Vu à la DMA : les chiffres du ciblage comportemental

2 11 2009

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Au congrès de la DMA, un maître mot : Intégration.

Ou comment, dans le mix canal, chaque canal a une influence sur les autres.

On sait par exemple qu’une campagne de Search fonctionne mieux quand elle est couplée à une campagne de Display (bannières publicitaires).

C’est un peu la revanche du Display. On le limitait  jusqu’alors dans un rôle de promotion des marques. Il va de plus en plus aider  à augmenter le taux de conversion des marchands en ligne, avec la montée en puissance du ciblage comportementale. Cette technique qui  permet d’exposer une publicité aux internautes selon leur profil et leur comportement, représentera 15 % des investissements Display en 2010, en hausse de 30 % par rapport à 2009.

 (source Winterberry Group, Octobre 2009).

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DMA : investissements USA 2009 par canal

1 11 2009

A San Diego la semaine dernière, tout le monde semblait pressé de tourner la page d’une année qui n’aura pas été flamboyante coté Investissements Marketing.

THANKS GOD 2009 se termine !

En 2009 aux Etats-Unis, tous les canaux auront baissé,  sauf le online.

Source : Winterberry Group    http://www.winterberrygroup.com/

INVESTISSEMENTS MARKETING USA 2009

  • « BELLOW THE LINE »

Une baisse attendue de 18 % ( après -5 % en 2008). Avec notamment une baisse de 25 % pour les journaux et 18 %  pour les magazines aux Etats-Unis

  • CANAUX DIRECTS ET NUMERIQUES

Baisse de tous les canaux sauf le numérique (+ 5%)


  • Le Direct Mail (mailings et catalogues)

Le Direct mail accuse aux USA en 2009 une baisse 17 %. A cela, 3 causes principales :

-   Une réduction des budgets due à la crise, notamment dans les Secteurs Automobile, Crédits et Technologie

-   Un transfert des budgets Print vers l’e-mailing

-   Les marketers vont là où sont les consommateurs, c’est-à-dire online.

  • Détail des Investissements 2009 dans le online Croissance en % (montant investi)

Marketing interactif : + 5 %   ($25,2  milliards)

dont:

Search : + 4,3 %                 ($13.9 milliards)

E-mail : + 32.1%                ($1.2milliards )

Mobile : + 27.7%               ($1.0 milliard)

Bannières publicitaires : + 1.2%                  ($9 milliard)

A noter que 40 % des bannières publicitaires sont achetées « à la performance »

Medias sociaux : –  3 %                   ($1.1 milliard)

Malgré l’engouement des médias sociaux par les consommateurs, ils accusent une baisse de 3%. Dans un pays où les réseaux sociaux ont déjà  4-5 ans d’existence, cette décroissance s’explique davantage par des « défauts de jeunesse » de ce canal que par une absence de résultats.

Parmi les causes de cette décroissance:

-   Impact de la récession sur les budgets et tarifs publicitaires

-   Mauvaise compréhension du  modèle marketing des réseaux sociaux

-   Des questions demeurent au sein des entreprises : quels risques pour l’image des marques ? Qui est responsable des médias sociaux  dans l’entreprise ?

-   Et un manque d’expertise général sur ce canal tout neuf.

Pour 2010, Winterberry prévoit une hausse de 13,2% des investissements dans les medias sociaux, lorsque notamment les marketers auront su mesurer leurs impacts sur l’engagement et la transformation ; et qu’il se développera une vraie expertise en agence et chez l’annonceur.

PERSPECTIVES 2010

En 2010, le online continuera de croître et le mailing se stabilisera.

Le Groupe Winterberry , à l’origine de ces chiffres, détaille ses prévisions pour 2010, canal par canal.

Le document est à télécharger  ici, sur  http://www.winterberrygroup.com/.





Vu à la DMA – Les chiffres de la confiance

30 10 2009

La confiance des marketers dans les tactiques traditionnelles est en berne.

