TIFFANY : messieur, surveillez vos boites mail !

13 02 2012

Quelle femme n’a pas rêvé un jour de la célèbre petite boîte bleue ?

Pour la Saint Valentin, Tiffany a souhaité jouer la connivence avec toutes les amoureuses de bijoux précieux,

en leur proposant de façon subtile d’être leur messager…

Sur chaque Page Produit : la fonctionnalité “Eveiller un soupçon”

Juste à temps pour le 14 février, le joaillier New Yorkais a ajouté une fonctionnalité «  Eveiller un soupçon » sur toutes les pages Produits de son site web.

Ainsi, chaque visiteuse du site peut préciser par e-mail, à l’élu de son cœur, exactement

ce qui lui ferait plaisir pour la Saint-Valentin.

Et comme nous sommes chez Tiffany, les choses sont faites avec tact et délicatesse.

La cliente est invitée à saisir le nom et l’adresse e-mail  de son « véritable amour »

afin que Tiffany relaie le message, qui s’énonce ainsi (resté en anglais sur le site français) :

Dear _____: As you may know, Valentine’s Day is fast approaching,

but do not fret. A little bird told us that this will be a smashing success with ____.

Of course, if you have other ideas for Valentine’s Day, this is just a hint.”

Si la tendance en Marketing est aujourd’hui d’impliquer’ le consommateur,

cette petite application fait exactement cela !





23 12 2011

 

Cécile DELETTRE, Chef de service Evènements Spéciaux, UBIFRANCE

Cécile Delettré, aujourd’hui Chef de service Evènements Spéciaux à la Direction d’UBIFRANCE, a été 4 ans Managing Director au bureau UBIFRANCE de New York.

Là, elle a managé une équipe de 20 personnes spécialisée dans les secteurs du luxe, des biens de consommation, du marketing et du E-commerce, en rayonnant sur 4 villes phare : San Francisco, Atlanta, Chicago et New York.

En 4 ans, avec son équipe, elle a accompagné près d’une centaine d’entreprises sur le marché américain, en particulier dans le marketing et le commercial.

Autant dire que Cécile Delettré est une fine connaisseuse du secteur du luxe aux Etats-Unis, qu’elle a un carnet d’adresses étoffé et connait toutes les ficelles pour réussir son implantation américaine lorsque l’on est une marque de luxe.

Nous avons rencontré Cécile Delettré cette semaine à Paris.

Pour nous, elle a décodé le new acheteur de luxe américain,  le rôle des catalogues, l’importance des celebrities, de la share economy…

Pour qui veut réussir son “rêve américain ” dans le secteur du luxe, son interview est à lire ici.






GROUPON démystifié

9 07 2011


On peut faire dire aux chiffres tout et leur contraire.

La société Groupon, Inc a remis un dossier d’introduction en bourse à la SEC (Securities and ExchangeCommission ) fin juin 2011 (cliquez ici pour le lire) l’occasion pour nous de nous pencher sur ses chiffres.

Une analyse financière a été menée par Kevin Hillstrom, ancien Vice President of Database Marketing de l’enseigne américaine Nordstrom et fin connaisseur du Retour sur Investissement des enseignes multicanal (vous pouvez suivre son blog www.Minethatdata.com).

————————————

Groupon a débarqué dans l’arène commerciale il y a 3 ans sans crier gare, en véritable phénomène de mode, plébiscité par les consommateurs qui apprécient cette forme de couponing new look.

Mais que disent les chiffres ?

  • 2010 Annual Revenue = $713,365,000.
  • 2010 Annual Loss = $413,386,000.


  • 2011 Q1 Revenue = $644,728,000.
  • 2011 Q1 Loss = $113,891,000.

Sur quoi repose le succès de Groupon ?

Groupon a séduit parce qu’il est devenu une forme de commerce sociale, réussissant à recréer le lien entre le online et les enseignes ayant pignon sur rue.


