VIDEO COMMERCE : les 10 règles d’or de Joyus.com

3 07 2014
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Sukhinder Singh Cassidy, CEO Joyus. com, est interviewée en Juin à Chicago, à la Conférence Internet Retailer par Daniel Burstein de MarketingSherpa

 

La Vidéo Commerce en est à ses prémices.

Mais le fait que Sukhinder Singh Cassidy, co-fondatrice et CEO du site de Vidéo Commerce Joyus, cite Netflix et HBO comme faisant partie de ses concurrents, n’est pas anecdotique.

La taille n’a rien à voir.

Que leurs missions soient de divertir ou de faire acheter, ces entreprises se battent entre elles pour capter l’attention du consommateur, lui même de plus en plus avide d’images.

Présente au congrès début Juin à Chicago à la Conférence Internet Retailer, Sukhinder Singh Cassidy détaille dans cette interview les 10 règles d’or pour vendre des produits au moyen d’une video :

LES 10 REGLES D’OR :

  1. -          Produire des vidéos courtes et  "centrées produit"
  2. -          Bannir le hard selling. PréféreR le storytelling,
  3. -          Ne sélectionner que des produits ‘star’ : l’attrait de la nouveauté, du produit novateur, introuvable ailleurs, feront le reste,
  4. -          Limiter la prise de parole à quelques personnes pour créer une connivence fidélisante
  5. -          Tout faire pour capter l’attention du spectateur
  6. -          Ne pas donner trop de choix : parfois une vidéo présentant un seul produit fonctionne mieux qu’avec 3 à 4 produits,
  7. -          Se servir des medias sociaux comme des RP,  pour diffuser la voix de marque,
  8. -          Les personnes actives sur les medias sociaux aiment créer du contenu : elles sont vos meilleurs ‘marketers’,
  9.             Emailing (1/2) - L’envoi  d’emails quotidiens intégrant des vidéos très courtes fonctionne bien,
  10.             Emailing (2/2) - Le titre de la vidéo, essentiel, Ajouter un médiadoit faire transparaître le bénéfice produit

Et pour finir, Sukhinder Singh Cassidy, qui a été nommée  " top woman in e-commerce in Forbes.  et qui a travaillé pour Amazon, reconnait à Jeff Bezos, parmi ses nombreuses qualités, la vision qu’il a eu il y a plus de 10 ans en croyant à la convergence "retail /place de marché". « Les personnes viennent avant tout sur votre site pour acheter un produit;  il faut les servir ».

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JOYUS en quelques chiffres   (source : Forbes)

Quick Pitch: Watch a video, find the perfect anything.

Création : 2011.

Salariés : 35.

Tour de table : $20 million.

Nombre de clients mensuels :  6,000.

Women in tech: le CV de Sukhinder Singh Cassidy inclue  Amazon, Google, Accel Partners et Polyvore.

Sa meilleure lesson : “My best lesson [from former boss Jeff Bezos] was that e-commerce begins in the search box. The best customer experience isn’t about exclusive rights to every product on your platform. It’s about satisfying every customer query.”

Source : Daniel Burstein de MarketingSherpa à IRCE 2014, Chicago.

Vous souhaitez approfondir le sujet ?  Je vous invite à recevoir l’étude complète présentant des cas réels, qui sera publiée le 25 août. Adressez-moi un mail avec votre adresse @ et votre numéro de téléphone. Vous serez recontacté pour obtenir tous les détails.





Que penser de la livraison le jour même ?

17 06 2014
La livraison le jour même, le joker du retail ?

La livraison le jour même va-t-elle devenir un ‘must’  pour les distributeurs ?

 

Je le reconnais volontiers, je me suis un peu vite emballée sur la livraison le jour même. L’expérience de Bergdorf Goodman à New York m’avait séduite.

A NewYork, le grand magasin Bergdorf Goodman propose la livraison en semaine de la tenue trendy aux personnes qui iront passer leur week-end aux Hamptons...

A New York, le grand magasin Bergdorf Goodman propose la livraison en semaine de la tenue trendy aux personnes qui partiront dès vendredi soir en  week-end aux Hamptons…

C’était avant que je ne rencontre la semaine dernière à Chicago  des professionnels du retail, un peu dubitatifs sur la question.

Parmi eux, Lauren Freedman, l’une des meilleures connaisseuses du Retail et présidente fondatrice de The E-tailing Group Inc.

Que m’a-t-elle dit ?

Lauren Freedman  Président The E-tailing Group

Lauren Freedman Président The E-tailing Group

" La livraison le même jour n’est pas nouveau. Cela a été testé à New York par Barnes & Nobles et J.Crew, mais il a fallu attendre que des géants comme Amazon et Google investissent dans l’infrastructure pour rendre viable cette proposition de valeur. 

Les tests se font principalement dans les grandes villes, et vouloir l’étendre sur tout le territoire sera une autre affaire.

Aujourd’hui, le consommateur ‘je le veux tout de suite’ est peut-être prêt pour obtenir ce niveau de confort.

Mais comme toujours, le consommateur devra dire quelle augmentation de prix il est prêt à accepter pour bénéficier de ce service. Et le e-retailer devra évaluer si la demande sera suffisamment importante pour couvrir son investissement".

:: POUR ALLER PLUS LOIN

Le site The E-tailing Group de Lauren Freedman est une mine d’informations sur la distribution.

Vous pouvez joindre directement Lauren Freedman par email

Lire aussi d’autres avis sur Internet Retailer Magazine

 

 

 





Interview – Sophie Gourmelen, Groupe Les Echos

27 05 2014
Sophie Gourmelen

Sophie Gourmelen, Directrice de la Diffusion, Marketing et Communication du Groupe Les Echos

 

Le 1er avril, « Les Echos » recevaient les membres du Cercle Marketing Direct.
C’est exceptionnel.

