Le commerce sur Facebook est décevant. Vraiment ?

22 04 2012

LE POINT DE VUE DE JASON LOBEL, CEO  de ADnoli

En France, on aime beaucoup vilipender ce qu’on a adoré. Un exemple nous en a encore été donné récemment.

Rappel des faits : aux Etats Unis, les entreprises Gamestop, Gap, J.C. Penney et Nordstrom

ont annoncé en mars qu’elles fermaient leurs boutiques sur Facebook.

Aussitôt, les cassandres de Facebook ont sorti les grands mots : « Le f-commerce remis en cause ! »

Pour un analyste de Forrester, vendre sur Facebook, c’est comme “essayer de vendre des choses à des personnes alors qu’elles discutent avec leurs amis dans un bar’’, laissant supposer que Facebook est simplement trop « social » pour qu’un marchand y consacre son temps.

Des voix en France se sont élevées, telle celle de Patrick Robin:

Je le cite : « L’ouverture ou la fermeture des F-stores de quelques marques sont un non événement. Elles annoncent en rien la fin du F-commerce comme aimeraient nous le faire croire certains. C’est plus surement le début d’une prise de conscience de certaines marques. Se lancer dans le Social Commerce ne s’improvise pas à coup de plugins et demande un minimum de vision et de stratégie ».

Certes Patrick Robin n’est pas neutre dans le débat, puisque
Fondateur et président de 24h00 et Boosket, une plate-forme et solutions dédiées au commerce sur Facebook. Néanmoins sa connaissance du marché justement (avec les chiffres de ses clients) est une indication.

Mais j’ai souhaité en savoir plus. J’ai donc interrogé Jason Lobel, CEO  de ADnoli, un éditeur de software spécialisé dans le Social Commerce. ADnoli a notamment développé Storeplacer ™ une plate-forme de commerce novatrice, sous SaaS, qui connecte des marchands et des marques aux plateformes numériques (réseaux sociaux, mobile, ect…).

Jason Lobel n’est pas la personne la plus objective en la matière ?

Peut-être. Mais je souhaitais savoir si, avec les enseignements que Jason tire du marché américain, (lire son avance), son avis corroborait avec ce que disait Patrick Robin en décembre dernier au Journal du net :

Ceux qui ne croient pas au  f-commerce aujourd’hui, ressemblent beaucoup à ceux que l’on croisait dans les années ’90 et qui ne croyaient pas au e-commerce, ceux là même que l’on entendait ricaner il y a 3 ans quand on leur parlait de m-commerce …il y a déjà un an

 

Patrick ROBIN,
Fondateur et président, 24h00//Boosket

Maintenant, l’avis de Jason Jobel, américain et professionnel du sujet :

Jason Lobel

CEO  de ADnoli

Jason Lobel, CEO adNoli (Store Placer)

Les détracteurs de Facebook devraient mieux analyser les croissances fulgurantes de Fab.com et de Pinterest. Tous deux s’appuient sur FB pour générer du trafic sur leurs sites et convertir leurs membres, que ce soit en s’interfaçant avec  Facebook via l’Open Graph ou en faisant de la publicité ciblée.

Le F-commerce est tout jeune.  Et souvenons-nous, le mobile commerce a démarré à la fin des années 90 et il lui a fallu  de nombreuses années avant de générer son premier milliard de dollars de vente… et encore le taux de pénétration du smartphone n’est que de 50 % de la population.

Facebook et les marchands doivent encore beaucoup travailler avant que le f-commerce connaisse le succès. Vouloir simplement proposer l’achat sur une page Facebook a une valeur limitée. L’expérience utilisateur est bien supérieure sur un site web ; pour donner envie d’acheter sur Facebook, les marchands doivent donner de bonnes raisons aux consommateurs d’acheter notamment si l’on pense aussi aux interrogations soulevées par la privacy et la sécurisation des paiements.

Les marchands doivent disposer d’une plateforme mobile et sociale agile, pour créer, tester et re-ajuster leurs différentes stratégies sociales au fil de l’eau. Les utilisateurs de Facebook sont demandeurs d’incentives pour recommander un achat ou partager une information. La plupart des plateformes de f-commerce ont une flexibilité limitée et du coup offrent une expérience utilisateur bien moins qualitative que sur le site e-commerce du marchand. Ceci dit, la publicité sur Facebook marche bien,  tout comme la combinaison « publicité sur FB + commerce ». Enfin, pour réussir les marchands doivent aussi penser à intégrer les boutons sociaux sur tous les canaux.

En mai 2011, la marque de cosmétique américaine NYX* avait 32,000 fans ; c’était avant qu’elle n’ouvre une boutique sur Facebook et qu’elle ne fasse de la publicité ciblée.

Aujourd’hui,  NYX a presque 120 000 fans, qui  génèrent quotidiennement 10 fois plus de “likes”  organic (sans publicité) comparé à il y a 9 mois.

Le earned media est très bénéfique et a largement profité au canal « boutiques ».  NYX continue de tester et d’optimiser sa stratégie et génère maintenant des milliers de dollars de vente sur Facebook, sans aucun autre marketing que celui qui consiste à proposer aux fans des produits exclusifs, vendus uniquement sur la Page Facebook. C’est une belle réussite.

La page F-boutique de NYX Cosmetics

La page Produit 'Lipstick' dans la F-boutique de NYX Cosmetics

 

 

 

 

La page de commande de la F-boutique de NYX Cosmetics

 

Pour en savoir plus :

Lire le case study NYX et StorePlacer

l’article paru dans Internet Retailer

*NDLR : NYX utilise l’application marchande, Storeplacer, développé par ADnoli LLC, éditeur de software dédiés au Social Commerce.





DIGITAL LIFE TIME : Odile Roujol (Orange France) et Fany Pechiodat ( MyLittleParis)

7 03 2012

Sosh est la marque mobile d’Orange aux forfaits tout légers, sans engagement dédiée aux ultra-connectés.

La participation des clients et de la communauté est le cœur et le moteur de la marque.

Ils proposent leurs idées pour améliorer l’offre et définir les prochaines orientations de la marque et du site.

Un modèle pertinent qui a fait ses preuves : Sosh c’est aujourd’hui plus de 100 000  clients et une communauté de plus de 160 000 fans sur Facebook et 12 000 followers sur Twitter – qui ont à leur disposition 8 plateformes pour se retrouver : Sosh.fr, Facebook, Twitter, Dailymotion, Youtube, Flickr, Google+ et Pinterest.

:: En 2012, Sosh invente un nouveau genre : le Sosh bus.

Le bus à surprises Sosh

Oubliez pop-up store, boutique éphémère, corner-in-the shop…

A l’image des camions ambulants qui sillonnent San Francisco pour servir cupcakes et burgers en tout genre –  l’idée  est de faire découvrir Sosh dans la « vraie vie » en proposant à l’intérieur d’un bus anglais entièrement « soshisé » happenings et surprises.

Pour cette opération, Sosh et My Little Paris se sont associés pour proposer un petit guide My Little Sosh « Geek is The New Sexy » : bonnes adresses, bons plans et astuces geekettes et fils Twitter incontournables !

Manucure et bichonnage de smartphone

Ateliers Tricot...