Autres chiffres :

Membres, clients, ventes :

83,000,000 membres à Juin 2011

28,100,000 coupons achetés

15,800,000 clients (soit environ 2 ventes par clients)

Revenus

  • Revenu moyen par coupon vendu = $25
  • Revenu moyen par client = $ 50. Un revenu/client somme toute assez faible

Investissement marketing

  • Investissement marketing en 2010 = $241,000,000
  • Investissement marketing sur Q1-2011 = $179,000,000

Rendement

  • Prenons l’hypothèse suivante :
    • Groupon envoie un e-mail tous les jours sur sa base de membres
    • Le nombre de membres (hypothèse basse) est de 65,000,000 membres en Q1-2011 (soit 90 jours )
    • 28,094,000 Coupons sont vendus ( soit à tous les clients actuels)

Le taux de conversion de la campagne d’e-mail est

( 28,094,000) / (65,000,000 * 90) = 0.48%

… 1 membre sur 208 achète un Coupon Groupon

Ce taux de conversion est très proche de celui généralement obtenu par les sites e-commerce.

  • La marge commerciale durant le Q1-2011 est de 41%.  Il était de 39% en 2010.


  • Les canaux utilisés par Groupon pour communiquer sont les suivants : Search, Social Networking, Publicité sur les portails, E-Mail Marketing, Affiliation, Télévision, Radio et Print

Il est à noter que Groupon, un acteur aux confins du e-commerce et des réseaux sociaux, s’appuie néanmoins sur les canaux traditionnels pour se faire connaître et recruter de nouveaux clients. Les canaux Search et Social Networking restent toutefois les 2 canaux prédominants.


  • En Q1-2011, la société a investi $8 en coût marketing  pour vendre 1 coupon.


  • Le Marketing représente 32% des investissements en Q1-2011 


  • 46% des revenus de Groupon, Inc proviennent du continent Nord Américain.


  • La part des clients par rapport à la base totale des membres représente invariablement  20 %. Cette proportion est vouée à augmenter, sachant qu’il est plus facile de déclencher l’achat d’un membre déjà inscrit que d’un prospect. Cela se fera en augmentant le taux de conversion,ou en élargissant les offres à d’autres secteurs.


Si le coût d’acquisition client (coût marketing) reste dans une fourchette de $6 à $9, alors il faudra grosso modo un coupon de plus vendu par client pour atteindre le point mort (payer les coûts marketing), ce qui n’est pas irréaliste.

Que nous disent les chiffres ? (ou que veut-on faire dire aux chiffres?)

  • Groupon Inc perd de l’argen


  • Son taux de rendement est très similaire à celui d’un site e-commerce ou d’un véadiste. C’est la taille de ses membres ( 83 millions) acquise en moins de 3 ans qui d’emblée lui confère ce haut niveau de notoriété.


  • La règle des 80/20 s’applique.. une fois encore : 20 % de clients / 80 % de membres.


  • Tout site e-commerce qu’il soit, Groupon a besoin des canaux traditionnels offline pour se faire connaître.


  • C’est par la fidélisation que Groupon peut sortir du rouge. Un achat supplémentaire par client et le tour est joué. C’est jouable.




LIVE FROM LUXURY INTERACTIVE CONFERENCE, London

25 05 2011

Les acheteurs du Luxe désertent-ils les magasins ?

 

Ce matin s’est ouvert le Congrès LUXURY INTERACTIVE à Londres.

Pendant 2 jours, venus du monde entier, les responsables E-commmerce, CRM et Digital des plus grands noms du luxe (Guerlain, Boucheron,Vuitton, Tag Heuer, Jaguar Range Rover…) et leurs agences se donnent rendez-vous au cœur de Londres pour partager insights et expériences (et repérer ce qui va les tenir éveillé ces prochains mois…).


Shenan Reed, fondatrice de l’agence numérique américaine Morpheus Media, a ouvert la conférence ce matin avec quelques chiffres intéressants (avant de s’envoler pour Paris, rejoindre les CEO de Google, Facebook et autres invités de marque au diner du e-G8…).

En Mars dernier, Morpheus Media s’est allié au groupe média Condé Nast pour publier une étude sur « Les acheteurs fortunés et Internet ». 70 Directeurs Marketing des secteurs retail, mode, bijoux, montres et cosmétiques ont été interrogé.

PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS :

  • Plus de visites en ligne, moins en magasin

Les acheteurs de produits de luxe se tournent de plus en plus vers le Web pour s’informer et trouver de l’inspiration, ce qui pourrait mécaniquement se traduire par moins de temps à consacrer dans les magasins comme le montrent les chiffres.

