TIFFANY : messieur, surveillez vos boites mail !

13 02 2012

Quelle femme n’a pas rêvé un jour de la célèbre petite boîte bleue ?

Pour la Saint Valentin, Tiffany a souhaité jouer la connivence avec toutes les amoureuses de bijoux précieux,

en leur proposant de façon subtile d’être leur messager…

Sur chaque Page Produit : la fonctionnalité “Eveiller un soupçon”

Juste à temps pour le 14 février, le joaillier New Yorkais a ajouté une fonctionnalité «  Eveiller un soupçon » sur toutes les pages Produits de son site web.

Ainsi, chaque visiteuse du site peut préciser par e-mail, à l’élu de son cœur, exactement

ce qui lui ferait plaisir pour la Saint-Valentin.

Et comme nous sommes chez Tiffany, les choses sont faites avec tact et délicatesse.

La cliente est invitée à saisir le nom et l’adresse e-mail  de son « véritable amour »

afin que Tiffany relaie le message, qui s’énonce ainsi (resté en anglais sur le site français) :

Dear _____: As you may know, Valentine’s Day is fast approaching,

but do not fret. A little bird told us that this will be a smashing success with ____.

Of course, if you have other ideas for Valentine’s Day, this is just a hint.”

Si la tendance en Marketing est aujourd’hui d’impliquer’ le consommateur,

cette petite application fait exactement cela !





23 12 2011

 

Cécile DELETTRE, Chef de service Evènements Spéciaux, UBIFRANCE

Cécile Delettré, aujourd’hui Chef de service Evènements Spéciaux à la Direction d’UBIFRANCE, a été 4 ans Managing Director au bureau UBIFRANCE de New York.

Là, elle a managé une équipe de 20 personnes spécialisée dans les secteurs du luxe, des biens de consommation, du marketing et du E-commerce, en rayonnant sur 4 villes phare : San Francisco, Atlanta, Chicago et New York.

En 4 ans, avec son équipe, elle a accompagné près d’une centaine d’entreprises sur le marché américain, en particulier dans le marketing et le commercial.

Autant dire que Cécile Delettré est une fine connaisseuse du secteur du luxe aux Etats-Unis, qu’elle a un carnet d’adresses étoffé et connait toutes les ficelles pour réussir son implantation américaine lorsque l’on est une marque de luxe.

Nous avons rencontré Cécile Delettré cette semaine à Paris.

Pour nous, elle a décodé le new acheteur de luxe américain,  le rôle des catalogues, l’importance des celebrities, de la share economy…

Pour qui veut réussir son “rêve américain ” dans le secteur du luxe, son interview est à lire ici.






Invitation VIP = Enveloppe papier

2 12 2011

 

Mercredi soir, c’était “Nocturne VIP”  dans les grands magasins de l’enseigne américaine Henri Bendel !

A tous les étages, des prix mini, des défilés, beaucoup de gaieté et quelques petits fours.

Et comment les créatifs ont-ils choisi de représenter l’évènement, dans l’e-mail  qu’ils ont envoyé aux clients ?

Par un bristol lové dans une luxueuse enveloppe blanche ‘papier’.

Quand il s’agit de signifier le luxe, le bon gout, l’hospitalité, on en revient toujours à la belle enveloppe imprimée, pleine de promesses…





LIVE FROM DMA, Boston- Biz Stone, co-fondateur TWITTER

4 10 2011

Biz Stone, co-fondateur TWITTER

Biz Stone, co-fondateur et Directeur de la creation de Twitter Inc., est l’un des keynote au congrès de la Direct Marketing Association, a Boston.

Mais un conférencier virtuel, Biz Stone s’exprimant devant un parterre comble (10 000 participants sont
attendus cette annee a la conférence) depuis sa maison  de Berkeley, Calif.

Biz Stone a tout d’abord rappelé que les premieres réactions au lancement de Twitter furent plutot  froides. L’intéret de Twitter est apparue
néanmoins rapidement aux marketers, qui  on vu le réseau de micro-blogging comme un moyen de développer des relations plus poussées
avec les consommateurs et ‘d’écouter’ l’impact qu’avaientt  leurs produits sur les consommateurs.