La tendance est claire – les marketers considèrent que la  panoplie de nouveaux canaux marketing dont se sont emparés les consommateurs  (social media, blogs, Search, email marketing, ect.) est le futur.

Selon les chiffres présentés par l’institut Forrester Research à la DMA, les tactiques de marketing traditionnelles ne vont pas mourir, mais elles n’attirent plus les investissements marketing et elles ne tirent plus le ROI vers le haut.

En un mot, les marketers s’en détachent pour épouser les canaux numériques.

Rien de nouveau, mais le graphique ci-dessous a le mérite de la clarté.






Live from the DMA – DAY 2

21 10 2009

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Ce matin à  la  TV, des sujets apparemment universels de chaque coté de l’Atlantique : pourquoi alors que Wall Street rit , Main Street pleure ? Les faramineux bonus des banquiers sont-ils indecents ? Faut-il mettre au régime les cantines de nos enfants ?  

Mais à y regarder de près, il y a une différence notoire dans la TV du matin : c’est la manière dont les networks américains se sont emparés de Facebook et de Twitter pour faire interagir les téléspectateurs. Malgré l’heure matinale, dès 5 – 6 heure du matin, des personnes postent des tweets ou donnent leurs points de vue, à l’invitation des journalistes, sur la Page Facebook de NBC ou ABC, et leurs commentaires sont repris à l’antenne. Il s’agit sans doute d’un pourcentage infime  des teléspectateurs qui répondent ainsi, mais cela donne une idée de la manière dont le Web 2 a « infiltré » la société américaine, même à des carrefours d’audiences stratégiques qu’on ne pourrait taxer d’avant-gardistes.

 

Cette après-midi,  la conférence de Yosi Heber, Président de Oxford Hill Partners, sur la mesure des actions Web 2.0. C’est le genre de conférence qui, en 1h15, vous fait comprendre que vous n’avez pas traversé l’Atlantique pour rien.

A  un rythme enlevé, Yosi a présenté 10 cas d’entreprises qui ont mené récemment des actions Web 2.0 profitables sur Facebook, Twitter, sur les mobiles et les réseaux sociaux ; puis il a présenté la méthodologie que lui-même et son équipe ont mis en place  pour évaluer et mesurer la stratégie  de Social  Marketing des marques.  Oxford Hill Partners n’a que 3 ans d’existence, mais déjà des clients prestigieux.

 Yosi Heber, un ancien directeur marketing pour l’Europe de Danone, a commencé sa présentation en rappelant que, pour la première fois cette année en Angleterre, les investissements online ont dépassé les investissements sur le media TV . Assurément un signe que quelque chose se passe.

Pour mesurer  l’existant et imaginer de nouvelles actions, Oxford Hill divise le parcours clients en  10 étapes et montre comment chaque étape est l’occasion d’engager le client avec des applications de Social Marketing : 

  •  Impliquer  le consommateur

Par exemple, une campagne de liens sponsorisés proposant  comme offre l’ essai gratuit du produit

 

  • Eduquer, divertir  ( via des pdf. en téléchargement, des outils d’aide à la décision interactifs, des vidéos tutoriels…)

 

  • Faire participer

Un exemple :  le calculateur mis en ligne par Air France pour calculer l’empreinte carbone de son voyage en avion, avec la possibilité de «  se racheter » en contribuant à une association  ‘green’

 

  • Diffuser l’information aux autres : tous les outils de partage qui permettent au consommateur de partager l’information sur sa page Facebook, Linkind , ect…

 

  • Impliquer au delà de son site.  Pour la marque, ne pas rester « Scotcher ‘  à son site, mais aller là où ses prospects sont en ligne.

 

  • Faire du consommateur un ambassadeur de la marque 

Exemple : Dunkin donuts propose un système de commande  en ligne ou sur mobile, qui facilite la commande groupée au sein d’une communauté ‘physique » : une personne au bureau peut facilement joindre ses collègues et leur demander s’ils veulent passer commande de cafés et muffins qu’il ira chercher immédiatement dans le Dunkin Donuts en bas du bureau : la commande  sera prête et emballée  individuellement pour chaque personne  (une manière agréable de se faire des amis au bureau ?)