Tandis qu’une majorité de consommateurs du luxe reconnait rechercher et s’informer sur Internet avant d’acheter en magasin, 43 % disent qu’ils passent moins de temps dans les boutiques du fait du coté pratique d’internet.

Est-ce un signe ? Le 1er jour des soldes a été longtemps un moment fort pour les marques de luxe. Il était fréquent de voir des queues se former devant les boutiques Tod’s ou Gucci, par exemple, à Saint-Germain des Près. Ce phénomène tend à disparaitre.

  • La personnalisation est tout à fait admise.

Ces mêmes internautes, adeptes du Net, n’ont rien contre la personnalisation des publicités en ligne. Bien au contraire, ils la réclament. Etre suivi dans leur navigation en ligne ne les dérange pas, à condition qu’on les expose à de la publicité vraiment ciblée.

Pour Josh Stinchcomb, le vice president « digital sales » chez Condé Nast Media Group à New York “cela doit inciter les marketers des marques de luxe à personnaliser les publicité pour leurs clients’.

Autre indication : quand ils font une recherche en ligne, les acheteurs du luxe sont beaucoup plus sophistiqués que les non-acheteurs : ils combinent l’avis de leurs pairs avec ce qu’ils lisent sur les sites médias et les sites de marques.

  • De gros acheteurs

Pas étonnant que les marques du luxe s’intéressent au numérique. Ils sont sur une clientèle « en or ». En ligne, les acheteurs de marques de luxe dépensent 4 fois plus que les non-acheteurs de luxe.

  • Une utilisation intensive d’Internet

70 % des consommateurs fortunés utilisent Internet pour raison personnelle trois fois par jour (ou plus). C

ontre 46 % pour les non-acheteurs de marques de luxe.

  • Les réseaux sociaux ne sont pas crédibles

Les sites de contenus, oui. Facebook est la premier réseau social utilisé par la clientèle fortunée. Mais les réseaux sociaux dans leur ensemble ont mauvaise presse : ces clients ont peu confiance dans leurs contenus, qu’ils considèrent de faible qualité.

Par contre, ils apprécient les sites de contenu qui selon eux apportent de l’information qualitative. Du pain béni pour le commanditeur de l’étude, Condé Nast.

84 % des clients fortunés disent que les sites de contenu « premium » (c’est-à-dire selon l’enquête les sites ne proposant pas de contenu communautaire) leur apportent une information fiable; ils ne sont que 11 % à penser de même pour les réseaux sociaux.

Vers une segmentation du contenu ?

Cela pose la question pour les marques du bien-fondé d’une segmentation de son contenu: est-ce qu’une marque doit dire la même chose, quand elle s’adresse à ses ‘fans’ sur une Page Facebook ou qu’elle s’exprime sur son site web ?

Y aurait-il un contenu fait pour être lu dans un environnement communautaire et un autre type de contenu à lire dans un environnement propriétaire ( le site web de la marque) ? Le débat reste ouvert.

  •  Localisation, localisation, localisation

En ligne aussi, la localisation est importante. Elle est même absolument clé pour qu’une publicité fonctionne, selon Condé Nast. Pour 2 clients sur 3, le site sur lequel figure une publicité conditionne sa crédibilité.

Sans surprise, 79 % des interviewés disent qu’ils sont plus enclin à cliquer sur une publicité qui se trouve sur un site Premium.

Restez connecté, d’autres insights du congrès LUXURY INTERACTIVE à venir…





Les groupes de presse créent leurs GROUPON

21 04 2011

Groupon, c’est au niveau mondial près de 80 millions de membres recrutés en 3 ans.

C’est un taux de rédemption compris entre 85 et 90 % vs 1% en moyenne pour le taux de  remontée d’un coupon de réduction classique (la raison ? Chez Groupon, le consommateur pré-achète son coupon).

Autant dire un nouveau canal de promotion, que la presse scrute avec attention.

Les ‘deals’ de Groupon ne sont pas comparables aux coupons de réduction affectionnés par la grande distribution et la grande consommation.

Mais l’engouement des consommateurs est suffisamment massif pour que les éditeurs de presse ne regardent pas le train passer, inactifs.

De fait, ces derniers jours, plusieurs initiatives de groupes média ont vu le jour:

Le New York Times a lancé début mars son propre programme de réductions quotidiennes, TimesLimited.