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Au coeur du prestigieux groupe média, à quelques bureaux de là où s’écrit 24/7 l’actualité des décideurs,

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Sophie Gourmelen a abordé en toute transparence tous les sujets qui tiennent en alerte les rédactions du monde entier : le Paywall, le journaliste plurimedia, les réseaux sociaux comme générateurs d’abonnements – ou pas.

L’interview de Sophie Gourmelen est à lire ici





Où trouvent-ils l’inspiration ? La réponse de 5 marketers

12 05 2014

Ma question favorite en interview  : Quelles sont vos sources d’inspiration ?

C’est toujours stimulant et on y fait souvent de belles rencontres : un site, un magazine, le compte d’une personne à suivre, qui ne font pas (encore) partie de notre routine de veille.

Aujourd’hui, cinq décideurs du marketing nous donnent leurs adresses secrètes :

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Mathilde Donovan

Mathilde Donovan, Responsable de la communication externe, BNP Paribas Personal Finance

Son actualité : Mathilde Donovan a lancé en 2013 Touslesbudgets.com,  un vrai magazine lifestyle consacré aux modes de consommation des Français décliné sur les principaux supports digitaux.

:: Et vous-même, où puisez-vous votre inspiration ?

Je m’inspire de l’air du temps, et suis une grosse consommatrice de médias, en essayant de ne pas me laisser enfermer dans une lecture trop professionnelle.

Je recommande le blog de Raphaël Benoit, j’ai été séduite par la proposition du site Upworthy créé par les fondateurs de The Onions. Leur approche, très intéressante, consiste à aller chercher les bons contenus parmi les milliards qui existent. Puis ils ont une stratégie de ré-éditorialisation des contenus très pointue, en interpellant l’audience comme on le ferait avec un ami sur un réseau social.

Je m’inspire aussi en écoutant les personnes qui m’entourent, de tous les âges et qui ne sont pas des professionnels de nos secteurs, sur leurs consommation de contenus divers.

Retrouvez son interview complet ici

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Isabelle Musnik

Isabelle Musnik

Isabelle Musnik -  INFLUENCIA

Fondatrice, Directrice générale, Directrice des contenus et de la rédaction

Lorsque INfluencia s’est créé, notre slogan était « pour être en avance sur l’opinion ». Et cela n’a pas changé. Notre rôle est d’être une vigie. Tout dans notre société nous donne des pistes : la politique, l’économie, la consommation, le luxe, les technologies, la littérature, le cinéma, la télévision, la mode, la pub, le design, la nourriture, les voyages..

Et nous utilisons tous les moyens à notre disposition : rencontres avec des philosophes, sociologues, spécialistes de la com, entrepreneurs, innovateurs, tendanceurs… les débats organisés par de nombreux organismes privés ou publics, les sondages d’opinion, les grandes enquêtes internationales, les expos, … mais aussi l’observation des gens de la rue, ou dans les lieux de rassemblement ; le métro, les files d’attentes aux caisses, les marchés, le comptoir des cafés, les Starbucks, les boites de nuit ;

Nous allons aussi sur les grands salons pour humer l’air du temps.

Bien sûr nous lisons un maximum de quotidiens, revues françaises et étrangères, la presse payante mais aussi la presse gratuite, nous dévorons les sites et newsletters françaises mais beaucoup les newsletters et sites internationaux, nous avons nos correspondants dans d’autres pays

Et puis nous avons nos propres groupes de « consommateurs » ou de « citoyens » qui sont simplement des gens autour de nous que nous observons et qui nous racontent leur vie, leurs attentes…

Tout ceci nous permet d’imaginer les prochains thèmes de nos revues.

Influencia

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Keyvan Salmanpour – VP International, NewsCred

 

Keyvan Salmanpour – VP International, NewsCred

Son actualité : Newscred, la société dont il est le vice-président, a bâti son succès en proposant aux entreprises une technologie d’agrégation et de diffusion de contenus sous licence. Newscred s’allie aujourd’hui à ADLPartner pour adresser le marché français.

:: Où puisez-vous votre dose d’inspiration ?

Je puise mon inspiration tous les jours dans du contenu de qualité. Ce peut être aussi bien lire The Guardian que regarder un film de François Truffaut. Je suis aussi admiratif des progrès considérables faits par certains blogs, comme The Business Of Fashion – qui est devenu en lui-même une entreprise prospère.

Lire son interview intégral

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Patrice Quinqueneau

Patrice Quinqueneau, Président Echo Conseil

Son actualité : Patrice Quinqueneau, 30 ans d’expérience de la Distribution, conseille les directions générales dans leur stratégie et développement commercial. Il anime en Juin une formation d’un jour au category management.

 :: Et vous-même, où puisez-vous votre inspiration ?

Les premières sources sont évidemment les clients  – les distributeurs et leurs fournisseurs – et mes nombreuses visites magasins.
Je complète cette veille avec les salons  ayant des conférences (salon e-marketing), différents journaux (LSA et les Echos) et enfin des sites medias,  newsletters et blogs:
- Journal du net
- influencia
- Docs news
- La Newsletter de E-commerce Magazine

Et le blog d’Olivier Dauvers

 Voir le Programme de la Formation au Category Management

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Charlie Rose reçoit Arianna Huffington

20 04 2014

Livre Adriana

Connaissez-vous Charlie Rose ?

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Charlie Rose est l’un des plus brillants (le plus brillant ?) des interviewers américains. Chaque soir de la semaine, pendant 1 heure sur PBS (et repris dans le monde par Bloomberg Television), il converse en one-to-one avec l’invité qu’il s’est choisi. Ce peut être un politicien, un athlète, un cinéaste, un banquier … ou tout autre newsmakers.

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C’est passionnant.

Charlie Rose a une vraie curiosité pour les gens, il les aime et veut juste comprendre et faire partager le "pourquoi des choses".

La conversation est intelligente, élégante, bienveillante. (A la manière, en France, d’un Philippe Labro).

Les invités, en confiance, se livrent sans fards, dans le studio plongé dans le noir.