  •  Personnaliser

 

  • Rendre la marque accessible (mobilité)

 

  • Faire agir (call to action)

 

  • Engager le consommateur dans une relation sur le long terme

 

Un exemple, un de plus durant cette DMA, qui montre que le Social Marketing n’est pas un gadget, mais bien une stratégie a part entière, qui a pour objectif d’êtrelà où les clients passent désormais une  partie de leur temps.

Le congres de la DMA s’est ouvert  lundi avec un chiffre prometteur, annonce en seance pleiniere par John Greco, President de la DMA : en 2009, le Marketing Direct represente 54,3 % des depenses publicitaires (52,7% en 2008) depassant largement les media non direct.

Mais l’anne 2009 etant ce qu’elle est pour tous — une annee de recession — les investissements MD vont decroitre de 11% (- 14 % pour la publicite generale).

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L’autre evenement fut la conference de Martha Stewart, qui dirige Martha Stewart Living Omnimedia, Inc, un ‘empire’ cross media. Jeune maman desoeuvree  qui cherchait a occuper ses journees dans sa jolie maison du Conecticut, Martha a demarre sur un coin de table une activite de traiteur a domicile. De fil en aiguille, Martha a publie un livre de cuisine, puis un magazine sur l’art de vivre,  puis d’autres magazines, et aujourd’hui elle est a la tete d’un groupe media qui comprend aussi des emissions de TV, de radio,  des produits sous sa marque et des partenariats dont le dernier, annonce ce matin, est une ligne de produits vendus dans la chaine The Home Depot.

Des millions de consommateurs comptent sur Martha Stewart pour les guider dans tous les aspects de leur vie quotidienne – cuisine, decoration, l’art de recevoir… Aujourd’hui, le modele economique de son groupe est constitue de contenus diffuses sur le maximum de plateformes media possible, de merchandising et de e-commerce. Martha Stewart attribue un part de son succes a cette dimension cross-canal, car dit-elle ” les annonceurs cherchent aujourd’hui a diffuser un meme message  sur le maximum de supports a la fois”. De la meme maniere, a la question “faut-il etre fortement present sur les reseaux sociaux’m, Martha repond ‘bien-sur, puisque c’est desormais la que nos lecteurs et clients passsent leur temps”.

Une belle reussite de groupe media cross media, nottament lorsque l’on se souvient que Martha Stewart a passe en 2004 quelques mois en prison pour avoir manipule d’un peu trop pres quelques chiffres financiers…

Stay tune…





En direct de la DMA – Day 1

19 10 2009

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Le congres de la Direct Marketing Association vient de s’ouvrir a San Diego. 12 000 congressistes, 130 conferences, un salon a perte de vue.

Au vue du nombre de congressites presents dans les salles de conference en ce dimanche ensolleille, cette DMA09 semble tres dynamique.  Avec, cela n’etonnera personne, un nombre important de conferences dedies au Social Marketing. La question pour les marques n’est plus de savoir s’il faut s’y mettre , mais quelles strategies mener et comment les mesurer.

Dans une conference pleiniere, Scott Monty, Global Digital and Communication Manager de Ford a decrit la strategie menee par le constructeur. Notamment :

- Twitter : une dizaine de comptes differents, parce que le conducteur qui s’interesse a un pick up Ford n’est pas necessairement le meme qu’un prospect s’interessant a un coupe.

Un exemple, l’adresse Twitter de la Ford Fiesta :

http://twitter.com/fordFiesta

- Tous les employes sont encourages a utiliser Facebook et Twitter, si cela peut les aider a mieux servir les clients et prospects. Dans les faits, seuls 1% le fait, mais a l’echelle d’une grande compagnie comme Ford, c’est deja beaucoup. D’autant qu’on peut imaginer que ces 1%, a travers le monde, sont ceux qui ont le plus d’amis et de followers, et ont une  inflence importante sur leurs communautes.