Les marketers furent parmi les premiers a s’accaparer Twitter et cela nous a montré tout le potentiel que revêt Twitter pour  améliorer
l’expérience client, a expliqué Biz Stone. Les consommateurs veulent en savoir plus sur un produit que les informations basiques qui leurs sont données. Ils veulent s’assurer qu’il y a derrière un un produit qu’ils s’apprêtent a choisir un contexte, du sens et de la profondeur, alors qu’ils sont face a un grand choix de maraues. 

Si Biz Stone était virtuel, sur scène était bien présent le très emblématique  Gary Vaynerchuk,  un vidéo blogger et ‘social evangelist ‘.

Au début’ a expliqué Gary, les personnes ont pensé que Twitter était quelque chose de stupide, mais aujourd’hui c’est le meilleur outil au
monde pour écoute
r” Et “Twitter.com/search est peut-etre le site web le plus important au monde.  

Pour Gary Vaynerchuk la principale erreur des marketers, c’est qu’ils parlent au lieu d’écouter. ‘Ils sont comme ces gas
de 19 ans qui veut conclure des le premier rendez-vous’.

Biz Stone renchérit: “Les marketers peuvent voir sur Twitter ce que l’on dit de
leurs marques et quels sont les mots cles qui sont tapés. Ensuite, une fois que vous avez répéré une  conversation,
vous pouvez vous inserrer dans ce flux d’informations et apporter votre contribution en ajoutant  des choses qui vont intéresser l’audience,  en temps réél.

 

En temps réel ? C’est justement le thème de cette DMA 2011. Stay tune !





Pour les absents à la conférence Mediapost Publicité sur LE LUXE

29 09 2011

En France, les directeurs marketing interviennent rarement en conférence.

Agenda trop chargé ? Peur de relater les secrets de fabrication ?

Ce matin, à la conférence organisée par Mediapost Publicité sur le thème : “Le Home Media au cœurs du Luxe” deux grands marketers :

Stéphanie Rozan, Directrice du Marketing de CLARINS,

Michel Campan, Directeur associé de l’agence SAME SAME, qui a oeuvré pour Hermes, Lancôme, Dior.

Soyez prévenu de la mise en ligne de leurs présentations en donnant votre adresse e-mail ici

MEDIAPOST Publicité est la régie dédiée à la promotion du Home Média

(courrier adressé, imprimé publicitaire, e-mail, SMS…)

VISITEZ SON NOUVEAU SITE  MEDIAPOST PUBLICITE





GROUPON démystifié

9 07 2011


On peut faire dire aux chiffres tout et leur contraire.

La société Groupon, Inc a remis un dossier d’introduction en bourse à la SEC (Securities and ExchangeCommission ) fin juin 2011 (cliquez ici pour le lire) l’occasion pour nous de nous pencher sur ses chiffres.

Une analyse financière a été menée par Kevin Hillstrom, ancien Vice President of Database Marketing de l’enseigne américaine Nordstrom et fin connaisseur du Retour sur Investissement des enseignes multicanal (vous pouvez suivre son blog www.Minethatdata.com).

————————————

Groupon a débarqué dans l’arène commerciale il y a 3 ans sans crier gare, en véritable phénomène de mode, plébiscité par les consommateurs qui apprécient cette forme de couponing new look.

Mais que disent les chiffres ?

  • 2010 Annual Revenue = $713,365,000.
  • 2010 Annual Loss = $413,386,000.


  • 2011 Q1 Revenue = $644,728,000.
  • 2011 Q1 Loss = $113,891,000.

Sur quoi repose le succès de Groupon ?

Groupon a séduit parce qu’il est devenu une forme de commerce sociale, réussissant à recréer le lien entre le online et les enseignes ayant pignon sur rue.