Customisation de cupcakes

Geek is the new sexy


RENCONTRE AVEC 2 « FEMMES D’INFLUENCE »

A l’occasion de cette alliance « Sosh bus – My Little Paris » qui semble couler de source, nous avons voulu aller à la rencontre des deux initiatrices du projet, deux jeunes femmes aux trajectoires professionnelles météoriques – Odile Roujol, Directrice de la Communication France de Orange et Fany Péchiodat, fondatrice de My Little Paris –  pour leur demander quelle part le digital prenait dans leur vie professionnelle comme personnelle.

L’ENTRETIEN

Odile ROUJOL - Directeur de la Communication, ORANGE France

Odile ROUJOL
Directeur de la communication – Orange France

// SON PARCOURS

Odile Roujol, HEC 1989, a mené une grande partie de sa carrière dans le secteur de la Beauté et du Luxe, notamment aux États-Unis. Avant de rejoindre France Télécom-Orange en septembre 2009, elle était Directeur Général International de Lancôme au sein du groupe l’Oréal.

// SON ACTUALITE

Odile Roujol lance le Sosh Bus : depuis le 15 février, le bus sillonne les villes de Paris , Lille, Lyon, Marseille et Tours jusqu’au 15 mars.

 

:: Vos postes de direction chez un leader de la cosmétique – Lancôme – ne faisaient pas forcément de vous une « femme digitale ». Comment avez-vous vécu ce saut culturel en entrant chez Orange en 2009 ?

C’est amusant que vous me posiez cette question, car j’ai récemment constaté que tous mes comptes d’accès à des services en ligne datent de 2009, l’année où j’ai intégré Orange. Mais détrompez-vous : Lancôme fut pionnier dans son secteur en ouvrant un site e-commerce dès 1996. Mais c’est vrai qu’à l’arrivée des réseaux sociaux, Lancôme n’encourageait pas ses salariés à y être présents. Cela a bien changé depuis.

 

:: Utilisez-vous les réseaux sociaux dans votre vie personnelle ?

J’utilise beaucoup Twitter et Linkedin au quotidien, moins Facebook et Google +. Comme j’ai beaucoup voyagé (ndlr - Odile Roujol a occupé de nombreux postes à l’international, puisqu’elle fut Deputy General Manager de Lancome US, entre 2003 à 2005, basée à New York, puis Directeur Général International de Lancôme jusqu’à 2009), les Réseaux Sociaux me permettent de garder le contact avec mes amis qui sont à l’étranger, notamment en Asie.

:: Bientôt 3000 Followers suivent votre compte professionnel Twitter, et vous êtes une cadre dirigeante très active sur ce réseau. Comment la maman, l’épouse, la cadre dirigeante, l’amie, la grande voyageuse, etc.… trouve-t-elle encore le temps de tweeter ?

Twitter me permet d’être à l’écoute ce qui se passe à l’international et aussi de rencontrer des personnes très différentes de mon univers. Ces dernières semaines, par exemple, j’ai pu rencontrer grâce à Twitter Catherine Ertzscheid, Catherine Barba Chiaramonti, la fondatrice et directrice générale de Digital Commerce Factory (vente-privee.com), Emery Doligé, chroniqueur Médias et Politique à Europe 1. En fait, Twitter vous aide à communiquer. Delphine Ernotte-Cunci, Directrice Générale d’Orange, s’est mise elle aussi sur Twitter et elle n’hésite pas à tweeter lors de ses déplacements ou lorsqu’elle le juge pertinent. Il y a environ 300 personnes chez Orange sur Twitter: des personnes de la R&D ou du Techno Centre, mais aussi dans tous les autres départements, dont les « Contenus » ou encore Orange Business Services.

 

:: Alors qu’on image facilement votre agenda de Directrice de la Communication France d’Orange « surbookée », pourquoi choisissez-vous de vous impliquer tant sur les Réseaux Sociaux ?

Parce que dans l’entreprise, ces réseaux ont abouti à créer une nouvelle forme de travail collaboratif. Un exemple : à la Communication chez Orange, nous avons constitué un mini réseau regroupant nos  équipes et les collaborateurs de nos agences media et créative, Havas et Publicis. Cela encourage l’échange et facilite le lien direct et le montage de dispositifs de communication en temps réel.

A cet instant, Odile Roujol nous montre sur son Smartphone le mini-réseau Facebook qu‘elle a créé entre elle et ses homologues chez ses partenaires, pour échanger, relayer, alerter en temps réel, sur les problématiques du moment.  

:: Utilisez-vous aussi Twitter pour communiquer avec vos clients ?

Twitter et les réseaux sociaux en général, servent à communiquer. C’est pourquoi nous avons mis en place depuis 2009 un service client sur notre page Facebook ou sur le compte Twitter @orange_conseil, avec des « webconseillers »  dédiés à ces réseaux.

:: Quelles sont vos autres sources d’inspiration, hormis les Réseaux Sociaux ?

Je lis beaucoup la presse internationale et la presse fashion/beauté, deux secteurs qui me sont restés chers. Et puis j’aime le contact direct. Nous sommes 100 000 chez Orange en France. C’est une vraie richesse humaine et intellectuelle. Je reste également connectée à différents mondes et univers qui me sont moins familiers, c’est essentiel pour rester réactif et créatif. Alors j’essaye d’organiser en moyenne deux RDV par semaine avec des personnes que j’ai plaisir à rencontrer et qui évoluent dans des secteurs divers et différents du mien. C’est très enrichissant.

:: Pourquoi avez-vous demandé à My Little Paris de contribuer à la campagne Sosh bus ?

D’une manière générale, je trouve il n’y a pas encore de ponts entre les deux mondes que sont les grands groupes internationaux, comme Orange, et les start-up. Et à titre personnel, je suis très admirative du travail de Fany et de ce qu’elle a réussi à créer avec My Little Paris, une identité claire. J’aime l’univers créatif et l’enthousiasme de cette équipe qu’elle a fédérée autour d’elle. Notre collaboration autour du Sosh Bus est l’occasion d’échanger et d’étendre notre curiosité et notre ouverture sur le digital.

—————————————————————————————————–

L’ENTRETIEN

Fany PECHIODAT, Fondatrice MyLittleParis.com

Fany PECHIODAT 
Fondatrice de My Little Paris


// SON PARCOURS

Diplômée de l’ESCP-EAP, Fany Péchiodat a travaillé 5 ans au sein du service marketing de l’Oréal et des parfums Jean-Paul Gaultier. Elle démissionne en 2009 pour lancer My Little Paris.

 

// SON ACTUALITE

Forte du succès de MyLittle Paris, les déclinaisons s’accélèrent. Parmi les dernières, Merci Alfred, son pendant masculin, et MyLittle Box (Novembre 2011) : après des surprises et des idées insolites dans la boîte mail, c’est maintenant dans les boîtes aux lettres qu’elles arrivent. Et naturellement tout ceci en cross-media : web, iPhone, iPad, Facebook, Twitter, librairies…

La Little Box se met à la Detox (Box de Janvier 2012)

Le formulaire d’inscription de My Little Paris propose par défaut, comme critère ‘âge’, l’année 1980. Est-ce à dire que les « plus de 32 ans » n’ont plus l’âge de s’inscrire à ce célèbre site « dénicheur » ? Certainement pas, si l’on en juge par le nombre des inscrits : en trois ans, MyLittleParis a réussi à recruter 700 000 membres qui ont accepté volontairement de recevoir  chaque jour, à l’heure du café, une idée inédite et surprenante dans sa boite mail ou sur son iPhone. Et que l’on s’échange entre copines autour de la machine à café ou – signe des temps – sur Twitter ou Facebook.  Du jamais vu.