Un exemple de deal proposé par TimeSelected


HEARST

Le groupe Hearst va bientôt se lancer dans un programme à la Groupon

Hearst va lancer son propre programme (environ 70 deals ) le mois prochain.

D’autres médias suivent la tendance : le groupe de presse magazine Meredith, des cablo operateurs.

QUEL INTERET POUR LES EDITEURS DE PRESSE  ?

Ces offres de bons plans et de réductions proposées localement attirent d’autres annonceurs que ceux qui traditionnellement passent de la publicité dans les magazines papier et sur les sites des magazines.

On estime le marche global américain des offres de réductions quotidiennes (sur le modèle de Groupon)  en 2015,  a 3,9 milliards de dollars (Source BAI/ Kelsey Group).

Autant dire que les éditeurs, affectés par un déclin inéluctable du marché des petites annonces diffusées en  ‘papier’ , veulent leur part du gateau.

Comment y aller ?

Un éditeur de presse a 2 options. Y aller seul ou accompagné.

Aux Etats-Unis, des prestataires se sont mis sur le créneau, apportant aux éditeurs leurs savoirs-faire en matière commerciale et la technologie.

- Y aller seul représente un vrai challenge, car la force commerciale dans un groupe de presse n’est pas forcement la mieux préparée pour attirer des annonceurs de deals quotidiens, qui different fortement de leurs annonceurs habituels.

-Y aller accompagné engendre les coûts d’un intermédiaire.

Ce qui est certain, c’est qu’un éditeur de magazine possède les deux biens les plus précieux pour réussir son programme de réduction : l’audience et sa base de données Abonnés.


Il y a quelques années en France, des éditeurs ont cherché à fidéliser leurs lecteurs et abonnés en créant des Programmes Privilège, avec plus ou moins de bonheur.

Les services  à la Groupon, s’ils sont conçus efficacement, dans le respect de la “marque magazine ” et du contrat de lecture, seraient-ils la réponse moderne pour fidéliser les lecteurs ?





Comment surfer gratuit sur le New York Times ?

5 04 2011

Le New York Times a mis en place fin Mars un système de péage pour les lecteurs de son site web.

Le lecteur, dès qu’il dépasse 20 articles lus (gratuitement ) sur le site par mois, doit s’abonner  (le plus bas tarif d’abonnement

est 15 $ par mois).

Mais il y des parades pour passer outre…

1ère PARADE

Un annonceur – le constructeur automobile Lincoln – a sauté sur l’occasion pour faire un coup médiatique porteur, en faveur d’une cible qui lui est chère : les  afficionados du New York Times, des esprits à priori curieux, internationaux, influents, ancrés dans les affaires et aux portefeuilles bien garnis.

Une cible parfaite pour Lincoln.

Le constructeur a donc fait paraitre une campagne, sur le NYTime.com, invitant 200 000 ‘gros lecteurs’  du site,  a bénéficier d’un accès gratuit  sur le site du quotidien  ainsi que sur ses applications iPhone et iPad, jusqu’à la fin de l’année.

2ème PARADE

Pour ne pas payer le ‘péage’ mis en place par le NY Times, vous pouvez aussi décider de venir sur le site via un  réseau social, un blog ou un moteur de recherche. La limite a ne pas dépasser pour tomber dans le ‘payant’ est alors de 5 articles par jour.

3ème PARADE

Etre un abonné ‘papier’. Dans ce cas, vous avez un accès libre et gratuit au site web et aux App développés par le New York Time.

Il est encore trop tôt pour savoir si le New York Times a gagné son pari.

Mais dès à présent, on devine que tout repose, encore une fois, sur la Base de Données Abonnés.

La cible des lecteurs internautes qui va s’abonner pour continuer à lire en ligne ce prestigieux journal de référence – à la qualité journalistique impressionnante – sera convoitée par les annonceurs.

Janet Robinson,  le CEO de Times Company, la maison mère, expliquait récemment dans Advertising Age : Depuis un certain nombre d’années, nous mettons en place pour nos annonceurs des programmes marketing performants parce que nous connaissons beaucoup de choses sur nos abonnés et sur la manière dont ils utilisent le site”.

Toute la question est de savoir s’il y aura sufisamment d’abonnés payants  ’Premium’ à offrir aux annonceurs, et qu’ils arriveront à compenser le manque à gagner publicitaire d’un  site jusqu’à présent laissé gratuit.