Une autre conference, de SilverPop, une des grandes agences Email marketing, a montre comment l’e-mail, loin d’etre a abandonner, fonctionne main dans la main avec les reseaux sociaux. Dans leurs emails de fidelisation, les marques incitent les destinataires a partager le contenu avec leur communaute.  Et pourquoi placer les icones de partage en bas de la page ? C’est a tout moment dans le texte, des que cela fait sens, que l’on peut proposer de partager le contenu.

A condition, toujours et encore, que le contenu soit interessant. Encore une fois, la creation a le dernier mot…

SilverPop a publie un white paper sur le sujet,  je v0us l’adresse sur simple demande.

A demain, stay tune !





Noël, c’est demain. Etes-vous prêt ?

27 09 2009

Noël est au coin de la rue : dans quelques semaines sera lancé le top départ des commandes de Noël.

Certains le savent, d’autres apparament pas, comme chez le traiteur Dalloyau où j’ai demandé aujourd’hui le catalogue des ‘cadeaux business’. “Il sera édité mi novembre‘ m’a-t-on répondu. Ah bon…

Mais vous, votre site est-il prêt ?

Cet été en plein mois d’Août à Baltimore, dans le Maryland, a eu lieu le congrès eTail 2009, réunissant  les plus grandes enseignes américaines sur le thème  « E-commerce & Retail ».

Dans une  conférence très écoutée, Lauren Freedman, qui dirige le cabinet marketing The e-tailing Group, a décrit les attentes des consommateurs en matière d’achats de Noël. Puis elle a dressé la ‘short list’ des points à vérifier pour accueillir sans problème le maximum de commandes le jour J.

Lauren m’a transmise sa présentation : je vous l’envoie avec plaisir, il suffit de m’en faire la demande par mail :

lfaguer@gmail.com

Comportement d’achat pour les Fêtes : les tendances

Source : Etude Mindset of a Multi-channel Shopper ; 4Q08. The e-tailing Group


  • Effet de la récession

Plus que jamais pour ce Noël 2009, les consommateurs vont rechercher le bon cadeau au juste prix ; ceci devrait accroître encore le nombre de commandes de dernière minute.

  • Internet

-       Internet s’impose comme la première étape dans la « chasse » aux cadeaux de Noël

72% des consommateurs recherchent en ligne des idées de cadeaux avant d’acheter.

-      Quels sont les raisons qui poussent à faire ses emplettes de Noël sur Internet ?

  • Le gain de temps (88 %)
  • La facilité à dénicher les cadeaux difficiles à trouver (84%)
  • Un plus grand choix (83%)
  • C’est une manière d’éviter les files d’attente dans les magasins (83 %)

-     Le plus grand frein à l’achat en ligne ?

les frais de livraison (pour 78 % des répondants)

  • Chèques cadeaux

Recevoir un chèque Cadeau est   le cadeau préféré pour 60 % des 18-24 ans.

  • Parmi les bonnes pratiques à déployer sur le site marchand :

-     Consacrer une ou plusieurs pages aux services liés aux achats cadeaux  (emballages cadeaux ; plusieurs adresses de destinataires pour un même article acheté en nombre ; une liste de souhaits à remplir et à partager avec sa famille/ ses amis)

-     Argumenter sur la facilité qu’il y a à commander ses cadeaux en ligne

-     Penser à s’adresser aux 2 facettes d’une même personne : le particulier (achats personnels) et  le professionnel ( cadeaux d’affaire).

-     Se mettre dans la peau de l’internaute : est-il facile de commander sur le site ?