Fany Péchiodat est à l’origine de cette idée brillante et surtout, a réussi à l’imposer en France, à créer 20 emplois et à construire autour un éco-système. (MyLittleParis se décline désormais en My Little Lyon | My Little Marseille | My Little Wedding | My Little Web | My Little Kids |  Merci Alfred |My Little Box ).

Odile Roujol, Directeur de la communication d’Orange France et initiatrice du Sosh Bus, a bien voulu faire les présentations.

:: Êtes-vous active sur les Réseaux Sociaux ?

Fany PECHIODAT  – Je les utilise pour ma veille. C’est un formidable espace qui fourmille de bonnes idées. Moi qui fantasme de pouvoir vivre partout à la fois – Paris, Tokyo, San Francisco,… -  les réseaux sociaux me donnent cette capacité à me démultiplier.

Et puis on y fait de très belles rencontres. C’est grâce à Twitter que je suis entrée en contact avec une personne qui vit à San Francisco; depuis, chaque semaine nous nous appelons et elle me relate tout ce qui est nouveau là-bas : les dernières innovations, les nouveaux sites, les nouvelles applis, des  idées de business. Elle me nourrit. En fait, avec elle et d’autres personnes à travers le monde, nous formons un petit réseau et nous nous alimentons mutuellement des tendances. Et cela pousse à l’exigence !

:: Les réseaux sociaux sont-ils un canal d’acquisition pour My Little?

Les réseaux sont essentiels pour nous car ils accélèrent la viralisation. Nous voulons grossir uniquement de façon organique ; les réseaux nous servent de caisse de résonance et c’est eux qui ont fait notre croissance. Au départ, tout a commencé par un email envoyé à 50 amies. Je n’avais pas de budget, et notre seule arme était notre qualité éditoriale pour inciter nos lecteurs à partager notre site. Avec un tel pouvoir de prescription, nous n’avons pas le droit de décevoir.

:: D’une  première newsletter envoyée – sans moyens, sans levée de fond – à 50 amis en 2008, My Little touche aujourd’hui 700 000 personnes et compte 20 employés. Comment expliquez-vous un tel succès ?

Nous sommes tous saturés d’information. Mais quand il faut décider quel produit acheter, où sortir, nous avons besoin de quelqu’un de confiance. Il peut s’agir d’un proche, un ami, une source sûre. My Little Paris a noué une vraie relation avec ses lecteurs et joue ce rôle de prescripteur (ou de « curator » en anglais), qui oriente vers ce qu’il y a de meilleur. Et cette confiance que nous avons acquise se décline : notre petit dernier, My Little Box, a été lancé Novembre dernier. C’est le même principe : une personne nous dit « OK, je m’abonne pour 15,50 euros par mois et je vous fais confiance. Je sais que vos dénicheuses vont remplir ma boite aux lettres de leurs meilleures trouvailles». Ce qui est important pour nous, c’est de ne jamais perdre cette confiance.

 

:: Vous devez être aussi inondé de Dossiers de Presse ! Comment arbitrez-vous ?

Oui, nous recevons des dossiers de presse. Mais pour nous, l’information est ailleurs, et c’est à nous d’aller la chercher. Nous devons toujours surprendre nos lecteurs.

Nous avons un Comité de Rédaction qui se réunit et décide des sujets. On annonce une semaine glaciale sur la France ? Nous allons nous demander ce dont nos lecteurs ont envie. D’un bon chocolat chaud ? D’une playlist à écouter dans bain ? Des meilleurs coins de cheminées à Paris ? Et nous écrivons là-dessus en sélectionnant les bonnes adresses. MyLittleParis a une vraie culture de l’insight. Le but n’est pas d’avoir la bonne adresse, mais la bonne idée au bon moment qui va rentrer en résonnance avec notre communauté. Dernièrement, nous avons attendu les premiers flocons de neige pour envoyer notre newsletter « Que faire à Paris quand il neige ? ». Et de là est sorti un dossier truffé d’adresses insolites, qui parlent à nos lecteurs parce que ce sont des adresses que nous-mêmes nous aurions aimé connaitre. Beaucoup de lecteurs nous disent : « J’ai l’impression que vous lisez dans mes pensées ».  Un jour l’une de nos rédactrices, pensant à toutes les personnes insomniaques,  a eu l’idée d’envoyer à minuit une newsletter sur le thème « Je n’arrive pas à dormir ». Son succès a dépassé nos attentes : un taux d’ouverture record, et beaucoup de mails de remerciement, ce qui montre que nous avions visé juste.

 

:: Pour inciter au parrainage, vous avez une formule redoutablement culpabilisante (et très ironique) sur MyLittle Box. Vous dites à vos lectrices : « Vous n’êtes pas du genre à garder les bonnes idées pour vous ?». Alors à mon tour, je vais vous demander de nous livrer… vos sources de veille !

Avec plaisir. Car je délègue beaucoup, mais jamais ma veille ! Ce n’est pas du tout pareil si tout vous arrive sur un plateau. Faire de la veille prend beaucoup de temps mais je m’octroie ce temps-là. C’est important. J’ai des antennes dans chaque pays. Je m’organise des plages horaires, une heure de Skype avec le Japon, avec San-Francisco. Et croyez-moi, même si je suis surchargée, je n’annule jamais. Tout va tellement vite. J’ai envie et j’ai besoin d’écouter, de comprendre, de savoir ce qui se passe dans le monde entier.

:: Quels sont vos autres sources de veille ?

En presse, je lis chaque mois Fast Company[1], la plupart des magazines économiques français (Management, Capital, Stratégies …) et toute la presse féminine au sens large. Mais je trouve qu’il manque en France un magazine business qui soit positif et qui donne envie d’entreprendre.

Sur le web, les sources sont nombreuses, mais je regarde tout particulièrement springwise.com, pour suivre les idées de business qui germe à travers le monde. Et je compte aussi beaucoup sur mes équipes pour me nourrir et me transmettre ce qui a pu m’échapper.

———————————————————————————————————————————————————————

RDV sur le Sosh Bus

Après Paris, Lille et Lyon, le Bus est à Marseille  jusqu’au 10 mars puis Tours les 14 et 15 mars.

Les visiteurs sont plongés dans l’univers de la marque à travers ses accessoires emblématiques proposés en « collections capsule » exclusives. L’ordonnance d’applis propose à chaque visiteuse le téléchargement des applis leur correspondant le mieux après diagnostic du coach : mondaine chronique, créative frustrée, modeuse compulsive, urbaine intoxiquée.