Avant, nous étions un petit nombre de français, de passage à New York, L.A. ou Chicago, à suivre avidement son show le soir, quitte à trouver une bonne excuse pour abréger un diner qui s’éternisait…

Aujourd’hui, plus besoin de traverser l’Atlantique : le Replay nous livre Charlie Rose en 24/7 partout dans le monde.

Coïncidence, alors que mardi soir, Anne Sinclair, la directrice éditoriale du Huffington Post français, se confie à Laurent Delahousse dans Un Jour un Destin, c’est sa ‘boss’ Adriana Huffington que Charlie Rose a interviewé cette semaine.

Charlie Rose et Arianna Huffington

Charlie Rose et Arianna Huffington

Le show est à voir ici

http://www.bloomberg.com/video/popout/PhO8IvKwRIys95olLKJyJg/0

Arianna Huffington est la co-fondatrice et rédactrice en Chef du Huffington Post Media Group – qui a changé radicalement le journalisme mondial, publie un livre : ‘Thrive: The Third Metric to Redefining Success and Creating a Life of Well-Being, Wisdom, and Wonder.’

Livre Adriana

Un énième livre sur le succès ?

Non.

Pourtant elle en parle, mais sous l’angle : Qu’est-ce que le succès pour soi-même ? Prend-t-on assez soin de soi pour avoir l’énergie nécessaire ?

Ce livre est très personnel, elle l’a écrit à la manière d’un wake up call après un sérieux problème de santé dû à un surmenage et un manque de sommeil.

Parmi ses convictions :

  • Une évidence : le succès ne se mesure pas à l’épaisseur de son portefeuille ou de la moquette de son bureau mais « they are about cherished memories, shared adventures, small kindnesses and acts of generosity, lifelong passions, and the things that made us laugh.
  • En étant connecté au monde 24/7, pense—elle, on  a perdu ce lien vers ce qui compte vraiment pour soi.

Venant d’elle, qui a révolutionné les groupes médias – le New York Times et le Wall Street Journal en tête – la remarque n’est pas anodine…

Parmi ce qu’elle expérimente et conseille :

  •  la « digital detox » (qu’elle a mené pendant des vacances avec sa fille et… son ex-mari, ce qu’elle conseille aussi !)
  • Dormir, redonner, méditer…
  • Au début, faire des changements microscopiques ( consciente que les habitudes sont difficiles à changer)

Ceci peut paraitre candide à certains, mais elle s’appuie sur des recherches récentes sur le fonctionnement du cerveau qui montrent « the profound and transformative effects of meditation, mindfulness, unplugging, and giving ». Un exemple scientifiquement prouvé : lorsque l’on est dans le "giving", les chercheurs ont observé une baisse dans le métabolisme des marqueurs conduisant à la maladie.

Cette conversation de bons sens entre ces deux stars des médias, aux agendas sur-bookés, est révélatrice. Et on sent bien que Charlie Rose l’écoute attentivement, tant il doit vivre ces paradoxes. Comme nous ?

Le show est à voir ici

Et le livre se commande ici sur Amazon





Amy Odell (cosmopolitan.com), rédactrice en chef "social"

5 04 2014

 

 

Amy Odell

Amy Odell | Photo: Debra Scherer

 

 

Amy Odell a tout pour elle. Elle est charmante, elle vit à New York et elle est la rédactrice en chef de Cosmopolitan.com

Qui plus est, elle a réussi l’exploit insensé de doubler le trafic du site en seulement un an. (23 millions de visiteurs uniques par mois).

 

 

Page d'accueil de www.cosmopolitan.com

Page d’accueil de http://www.cosmopolitan.com, qui a doublé son trafic en un an

 

 

Amy Odell, qui a commencé sa carrière chez BuzzFeed. pionnier de l’internet viral, est typique de ces jeunes et brillants Rédacteurs en Chef,  nés avec Internet, qui s’imposent dans les  médias du monde entier comme des game changer de l’information.

La journaliste Debra Scherer l’a rencontré dans ses bureaux de Manhattan pour le site Business of Fashion,

L’article intégral est à lire ici

Voici ce qu’il faut en retenir :

 

  • Où a-t-elle appris le métier ?

Au New York Magazine : c’est elle qui y a créé le premier blog  – consacré à la mode -  dans ce groupe media. Une vraie nouveauté à l’époque pour la presse magazine.

Newyork magazine

Puis elle est entrée chez BuzzFeed, où, dit-elle en tout humilité « j’ai dû réapprendre tout ce que je savais sur Internet. Qu’est-ce qu’un contenu viral ? Comment « engager » une audience ? Comme écrire un meilleur titre ? ».

 

  • Quelle différence fait-elle entre le journalisme classique et BuzzFeed ?

Pour Amy Odell,

-          des journaux comme Le New York Times ou The Wall Street Journal informent des nouvelles du jour. Ils ont une manière de penser  en une seule dimension,

-          BuzzFeed traite l’information en la contextualisant. Il part d’un sujet  et le relate en se demandant avant : "Qu’en disent les personnes  ? Quelles photos sont échangées à son sujet ? Quelles conversations cette information suscitent-elle sur Twitter ? Comment est-il partagé sur Facebook ? C’est une façon différente de penser l’information.

" Chez BuzzFeed "  résume Amy Odell. “ j’ai appris à penser l’information en la plaçant dans son contexte sur Internet ».

 

  • Le site Cosmopolitan.com a doublé son trafic en un an. Qu’a-t-elle changé ? 

Le ton : Les lectrices de Cosmopolitan.com, moyenne d’age 24 ans environ, sont actives, décidées, et veulent être reconnues comme tel. Elles doivent venir sur le site non par hasard (ou via le mot clé « sexe », thème privilégié chez Cosmo) mais parce qu’elles savent qu’elles y liront des articles qui vont leur plaire.

L’humour : les personnes sont sur Internet en partie pour se détendre. Un peu d’humour ne nuit pas.