-     Guider l’internaute dans sa recherche de cadeaux (merchandising) :

Rubriques : Nouveautés ; meilleures ventes ; notation des clients, suggestions de produits en personnalisation dynamique (dans le cas d’un client, selon son historique d’achats)

Moteur de recherche interne par prix, occasions, personnes destinatrices du cadeau

-     Travailler beaucoup la promotion :

  • Offres spéciales limitées dans le temps (l’heure du déjeuner ; pendant 4 heures, …).
    • Offres spéciales Internet
    • Tirages au sort et jeux concours
    • Cadeau gratuit pour toute commande

-     Récompenser les meilleurs clients en cette période de l’année

-     Tester les tactiques liées aux frais de livraison

livraison gratuite sur tous les produits

Livraison gratuite sous condition, sur tous les produits

Livraison gratuite sous condition, sur certains produits

Livraison gratuite si retrait en boutique…

-     Mettre très en avant la garantie « Satisfait ou Remboursé »

-     Bien rappeler la date limite de commande pour être assuré d’une livraison dans les temps

-     « Il n’est jamais trop tôt pour démarrer » : penser à tester les dates pour lancer la campagne de Noël ( utiles pour l’année prochaine…).

-     Jouer à fond le multicanal en servant de tous les canaux pour relayer la campagne de Noël.

-     Proposer l’achat de chèques et cartes cadeaux dans les tous derniers jours, lorsque la livraison d’un produit physique n’est plus possible pour tenir les délais.

Enfin,  et surtout, donner à l’internaute l’envie d’acheter en le plongeant dans une ambiance de fête, joyeuse et festive en travaillant les textes et visuels.

Vous pouvez joindre  Lauren Freedman, Président  de The e-tailing group, pour plus de détails :

lf@e-tailing.com

www.e-tailing.com





AmieStreet, du Social Marketing musical…

13 05 2009

Le jour où le parlement français adopte définitivement le projet de loi de lutte contre le téléchargement illégal (HADOPI), saluons le site AmieStreet, créé en 2006 par 3 étudiants américains. (Amazon est entré au capital en 2007).

AmieStreet propose la découverte de nouveaux titres de musique.

Rien d’original, direz-vous, si ce n’est son modèle économique.

Car contrairement à la pratique usuelle intronisée notamment par APPLE – achat d’un titre à 99 centimes ( $ ou €), sur Amie Street chaque titre mis en ligne est tout d’abord gratuit. Puis son prix augmente en fonction du nombre de personnes qui recommandent le titre, jusqu’à atteindre un prix plafond de $0,98. Jamais plus. C’est donc la communauté d’AmieStreet qui est aux manettes : elle fixe le prix et ‘fait’ la notoriété du titre.

Et les membres sont incités à donner leurs avis. A chaque fois qu’un membre recommande un titre, et que son prix augmente, il gagne des téléchargements gratuits.

L’idée du site a germé dans la tête des fondateurs, qui se demandaient comment faire acheter plus de musique en ligne. Leur réponse : un site de social experience musicale, qui permette aux internautes de découvrir de nouveaux morceaux de musique, tout en faisant partager leurs trouvailles à d’autres.

L’un des fondateurs est Elias Roman, le fils de Eman Roman, le Président de l’agence Eman Roman Direct Marketing, (parmi ses clients : NBC, Microsoft, Walt Disney) et l’auteur de plusieurs ouvrages dont : Opt’In Marketing.

Dans ce livre paru en 2004, Eman parlait déja de l’importance de passer d’un modèle de push à un dialogue interactif, fondé sur les préférences réelles des consommateurs, que ces dernières sont ravis de donner aux marques lorsqu’ils savent qu’elles en feront bonne usage et qu’au bout du compte, ils recevront des offres utiles et pertinentes, pour eux.

Depuis, le Social Marketing a apporté une dimension supplémentaire, mais la méthodologie décrite par Eman s’applique toujours. De chaque coté de l’Atlantique. Et de père en fils.





Live from New Orleans – Day 4

8 05 2009

Quelques propos vus-entendus à la conférence :

> La publicité sur les réseaux sociaux aura du mal à décoller

” Car pour une marque, choisir de soi-même d’être “reléguée” sur des bannières publicitaires des Facebook et autres YouTube, c’est signer son propre échec : cela veut tout simplement dire qu’on est en dehors de la conversation, celle qui se noue entre internautes’.