Keep posted…





Birchbox, concept novateur (suite)

25 03 2011

Nous parlions récemment de  BirchBox, ce site novateur qui propose de recevoir à domicile  (par abonnement) des échantillons de grandes marques de cosmétique, lovés dans de ravissantes ‘box’ au milieu de sublimes papiers de soie.

Pour  10 $ mois,  le client reçoit chaque mois son colis de produits en dose d’essai. S’il le souhaite, il peut par la suite acheter sur Birchbox le produit en taille normal.

Les fashionnistas et beauty addict en rafollent, les marques suivent…

BirchBox réinvente ainsi l’échantillonnage, une technique promotionnelle efficace mais trop souvent confinée aux marques de grande consommation, sur la cible des “ménagères de moins de 50 ans”.

BirchBox cible au contraire les consommatrices au pouvoir d’achat élevé.

Or justement, comme explique Bertrand Meheut, le PDG du groupe Canal +,  interviewé ce matin par Le Figaro à l’occasion du lancement de sa nouvelle chaine au nom de code Canal 20: [la cible publicitaire des CSP +] est une population qui est peu ciblée actuellement.

(Canal 20 s’adressera davantage au cadre supérieur qu’à la ménagère de moins de 50 ans).

Sur cette cible très convoitée, BirchBox vient  à nouveau d’innover en  étendant son offre à l’abonnement cadeau.

Ainsi à  l’occasion d’un cadeau, vous abonnez une personne à BirchBox.

Le fonctionnement est très simple :

Vous abonnez pour 3 mois  votre maman, une amie ou toute autre personne féminine, importante à vos yeux. Tous les mois, elle recevra un ravissant colis rempli d’échantillons de marques tendance à découvrir. Et si elle le souhaite, elle pourra acheter les produits en taille normale sur  Birchbox.com.

3 formules d’abonnement :  3 mois (30$ ) ; 6 mois (60 $)  1 an (110 $).

L’alliance de l’échantillonnage et de l’abonnement cadeau, encore une idée toute simple mais qui méritait d’être mis en musique.

Birthbox, concept à suivre !





Interview de Marc Speichert, CMO L’OREAL USA

6 03 2011

Marc Speichert, CMO L'OREAL USA

Si l’on en juge par les ambitions affichées par les deux géants Procter & Gamble Co. et L’Oréal, la reprise est bien là :

-Procter ambitionne un milliard de nouveaux clients d’ici 2015

- L’Oreal poursuit le même objectif – mais à l’horizon 2020- et compte beaucoup sur le marché américain, encore sous-exploité à ses yeux.

Pour se faire, le leader mondial des cosmétiques (avec des marques aussi prestigieuses que L’Oreal Paris, Myabelline-Garnier, Lancôme, La Roche-Posay, Matrix et Redken, mais aussi Kiehl’s et The Body Shop) a nommé, pour la première fois de son histoire, un Directeur Marketing (CMO) au niveau d’un pays (les USA) en lui confiant  un rôle transversal sur toutes les divisions du groupe.

A ce poste: Marc Speichert, un ancien de Colgate et qui a donc la charge de nouer des synergies entre les divisions du Groupe.

La force de L’Oréal – entre autre – est de savoir créer des produits extrêmement bien adaptés  à un circuit de distribution donné, utilisant toutes la force de frappe de celui-ci.

L’étape nouvelle consiste désormais à créer des synergies entre les différentes marques du Groupe, au niveau d’un pays, en ayant une vue précise du parcours client et de la manière dont celui-ci chemine d’une marque à l’autre et d’un canal à l’autre.

Comment y arriver ?

Dans une interview accordée à AdAge, Marc Speichert explique qu’en plus d’investir fortement en R&D, et de  constamment  rechercher le retour sur investissement de chaque dollar investi en média, L’Oréal USA étudie toutes les opportunités médias laissées libre et non encore explorées.

Parmi les récentes initiatives:

Un partenariat sur YouTube avec la blogueuse Michelle Phan pour Lancôme.