Au second étage se déroulent les « happenings », des ateliers originaux qui animent l’opération au rythme de la semaine. Ainsi chacun pourra :

-       réaliser et customiser des cupcakes aux couleurs pétillantes

-       découvrir la tendance « Urban Tricot » en réalisant une housse de coque mobile, une housse moshi moshi, ..

-       Sérigraphier leur tee-shirt à partir des créations Sosh

-       Faire une pause manucure express (pour elle) ou passer entre les mains expertes du barbier (pour lui) pendant que son smartphone se fait bichonner (nettoyage du mobile, sauvegarde de données, …)

-       Découvrir de nouvelles applis à télécharger …

et plein d’autres surprises ludiques. Happenings, on vous dit !

L’inscription se fait au préalable par téléphone à l’annonce des ateliers.

RDV sur Facebook/Sosh !


[1] Fast Company : where ideas and people meet. Un magazine business américain dont la mission est d’expliquer comment les  “fastcompanies”, les entrepreneurs, et les innovateurs s’y prennent pour faire ce qu’ils font.





Article suivant

23 12 2011

 

Cécile DELETTRE, Chef de service Evènements Spéciaux, UBIFRANCE

Cécile Delettré, aujourd’hui Chef de service Evènements Spéciaux à la Direction d’UBIFRANCE, a été 4 ans Managing Director au bureau UBIFRANCE de New York.

Là, elle a managé une équipe de 20 personnes spécialisée dans les secteurs du luxe, des biens de consommation, du marketing et du E-commerce, en rayonnant sur 4 villes phare : San Francisco, Atlanta, Chicago et New York.

En 4 ans, avec son équipe, elle a accompagné près d’une centaine d’entreprises sur le marché américain, en particulier dans le marketing et le commercial.

Autant dire que Cécile Delettré est une fine connaisseuse du secteur du luxe aux Etats-Unis, qu’elle a un carnet d’adresses étoffé et connait toutes les ficelles pour réussir son implantation américaine lorsque l’on est une marque de luxe.

Nous avons rencontré Cécile Delettré cette semaine à Paris.

Pour nous, elle a décodé le new acheteur de luxe américain,  le rôle des catalogues, l’importance des celebrities, de la share economy…

Pour qui veut réussir son “rêve américain ” dans le secteur du luxe, son interview est à lire ici.






Pour les absents à la conférence Mediapost Publicité sur LE LUXE

29 09 2011

En France, les directeurs marketing interviennent rarement en conférence.

Agenda trop chargé ? Peur de relater les secrets de fabrication ?

Ce matin, à la conférence organisée par Mediapost Publicité sur le thème : “Le Home Media au cœurs du Luxe” deux grands marketers :

Stéphanie Rozan, Directrice du Marketing de CLARINS,

Michel Campan, Directeur associé de l’agence SAME SAME, qui a oeuvré pour Hermes, Lancôme, Dior.

Soyez prévenu de la mise en ligne de leurs présentations en donnant votre adresse e-mail ici

MEDIAPOST Publicité est la régie dédiée à la promotion du Home Média

(courrier adressé, imprimé publicitaire, e-mail, SMS…)

VISITEZ SON NOUVEAU SITE  MEDIAPOST PUBLICITE





Comment créer (gratuitement) une boutique sur Facebook

1 09 2011


 

Christian Taylor est un homme généreux. Sa société, Payvment, est la première plate-forme américaine de Social Commerce sur Facebook.

Payvment permet aux entreprises de créer une boutique sur Facebook… gratuitement !

 Généreux sponsor de la Conférence Internet Retailer qui s’est tenue mi juin à San Diego, Payvment a vu son stand pris d’assaut durant les 4 jours du congrès, tant le Social Commerce était LE sujet de toutes les conversations.

RENCONTRE AVEC CHRISTIAN TAYLOR, CEO de PAYVMENT

_________________________________

En prélude à l’interview, définition et quelques chiffres

Qu’est-ce que le Social Commerce ? Le Social Commerce consiste à s’appuyer sur le graphe social d’un consommateur et sur ses influenceurs pour l’inciter à l’achat. Une marque va permettre à chacun de ses clients de recommander un produit (acheté ou pas) auprès de sa communauté d’amis sur Facebook ou Twitter. Elle va aussi l’aider à se valoriser auprès de ses ami(e)s en lui donnant les moyens d’animer la conversation avec des offres de valeur (coupons de réductions, contenus exclusifs, invitations VIP …).

Rapidement quelques chiffres :

54 % des internautes américains utilisent régulièrement les réseaux sociaux.

Facebook compte 750 millions d’utilisateurs dans le monde, dont la moitié se connecte  tous les jours.

200 millions accèdent à Facebook depuis leurs mobile.

Rencontre avec Christian Taylor, CEO of Payvment

 

 

 

 

 

Qu’est-ce que Payvment ?

Payvment, Inc (www.payvment.com) fournit gratuitement la seule application qui permet aux marques et aux marchands de créer leurs propres boutiques sur Facebook. Potentiellement, 600 millions de membres de Facebook  peuvent découvrir les produits de la marque sans jamais quitter le réseau social. Une boutique se crée en ligne en 15 minutes.

Alors que les marques se tournent de plus en plus vers les médias sociaux pour construire leur identité, Payvment les aide de monétiser leur présence sur Facebook et à transformer des  “fans” en clients.

Combien de clients avez-vous à ce jour ?

Lancé fin 2009, Payvment, basé à Palo Alto, compte à ce jour 60 000 marchands et nous ouvrons 400 nouvelles boutiques par jour.

Comment vous est venue l’idée ?

Cette idée nous est venue alors que je dirigeais  Xcreative Interactive, une agence interactive qui concevait des pages Facebook pour de grands groupes dans le secteur des médias et du divertissement (Disney, Lionsgate…)

Le succès était là.

Mais un problème se posait.

Bien que nos pages attiraient des millions de fans, nous n’arrivions pas à leur faire acheter un DVD ou une place de cinéma. Nous avons eu alors l’idée de créer des solutions e-commerce pour des petites et moyennes entreprises. Les salariés ont voté la fermeture de l’agence et nous avons déménagé de New York à Palo Alto.

C’était il y a deux ans. Nous nous sommes mis alors à créer la technologie qui permette aux entreprises de créer une ‘tab’ e-commerce hébergée dans leur Page Facebook.

 

Comment voyez-vous évoluer Payvment?

Nous voulons inventer ce que doit être le shopping sur un média communautaire. Notre objectif est de développer la meilleure solution technologique pour créer sa boutique sur Facebook. L’outil permet aux marchands de présenter leurs produits et de gérer la transaction sans que leurs clients quittent l’environnement Facebook. La solution est gratuite. En échange, nous demandons aux marchands de bénéficier de leur retour d’expérience pour améliorer sans cesse l’application.

 

Qui sont vos clients ?

Nos clients sont très variés. Il peut s’agir de créateurs de mode très célèbres comme de  commerçants positionnés sur une niche lucrative. Les produits couvrent tous les secteurs :  l’habillement, les produits de santé, jusqu’à l’électronique, les articles de sport ou la cosmétique. 80 % de nos clients sont américains, 20 % sont des sites anglais, australiens, français….

Quelles fonctionnalités proposez-vous ?

