LIVE FROM LUXURY INTERACTIVE, LONDON
La success story n’est pas nouvelle, mais elle illustre à merveille l’impact de Facebook sur les ventes d’une marque de luxe plus que centenaire.
On ne présente plus le ‘Trench coat’ de Burberry.
Intemporel, trans-générationnel, et magnifiquement glamourisé par l’égérie de Burberry, Kate Moos.
En 2009, Burberry a eu envie de communiquer autour de ce basic so chic du vestiaire féminin (et masculin).
Delà est née la campagne The Art of the Trench, “ a living celebration of the Burberry trench coat and the people who wear it”.
LA SOURCE D’INSPIRATION ? Les LOOKBOOKS
Ayant repéré le succès des lookbooks auprès des jeunes ‘fashionistas’, Burberry a créé le sien, version luxe.
Les lookbooks, ce sont ces sites tels que polyvore.com, lookbook.nu qui proposent aux internautes d’assembler des visuels de produits (vêtements, chaussures, sacs, meubles), par un simple “copier-coller”, afin de créer leur propre collage photos. Par exemple, une fashionhista pourra créer un collage représentant son ‘look idéal Eté 2011′, repéré parmi les vêtements présentés lors des défilés de la Fashion Week à Paris.
Le maitre mot : créer son style à soi, le partager avec les autres membres du site et recevoir leurs commentaires. Un (ou une) artiste est née…
UNE PHOTO GALERIE EN LIGNE COMMUNAUTAIRE
Avec The Art of the Trench, Burburry reprend cette idée à son compte.
Christopher Bailey est le Directeur de Création de la célèbre marque britannique. Classé cette semaine par le magazine WIRED (édition UK) au 32 rang des 100 talents anglais exerçant dans le numérique ( le fameux classement 100 DIGITAL BRITAIN’S ULTIMAGE POWER LIST), il est à l’origine d’une vraie révolution numérique au sein de l’illustre marque veille de 155 ans. Technologie, communication interactive et réseaux sociaux sont totalement intégrés chez Burberry. Christopher Bailey a une vraie vision du digital. A titre d’exemple, le défilé en février dernier a été diffusé en direct HD 3D dans les boutiques Burberry du monde entier. Et en Chine, les clients qui suivaient le défilé sur leur iPad pouvaient acheter immédiatement d’un clic les modèles qu’ils visionnaient. Une véritable innovation dans l’univers feutré des défilés.
Pour The Art of the Trench, Christopher Bailey a d’abord fait appel au photographe Scott Schuman pour prendre en photo des personnes revêtant un trench coat, dans les rues de Berlin, Toronto, Milan, Londres, …
Puis ces photos ont été affichées en plein écran – tel un reportage photos – sur un site dédié, The Art of the Trench, ouvert aux contributions des internautes qui peuvent écrire un commentaire, poster leur propre photo ( eux-même habillé d’un trench), et les partager avec leurs ‘amis’.
L’idée géniale de cette campagne, c’est d’y avoir associé Facebook. Car pour participer, il faut s’inscrire sur Facebook, via Facebook Connect, ce qui renforce l’aspect viral du dispositif.
FACEBOOK CONNECT
Pour profiter pleinement du site dédié, on demande donc à l’internaute de se connecter à Facebook via Facebook Connect, selon le process suivant :
- L’internaute saisit ses identifiants Facebook. Une petite fenêtre Facebook lui demande alors d’accepter les informations suivantes :
« Liez The Art of the Trench à Facebook pour communiquer avec vos amis sur ce site et pour communiquer sur Facebook avec votre mur et le fil d’actualités de vos amis. The Art of the Trench pourra également publier automatiquement des activités récentes sur Facebook. »
D’une manière générale, après que l’internaute se soit logué via Facebook Connect, il peut interagir avec le site qu’il consulte ( laisser des commentaires, etc.).
Le site peut utiliser les données de son profil Facebook (photos, nom, prénom, métier, ville, amis, groupes, évènements, etc.) et les afficher aux autres internautes logués.
L’internaute peut partager toutes les activités qu’il fait sur le site visité, avec ses amis sur Facebook.
Son mur sera mis à jour de ses activités. Ses amis qui le suivent, recevront par conséquent ce flux d’actualité.
RESULTATS DE LA CAMPAGNE
Selon les chiffres de l’agence américaine Créative Feeds,
le mini site de Burberry a généré
- 7,5 millions de pages vues en 1 an
- une hausse de 10 % des ventes en boutique
- une augmentation du profit de Burberry de 50 % en 2010.
De fait, dans un article que le WIRED UK consacre à Christopher Bailey, la CEO de Burberry, Angela Ahrendts, attribue la croissance de Burberry ( son cours de bourse a augmenté de 82 % en 2010) pour une large part à l’avance dans le numérique de son Directeur Artistique.
POURQUOI UN TEL SUCCES ?
Parce que Burberry répond exactement aux aspirations de toute personne quelque peu intéressée par la mode. La griffe prend un de ses produits culte, (qu’on a dans son vestiaire ou que l’on rêve d’avoir) et propose :
- des centaines d’idées mode pour bien le porter, avec style, en prenant en exemple dans la rue des « gens de la vraie vie »
- des outils pour poster soi-même ses photos
- et les diffuser à son cercle d’ami(e)s pour leur montrer et éventuellement recueillir leurs avis.
Une belle idée créative, bien orchestrée, associant la marque et ses clients. Tout un art…
