Michelle Phan, blogeuse "beauty"

Cette jeune femme américaine d’origine Vietnamienne de 23 ans,  explique dans des vidéos ‘how-to’  l’art du maquillage et la manière dont elle utilise les produits Lancôme. Elle le fait  d’une manière très authentique – comme le ferait une amie, une soeur ou un make up artiste- et elle touche ainsi un très large public, qui s’identifie à elle.  La marque Lancôme est citée, mais  sans exagération. Aucun discours hard selling.

Simplement des vidéos “tutorial”, sur fond de musique californienne vues en moyenne par… 2 à 2,5 millions de personnes !

Créé en 2006, la chaine sur YouTube compte 1 210 000 abonnés.

Autre initiative de L’OREAL USA :

La chaîne, toujours sur YouTube Destination Beauty.

Cette chaîne réunit un ensemble de blogeurs spécialisés Beauté qui créent leurs vidéos tutorials, partagent leurs secrets de beauté et l’art du maquillage,  toujours d’une manière très authentique.

Cette plateforme media fédère une communauté, très impliquée.

C’ est ce que l’on appelle,  dans la trilogie ‘Paid, Owned ou Earned media’ un ‘paid’ media.

Une chaîne dont le contenu est controlé par L’Oréal, mais qui est ‘exportée’ au delà de son site, pour aller au devant d’un public plus large, là où les consommateurs passent de plus en plus de leur temps libre  (en l’occurence sur YouTube).

Voir à ce propos la classification faite par Forrester en Décembre 2009 :

Enfin, dans cet article de Ad Age, Marc Speichert livre sa vision du marketing 2011 en 5 points :

1- Le numérique  révolutionne tout  : ” embrace it or perish”

2- Les consommateurs exercent un pouvoir sur les marques comme jamais. Les marketers ont intérêt à rejoindre et favoriser ces conversations.

3- Gagner la bataille du contenu est crucial. Définissez votre stratégie de contenu.

4- 2011 sera (cette fois-ci, c’est certain !) l’année du mobile. Faite-en une priorité.

5- Ecouter les clients est un must. Assurez-vous que vous les écoutez avant de parler.

L’intégralité de l’article est à lire ici.





Comment Groupon a augmenté sa base d’inscrits de 2 371 %

28 11 2010

Tout le monde est gaga devant Groupon.

L’entreprise, basée à Chicago, a démarré l’année 2010 avec 135 salariés;  aujourd’hui ils sont 2 500 dans le monde  à  négocier les offres, créer les annonces et envoyer des dizaines de millions d’emails proposant “le deal  du jour” chez des commerçants à coté de chez vous.

L’engouement des consommateurs est spectaculaire. Sur les 9 premiers mois de l’année,  la base d’inscrits à Groupon est passée de 3 millions à 30 millions d’inscrits à travers le monde.

Comme nous entrons dans la période des bilans de l’année (voir pour cette année, de la décennie), le magazine américain AdAge ne déroge pas à la règle en publiant dans son dernier numéro la liste des  30 marques qui, à ses yeux, ont marqué l’année 2010 dans le monde.

Groupon y figure en bonne place.

Et quand AdAge interroge Rob Solomon, Président et Chief Operating Officer de Groupon sur les raisons selon lui du succès de Groupon, celui-ci met en avant “le pouvoir de l’achat groupé en ligne qui permet aux  internautes d’obtenir les meilleures réductions sur des produits, des services ou encore des prestations loisirs”.

Rob Solomon, President and CMO, Groupon

L’autre explication, selon Rob Solomon, est à rechercher derrière cette fameuse  “prime aux premiers entrants” qui fait de Groupon – pour le moment – un acteur indéboulonnable.

L’achat groupé n’est pas un concept nouveau– on se souvient en France de Clust, lancé par Joel Palix au début  des années 2000.

Mais Groupon y ajoute la géolocalisation.

Rob Solomon  souligne aussi un autre facteur : “Avant Groupon, rares étaient les ‘entreprises qui  jetaient un pont entre  le ON et le OFF, en ramenant les internautes  vers la boutique physique”.

Groupon  est arrivé avec une solution qui a immédiatement séduit à la fois les commerçants ( qui voient  leur trafic magasin augmenter) et les consommateurs (qui bénéficient  de réductions près de chez eux ou à proximité de leurs lieux de travail).