L’internaute qui visite une boutique Payvment a la possibilité de recommander un produit en cliquant sur le bouton ‘I like’ positionné juste à coté de sa photo. Le ‘I like’ définie ses préférences et lui permet de se créer une liste de souhaits.

L’expérience shopping sur Facebook devient personnalisée en se fondant sur le graphe social.

En utilisant le bouton ‘ I like’, un membre de Facebook accepte que l’application accède aux informations contenues dans son profil FB. Réciproquement, il peut voir ‘ce que ses amis aiment’ ce qui constitue un premier pas vers une véritable expérience de shopping communautaire.

En utilisant le bouton ‘ Comments ‘, un client peut poster un commentaire sur un produit :  celui-ci figurera sur le mur Facebook de la boutique et sur son mur. C’est un autre moyen pour attirer l’attention de ses amis sur un produit spécifique.

Une autre fonctionnalité, l’Open Cart Network, permet à l’utilisateur de se créer un cart (panier) qui mémorisera ses articles, même si il ne les a pas encore acheté. Ce panier se réactualise en fonction des changements de prix et de la disponibilité des produits.

En ce qui concerne le marchand, il détient une solution complète : non seulement il va créer une boutique sur Facebook, mais en plus il va suivre ses stocks, gérer son magasin et lancer des promotions ( par exemple une réduction de 15 % pour une 2ème commande).

Quels moyens de paiement proposez-vous ?

La transaction est faite au travers de PayPal. Lorsqu’un client règle ses achats, il est redirigé vers le site de PayPal et effectue son règlement dans l’environnement sécurisé de PayPal.

Payvment est une solution gratuite.

C’est exact : créer une boutique Payvment ne vous coûte rien et vous ne prenons aucun pourcentage sur vos ventes. De plus, si vous créez votre boutique aujourd’hui, elle restera gratuite pour vous, même après la phase beta.

Comment gagnez-vous de l’argent ?

Nous pouvons proposer nos services gratuitement car nous sommes financés par du capital risque. Nous voulons atteindre un grand nombre de boutiques pour collecter le maximum d’enseignements, améliorer la plate-forme en conséquence et définir le business modèle générateur de revenus.

«Le Social Commerce» dites-vous «est fait pour durer». Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

Nous croyons fermement que les utilisateurs de Facebook n’aiment pas quitter Facebook.

Lorsque vous ouvrez votre boutique Payvment, vous permettez à vos clients de rester dans l’environnement Facebook pour acheter vos produits. C’est une façon de mettre fin aux paniers abandonnés, si fréquents sur un site e-commerce.

Vous avez aussi développé  Facebook shopping mall 

Nous nous sommes aperçus que créer une boutique sur Facebook lorsque l’on est un petit entrepreneurs ne suffit pas toujours. Même si vous avez 5 000 fans, au bout de la journée vous ne vendez qu’à 5 000 fans. Il faut se faire connaître d’un plus grand nombre de consommateurs et il faut s’imposer face aux grandes marques. Par exemple, si un membre de Facebook veut acheter des Converse sur Facebook, il ira sur la page Facebook de la marque Converse, mais il ne saura peut-être pas qu’il y a d’autres marchands qui vendent eux aussi des Converse sur Facebook.

Le « Shopping Mall powered by Payvment » est une plate forme e-commerce sur Facebook que nous venons de lancer en février 2011 pour proposer aux consommateurs de découvrir des commerçants qu’ils ne connaissent pas, et chez qui ils peuvent acheter en conservant un panier d’achat unique pour tous leurs achats. En tant que consommateur, cette Plate-forme eCommerce donne accès à plus d’un million de produits. Quant aux marques et commerçants, ils ont la possibilité d’être découvert par plus de 600 millions de clients potentiels.

Nous avons déjà plus de 60 000 boutiques participantes dans le Mall (plus d’un million de produits) avec chaque jour 400 nouvelles ouvertures de boutiques.

Les clients peuvent voir aussi quels sont les produits les plus ‘Aimés’ avec une mise à jour toutes les heures. C’est aussi un moyen pour les marchands de voir rapidement les produits qui se vendent le mieux (ou le moins bien) et d’ajuster leur stratégie marketing, leurs offres et promotions.

 

Peut-on vraiment gagner de l’argent sur Facebook ?

Si vous vous dites « j’ouvre une boutique et ils vont venir », alors vous n’irez pas loin. Si certains ont échoué avec une boutique sur Facebook, c’est souvent parce qu’ils ont cru qu’il suffisait d’être présent sur Facebook. Ils ont créé une page Facebook statique qui est la simple transposition de leurs pages Web. Or cela ne marche pas comme cela, car vous n’attirez personne ainsi. Pour générer des ventes, vous devez favoriser la conversation entre les personnes, animer cette conversation et la relier à vos produits de manière subtile et pertinente.

Christian Taylor sur Linkedin   http://www.linkedin.com/in/mrchristiantaylor

www.payvment.com

Pour bénéficier d’une étude individualisée de la solution Payvment, cliquez ici






Shenan Reed, Morpheus Media : le taux de click est mort

13 06 2011

Shenan Reed, fondatrice Manager de l'agence Morpheus Media

Shenan Reed  a fondé l’agence de marketing interactive Morpheus Media à New York en 2001, en pleine ère « post-bulle internet ».

Figure importante du marketing interactif aux Etats-Unis (elle compte parmi ses clients Dior, Givenchy, Net-a-Porter ou encore le New York Times) Shenan Reed est venue la semaine dernière en Europe, invitée à participer  au e-G8 (vous pouvez suivre ses commentaires sur son compte Twitter).

Le matin même, elle est intervenue au congrès Luxury Interactive à Londres sur le thème : ‘The Next Big Thing’.

A ce même congrès il y a un an, Shenan avait alerté sur l’importance du triptyque Convergence, Intégration, et Innovation. Trois mots qui de son propre aveu ont été plus que rabattus ces derniers mois, jusqu’à l’overdose.

L’année dernière, elle avait aussi conseillé de ne pas trop se focaliser sur les ‘tuyaux’ en matière de diffusion. L’important, c’est bien le contenu, façon Story Telling, qui permet de créer une histoire qui va vivre et se développer d’une manière différente et pertinente pour chaque canal.

Un an après, Sharon Reed se réjouis de voir que les marques sont de plus en plus habiles en Story Telling, et qu’elles sont présentes  sur un grand nombre de canaux :  site Web, liens sponsorisés, display, Facebook,  Blogs, You Tube, Twitter, Tumblr, Foursquare…

A la question “What is the NEXT big thing?” ( qui est le nouveau Facebook? ) — une question que ses clients lui posent à longueur de journée…–, Shenan a sa petite idée : ce sera un réseau social créé par Google dont on va entendre parler dans les  6 à 12 mois et qui pourrait bien être aussi puissant que Facebook dans les 3 à 5 prochaines années. Nous sommes prévenus…

The Next Big Thing en publicité interactive ?

C’est selon Shenan Reed :

  • Quelque chose qui existe déjà
  • Qui va permettre de délivrer tout le contenu que crée déjà la marque, et ceci directement auprès de consommateurs ciblés
  • Et qui va permettre aux consommateurs de s’impliquer envers la marque à travers tout Internet.