La conversation : "Il est important pour moi que nous adoptions un ton conversationnel, afin que la lectrice ait le sentiment de parler à une amie proche, intelligente te drôle" résume Amy Odell.

 

  • Comment se sert-elle des réseaux sociaux pour augmenter le trafic du site ?

 - En publiant des articles que l’on veille partager.

Avant de poster un article, le journaliste doit se demander : « Est-ce que je partagerai ceci sur ma page Facebook ? ». Sans tomber toute fois dans la course au "tout-viral", qui serait contre-productive.

 

- En favorisant la réciprocité entre sites médias

C’est la nouveauté apportée par cette génération de journalistes travaillant pour des plateformes numériques.

Sur Internet tout le monde partage la même audience, au même moment. Le site média ou le blog voisin ne sont pas vus comme des concurrents, mais au contraire comme un réservoir d’audience qui peut apporter du trafic à son propre site.

C’est un changement de mentalité radical par rapport à la presse papier.

« Sur Internet, tout le monde est ami avec tout le monde » conclut Amy Odell.

Et, aime-t-elle à le croire, il n’y a pas de bataille entre les nouveaux medias – qui arrivent avec leurs nouveaux formats et la puissance du contexte – et les grandes marques médias établis de longue date, avec leur histoire, une audience fidèle et le pouvoir que revêt l’expertise.

Surtout, j’ajouterai, si les deux mondes viennent prendre chez l’autre ce qu’il a de meilleur.

 

Lire l’article intégral

 

 





Video : le futur du retail, par Kate Spade et eBay

15 01 2014

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Les modeuses connaissent Kate Spade pour son style toujours au top,

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les marketers pour son avance en matière de commerce innovant.

A Noel, Kate Spade, en partenariat avec eBay,  a mis en place dans New York plusieurs vitrines digitales sur lesquelles les clientes pouvaient commander immédiatement, on-the-go. Dans certains cas, leurs achats étaient livrés chez elles, avant même qu’elles soient de retour de leur busy day.

Karina Sokolovsky, Public Relation de Kate Spade, s’en explique dans cette vidéo:





Frank Rosenthal : des raisons d’aimer le Retail US #DRARU

5 01 2014

Livre Frank Rosenthal

Un dimanche après-midi à Manhattan.

Madison Avenue,  Bleeker Street, Columbus Avenue, Meetpacking District – sans même parler de la 5ème – les clients sont là, prêts à consommer, dans des boutiques… ouvertes.

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Frank Rosenthal

Frank Rosenthal

Dans le livre que publie Frank Rosenthal aux Editions Kawa " Tout savoir sur… Le retail aux Etats-Unis#, Henri Kaufman, son Directeur de Collection, s’interroge : "Pourquoi le fait de faire mes courses aux US me procure-t-il un plaisir plus grand que celui ressenti lorsque je fais les mêmes courses en France ?"

Comme un enfant chez le marchand de glace ?

Et de quoi expliquer les 3  % de croissance qu’a connu les Etats-Unis en 2013 ?

Frank Rosenthal, expert en marketing du commerce et consultant (Frank Rosenthal Conseils) a réuni dans son livre le fruit de 4 ans d’enquête à harper boutiques trendy, department stores, malls et magasins specialisés. Pas en blogueur depuis son salon, mais comme l’explique Jérome Parigi, Rédacteur en chef adjoint de LSA, dans la préface, en vrai reporteur qui restitue l’essentiel "… le contact avec les employés, les discussions avec les clients, les sens, les odeurs. Ce qu’on désigne dans notre jargon de journaliste comme les couleurs d’un article et qui font souvent sa force."

Avant de vous plonger dans ce livre ‘safari photos" (il est truffé de visuels), rencontre avec son auteur :

  • Ce livre est la somme de 4 ans d’enquête, 15 voyages aux Etats-Unis et 900 visites en magasins.  D’où vous vient cette passion – lire "fascination"-  pour le retail américain ?

Frank Rosenthal : Depuis un voyage à New York, il y a 4 ans (en mars 2010). Les Américains étaient à la sortie de crise des subprimes. J’avais été frappé par le dynamisme du retail et surtout par la créativité et l’innovation qui me semblaient alors en complet décalage avec la France. Je me suis alors dit qu’on devrait regarder de plus près ce qui se passe aux Etats-Unis et c’est ce que j’ai fait en multipliant les voyages, visites et études pour bien comprendre les forces du retail américain.

  • On cite régulièrement la culture client comme facteur clé de la bonne santé du retail américain. Mais vous consacrez aussi tout un long chapitre à la créativité de l’offre, en prenant notamment comme exemple Urban Outfitters. Comment cette enseigne de vêtements – sur un secteur plutôt encombré – arrive-t-elle à surprendre en matière d’offre  ?

Frank Rosenthal : Urban Outfitters est un exemple très intéressant parce que l’enseigne a choisi une cible : les étudiants. Elle se concentre sur cette cible tant sur son concept magasin, que sur son offre ou sa communication. Intéressant parce que ça va à l’encontre de toutes les idées reçues qui disent qu’il faut élargir, s’adresser à tous, viser un large public… Urban Outfitters fait l’inverse, l’assume et ça marche avec un développement de plus de 100 magasins (sans compter le site marchand) aux Etats-Unis et déjà 6 pays européens dans lesquels l’enseigne est présente. Bref, ce qu’en France, on aurait tendance à rejeter marche aux Etats-Unis et s’exporte en Europe.

  • Vous prenez aussi comme exemple Macy’s Herald Square, " le plus grand magasin du monde". Le format "grand magasin" a-t-il encore de l’avenir pour vous ?

Frank Rosenthal : J’en suis convaincu. Et d’ailleurs les grands magasins Français Galeries Lafayette ou Printemps se portent bien depuis quelques années et font d’ailleurs un remarquable travail.

