@BeautyTechSF, San Francisco – Quelles sont les pépites retenues pour le Meet Up du 25 janvier?

 

Si vous pensiez comme moi que le futur de la beauté s’imagine entre New York, Paris ou Tokyo, c’était sans compter sur cette génération d’entrepreneurs et d’investisseurs californiens qui, de Los Angeles à San Francisco, imaginent les nouvelles marques et plateformes digitales de la beauté, bousculant au passage les enseignes et groupes cosmétiques de stature mondiale.

►Pourquoi maintenant ?

Il suffit de regarder autour de soi. La nouvelle génération de clients n’a plus rien à voir avec leurs ainés. Ces clients sont nés avec le mobile, les plateformes peer to peer et les réseaux sociaux ; ils passent du temps à s’informer, comparer, donner et prendre l’avis des autres. Sur leur mobile. C’est une génération de clients éduqués, qui continue à apprendre en regardant des vidéos ou en lisant sur le web, et qui interagit avec des communautés qui partagent leurs intérêts et passions.

Pas de rejet des marques de leur part, à condition que celles-ci jouent le jeu. Autrement, place aux nouveaux entrants qui maîtrisent l’intelligence artificielle pour devancer les désirs, et considèrent leurs clients non pas comme des clients, mais comme des membres (et des ambassadeurs, pour les plus fidèles) d’une communauté ouverte et participative. Le tout en s’amusant beaucoup.

►Autres fondamentaux de cette génération

  • MISSION – Ils se soucient de la mission des fondateurs. Une marque est plus que jamais incarnée par ses employés et ses valeurs.
  • ÉMOTIONNEL – « What do you stand for? ». Le choix des produits et marques résonnera avec des valeurs émotionnelles ( être connecté à d’autres personnes qui me ressemblent ; aider des fermiers en Afrique cultivant l’huile d’argan en leur donnant accès à l’éducation,…).

 

►Qui sont ces nouveaux entrants ?

S’affranchissant des intermédiaires (direct-to-consumer), digital-only (au moins au démarrage), s’appuyant sur l’intelligence artificielle, l’automatisation et les outils de social media analytics, ET totalement décomplexées vis à vis des grandes marques établies, de nouveaux business modèle se créent (exemple Poshmark, première place de marché «peer to peer» d’achat et vente de mode sur appli) et de nouvelles habitudes digitales (web/réseaux sociaux/mobile) s’instaurent pour apprendre à se maquiller et à soigner sa peau (exemple Beauty Streamer qui utilise le streaming pour engager les fans de maquillage en vidéo sur Instagram et Facebook). Quand aux clientes, elles se tournent de plus en plus vers des experts et bloggeurs, qui eux mêmes deviennent une brand en créant leur propre ligne (voir le succès d’Emily Weiss, créatrice de Glossier).

►Pourquoi s’y intéresser ? Ces startups et marques se développent vite – beaucoup plus vite que les grands groupes de cosmétiques – en trouvant leur cible plus facilement, et en anticipant plus rapidement (quasi en temps réel) les attentes et désirs de leurs clients. Il ne serait pas étonnant que l’inventivité et l’inspiration viennent de ces nouveaux acteurs et que le nombre de nouvelles marques accessibles à grande échelle explose.

►Leurs fondamentaux

– Les influencers et le partage sur les réseaux sociaux

– La prescription par des tiers

-L’utilisation en temps réel de la data.

► COMMENT REPÉRER CES PÉPITES  ?

Le 25 janvier à 18h à San Francisco, 70 entrepreneurs, investisseurs et experts vont se réunir pour parler Beauty Tech à l’invitation d’Odile Roujol, fondatrice de la communauté @BeautyTechSF  (à suivre sur Twitter et sur Instagram .

Odile Roujol, fondatrice de la communauté @BeautyTechSF    @Odile_Roujol 

 

@BeautyTechSF (275+ membres en 6 mois d’existence) est la première communauté de « beauty lovers » autour de la technologie au service de la beauté, réunissant entrepreneurs, investisseurs et dirigeants “C suite“ de San Francisco et de la Bay (mais aussi, comme on apprend de chaque ecosysteme, avec des membres à New York, Los Angeles (  ), Londres, Paris ( ), en Chine (  ), à  Tokyo (  ), Seoul ( ). Tous sont convaincus qu’il existe de nouvelles manières d’être un leader dans l’industrie de la beauté (Le premier meet up s’est tenu en Septembre).

Le lieu du meetup : dans les splendides bureaux de NextWorld Evergreen, Venture Capitalist à San Francisco, spécialiste des secteurs beauté, alimentation/boissons, avec un engagement fort pour les produits naturels.