Autres chiffres :

Membres, clients, ventes :

83,000,000 membres à Juin 2011

28,100,000 coupons achetés

15,800,000 clients (soit environ 2 ventes par clients)

Revenus

  • Revenu moyen par coupon vendu = $25
  • Revenu moyen par client = $ 50. Un revenu/client somme toute assez faible

Investissement marketing

  • Investissement marketing en 2010 = $241,000,000
  • Investissement marketing sur Q1-2011 = $179,000,000

Rendement

  • Prenons l’hypothèse suivante :
    • Groupon envoie un e-mail tous les jours sur sa base de membres
    • Le nombre de membres (hypothèse basse) est de 65,000,000 membres en Q1-2011 (soit 90 jours )
    • 28,094,000 Coupons sont vendus ( soit à tous les clients actuels)

Le taux de conversion de la campagne d’e-mail est

( 28,094,000) / (65,000,000 * 90) = 0.48%

… 1 membre sur 208 achète un Coupon Groupon

Ce taux de conversion est très proche de celui généralement obtenu par les sites e-commerce.

  • La marge commerciale durant le Q1-2011 est de 41%.  Il était de 39% en 2010.


  • Les canaux utilisés par Groupon pour communiquer sont les suivants : Search, Social Networking, Publicité sur les portails, E-Mail Marketing, Affiliation, Télévision, Radio et Print

Il est à noter que Groupon, un acteur aux confins du e-commerce et des réseaux sociaux, s’appuie néanmoins sur les canaux traditionnels pour se faire connaître et recruter de nouveaux clients. Les canaux Search et Social Networking restent toutefois les 2 canaux prédominants.


  • En Q1-2011, la société a investi $8 en coût marketing  pour vendre 1 coupon.


  • Le Marketing représente 32% des investissements en Q1-2011 


  • 46% des revenus de Groupon, Inc proviennent du continent Nord Américain.


  • La part des clients par rapport à la base totale des membres représente invariablement  20 %. Cette proportion est vouée à augmenter, sachant qu’il est plus facile de déclencher l’achat d’un membre déjà inscrit que d’un prospect. Cela se fera en augmentant le taux de conversion,ou en élargissant les offres à d’autres secteurs.


Si le coût d’acquisition client (coût marketing) reste dans une fourchette de $6 à $9, alors il faudra grosso modo un coupon de plus vendu par client pour atteindre le point mort (payer les coûts marketing), ce qui n’est pas irréaliste.

Que nous disent les chiffres ? (ou que veut-on faire dire aux chiffres?)

  • Groupon Inc perd de l’argen


  • Son taux de rendement est très similaire à celui d’un site e-commerce ou d’un véadiste. C’est la taille de ses membres ( 83 millions) acquise en moins de 3 ans qui d’emblée lui confère ce haut niveau de notoriété.


  • La règle des 80/20 s’applique.. une fois encore : 20 % de clients / 80 % de membres.


  • Tout site e-commerce qu’il soit, Groupon a besoin des canaux traditionnels offline pour se faire connaître.


  • C’est par la fidélisation que Groupon peut sortir du rouge. Un achat supplémentaire par client et le tour est joué. C’est jouable.




Comment Burberry a séduit (facilement) 1 million de fans ?

30 05 2011

LIVE FROM LUXURY INTERACTIVE, LONDON

La success story n’est pas nouvelle, mais elle illustre à merveille l’impact de Facebook sur les ventes d’une marque de luxe plus que centenaire.

On ne présente plus le ‘Trench coat’ de Burberry.

Intemporel, trans-générationnel, et magnifiquement glamourisé par l’égérie de Burberry, Kate Moos.

En 2009, Burberry a eu envie de communiquer autour de ce basic so chic du vestiaire féminin (et masculin).

Delà est née la campagne  The Art of the Trench, “ a living celebration of the Burberry trench coat and the people who wear it”.

LA SOURCE D’INSPIRATION ? Les LOOKBOOKS

Ayant repéré le succès des lookbooks auprès des jeunes ‘fashionistas’, Burberry a créé le sien,  version luxe.

Les lookbooks, ce sont ces sites tels que polyvore.com, lookbook.nu qui proposent aux internautes d’assembler des visuels de produits (vêtements, chaussures, sacs, meubles), par un simple  “copier-coller”, afin de créer leur propre collage photos. Par exemple, une fashionhista pourra créer un collage représentant son ‘look idéal Eté 2011′,  repéré parmi les vêtements présentés lors des défilés de la Fashion Week à Paris.