> Les blogs de marque (s’ils sont bien faits) = source de trafic vers le site e-commerce

Une marque qui n’a pas de blog en 2009, c’est comme ne pas avoir de fax au début des années 80. Un blog ( sous entendu qu’il présente un intérêt pour les consommateurs et soit non commercial) fait désormais partie des ‘outils’ marketing d’une marque. Un blog draine beaucoup de trafic sur le site de la marque.

> Les business model traditionnels tirent leur référence

La formule qui résume peut-être le mieux l’état d’esprit actuel du Multicanal traditionnel aux US, frileux et réticent à embrasser l’ère du Social Media Marketing, est celle de Bill LaPierre, qui dirige une très importante société de Marketing Services et List Management , Millard Group. Le constat de Bill, repris par Paul Miller, dans le magazine Catalog Success, est le suivant : “Nous sommes restés coller à nos habitudes d’encre et de papier, à nos stratégies fichiers et à la perception embellie que nous avons de nos marques. Sans nous apercevoir que nous sommes tout simplement devenus sans intéret aux yeux du consommateur, particulièrement celui qui achète en ligne’“.

Et puis…

Les chiffres américains du chomage pour Avril sont tombés aujourd’hui : 8,9 %. Cela représente 13,7 millions de chomeurs, du jamais vu depuis 20 ans. Depuis le début de la récession aux Etats-Unis, 5 millions d’américains se sont retrouvés privés d’emploi.

Et la traduction dans la vie réelle est nette :les mall sont quasiment vides, même un dimanche, jour traditionnel de sortie-shopping familial aux USA.

Et dans le très glamourous Saks Fith Avenue de New Orleans, j’ai compté plus de vendeurs que de clientes aux comptoirs Beauty Product. Récession ou… achats en ligne ? Fervente optimiste après 5 jours aux States, je penche sur la deuxième option…

See you !





Live from New Orleans – Day 3

7 05 2009

LIVE FROM THE CONFERENCE CATALOGUES, WEB, RETAIL New Orleans, May 6, 09

Entendu, vu…

Le Social Media est partout : ce matin en suivant les news sur les networks ABC, NBC, CNN, le même petit message en bas de l’écran TV : suivez-nous sur Twitter; Suivez-nous sur Facebook... Le site web ? Trop old fashion.

Mais ne jettons pas le print trop vite : une stratégie ‘online-only’ est risquée. Vos meilleurs clients et vos bons clients (35-50% de votre revenu) peuvent s’en contenter, car ils vous suivront partout, ‘online-only’ si c’est le seul canal présent. Mais pour les 50 % autres clients? C’est là que mailings et catalogues permettent d’agir proactivement sur cette cible.

Un peu de bons sens entendu dans une conférence : « Ce que vous fait de vos données est plus important que la collecte elle-même » ( sous entendu, arrêtons de vouloir capturer une tonne de données si nous ne sommes pas capable après de les exploiter avec efficience).

Paradoxe : à l’ère de l’information, on pourrait croire que le cycle d’achat s’est raccourci. Il n’en est rien : un consommateur prend plus de temps qu’avant (+ 22 %) pour se décider à acheter. (source : Sirius Décision). Il va faire lui-même sa recherche produits, il compare, il lit des avis de consommateurs…). C’est là que le Social Media Marketing a toute son importance : accompagner le prospect, se joindre aux conversations, de manière non intrusive, là où l’on parle de vos produits et de vos concurrents.

Le marketing intégré : ce n’est pas seulement aligner tous les départments/canaux de l’entreprise sous un même toit, avec une vue à 360° sur le client. C’est aussi agir sur la synchronicité des canaux. Et là, il est souvent plus profitable de mener une campagne de type ‘tir groupé’ (faire intervenir tous les canaux prévus dans la campagne en un temps court) plutôt qu’étaler la campagne dans le temps.

Exemple : déclencher une intensive campagne de référencement payant, à l’instant où l’on envoie une campagne e-mailing, fonctionne mieux que si les 2 campagnes sont déconnectées dans le temps. « Cerner le consommateur », en jouant la synergie des canaux On et Off, sur un laps de temps court, est efficace.