Les Américains croient à l’avenir du grand magasin. D’abord parce que la bataille est rude entre les nombreuses marques de grands magasins : Barney’s, Bloomingdale’s, Neiman Marcus, Nordstrom, Macy’s, Saks Fifth Avenue pour n’en citer que quelques-unes.

Ensuite, 3 raisons me font croire à un avenir plutôt très positif pour ces marques de grands magasins :

1/ leur implantation nationale n’est pas terminée.

Ainsi, Nordstrom va réaliser son flagship à New York alors que l’enseigne est pour le moment absente de Manhattan.

2/ Leur digitalisation est bien en marche

Les grandes marques de grands magasins américains réalisent déjà 15 à 20% de leur chiffre d’affaires sur le web et pratiquent le cross-canal depuis bien longtemps.

3/ les investissements sont très importants

Dans le livre, je parle de Macy’s Herald Square et de sa rénovation. 400 millions de dollars investis dans une rénovation (sur 4 ans) c’est un record dans l’histoire du commerce. Aucun doute, les Américains y croient.

  • Ces derniers mois, quel retailer américain vous a particulièrement bluffé ?

Frank Rosenthal : Je suis bluffé par Whole Foods Market. L’enseigne a des valeurs et un combat pour l’alimentation saine qui a du sens (particulièrement aux Etats-Unis). Son histoire qui a démarré dans la capitale du Texas, Austin, est incroyable. Ses efforts pour donner un vrai plaisir en faisant ses courses sont réels et à mon avis inspirant. Pour avoir visité des magasins aux 4 coins du pays, je suis étonné par l’homogénéité de leur parc, c’est très rare pour les enseignes.

  • Vous conseillez de nombreuses enseignes françaises. Le retail US est-il toujours transposable ?

Frank Rosenthal : Non et surtout pas. Je donne dans le livre 7 bonnes raisons de ne pas transposer.

1/ Une culture très différente

2/ Le shopping est totalement intégré à l’ ”american way of life”

3/ Les écarts sont importants au niveau des  salaires et charges, employer du personnel coûte moins cher aux Etats-Unis

4/ Les lois sociales font que le personnel est beaucoup plus sous pression des employeurs et des clients aux Etats-Unis

5/ N’oublions pas pour autant nos bonnes pratiques et nos commerçants inspirants…Soyons objectifs : Les Etats-Unis ne font pas mieux tout le temps et sur tous les secteurs du commerce

6/ La largeur de l’offre est sans limite…mais ce n’est pas toujours idéal (ex : le commerce des armes)

7/ Attention à ne pas importer de mauvaises pratiques

Il faut donc être vigilant, pour autant observer les bonnes pratiques a du sens !

  • A part lire votre livre… et entre deux voyages sur place, quelles sources d’inspirations US conseillez-vous ?  

Il y en a beaucoup. Le New York Times et USA Today me paraissent inspirants. Il y a aussi l’excellente Harvard Business Review et pour les blogs les newsletters de la NRF (National Retail Federation). Enfin, je recommande sur mon blog retail-distribution.info les différentes Retail Playlist, des reportages sur les villes qui font le commerce, en partenariat avec LSA, il y a une dizaine de villes américaines concernées. Je viens par ailleurs en novembre 2013 de lancer un blog de veille retailauxetatsunis.com

  • Votre prochain " Tour Retail " ce sera

New York en janvier comme chaque année pour le Retail’s Big Show de la NRF, le plus important salon mondial dédié au commerce. Puis Texas en mars. Mais le plus souvent, je suis en France mon activité étant très centrée sur la France.





David Barroux : "La leçon de Beyoncé"

21 12 2013

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J’adore la presse, parce que les (bons) journalistes ont l’art de réunir en quelques lignes tout ce qui vous a traversé l’esprit, en entendant une info.

Mais … étayé de mille précisions, renvoyant à d’autres sources, et renforcé par leur esprit critique.

C’est ce qui est arrivé cette semaine, avec l’article de David Barroux paru dans les Echos et développé ici.

David Barroux

David Barroux

L’info ? 

Récemment, la chanteuse Beyoncé, star mondial du R&B, a surpris tout son monde ("8 millions de fans sur Instagram, 13 millions de followers sur Twitter et 54 millions d’amis sur Facebook, " tout de même, nous précise David Barroux. Elle a lancé son dernier album (pas un simple single) en se passant d’intermédiaires, en ne faisant aucune promotion, juste en envoyant un tweet.

Résultat, en moins d’une semaine, elle a du approcher le million d’albums vendus sur iTune.

Pourquoi est-ce important ?

Parce que, comme le précise David Barroux  "c’est une nouvelle approche marketing et c’est ça qui montre qu’on a changé de monde. Pour faire la promo de son album, Beyoncé n’a pas fait une seule télé, elle n’a pas donné une seule interview. Elle a juste posté une photo qui disait « Surprise » sur le réseau social Instagram. Et l’info est partie comme une traînée de poudre parce que Beyoncé est une méga star numérique".

Certes, ce type de lancement est sans doute réservé aux ‘mega stars’.

Et certes, comme le précise le journaliste, dans la musique, nous ne sommes même pas dans la règle marketing bien connue des 80/20 : "dans la musique distribuée de façon électronique c’est la règle du 80-1. 1% de l’offre capte 80% des revenus".

Mais on sent bien, une fois de plus que le marketing direct ce n’est plus l’apanage d’une marque qui entretenait jalousement la relation directe avec son client. La   relation directe existe toujours, mais elle se fait de plus en plus entre le créateur et sa ‘communauté".

L’excellent article ( et la chronique qui en découle, diffusée sur Radio Classique) sont à lire /écouter ici.





Entretien avec Fabrice Boé – CEO Ines de la Fressange

5 11 2013
 Fabrice BOE  Chief Executive Officer  IDLF (Inès de la Fressange)

Fabrice BOE, Chief Executive Officer IDLF (Ines de la Fressange)

 Disposant d’un solide « track record » dans le luxe, Fabrice Boé s’associe à Ines de la Fressange, icône mondiale du chic parisien, pour reprendre ensemble l’initiative et (re)développer la marque « Ines de la Fressange ».