Le maitre mot : créer son style à soi, le partager avec les autres membres du site et recevoir leurs commentaires. Un (ou une) artiste est née…

UNE PHOTO GALERIE EN LIGNE COMMUNAUTAIRE

Avec The Art of the Trench, Burburry reprend cette idée à son compte.

Christopher Bailey est le Directeur de Création de la célèbre marque britannique. Classé cette semaine par le magazine WIRED (édition UK) au 32 rang  des 100 talents anglais exerçant dans le numérique ( le fameux classement 100 DIGITAL BRITAIN’S ULTIMAGE POWER LIST), il est à l’origine d’une vraie révolution numérique au sein de l’illustre marque veille de 155 ans. Technologie, communication interactive et réseaux sociaux sont totalement intégrés chez Burberry. Christopher Bailey a une vraie vision du digital. A titre d’exemple, le défilé en février dernier a été diffusé en direct HD 3D dans les boutiques Burberry du monde entier. Et en Chine, les clients qui suivaient le défilé sur leur iPad pouvaient acheter immédiatement d’un clic les modèles qu’ils visionnaient. Une véritable innovation dans l’univers feutré des défilés.

Pour The Art of the Trench, Christopher Bailey  a d’abord fait appel au photographe Scott Schuman pour prendre en photo des personnes revêtant un trench coat, dans les rues de Berlin, Toronto, Milan, Londres, …

Puis ces photos ont été affichées en plein écran – tel un reportage photos – sur un site dédié, The Art of the Trench, ouvert aux contributions des internautes qui peuvent écrire un commentaire, poster leur propre photo ( eux-même habillé d’un trench), et les partager avec leurs ‘amis’.

L’idée géniale de cette campagne, c’est d’y avoir associé Facebook. Car pour participer, il faut s’inscrire sur Facebook, via Facebook Connect, ce qui renforce l’aspect viral du dispositif.

FACEBOOK CONNECT

Pour profiter pleinement du site dédié, on demande donc à l’internaute de se connecter à Facebook via Facebook Connect, selon le process suivant  :

  • L’internaute saisit ses identifiants Facebook. Une petite fenêtre Facebook lui demande alors d’accepter les informations suivantes :

« Liez  The Art of the Trench à Facebook pour communiquer avec vos amis sur ce site et pour communiquer sur Facebook avec votre mur et le fil d’actualités de vos amis. The Art of the Trench pourra également publier automatiquement des activités récentes sur Facebook. »

D’une manière générale, après que l’internaute se soit logué via Facebook Connect, il peut interagir avec le site qu’il consulte ( laisser des commentaires, etc.).

Le site peut utiliser les données de son profil Facebook (photos, nom, prénom, métier, ville, amis, groupes, évènements, etc.) et les afficher aux autres internautes logués.

L’internaute peut  partager toutes les activités qu’il fait sur le site visité, avec ses amis sur Facebook.

Son mur sera mis à jour de ses activités. Ses amis qui le suivent,  recevront par conséquent ce  flux d’actualité.

RESULTATS DE LA CAMPAGNE

Selon les chiffres de l’agence américaine Créative Feeds,

le mini site de Burberry a généré

  • 7,5 millions de pages vues en 1 an
  • une hausse de 10 % des ventes en boutique
  • une augmentation du profit de Burberry de 50 % en 2010.

De fait, dans un article que le WIRED UK consacre à Christopher Bailey, la CEO de Burberry, Angela Ahrendts, attribue la croissance de Burberry ( son cours de bourse a augmenté de 82 % en 2010) pour une large part à l’avance dans le  numérique de son Directeur Artistique.

POURQUOI UN TEL SUCCES ?

Parce que Burberry répond exactement aux aspirations de toute personne quelque peu intéressée par  la mode. La griffe prend un de ses produits culte, (qu’on a dans son vestiaire ou que l’on rêve d’avoir) et propose :

  • des centaines d’idées mode pour bien le porter, avec style, en prenant en exemple dans la rue des « gens de la vraie vie »
  • des outils pour poster soi-même ses photos
  • et les diffuser à son cercle d’ami(e)s pour leur montrer et éventuellement recueillir leurs avis.