Enfin, encore un peu de bon sens entendu..

Certains considèrent le mailing postal et le catalogue sur le déclin. Mais travaille-t-on suffisamment pour les rendre pertinents, innovants, attractifs, pour le client ? Déclenche-t-on chez lui le fameux effet « wahoo ! ». Par exemple, pour sortir du discours habituel, le cataloguiste de vêtements outdoor LLBean propose sur son catalogue papier, de s’inscrire à sa Newsletter, avec une accroche ‘clin d’oeil’ ( Life is better when you are on the list ) et le visuel de la Newsletter que l’on recevra. C’est efficace car très joliment créé.

Et l’e-mailing serait mort ? Mais qui a envie de lire un centième e-mail fade, non personnalisé, non légitime, non pertinent ? Certes la génération Y ne lit définitivement plus les e-mails, occupée qu’elle est à twiter et à discuter sur Facebook.

Mais pour les autres clients ? Perdus pour l’e-mailing ? En réalité, l’e-mailing a de l’avenir si il est combiné aux Web Analytics. C’est en travaillant les données que l’on crée des campagnes E-Mail personnalisées, basées sur le profil et l’historique d’achat du client. Un exemple d’utilisation des Web Analytics: pour un cataloguiste qui vend des produits gourmets (chocolats, champagne…), un e-mail avant Noêl, reprenant en perso les produits achetés l’année dernière pour Noêl, avec le nom des bénéficiaires. Ce sont des petites actions ‘call to action’, qui si elles sont bien réalisées peuvent augmenter fortement les rendements…

En réalité, à longueur de conférence, la même idée: se demander “quelle pertinence pour le client ?... “. Les exemples d’exploitation des Web Analytics sont nombreux et très rentables. Je vous les envoie avec grand plaisir sur simple demande.

Stay tune, pour d’autres Customer Insight !





Live from New Orleans – Day 2

6 05 2009

En direct de la conference CATALOGUE, WEB, RETAIL, New Orleans

Ce que vous auriez entendu aujourd’hui en conférences :

1- Humanity : Soyez en emphatie avec vos clients, humanisez votre communication, c’est le mot d’ordre, entendu à longueur de conférences. Serait-ce un effet de la crise, quand le consommateur regarde à deux fois avant d’ouvrir son portefeuille ?

2- Ne stoppez pas vos campagnes Print ! ThinkGeek, un site e-commerce de “produits uniques pour les ‘techno-enthusiastes’”, (“stuff for smart masses“) a démarré son activité en 1999 avec uniquement un site. L’année dernière, il a lancé un catalogue ‘papier’ très rentable pour lui, qui lui sert à fidéliser et à renvoyer sur le site.

3- La question n’est plus de savoir si l’on doit avoir un blog ou encore s’il faut se joindre aux conversations sur les réseaux sociaux. La question s’est : “qu’attendez-vous ?” (vos concurrents ne vous ont pas attendu, eux…)

4- Pourquoi les Réseaux Sociaux sont si importants (plus que jamais en période de récession)?

- Parce que chaque consommateur aime découvrir de nouvelles choses.

- Parce que chaque consommateur aime montrer ses découvertes.

Notre job de marketer : leur faciliter à la fois la découverte et la diffusion aux autres de leurs découvertes .

Et pour convaincre les derniers sceptiques… le Social Marketing est le canal le plus économique en ces temps de disette : l’internaute, ambassadeur de votre marque, fait tout le boulot de “commercial”…

Enfin, un sujet qui ferait polémique en France, qui passe quasiment inapperçu ici…

USA Today dévoilait ce matin, le ‘package’ des ‘grands patrons’ en 2008 : $112 millions pour le CEO de Chesapeake (secteur énergie), $104 millions pour le CEO de Motorala, $ 51 pour celui de Disney.

Le rêve américain perdure…

A demain ! Stay tuned !








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