Pour Shenan Reed, la grande nouveauté à venir en matière de Publicité interactive, c’est la bannière.

La bannière ??? OUI, mais pas la bannière publicitaire à la ‘grand ‘Pa’. Quelque chose de bien mieux. Une bannière qui va “tuer” le taux de clic et donner naissance à des critères de mesure dont on commence tout juste à prendre conscience de l’importance.

Une bannière, cela n’a rien de neuf.

La première bannière publicitaire a été introduite en Octobre 1994, pour la marque AT&T sur le site Hotwired.com. Le taux de click ? 30 % ! Un doux chiffre difficilement concevable aujourd’hui, même pas en rêve …

La première bannière publicitaire, pour AT&T en 1994

La technologie utilisée pour créer des bannières existe depuis longtemps. Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est la sophistication des équipements de réception des internautes et l’infrastructure du web, qui permet de proposer un site entier dans une bannière.

« Le taux de click est mort. Il faut cesser d’utiliser ce metric !», s’insurge Shenan. Mieux vaut évaluer les actions en terme d’engagement de l’internaute, de temps passé, d’interactions et bien-sûr de ventes.

Ce sont les mesures du futur.

Pour Shenan Reed, les consommateurs sont trop intelligents pour cliquer sur une bannière.

Depuis 10 ans, pour la plupart d’entre nous, marketers, nous avons fait de notre mieux de retraduire en ligne ce que nous connaissons si bien offline. Reprendre les mêmes recettes. Placer une bannière publicitaire aux meilleurs carrefours en ligne, pour toucher un maximum de populations ciblées et optimiser la fréquence.

Parfait, mais alors comme le fait remarquer Shenan, quelle est notre proposition de valeur, dans ce cas-là ? Une invitation pour se rendre sur notre site et y passer un peu de temps. Nous jouons le rôle du restaurateur qui se tient sur le pas de sa porte pour appâter le chaland. Le consommateur y est-il encore réceptif ?

Pas certain.

Aujourd’hui, explique Shenan Reed, « nous pouvons délivrer un site entier, tout notre contenu, « tout ce qu’un consommateur a toujours voulu savoir de votre marque » directement au travers d’une bannière ».

« C’est comme si », poursuit-elle « nous leur délivrions la boutique au pied de leur porte. Quel luxe incroyable. Quelle opportunité. Nous n’avons plus à attendre qu’ils nous trouvent, nous pouvons les trouver ».

« Sans parler » explique-t-elle «  de toutes les actions de re-targeting et de publicité contextuelles qui sont aujourd’hui faisables. C’est encore un autre sujet ».

Ce qui est certain, pour Sharon, c’est que si vous vendez un produit, vos clients sont en ligne.

Vous avez alors l’opportunité de les impliquer,  de les distraire et les faire réagir dans le confort de leur propre parcours en ligne.

Shanon Reed a conclu par ces mots :

« La bannière n’est pas morte, elle est juste re-visitée ».





Franck Glenisson, photographe du story telling

30 04 2011

Franck Glenisson

2011, la vidéo est omniprésente.

Certains  magazines  l’ont bien compris. Poussés, à l’ère du tout-gratuit, à revoir le « contrat de lecture » signé tacitement avec leurs audiences, ils s’entourent des meilleurs créatifs et s’emparent du pouvoir de l’image pour sortir des sentiers battus. Les magazines seraient-ils moins frileux que les marketers ?

C’est ce que l’on est en droit de penser en suivant le parcours météorique d’un jeune photographe de 36 ans, Franck Glenisson, découvert par la légendaire Isabella Blow qui lui confia 6 portraits de l’Aristocratie anglaise pour le TATLER UK et qui aujourd’hui  à l’invitation des plus grands magazines de mode internationaux, invente une nouvelle forme de story telling, tout en images.

La force de l’idée

« Retour à l’idée forte » entend-t-on dans  tous les cénacles marketing. Une idée forte, que l’on décline sur tous les supports pertinents pour la marque.

C’est la logique d’une Lady Gaga : une chanson devient 10 chansons.

C’est aussi la logique du story-telling, très en vogue dans les années 2000 : partir de l’ADN de la marque pour raconter toute une histoire — authentique — autour d’elle, qui va la positionner et emplir l’imaginaire de ses publics.

C’est Ralph Lauren et ses sublimes demeures-boutiques, dans lesquelles on déambule en hôtes privilégiés, pour découvrir un pan de la collection au détour de chaque pièce.

C’est Kiehl’s qui, de la petite échoppe d’apothicaire fondée en 1851 dans l’East Village à New York,  n’a pas changé d’un iota son crédo : efficacité des formules, considération des clients,  absence de publicité mais une généreuse distribution d’échantillons  – tout ceci concourant à faire de Kiehl’s  une pépite du groupe L’Oréal.

Travailler une série de mode comme un film

Entre Paris et New York, le photographe Franck Glenisson applique le story telling à l’image.

A partir d’un thème – la mer, le moyen-âge – lancé par son client, un magazine de mode, il se met à écrire ,dessiner,photographier puis filmer  une histoire autour d’une personne (la muse d’Helmut Newton, un couple lesbien,un jeune mannequin handicapé, une icône du porno…).

Mieux encore : alors qu’un superbe reportage de photos dans Vogue ou Vanity Fair – aussi sublime soit-il – ne dure que le temps de la parution du numéro – Franck Glenisson fait perdurer l’histoire dans le temps. Il en a d’ailleurs breveté le concept.  Quelques années après, il reprendra le fil de l’histoire en tournant avec son personnage une nouvelle série de mode pour le magazine commanditaire. Chaque concept signé de Franck Glenisson étant très médiatisé,  bien au-delà de la sphère du magazine (performances live titanesques,affiches urbaines géantes annonçant la sortie imminente du prochain concept…),créant ainsi un véritable réseau tentaculaire à travers la toile,  les rédacteurs en chef applaudissent.

 

Emouvoir avec intelligence

Glenisson n’a pas peur des sujets tabous. En 2009 il a mis en scène dans une série de mode Mario Galla, un jeune handicapé exerçant la profession de mannequin.  Pour ce jeune homme, c’est chaque fois le même scénario, plombant : les auditions pour décrocher un travail se déroulent parfaitement bien jusqu’au moment où, proche de signer le contrat, il doit révéler son handicap, une prothèse à la jambe droite ( ?). Vous imaginez la suite.

Pourquoi ce thème ? « Je souhaitai raconter l’évolution d’un jeune homme handicapé plus par le regard des autres que par son propre handicap » explique Franck Glenisson. « Ma volonté était de montrer un homme avant tout, qui ne se cachait plus. C’était une sorte de « coming out » .

Lorsqu’on lui demande si il n’a pas peur de déranger, il réplique « Ce qui me dérange, c’est de ne pas parler des minorités. Pour moi, la mode reste avant tout le reflet d’une société » .