Une belle idée créative, bien orchestrée, associant la marque et ses clients. Tout un art…





LIVE FROM LUXURY INTERACTIVE CONFERENCE, London

25 05 2011

Les acheteurs du Luxe désertent-ils les magasins ?

 

Ce matin s’est ouvert le Congrès LUXURY INTERACTIVE à Londres.

Pendant 2 jours, venus du monde entier, les responsables E-commmerce, CRM et Digital des plus grands noms du luxe (Guerlain, Boucheron,Vuitton, Tag Heuer, Jaguar Range Rover…) et leurs agences se donnent rendez-vous au cœur de Londres pour partager insights et expériences (et repérer ce qui va les tenir éveillé ces prochains mois…).


Shenan Reed, fondatrice de l’agence numérique américaine Morpheus Media, a ouvert la conférence ce matin avec quelques chiffres intéressants (avant de s’envoler pour Paris, rejoindre les CEO de Google, Facebook et autres invités de marque au diner du e-G8…).

En Mars dernier, Morpheus Media s’est allié au groupe média Condé Nast pour publier une étude sur « Les acheteurs fortunés et Internet ». 70 Directeurs Marketing des secteurs retail, mode, bijoux, montres et cosmétiques ont été interrogé.

PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS :

  • Plus de visites en ligne, moins en magasin

Les acheteurs de produits de luxe se tournent de plus en plus vers le Web pour s’informer et trouver de l’inspiration, ce qui pourrait mécaniquement se traduire par moins de temps à consacrer dans les magasins comme le montrent les chiffres.

Tandis qu’une majorité de consommateurs du luxe reconnait rechercher et s’informer sur Internet avant d’acheter en magasin, 43 % disent qu’ils passent moins de temps dans les boutiques du fait du coté pratique d’internet.

Est-ce un signe ? Le 1er jour des soldes a été longtemps un moment fort pour les marques de luxe. Il était fréquent de voir des queues se former devant les boutiques Tod’s ou Gucci, par exemple, à Saint-Germain des Près. Ce phénomène tend à disparaitre.

  • La personnalisation est tout à fait admise.

Ces mêmes internautes, adeptes du Net, n’ont rien contre la personnalisation des publicités en ligne. Bien au contraire, ils la réclament. Etre suivi dans leur navigation en ligne ne les dérange pas, à condition qu’on les expose à de la publicité vraiment ciblée.

Pour Josh Stinchcomb, le vice president « digital sales » chez Condé Nast Media Group à New York “cela doit inciter les marketers des marques de luxe à personnaliser les publicité pour leurs clients’.

Autre indication : quand ils font une recherche en ligne, les acheteurs du luxe sont beaucoup plus sophistiqués que les non-acheteurs : ils combinent l’avis de leurs pairs avec ce qu’ils lisent sur les sites médias et les sites de marques.

  • De gros acheteurs

Pas étonnant que les marques du luxe s’intéressent au numérique. Ils sont sur une clientèle « en or ». En ligne, les acheteurs de marques de luxe dépensent 4 fois plus que les non-acheteurs de luxe.

  • Une utilisation intensive d’Internet

70 % des consommateurs fortunés utilisent Internet pour raison personnelle trois fois par jour (ou plus). C

ontre 46 % pour les non-acheteurs de marques de luxe.

  • Les réseaux sociaux ne sont pas crédibles

Les sites de contenus, oui. Facebook est la premier réseau social utilisé par la clientèle fortunée. Mais les réseaux sociaux dans leur ensemble ont mauvaise presse : ces clients ont peu confiance dans leurs contenus, qu’ils considèrent de faible qualité.

Par contre, ils apprécient les sites de contenu qui selon eux apportent de l’information qualitative. Du pain béni pour le commanditeur de l’étude, Condé Nast.

84 % des clients fortunés disent que les sites de contenu « premium » (c’est-à-dire selon l’enquête les sites ne proposant pas de contenu communautaire) leur apportent une information fiable; ils ne sont que 11 % à penser de même pour les réseaux sociaux.