L’ambition ?  En faire une Maison lifestyle 100 % parisienne, aussi éclectique que notre époque : luxueuse et accessible, Made in France et internationale, personnifiée et sociale.

Avec, sur le « catwalk », l’irrésistible sourire d’Ines, entourée d’une équipe créative ultra pointue et non loin, ses couturières aux doigts de fées, dont une majorité la suit depuis ses débuts de créatrice en 1991.

 

Photo Imaxtree

Photo Imaxtree

 

La rencontre

Cela sonne comme une évidence.  L’alliance professionnelle de deux personnalités aux talents complémentaires.

D’un côté, Ines de la Fressange, célèbre mannequin, incarnation de la Parisienne dans le monde entier – notamment depuis le succès de son livre La Parisienne traduit en 13 langues – et fondatrice de la marque qui porte son nom.

La parisienne, d’Inès de la Fressange, avec Sophie Gachet.  Edition Flammarion

La parisienne, d’Ines de la Fressange, avec Sophie Gachet.
Edition Flammarion

De l’autre côté, Fabrice Boé, ancien haut dirigeant chez L’Oréal, Hermès International et Prisma Presse.

Depuis mars, Ines de la Fressange et Fabrice Boé travaillent ensemble au déploiement international de la marque ‘Ines de la Fressange’.

A Ines, la création des produits, la communication et les relations avec les médias, avec sa manière si distinctive de raconter une histoire. A Fabrice Boé et son équipe le commerce au sens large : traduire la vision d’Inès en produits désirables, aussi bien en magasins que sur les plateformes digitales de la marque.

A leur côté, un pool d’investisseurs de renoms – des dirigeants qui ont investi à titre personnel dans l’aventure.

Entretien avec Fabrice Boé, Président Directeur Général de IDLF

:: L’annonce en mai dernier du rachat de la marque « Ines de la Fressange Paris » et le retour de la célèbre mannequin « aux affaires » – après 14 ans d’absence dans la société – ont été chaleureusement accueillis. Comment est né ce projet ?

Fabrice Boé : De mon côté, après avoir travaillé dans les cosmétiques, le luxe et les médias, j’avais le souhait de reprendre une ou plusieurs petites marques de luxe à connotation française et de dimension internationale, dont le potentiel de développement était sous exploité.

La mondialisation a été extraordinairement bénéfique pour le luxe français. Il existe une quantité de marques françaises qui ont tout pour réussir au plan mondial, et certaines l’ont fait merveilleusement bien, comme Hermès, Vuitton, Chanel et tant d’autres. Pourtant certaines marques sont restées en deçà, alors qu’elles avaient au départ la même potentialité. C’est-à-dire une histoire, de la créativité, le sens de la qualité, du détail. Du sens, tout court.

D’un autre côté, il y avait la marque Ines de la Fressange Paris.  Une marque incroyable avec un potentiel visiblement sous-exploité, et un problème structurel, qui était l’absence de la personne qui portait la marque.

La rencontre des deux histoires a permis de monter un projet, avec l’assurance qu’Ines de la Fressange avait envie de revenir dans sa marque et la retrouver. Nous avons donc réuni un tour de table, repris le fonds de commerce et fait revenir Inès dans la marque qui porte son nom.

:: A titre personnel, qu’est-ce qui vous attire dans le secteur du luxe ?  

Fabrice Boé : J’ai une idée du luxe assez évidente. Il se caractérise par la réunion de la qualité, l’excellence,  la création, la nouveauté, le style, l’unicité et une rareté due à l’exigence qui rend les produits de luxe nécessairement peu abondants.

Or il est fascinant de constater que, depuis les années 2000 et sans doute pour plusieurs décennies encore, des millions d’hommes et de femmes ont accédé et accèderont à la possibilité d’acheter des produits de luxe. Le luxe n’est pas superflu. Il est lié au développement personnel et culturel des personnes. Il est lié à l’estime de soi. Une fois que l’on mange à sa faim et que l’on se loge, on se soucie de son apparence, et cela est vrai pour tout être humain dans l’histoire. On cherche à se valoriser, à se différencier. Le Le luxe est une forme de réponse à cette aspiration, l’envie de luxe peut être extrêmement forte, jusqu’à devenir un besoin.

Je suis heureux que l’on trouve en France une palette réellement unique de représentations du luxe – le champagne, le cuir, les parfums, les cosmétiques …-  que l’on ne retrouve nulle part ailleurs et qui fait rêver dans le monde entier.

Texte 2

:: Revenons à la marque Ines de la Fressange : comment la voyez-vous ?

Fabrice Boé : Notre vision est de se dire que (1) la parisienne, le chic parisien, est un véritable archétype vécu comme un modèle dans le monde entier ; (2) personne n’incarne mieux cet archétype qu’Ines ;  (3) donc Ines, parce qu’elle en a l’envie et le talent  peut  proposer au plus grand nombre de femmes, en France et à l’étranger, de rentrer dans le style de vie d’une parisienne de la manière la plus complète possible.

Ce n’est pas simplement vendre une écharpe, ou un petit morceau de Paris, c’est vendre le concept de la parisienne. Une certaine façon de vivre, d’être, d’aborder la vie. Et Ines incarne tout cela. La parisienne, c’est le chic, c’est l’histoire, une forme d’humour, d’esprit. Nous sommes absolument convaincus qu’Ines est la personne qui peut porter ce projet.

:: Votre vision de la marque, à la fois internationale et lifestyle, est très large :

Fabrice Boé : C’est ce qui fait la force de la marque : loin de se cantonner à une catégorie de produits, elle a une vraie largeur et profondeur de gamme. Elle est unique en ce sens.