Les bureaux de NextWorld Evergreen à San Francisco

 

2 PANELS

PANEL #1: Quelle est l’attitude des retailers beauté face aux tendances disruptives qui bousculent leur secteur

 

Modérateur : Rachel Wolfson, contributrice au Huffington.    @Rachelwolf00

Le modèle de distribution actuel aurait-il vécu ? La question se pose chez tous les grandes groupes cosmétiques, avec l’arrivée de nouveaux entrants disruptifs (indie brands et plateformes) et l’habitude ancrée chez leurs consommatrices de découvrir, acheter et apprendre à utiliser leurs produits de beauté online, sur des plateformes communautaires always on et qui les reconnaissent (data-centric). Ce panel réunira enseignes, investisseurs et fondateurs de start up en phase d’amorçage.

Autour de Holly Siegel, Creative Director and Brand Strategist chez un grand retailer Beauté à San Francisco, prendront place :

 

 

 

Poshmark est la première place de marché mobile et sociale d’achat et vente de mode, au succès éclatant. “Think eBay meets Instagram but for fashion” résume à sa manière Venture Beat . L’entreprise fondée en 2011 à Redwood City en Californie a levé en novembre dernier 87,5 millions de dollars.Sociale” parce que acheteurs et vendeurs échangent entre eux sur la plateforme comme le feraient des amis sur Facebook.

 

 

 

 

 

 

 

 

Seth Goldstein, serial entrepreneur et mentor reconnu dans la Bay a créé Beauty Streamer, la première plateforme de streaming dédiée exclusivement aux fans de maquillage, accessible sur Instagram et Facebook. Seth Goldstein crée rien de moins qu’un nouveau canal d’acquisition et fidélisation client dans le secteur de la beauté, mais en s’appuyant sur ce qui compte aujourd’hui pour les millennials : le mobile, la vidéo, les influenceurs, plus crédibles que les marques et le temps réel.

 

 

 

 

Le marché organique et naturel est en pleine explosion mais les clients demandent une clarification. Credo Beauty , plateforme eCommerce créé en 2015, propose une sélection choisie de produits organiques : les célèbres marques Tata Harper et RMS, mais aussi des marques créées par des entrepreneuses californiennes « locales », dont souvent l’histoire personnelle – un cancer, des allergies fortes – a servi de déclencheur pour les décider à créer leur propre ligne. Credo Beauty possède 7 boutiques aux Etats-Unis, dans lesquelles la cliente bénéficie d’un accompagnement individualisé avec un expert beauté qui tiendra compte de son style de vie, ses goûts et préférences. Credo Beauty soutient l’association  « Lipstick angels », une organisation « non profit » qui aide des femmes hospitalisées à bénéficier d’un maquillage dans un moment où elles ont plus que jamais besoin de se sentir bien.

 

 

 

 

Foyer.live permet à ses clients retailers de faire vivre une expérience « sous couture » à leurs visiteurs, jusque dans le magasin, en créant les passerelles technologiques entre canaux online et physiques. L’expérience en magasin est à la fois plus agréable et intelligente pour le client, et plus efficace pour le retailer.

 

 

 

 

 

 

TOPICS

  • Quand on s’appelle Sephora, comment desceller parmi ces entrepreneurs le véritable ‘What’s next’. Et face à des consommateurs avides de contenus, comment orchestrer ses prises de parole chaque jour dans le monde entier par des millions de clientes ?
  • En 2018, quelles sont les attentes des consommatrices, notamment les Millennials ?
  • Quelles sont les nouvelles plateformes ? Après la mode, le modèle peer to peer de Poshmark va-t-il ringardiser le modèle Retail beauté ?
  • Une plateforme d’engagement utilisant exclusivement la vidéo en streaming comme Beauty Streamer est-il un modèle rentable et durable ?

 

  

PANEL #2 : Nouveaux business modèles dans la beauté avec des entrepreneurs et des marques épatantes

Autour du modérateur Vincent Diallo, (@Vincent11D ), Partner chez BleuCapital, prendront place :

 

 

 

 

 

 

 

 

Tina Sharkey est une serial entrepreneur ( iVilage, BabyCenter ) et une web disruptor rapide à détecter les tendances de consommation, comme le montre son investissement réalisé, en tant que VC, dans IPSY, la plateforme d’abonnement beauté reposant sur une communauté engagée et le partage sur les réseaux sociaux. Tina était d’ailleurs speaker au Retail’s Big Show de New York mi janvier.