Vers une segmentation du contenu ?

Cela pose la question pour les marques du bien-fondé d’une segmentation de son contenu: est-ce qu’une marque doit dire la même chose, quand elle s’adresse à ses ‘fans’ sur une Page Facebook ou qu’elle s’exprime sur son site web ?

Y aurait-il un contenu fait pour être lu dans un environnement communautaire et un autre type de contenu à lire dans un environnement propriétaire ( le site web de la marque) ? Le débat reste ouvert.

  •  Localisation, localisation, localisation

En ligne aussi, la localisation est importante. Elle est même absolument clé pour qu’une publicité fonctionne, selon Condé Nast. Pour 2 clients sur 3, le site sur lequel figure une publicité conditionne sa crédibilité.

Sans surprise, 79 % des interviewés disent qu’ils sont plus enclin à cliquer sur une publicité qui se trouve sur un site Premium.

Restez connecté, d’autres insights du congrès LUXURY INTERACTIVE à venir…





Les groupes de presse créent leurs GROUPON

21 04 2011

Groupon, c’est au niveau mondial près de 80 millions de membres recrutés en 3 ans.

C’est un taux de rédemption compris entre 85 et 90 % vs 1% en moyenne pour le taux de  remontée d’un coupon de réduction classique (la raison ? Chez Groupon, le consommateur pré-achète son coupon).

Autant dire un nouveau canal de promotion, que la presse scrute avec attention.

Les ‘deals’ de Groupon ne sont pas comparables aux coupons de réduction affectionnés par la grande distribution et la grande consommation.

Mais l’engouement des consommateurs est suffisamment massif pour que les éditeurs de presse ne regardent pas le train passer, inactifs.

De fait, ces derniers jours, plusieurs initiatives de groupes média ont vu le jour:

Le New York Times a lancé début mars son propre programme de réductions quotidiennes, TimesLimited.


Un exemple de deal proposé par TimeSelected


HEARST

Le groupe Hearst va bientôt se lancer dans un programme à la Groupon

Hearst va lancer son propre programme (environ 70 deals ) le mois prochain.

D’autres médias suivent la tendance : le groupe de presse magazine Meredith, des cablo operateurs.

QUEL INTERET POUR LES EDITEURS DE PRESSE  ?

Ces offres de bons plans et de réductions proposées localement attirent d’autres annonceurs que ceux qui traditionnellement passent de la publicité dans les magazines papier et sur les sites des magazines.

On estime le marche global américain des offres de réductions quotidiennes (sur le modèle de Groupon)  en 2015,  a 3,9 milliards de dollars (Source BAI/ Kelsey Group).

Autant dire que les éditeurs, affectés par un déclin inéluctable du marché des petites annonces diffusées en  ‘papier’ , veulent leur part du gateau.

Comment y aller ?

Un éditeur de presse a 2 options. Y aller seul ou accompagné.

Aux Etats-Unis, des prestataires se sont mis sur le créneau, apportant aux éditeurs leurs savoirs-faire en matière commerciale et la technologie.

- Y aller seul représente un vrai challenge, car la force commerciale dans un groupe de presse n’est pas forcement la mieux préparée pour attirer des annonceurs de deals quotidiens, qui different fortement de leurs annonceurs habituels.

-Y aller accompagné engendre les coûts d’un intermédiaire.

Ce qui est certain, c’est qu’un éditeur de magazine possède les deux biens les plus précieux pour réussir son programme de réduction : l’audience et sa base de données Abonnés.


Il y a quelques années en France, des éditeurs ont cherché à fidéliser leurs lecteurs et abonnés en créant des Programmes Privilège, avec plus ou moins de bonheur.

Les services  à la Groupon, s’ils sont conçus efficacement, dans le respect de la “marque magazine ” et du contrat de lecture, seraient-ils la réponse moderne pour fidéliser les lecteurs ?





Groupon ringardise-t-il le couponing ?

10 04 2011

En un peu plus de 2 ans, Groupon avait déjà recruté 50 millions d'utilisateurs dans 35 pays.