:: Pourtant il existe bien d’autres marques de mode lifestyle 

Fabrice Boé : On nous demande souvent à quelles marques nous nous comparons. On en trouve sur certaines catégories de produits, mais pas sur la totalité. Et aucune personne ne peut « concurrencer » Inès. Elle est l’incarnation de la parisienne, de par ce qu’elle porte en elle : son histoire, son allure, son intelligence, sa carrière, son chic, son sens de la création et des  associations, son goût, son esprit, son humour. Et aussi sa vie personnelle, sa famille, ses différentes vies professionnelles y compris au travers d’épreuves qu’elle a surmontées et qu’elle n’a pas cherché à cacher.

Il existe une force dans sa personnalité qui plait beaucoup.

Enfin, pour  couronner le tout,  le livre qu’elle a écrit, traduit en 15 langues, qui en est à sa troisième édition, et qui consacre le fait qu’Ines est la plus parisienne des Parisiennes. Pour nous, ses lecteurs constituent un bassin d’acheteurs potentiels dans le monde entier.

Il y a une osmose entre le concept et la personne.

Notre marque est à l’image d’Ines, de son univers, de ses valeurs et du modèle qu’elle a créé, et les prolonge, par conséquent elle est unique.

Texte 4

:: Quels produits allez-vous proposer à « celle qui se vit en parisienne »?

Fabrice Boé : Nous allons proposer six univers. En premier, tout ce qu’Ines porte sur elle-même, vêtements et accessoires, de la tête aux pieds : chapeaux, chaussures, bijoux, montres, ceintures, sacs, portefeuilles, etc. En tout, une dizaine de catégories de produits.

Deuxième univers : les parfums et cosmétiques.

Troisième univers, la maison : linge, meubles, tissus, accessoires, luminaires et tapis qu’Inès dessine elle-même.

Quatrième univers, les loisirs d’Ines : outdoor, mer, montagne, tennis, golf, etc, et les voyages, une de ses grandes passions.

Cinquième univers, la vie sociale : cartable, étuis de tablettes, téléphone, mais aussi papeterie, stylos etc.

Et enfin, la famille, au sens large : les enfants, le compagnon ou mari, et toutes les personnes à qui on a envie de faire plaisir.

On imagine, sans abimer la marque, 25 à 30 catégories tout à fait légitimes.

:: C’est très proche du concept de grand magasin « où l’on trouve tout » !

Fabrice Boé : C’est Ines qui a inventé la notion de concept store lorsqu’en 1991, elle  a ouvert sa boutique sur 300 m2, au 12 Avenue Montaigne. Elle réunissait sous un même toit toute une variété de produits qui n’avaient jamais été réunis de la sorte. C’était quelque chose de très surprenant, tout à fait novateur pour l’époque.

 

:: Ou serez-vous distribué ?

Fabrice Boé : La nouvelle génération de produits dessinés et conçus avec Inès va arriver début 2014, dans un premier temps dans les magasins spécialisés. Puis je pense qu’on va très rapidement intéresser des magasins multi-catégories, comme les grands magasins. On y trouvera sous un même toit, peut-être à des étages différents, l’ensemble des produits que l’on propose. Le modèle du grand magasin est très puissant dans de nombreuses régions du monde, notamment en Asie et aux Etats-Unis.

:: Envisagez-vous d’ouvrir des magasins en propre ?

Fabrice Boé : Lorsque nous aurons suffisamment de produits sous notre nom, alors nous ouvrirons un magasin à l’enseigne de la marque, ce sera un excellent moyen de montrer ce qu’est la marque, dans un lieu qui lui appartient. Cela va prendre un peu de temps, d’autant qu’il faut trouver le bon emplacement.

:: Travaillez-vous sous forme de licences ?

Fabrice Boé : Notre volonté est de nous associer, catégorie par catégorie, avec les partenaires que nous considérons comme les meilleurs et les plus proches de nos valeurs de marque. Donc juridiquement, c’est  sous la forme de licences ;  concrètement c’est  notre choix.

Avec Uniqlo nous allons proposer une coopération avec l’un des plus grands fabricants-distributeurs mondiaux de vêtements, qui permettra proposer une série de produits co-brandés, dans le monde entier, avec la double signature et d’offrir ainsi des produits portant la marque Ines de la Fressange Paris à des centaines de milliers de femmes.

 

:: Allez-vous privilégier le ‘Made In France’ ?

Fabrice Boé : Nos produits seront conçus et créés à Paris. Pour ce qui est de la fabrication, nous choisissons avec nos partenaires les meilleurs fabricants et artisans et, dans la mesure du possible, français. Ce n’est pas une exclusive, mais c’est un choix naturel.

::  Le ‘Made In France’ conserve donc son attrait, même auprès des nouvelles cibles du luxe, jeunes et cosmopolites ?

Fabrice Boé : La notion importante est celle de « produits conçus et créés en France ». L’air de la France est favorable à la création. Dire d’un produit qu’il est conçu et créé en France, à Paris, est une caractéristique fondamentale, très importante pour le consommateur. Nous avons également en France d’excellents  fabricants. Le Made in France génère une vraie demande dans le monde et ceci est plus vrai que jamais, il constitue une sorte de barrière à l’entrée pour qui veut produire des objets de luxe. 

:: Allez-vous fonctionner par collections, printemps-été, automne-hiver, ou privilégier les cycles courts ?

Fabrice Boé : Nous ne nous considérons pas comme une marque de mode et donc nous ne sommes pas liés aux cycles de la mode. Nous ne nous sentons pas prisonnier de ce système mais bien sûr nous en tiendrons compte.

:: Quel est votre positionnement prix ?

Fabrice Boé : Nous voulons nous différencier du luxe par une certaine accessibilité, toujours dans cette vision d’offrir au plus grand nombre de femmes la possibilité d’entrer dans la vie d’une parisienne. Chaque femme devrait pouvoir, si elle en a envie, s’offrir un produit Ines de la Fressange Paris. Donc pas d’over pricing : le fair price, le prix juste.

Texte 1

 

 

 

:: Dans quels domaines Ines de la Fressange va-t-elle concentrer son talent ?