Visualisez ci-dessous la série de mode “Beyond my eyes,my muscles’ll survive” :

Du story telling pluri media

L’intérêt du travail de Franck Glenisson est d’être pluri media. Ses séries de mode, véritables superproductions  (« Requiem nostraM  3D» véritable choc visuel lancé mondialement le 24 janvier 2011 minuit par le site communautaire www.iqons.com afin de célébrer le lancement de la Fashion week Couture parisienne réinvente indéniablement les codes de l’éditorial de mode )se déclinent en photos dans la presse (14 pages minimum), en bande annonce filmées  sur des sites de partage de vidéo ( YouTube, Daily Motion) et en interviews exclusives qui laissent  la parole au héro de la série sur des sites spécifiquement choisis. D’ailleurs la série qui a médiatisé le personnage de Mario  « Beyond my eyes,my muscles’ll survive » à remporté de nombreux prix ,à été exposé durant 3 mois à la Bibliotheque Nationale de France ,présentée à Pékin durant 2 mois en partenariat avec l’ambassade de France et est toujours visionnée un an après sa diffusion sur Daily Motion.

 

Une idée forte, déclinée avec  talent. N’est-c e pas ce qu’attendent les consommateurs d’une marque ou d’un média ?   (A l’opposé des « marronniers «  de la presse qui creusent ses déficits  ou des campagnes publicitaires aseptisées qui engendrent ennui et défiance des consommateurs envers les marques ).

Adidas ne s’y est pas trompé. Impressionnée par la puissance qui se dégage des images de Franck Glenisson, la marque a proposé à Mario Galla d’être un de ses mannequins publicitaires.

Les directions marketing qui cherchent toutes ‘The BIG IDEA’ auront tout intérêt à découvrir le travail de ce jeune photographe Franck Glenisson, lauréat de de la Bourse du Talent Mode Nikon 2009 et aujourd’hui membre de la collection photographique du patrimoine français.

 A découvrir ci-dessous, un aperçu de ses récentes créations :





La leçon de Marketing d’Ines de la Fressange

28 04 2011

Courtesy of Saks

Agences, Marketers, vous planchez sur le plan media idéal pour lancer votre prochain produit ?

Suivez l’exemple d’Ines de la Fressange. Du grand art.

Parisian Chic, d'Ines de la Fressange - Flammarion, 2011

Pour la sortie de son livre Parisian Chic, en anglais, Ines de la Fressange était hier soir l’invitée du grand magasin culte new yorkais SAKS, pour une signature.

Mais pas n’importe où. Inès avait choisi le stand Roger Vivien, dont elle est la brand identity consultant.

Et pour accompagner l’évènement, Le NewYork Times, section Fashion, consacre  à la maman, top model, îcone du style et muse de Chanel, une interview au ton enlevé et très joyeux, à l’image de très parisienne Ines.

Bien dans l’air du temps, Ines de la Fressange livre son sentiment sur sa dernière apparition dans le défilé Chanel à la demande de Karl Lagerfield ( “j’avais l’impression d’être une grand-mère au milieu de toutes ces filles géantes venues d’Ukraine”; elle donne une leçon de style à Kate Middleton ; également à toutes les femmes qui n’ont jamais rien à se mettre le matin en contemplant leur dressing  (contre l’avis de leur maris) ou encore à Carla Bruni Sarkosy, si toute fois les rumeurs de grossesse se précisent…

Un lancement de produit (ou en l’occurrence d’un livre) n’a jamais été aussi simple. Parole d’Ines…

How to dress like a hip parisian

BONUS (pour mes lectrices):

Découvrez le slide show How to Dress Like a Hip Parisian





Video de Michel Campan : Internet et Luxe

3 10 2010
Luxe et Internet font-ils bon ménage ?


Michel Campan, Monsieur Internet qui a sévit chez Lancôme, Dior et Hermès, a sa petite idée. Aujourd’hui à la tête de Same Same, une agence et un media (bien différent d’une agence media), il accompagne les marques de luxe sur ce nouveau territoire qu’est Internet,  notamment en Chine.

Il est interviewé par Thomas Blard, en compagnie de Mathieu Lebreton, fondateur de Ykone.

Ne manquez pas  le conseil qu’il donne sur la manière, très juste, d’approcher les blogueurs et les Facebookiens.

Cliquez ici pour visualiser la vidéo :

http://www.decideurstv.com/video/michel-campan-same-same-mathieu-lebreton-ykone-materialiste-luxe-et-internet-allies-ou-rivaux-14292/





Rencontre avec Catherine Barba

11 09 2009

Photo-Catherine[1]

En 1999, Catherine Barba rejoint Marc Simoncini comme Directrice Générale du site iFrance, racheté quelques mois plus tard par VivendiNet. Aujourd’hui, elle est la présidente fondatrice du groupe Malinea qui édite le site Cashstore, et développe l’agence Malinea Conseil, spécialisée en taux de transformation e-commerce. C’est elle aussi qui a eu l’idée de créer le CYbermonday français, l’évènement e-commerce qui sonne chaque année le top départ des achats de Noël sur la toile. Et comme si cela ne lui suffisait pas, elle va publier  en Octobre aux Editions Les Carnets de l’Info Shopping en ligne, même pas peur ! un recueil drôlissime (et très utile) de plus de 100 anecdotes, conseils et astuces exclusives racontées par les e-acheteurs.

Catherine nous parle ici cashback, innovations mais aussi de ces concepts très  séduisants sur le papier mais qui s’avèrent des flops… car trop intellectualisés.

Vous avez introduit en France le cashback. D’où vous est venue l’idée ?

En 2004, il y avait d’une part des consommateurs qui arrivaient massivement sur le net, d’autre part des marchands qui avaient besoin d’apporteurs d’affaires pour diriger vers leurs sites. Je me suis alors demandée :

(1) Comment aider les marchands sur leurs modèles à la performance ?

(2) Qu’est-ce qui me donnerait, moi en tant que consommatrice, l’envie d’aller acheter en ligne ?

A l’époque, souvenez-vous, la recherche du bon prix, de la bonne affaire, n’était pas encore prégnante comme aujourd’hui. Et puis je suis tombée sur une affiche publicitaire de feu la banque EGG qui disait : « Achetez et gagnez de l’argent ». Quelle belle promesse ! Elle portait en elle la demande du marchand couplée à celle du consommateur.

J’avais aussi repéré le site américain Upromise, qui propose de reverser un montant en cash sur tous les  achats du quotidien réglés par son intermédiaire, mais en bloquant cette somme sur un compte rémunéré qui servira plus tard à régler les études des enfants. A l’aune de ces exemples  – et de quelques autres –  j’avais trouvé mon modèle : Comparez, achetez en confiance et gagner du cash !

Comment se porte Cashstore, quatre ans après sa création ?

Cashstore se développe bien, et affiche une belle rentabilité depuis maintenant 3 ans. Cette activité grand public ne représente désormais que 20 % de nos  revenus. A coté, nous avons développé une activité B2B de conseil. Nous mettons tout le savoir que nous tirons de Cashstore.fr à la disposition de nos clients. Cashstore.fr est notre laboratoire. Il nous permet de dire à nos clients, par exemple, s’il faut mieux afficher un montant de cash back en pourcentage ou en montant fixe ; où encore s’il faut mieux envoyer un  e-mailing le matin plutôt que le soir ; un lundi ou un vendredi ? Aujourd’hui cinq personnes seulement sur les trente que compte l’entreprise travaillent pour Cashstore.