Que représente réellement Groupon, phénomène mondial, trois ans d’âge, qui a déboulé sur le PPM (Paysage Promotionnel mondial) sans y crier gare et depuis est finement observé les grands acteurs traditionnels du couponing ?

Groupon, à y regarder de près, n’est pas positionné sur le marché du couponing traditionnel, terrain de jeu  de la distribution et de la grande consommation. Et il n’est pas non plus en concurrence frontale avec les journaux d’annonces commerciales gratuites.

Groupon a  réussi  à créer  un nouveau canal de promotion‘ reconnait Suzie Brown, Directrice Marketing de Valassis, un acteur ‘traditionnel’ dans un article de AdAge intitule : “Groupon, quelles consequences pour les ‘Grandmamans’ des coupons ?

Groupon, qui a refusé récemment une offre de rachat de Google (pour  6 milliards de dollars) attire les regards de la profession.

Notablement le regard de Ruppert Murdoch, dont le groupe News Corp détient SmartSource, le site de coupons de réductions à imprimer leader aux Etats-Unis.

A ce jour, Groupon compte dans le monde près de 80 millions de membres, qui ont acheté pour près de  33 millions de bons.

Comparé au marché du couponing américain, que se partagent  Valassis, SmartSource, Catalina ( et de plus petites entreprises), Groupon  ne pèse pas lourd : seulement 1/10 ème du volume total des bons de réductions dépensés l’année dernière aux USA.

Mais en terme d’économies réalisées par les consommateurs, le modèle de Groupon est proportionnellement bien meilleur, puisque ses membres ont pu économiser au global 2 milliards de dollars sur les deux dernière années.

Par comparaison,  sur l’année 2010, les couponnistes ‘traditionnels ‘ ont fait économiser aux américains 3,7 milliards de dollars

(source : NCH Marketing Services, une division de Valassis).

Groupon, start up crée il a juste 3 ans, a réalisée en 2010  $760 million de dollars chiffre d’affaires, (soit 1/4 des revenus en ligne des journaux aux USA, longtemps maîtres des annonces commerciales locales).

Deals Groupon vs coupons de réduction : des taux de remontée bien différents

On ne peut comparer les ‘Deals’  Groupon avec des coupons de réduction. Ce sont deux modèles économiques différents.

Le taux de rédemption d’un ‘Deal’ Groupon est de 85 a 90 %.

Pour un bon de réduction “classique’ (offrant une réduction de quelques cents, par exemple, sur une marque de café ou un tube de dentifrice) le taux de rédemption s’établit en moyenne à 1 %.

Pourquoi cette différence ?

Pour une raison simple : chez Groupon, le consommateur pré-achète son Bon.

Autre différence : une réduction chez Groupon se déclenche à condition de réunir un  nombre minimum de personnes. Et le nombre de bons  disponibles est limité, ce qui incite les membres à réagir vite, un argument que n’ont pas les annonceurs pratiquant le couponing.

Groupon est-il adapté à toutes les entreprises ?

Il est indéniable que la combinaison  ‘ fortes réductions ‘ et ‘local’ proposée par Groupon  a résonné favorablement  dans le coeur des consommateurs.

Et des enseignes nationales telles que Gap ou Barnes and Nobles ont testé Groupon. Mais selon Suzie Brown,
« les annonceurs qui ont fortement recours au couponning – la grande consommation, la grande distribution – n’ont ni les marges suffisantes ni un déficit de notoriété à combler,  contrairement aux commerçants et prestataires de service locaux, pour lesquels  le modèle  de Groupon est attractif pour attirer une nouvelle clientèle.

(Mais au lourd sacrifice de leurs marges…).

De plus les inscrits n’attendent pas forcement de Groupon des offres de réduction  de quelques cents pour une marque de céréale. Ce qu’ils veulent, c’est un vrai ‘deal’ pour un coiffeur, un restaurant ou un club de gym proche de leur domicile —une expérience imbattable qui va les pousser à se sortir de leur canapé…

Mais cet encrage pour le local peut, bien-sûr, changer dans les mois à venir… C’était sans doute le pari fait par Google.








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