Fabrice Boé : Ines sera active dans les domaines dans lesquels elle excelle : création du produit, communication et relations avec les médias elle sera également impliquée dans la stratégie générale de la marque, sa vision y est évidemment précieuse. Il y a une parfaite complémentarité entre nos apports respectifs.

Notre rôle à nous, avec la direction de marque dirigée par Mina Bishop, est de transformer en réalité la vision et les valeurs d’Ines ; de fabriquer, distribuer et promouvoir les produits qu’elle a imaginés et, c’est l’essentiel, d’en faire une marque, qui ira donc au-delà de la personne, qui s’inscrira dans l’archétype de la Parisienne, aujourd’hui parfaitement incarné par Ines.

Nous avons donc constitué une direction du style, dirigée par Fleur Deméry, à l’expérience très diversifiée et riche, qui crée et développe les produits, en accord bien sûr et en parfaite cohérence avec Ines, et qui est en mesure de déployer les créations sur l’ensemble des univers que nous avons définis.

Nous nous reposons beaucoup sur ce pôle de création.

Ines conserve ses activités actuelles, telles que ses engagements de charity, son rôle d’ambassadrice de Roger Vivier. Tout ceci est très complémentaire.

 

:: A l’instar de Burberry, les marques de luxe investissent de plus en plus dans le digital, en créant des dispositifs qui permettent leur mise en valeur et leur visibilité pour le plus grand nombre sur les médias sociaux. Quels sont vos projets en matière de e-commerce et Social Business ?

Fabrice Boé : J’ai une idée assez simple que je professe depuis au moins dix ans, et qui n’a pas changé.

Il y a dans les composantes du luxe un lien direct entre la marque et leurs clients, cela constitue une différence structurelle avec les marques de grande consommation.

Les marques de luxe sont habituées à réunir leurs propres clients dans les magasins, pour les rencontrer physiquement. Chez Hermès, nous organisions régulièrement des évènements en magasin ou des visites de nos ateliers.

Le digital – et notamment les nouvelles expressions du digital que sont les réseaux sociaux au sens large – est un moyen dans le monde d’aujourd’hui d’avoir ce lien direct avec un client. Il y a une cohérence totale avec ce que le luxe a toujours été.

:: Quelle est votre ambition en matière de e-commerce ?

Fabrice Boé : Il y aura un site e-commerce et autour, un maillage de média sociaux pour donner l’accessibilité aux clients sur le web et démultiplier l’effet sur les réseaux sociaux.

 

Page d'attente avant ouverture du site web Ines de la Fressange

Page d’attente avant ouverture du site web Ines de la Fressange

Ndlr : Cliquez ici pour vous inscrire et être tenu informé de l’ouverture du site

:: Autour d’Ines de la Fressange, un pool d’investisseurs influents – Geoffroy Roux de Bézieux (Virgin Mobile), Christophe Chenut (ancien DG de Lacoste), Christophe Cuvillier (président d’Unibail-Rodamco), Gonzague de Blignières (Equistone) … –  ont participé à titre privé au rachat de la marque. Est-ce important aujourd’hui pour une entreprise à potentiel de s’entourer de « pointures » internationales issues de secteurs différents ?

Fabrice Boé : Tous ont investi à titre personnel. Ce sont des personnes qui croient en la marque, qui ont d’immenses talents et de puissants réseaux. Le dernier en date à nous rejoindre est Michel Piétrini, ancien directeur général de Chanel.

Leur connaissance du développement des marques à l’international est importante, puisque nous ambitionnons de réaliser un quart de notre activité en France, trois quart à l’étranger.

:: En tant qu’homme de presse, comment voyez-vous cette tendance des marques de mode à se transformer en éditeur en créant du ‘brand content’. Allez-vous suivre cette voie ?  

Fabrice Boé : C’est au travers des réseaux digitaux que nous allons nous s’exprimer et la marque Ines de la Fressange est une marque très liée aux contenus. Cette marque a des choses à dire, avec des prises de position.

Ines elle-même tweete beaucoup et parle sur son compte Twitter de toutes ses activités extrêmement diverses, presque à livre ouvert.

Compte Twitter Inès de la Fressange   2

«  Ines elle-même tweete beaucoup » auprès de près de 24 000 followers

Donc effectivement, Ines de la Fressange Paris est une marque propice à la création de contenus qui ne sont pas forcément liés aux produits, mais qui apportent une vision sur une manière de se comporter, de s’ouvrir aux autres, une manière de s’exprimer sur des valeurs. Tout ceci conduit tout à fait naturellement à créer du contenu. Ines de la Fressange Paris est une marque qui parle.

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La métamorphose de la marque, en 4 points

(cliquez sur le tableau pour l’afficher en grand)

Tableau 2

 

ITINERAIRE

1d5064e

1986 – 1999  Paris, Turin (Italie)

L’OREAL

Managing Director France, Managing Director Italy

1999 -2002

L’OREAL

Managing Director Lancôme International and Helena Rubinstein

2002- 2003

Hermès International

 Managing Director

2004-2010

Prisma Presse, Bertelsmann Group – Paris, Hamburg

International Board Member Gruner+Jahr, CEO France, Senior Adviser

2010- Present

Fb Conseil&Strategie

Founder

2013 – Present

IDLF (Ines de la Fressange)

Chief Executive Offier

FORMATION

HEC, MBA Econometrics and Quantitative Economics  1981 -1984

ORDRES ET DECORATIONS

Chevalier des Arts et des Lettres
Chevalier de l’ordre du mérite

 

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Mina Bishop

Mina Bishop

Directrice de marque  – Ines de la Fressange

Précédents postes : CLAI, Porter Novelli

Formation

POLIMODA – International Institute of Fashion Design & Marketing

 

 

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Fleur Demery

Directrice du Style – Ines de la Fressange

Cliquez ici pour vous inscrire et être tenu informé de l’ouverture du site Inesdelafressange.fr








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