Entrepreneuse-née, elle a créé en Juillet dernier Brandless ™ sur l’idée selon laquelle chacun doit pouvoir avoir accès à de meilleurs produits en dépensant moins. Brandless™ est une plateforme de commerce (les produits du quotidien, dont l’alimentaire, et aujourd’hui la Beauté) avec une double promesse de value for money (produits autour de $3) et de just what matters  (des produits bons pour la santé, pour l’environnement et qui correspondent aux préférences individuelles de chacun). Le succès a été immédiat. Les produits organic, casher, sans sucre, sans-OGM, gluten free, ect. n’ont pas a être plus chers, et Tina Sharkey veut changer cela.

 

 

Brit Morin a crée sa société à 25 ans. Rôle modèle pour beaucoup de millennials, elle est très engagée sur le sujet de la parité. Brit + Co, l’entreprise qu’elle a créée en 2011, touche chaque mois 130 millions de jeunes femmes millennials sur le web, le mobile et les réseaux sociaux. Un petit empire médiatique, sur le créneau de la créativité, qui mixe contenus inspirants, classes online ($25-$50) sur une foule de sujets (“Calligraphy, coding, and how to start a business” …) des events live et – récemment – la création de produits brandés en partenariat avec Target.  Brit+co est aujourd’hui un media leader sur le segment des femmes millennial, “ la version magazine de Pinterest “ comme l’expliquait à Techcrunch en mai Brit Morin lors d’une nouvelle lévee de fond de $15 million (après une première levée de $27 million).

 

 

Beauty for a lifetime”. Tatcha a été fondé en 2009 par Victoria Tsai et Brad Murray dans le but de faire connaître la ‘natural beauty” japonaise partout dans le monde. Un des arguments qui plait à toutes les femmes – pas seulement aux millennials, si l’on en juge pa le succès de la Korean beauty : la texture légère des ingrédients organiques Japonnais. Tatcha a aussi une visée philanthropique : pour chaque achat de la marque, la cliente permet d’envoyer une petite fille à l’école pour une journée.

 

 

 

L’idée de Style Seat est venue d’un « pain point » auquel Melody Mc Closkey a trouvé une solution : prendre rendez-vous facilement chez le coiffeur ! Cette démarche consistant à partir d’un problème du quotidien et y trouver une solution est caractéristique de la Silicon Valley.

Si d’autres plateformes de booking existent, Style Seat est la pionnière et y apporte un point important, l’aspect BtoB : pour les professionnels – coiffeurs, mais aussi barbiers, manucures, makeup artists – StyleSeat est une solution complète de back-office pour la gestion, l’encaissement et le développement de leur clientèle.

 

 

 

 

TOPICS :

  • De quelles manières vos expériences passées d’investisseur, d’entrepreneur ou de hauts postes dans un groupe international, vous ont-elles aidé à lancer et développer votre entreprise actuelle ?
  • Comment se faire connaître, et faire adopter un nouveau modèle, dans un marché de la beauté aussi fragmenté et aussi concurrentiel ?
  • Etre positionné au milieu – par exemple être moyen de gamme, ou être généraliste – ne fonctionne plus. Comment créer un business modèle unique – et comment arriver à le conserver ? Comment construire une marque de beauté face aux géants de la cosmétique aux capacités financières élevées ?
  • Court-circuiter les intermédiaires, un modèle maitrisé par StyleSteat, implique que ses propres clients BtoB (par exemple les coiffeurs) soient aussi nos prescripteurs. Comment s’attacher leur fidélité ? Est-ce transposable à d’autres segments de la beauté ?

Autres questions posées aux entrepreneurs : quels conseils donneriez-vous à de jeunes entrepreneurs qui se présentent face à des investisseurs ? Entre business angels et VCs, quel est le meilleur accompagnement pour se développer ? Enfin, on leur demandera leur pire – et leur plus beau souvenir – dans leur vie de fondateur. On fait le pari ? Leurs réponses donneront encore plus l’envie à tous de se lancer.

Next meetup : 25 juin à San Francisco (bientôt dans les grandes capitales). Et Odile Roujol accueille avec plaisir des entrepreneurs et investisseurs speakers pour les mois à venir !

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

 

 

 Customer Insight repère les innovations en Digital, Mobile et Retail aux Etats-Unis, et aide les entreprises françaises à transposer avec succès ces stratégies ayant fait leur preuve aux U.S. Notre méthode, nos prestations sur-mesure. Parlons ensemble sur Linkedin, par mail ou au 06 12 83 39 28.

 

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