Cette activité de conseil ne figurait pas dans votre business plan initial

Oui, nous avons fait évoluer notre modèle économique. Je compte développer la rentabilité de Cashstore avec la mission d’en faire un laboratoire et de partager cette mine d’informations avec mes clients. Cashstore est un levier de notre développement, mais ce n’est pas à moi d’évangéliser le marché français. Pour 1 euro dépensé sur Cashstore pour faire connaître le site, je préfère dépenser cette somme dans notre laboratoire qui fait figure de « Test & Learn ». On voit surgir de comportements nouveaux en ligne : l’utilisation de bons de réduction, l’échange de produits, la location en ligne, l’achat de chaussures. Ma mère achète ses lentilles en ligne ! Ce sont des choses impensables il y a encore peu de temps. Quant au cashback, c’est un phénomène qui peut devenir un vrai pouvoir du e-commerce – en Angleterre, un achat sur 2 est rémunéré en cashback – mais il y a encore du chemin à parcourir pour rendre le concept simple et immédiatement compréhensible par le consommateur.

Parmi les dernières tendances – la percée fulgurante de Twitter, la première boutique sur Facebook lancée par 1-800-flowers.com, etc. – quelles sont celles qui vous semblent solides ?

L’exemple de 1-800-flowers.com est très intéressant, car il reflète l’une de mes convictions profondes : en ligne, la frontière qu’une boutique traditionnelle érige autour d’elle n’existe plus. Avec les blogs, les places de marché, les réseaux sociaux, il n’y a plus de pas de porte : on a démultiplié les portes d’entrée, on a créé des espaces miroirs, et c’est quelque chose de nouveau. Il y a des secteurs, notamment le luxe, qui ont encore du mal à voir cette réalité comme une opportunité plus que comme une menace. Mais avant de réfléchir à tous ces maillages, il faut pratiquer du Test & Learn et travailler son taux de transformation. Il y a trop de déperdition sur les sites,  trop d’internautes qui ne visitent qu’une seule page, ou qui abandonnent leur caddy.  Je dis souvent aux marchands que je rencontre qu’ils vont à la pêche avec des filets percés.

Quelles autres tendances ?

La concurrence n’est plus du tout comme avant. Faites vous-même le test. Lorsque vous allez sur Lastminute.com et que vous en partez parce que vous n’avez pas trouvé ce que vous recherchiez, le dernier écran de Lastminute.com est une page listant les concurrents directs ! Et si vous commandez chez l’un de ces marchands, Lastminute est rémunéré en tant qu’apporteur d’affaire. Leur raisonnement est le suivant : comme je n’ai aucun contrôle sur mes clients, certain vont inévitablement aller voir mes concurrents. Autant que cela me profite. Carrefour tient le même raisonnement.  Chacun de leurs clients fidélité peut acheter depuis leur galerie de cashback Cashstore-pass.fr sur des sites de leurs concurrents, car l’achat permet de gagner des euros directement versés sur leur compte fidélité PASS. par leurs concurrents. C’est une approche extrêmement moderne, que seules les entreprises agiles comprennent.

Une autre tendance, c’est qu’on ne peut plus raconter n’importe quoi aux consommateurs. Ils ne se laissent plus avoir avec les mêmes arguments que par le passé, comme les « faux chèques de réduction » dans les mailings, les e-mailings avec des réductions à 80 %… Les consommateurs comparent même les comparateurs de prix entres eux. Ils connaissent toutes les ficelles marketing et sont vraiment exigeants. En cinq ans, le niveau d’expertise du consommateur s’est considérablement élevé. C’est une lame de fond qui bouleverse la chaine de valeur des acteurs du commerce.

Et puis il y a le formidable succès  des ventes privées. Avec cette interrogation en filigrane : est-ce que le e-commerce va se vivre en horizontal ou en vertical (boutiques hyper pointues). Les deux cohabiteront sans doute ensemble. Pour l’entreprise, il faut savoir adopter une stratégie maline de présence.

Et que pensez-vous des communautés ?

Elles sont structurantes mais je m’interroge : y a-t-il un modèle économique pour les communautés ? Je n’en suis pas si sure. Sont-elles vraiment faites pour le shopping ? Lorsque quelqu’un que je connais m’envoie un e-mail en me disant « ce produit est super, il faut que tu l’achètes », cela me fait fuir. J’ai moi-même fait un test. J’ai envoyé à 20 de mes amies un e-mail pour les prévenir qu’il y avait une super affaire à faire sur l’achat une poussette sur un site spécialisé, la seule réponse que j’ai eu c’est : «  tu es toujours d’accord pour le brunch de dimanche ? !! »

Un site américain, Polyvore.com, propose aux personnes de jouer aux stylistes  de mode en concevant des collages de photos d’article de mode. Ces sites où les internautes contribuent au contenu sont-ils une tendance lourde ?

Le nom de Polyvore est très bon, le site est bien fait mais je me méfie toujours des concepts trop intellectuels, car ils ne marchent pas. Je me souviens de Clust : superbe concept, « je vais enfin pouvoir m’acheter la machine à café dernier cri à prix réduit dès que 20 personnes seront elles aussi intéressées »  sauf qu’il n’y a jamais de 20ème personne. Ce fut la même chose pour la banque EGG . Il faut que le site fasse sens pour le client et qu’il rende un service qui soit très simple d’utilisation.

Comment vous tenez vous au courant de ce foisonnement d’idées nouvelles ?

Je veille en permanence sur les sites américains et anglais, ils sont passionnants. Mais toujours avec le recul nécessaire, car on ne transpose pas une idée américaine au marché français. En France par exemple on ne jongle pas autant qu’eux avec les cartes de crédit ou les coupons. Mais c’est très intéressant de connaître le mécanisme.

book1

Le petit livre rouge de la bonne « e-shopping attitude »

Le e-commerce, ce ne sont pas que des taux de click, des nombres de pages vues et des taux de transformation. Ce sont aussi des blogueuses, des internautes inconditionnelles de la première heure et … des internautes un peu moins aguerris sur la toile.

C’est pour eux que Catherine Barba a eu l’idée de ce petit livre, auquel Colissimo, sous l’impulsion de son Directeur Général François Copigneaux, a eu l’envie de s’associer.

Si pour vous « cashback » est un jeu de casino en ligne et Paypal un joueur de foot croate, apprenez à décrypter les codes du e-shopping en toute simplicité, pour faire de vraies bonnes affaires. Le web est votre royaume et vous la reine des ventes privées ? Faites les tests shopping pour vous détendre, découvrez de nouvelles astuces et les adresses secrètes des pros.

7 blogueuses  ont partagé leurs astuces :

Dans toutes les bonnes librairies … NON, parce qu’un livre qui parle de e-shopping a d’abord sa place sur Internet (logique !), le livre de Catherine  Barba sera vendu dans un premier temps dans une trentaine de sites marchands (Chapitre.com, Alapage.com, PriceMinister, Pixmania…) et dans 500 bureaux de poste partout en France. Ce n’est que plus tard qu’il prendra place dans les rayons des librairies physiques…


[1] Shopping en ligne, même pas peur ! Editions Les Carnets de l’Info








Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.