Une autre raison  du succès,  c’est l’aspect communauté et viralité.  C’est très tentant pour un internaute de passer le  “bon plan” à un ami(e), quitte même à profiter de l’occasion pour se retrouver  sur place et profiter ensemble de la bonne affaire, quelle qu’elle  soit :  un coiffeur hype à prix tout doux , un spectacle en VIP ou une réduction  au café en vogue en  bas de la rue.

Mais Groupon ne se limite plus aux petits commerçants de proximité. En Septembre, pour la première fois, Groupon a lancé une campagne nationale en partenariat avec GAP, qui  a  écoulé avec cette opérations 445 000 bons de réductions.

Groupon  ne  va surement pas s’arrêter en si bon chemin. D’autres  campagnes nationales sont prévues,  en partenariat avec des voyagistes et des grands magasins.

Bientôt  Groupon… OFFline !

Jusqu’à présent, Groupon a grandi de manière organique, via le buzz.

Cette ère va changer, annonce Rob Solomon: ” Pour développer la marque, l’étape suivante passe par les médias traditionaux OFFline et les techniques de branding. Si vous observez les grandes marques iconiques qui se sont développées sur le Net, elles sont toutes en train  de faire cette transition vers le OFF et nous aussi, nous allons prendre ce chemin”.

Bientôt un mailing Groupon dans votre boîte aux lettres  ?





Pour les Fêtes, Wal-Mart offre la livraison gratuite sans condition

21 11 2010

Pendant des décennies, Wal-Mart a joué de sa puissance auprès des industriels pour leur imposer des conditions tarifaires drastiques et attirer ainsi les consommateurs avec “les prix les plus bas, tous les jours “.

Tim Boyle/Bloomberg New

En cette période des Fêtes,  Wal-Mart impose sa loi AUSSI sur le Net, en offrant la livraison gratuite sans montant minimum d’achat sur plus de 60 000 produits, dont l’électronique et les jouets.

La promotion coure jusqu’au 20 décembre, date à laquelle Wal-Mart pourrait proposer d’autres alternatives de livraison, toutes aussi attractives.

De part son influence et sa taille,  Wall-Mart met la barre très haut en terme d’avantage client. Beaucoup de retailers américains se demandent même si ce type d’initiative – à priori ponctuelle – ne vas pas aboutir à mettre dans l’esprit du consommateur l’idée que désormais toute livraison doit être “gratuite,  sans minimum d’achat, chaque jour de l’année“. Beaucoup de  sites web n’y survivraient pas.

La question des frais de livraison est un vaste sujet, ici comme de l’autre coté de l’Atlantique. Et beaucoup de retailers  scrutent avec intérêt la rentabilité du programme imaginé par Amazon, qui offre la livraison gratuite toute l’année, moyennant un abonnement annuel.

Les frais de port gratuits sont un vrai avantage, aux yeux des clients.  Selon l’institut ComSore, 55% des consommateurs sont prêts à abandonner leurs achats s’ils ne bénéficient pas de la gratuité de la livraison. Au total, 41 % des achats sur Internet aux Etats-Unis sont sans frais de livraison (le plus souvent conditionné à un montant minimum).

Amazon.com semble avoir trouvé un modèle très rentable. Toute l’année, il offre la livraison gratuite pour toute commande supérieure à 25$.

Et son programme PRIME, pour lequel l’internaute règle 79$ l’an pour une livraison gratuite en 2 jours sur la majorité des articles, pourrait, selon certaines sources, représenter un tiers des ventes.

Beaucoup de retailers s’essayent à ré-éditer ce modèle vertueux.

Depuis Octobre, J.C. Penney offre la livraison gratuite toute l’année, avec un minimum d’achat 69 $.

Target offre la livraison gratuite pour tout achat supérieur 50 $, sur 800,000 articles.

Et depuis le mois d’Août, L.L. Bean offre la livraison gratuite sans minimum d’achat, jusqu’au  20 Décembre.

Dans cette course au plus offrant, seuls les ‘grands’ peuvent se permettre un tel avantage différentiant, en se fondant sur l’effet volume.

Mais attention  aux effets induits pour les enseignes avec un réseau boutiques.

On le sait tous, le consommateur qui  déambule dans un  magasin au grès des comptoirs etdes  “shops in the shop” se laisse facilement séduire par un ou deux produits qu’il n’avait aucunement l’intention  d’acheter en entrant.

Des achats d’impulsion qu’il est difficile de provoquer sur le Web…








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