients grâce au contenu généré par leurs utilisateurs sur les médias sociaux » explique Devon BergmanCEO & Co-Founder de Social Standards , solution d’étude de marché de nouvelle génération qui, pour la première fois, relie les données sociales de Twitter et Instagram aux données de vente.

« Nous fournissons des informations utiles selon l’âge, l’origine ethnique, la localisation  et les intérêts, mais aussi, au delà du reach ou de l’engagement, sur la viratlité des influenceurs » poursuit Bergman Devon. Fondée en 2015, Social Standards a comme clients de grands groupes internationaux, notamment dans les secteurs de la beauté et des boissons. Nielsen n’a d’ailleurs pas tardé à en reconnaître le potentiel et a formé un partenariat avec Social Standards.

 

 

#2 – Mieux connaître ses clients, grâce aux solutions Tech et à la Data

 

PINTEREST

Chaque mois dans le monde, 250 millions de personnes utilisent Pinterest. Nicolas ZylbersteinCorporate Development and Strategy de Pinterest, a rappelé que la plateforme Pinterest, ce sont avant tout des visuels de qualité, mais c’est aussi un puissant outil de recherche visuelle qui s’appuie sur l’intelligence artificielle. (ndlr : marché US) ». « Le succès des entrepreneurs et des nouvelles marques semble vraiment compter pour Pinterest » précise Odile Roujol dans son post.« Il ne s’agit pas de médias payants, mais avant tout de croissance organique ».

 

AQUIS

 

Odile Roujol et Suveen Sahib (Aquis Hair) – Credit : techandcoffeemedia.com

Brands need first GREAT products” rappelle Odile Roujol dans son post.

Un bon exemple est la marque de soins capillaires AQUIS Hair, fondée par Britta Cox et son mari Suveen Sahib, présent au meet-up. Au départ, une avancée technologique, fruit de la science du cheveux et des textiles techniques (ils ont inventé la première serviette/turban pour réduire de 50 % le temps d’utilisation du séchoir et rendre plus fort et beau le cheveux), qui se transforme très vite en succès commercial grâce à la data et l’écoute de leurs clients.

Au printemps, AQUIS a lancé sur Instagram le mouvement #hairstrong, pour lequel des milliers de femmes américaines racontent ‘leur histoire’ de cheveux, mais avec positivité, en étant fière de ce que la nature leur a donné.

Soutenu par une communauté engagée qui rejette l’utilisation de produits chimiques agressifs sur leurs cheveux, AQUIS vient de lancer, en exclusivité chez Sephora et en ligne, une nouvelle génération de produits de soins, Prime, qui aide à conserver des cheveux sains, basée sur une molécule en instance de brevet (en évitant à tout prix le conditionneur, trop lourd). Une avancée tech déjà récompensée par le magazine O: The Oprah Magazine avec un Fall 2018 Beauty O-ward for Best Shampoo: Frizzy Hair.

 

A gauche, modératrice : Nicole Quinn, Partner at Lightspeed Venture Partners. Credit : techandcoffeemedia.com

 

#3 – Soignez votre impact. Diversité et inclusivité sont importantes

 

L’importance de l’inclusiveness est partout. C’est ce qu’on a pu constater lors du panel #2 modéré par  Nicole Quinn, Partner chez Lightspeed Venture Partners. (le compte Twitter de Nicole est à suivre pour découvrir les plateformes, les marketplaces, les médias ou entreprises eCommerce de demain,)

 

Gabrielle Sentilhes Chou, Founder and CEO of Allure Systems ; Zack Parker, CEO LÜK ; Nicolas Zylberstein, Corporate Development and Strategy, Pinterest. Credit : Techandcoffeemedia

 

 

  • Allure Systems, créé par Gabrielle Sentilhes Chou, est une plateforme SaaS de mannequins virtuels permettant aux e-commerçants de prendre des photos de mode sans avoir besoin de mannequins ou de photographes).
  • LÜK, créé par Zack Parker , est un moteur de recherche de talents (modèles, photographes, stylistes, coiffeurs et maquilleurs), pour les secteurs de la mode et de l’entertainment. Si leurs sociétés sont avant tout des Tech Company, les deux entrepreneurs reconnaissent que la réalité virtuelle et les plateformes peuvent aussi permettre d’être plus inclusifs dans la mode.

Comme l’explique Odile RoujolLe fait d’avoir des modèles différents selon l’ethnie, la taille et l’apparence, permet aux personnes de se sentir plus confiants. « Elle me ressemble ». Ainsi les marques pourraient être perçues comme étant plus accessibles et inspirer davantage la confiance”.

 

#4 – Etre green n’est plus un nice to be, mais un prérequis pour les nouveaux consommateurs 

 

 

Modérateur : Jett Fein, Partner e.ventures. Avec Chloe Takahashi, CEO Cosme Hunt ; Lily Xu , Manager, Social Impact, SEPHORA ; Astrid Taupin, Journaliste Beauty e experte des tendances Beauty ; Suveen Sahib, Co founder and CEO AQUIS. Credit : Techandcoffeemedia

  • Astrid Taupin– Journaliste Beauté, advisor et experte des tendances Beauty

Dans cette assemblée très Californienne, la journaliste Beauté Astrid Taupin (qui a travaillé pour les plus grands magazines français tels que Vogue, Madame Figaro, Marie-Claire, ELLE), a rappelé que la plupart des personnes vérifie maintenant la liste des ingrédients des produits alimentaires, et il en va de même pour la beauté. Les clients sont bien informés.

  • Lily Xu  est responsable du Programme Sephora Accelerate, un accélérateur mission-driven dont la vocation est d’accompagner les femmes entrepreneurs dans le secteur de la beauté. Sa conviction est que la Clean Beauty est partout. Par exemple avec les Françaises Hokaran, des soins naturels àbase d’huile de chanvre, et BeautyMix, qui rend la cosmétique maison accessible à tous, mais aussi l’américaine Proven Skincare aux formules simplifiées et personnalisées à partir de vos propres données.
  • Cosme Hunt, créée par Chloe Takahashi , est un exemple emblématique de ces marques qui se créent et se développent autour d’une communauté forte et engagée qui aspire à mieux connaître un sujet, en l’occurrence la J-Beauté. Tout a démarré parce que les amies de Chloe Takahashi lui demandaient conseil sur les bons produits cosmétiques japonais – certains difficiles à obtenir aux Etats-Unis. Chloé a vu ceci comme une opportunité de créer aux Etats-Unis une communauté J-Beauty qui fournirait l’information et l’accessibilité aux produits japonais.

Rendre la J-Beauty accessible à tous”. Aujourd’hui Cosmo Hunt est une plateforme de Beauté japonaise basée à San Francisco qui partage avec sa communauté des conseils et avis pour aider les gens à trouver le bon produit pour eux.

Ceci dit, note Odile Roujol  « Jett Fein, partner chez e.ventures, nous a rappelé que la réglementation européenne est beaucoup plus rigoureuse que celle de la FDA, avec près du double des ingrédients interdits ».

Prochain rendez-vous : 17 Janvier à Los Angeles et à Paris, 24 Janvier à Berlin,  29 Janvier à San Francisco et en Février à New York.

 

POUR EN SAVOIR PLUS

 

 

 

 

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