LE TOP 10 des Tweets de la semaine

14 04 2013

 Close-up of Twitter

Retrouvez ici la sélection des 10 Tweets importants de la semaine dernière, sur les personnes et les marques qui vous tiennent à coeur :

ELLE US  décline en e-shop son N° Special Accessoire ‘print’

Google Shopping Express teste la livraison à domicile

Big Data : que deviennent les données clients après un achat magasin ?

L’engagement clients, nouvel objectif du e-Luxe

Swarovski joue sur Instagram

Presse USA : le numérique ne compense pas

Presse USA: que penser du News Feed Facebook ?

Retail : 12 cases studies  Mobile/Social/Retail

Net-a-Porter s’interroge sur le futur de la presse

Pinterest Offers New Tool, Lays Foundation for Monetisation

Proenza Schouler : un nouveau site vraiment nouveau !





Moda Operandi, pépite à suivre

10 01 2013

Logo MO

Selon l’Institut français de la mode (l’IFM), le marché du textile en France devrait reculer de 2,2% en 2012.

Sans reprise escomptée pour 2013.

Aurions-nous moins envie d’acheter de vêtements ?

Les mêmes articles « interchangeables » à longueur de boutiques. Des prix parfois prohibitifs. Un empressement à bien conseiller le client plus ou moins flagrant  selon les magasins…

Pourtant, il existe des modèles qui fonctionnent.

Prenez le cas de Moda Operandi.

Moda Operandi ?

Créé à NewYork en Février 2011 par Lauren Santo Domingo (Ex journaliste au Vogue américain) et Aslaug Magnusdottir (ex Groupe de vente privée GILT).

Les co-fondatrices de Moda Operandi : Lauren Santo Domingo et Aslaug Magnusdottir.Photo : Stewart Shining

Les co-fondatrices de Moda Operandi : Lauren Santo Domingo et Aslaug Magnusdottir.
Photo : Stewart Shining

200 000 clientes dans le monde en 2 ans.

La coqueluche des investisseurs.

Le concept ?

Photo

La gratification immédiate.

Proposer immédiatement à la vente les modèles vus lors des Fashions Week de Paris, NewYork, Londres ou Milan, au lieu d’attendre plusieurs mois, comme c’était la coutume, avant de pouvoir les acheter en boutique.

Moda Operandi, pur produit du "Marketing du temps réel", capitalise sur l’envie.

La cliente assiste à un défilé ( physiquement ou devant son écran, puisque désormais les défilés sont présentés en temps réel en vidéo sur le web et les réseaux sociaux ) et peut immédiatement pré-commander un article (vêtements, mais aussi bijoux, chaussures, sacs…).

La fabrication est lancée chez le créateur et la commande arrivera chez la cliente dans un délai de 4 mois.

Lauren Santo et Aslaug Magnudottir ont créé là un modèle gagnant pour tous, basé sur  :

  • Pour la cliente fortunée :

Acheter immédiatement.

Etre certaine d’acquérir le modèle repéré  (ce qui n’étaient pas toujours le cas auparavant, les couturiers ne fabriquant pas tous les modèles présentés sur les podiums, et les acheteurs des grands magasins opérant eux-aussi une sélection).

Avoir le choix de modèles avec une certaine aspérité. De l’unique, du rare.

  • Pour Moda Operandi :

Les commandes sont pré-payées : 50 % d’acompte à la commande

Pas de stock

Un rôle de "curator" particulièrement apprécié des clientes "modeuses" international

Un buzz assuré par les créateurs, les journalistes de mode et les groupes media (Condé Nast en premier)

  • Pour les designers et couturiers

Mettre à pied d’égalité les créateurs émergents et ceux à la réputation bien établie

Détenir des données sur l’accueil des pièces, avant leur lancement en magasin : telle pièce se vend très bien, telle couleur n’a aucun succès…

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Une paire d’escarpin proposée en pré-commande

Le monde du Luxe ne s’y est pas trompé. Une deuxième levée de fond en Juin  dernier a permis à une demi-douzaine de groupes (dont LVMH) de rejoindre le pool des premiers investisseurs, emmené par Condé Nast.

Verra-t-on poindre en 2013 des dizaines de "me-too" de Moda Operandi, flairant le modèle gagnant ?

En attendant,  la pensée de Charles Darwin selon laquelle "L’espèce qui survit n’est pas la plus forte ou la plus intelligente mais celle qui s’adapte au changement"  se vérifie une nouvelle fois.





NEWSWEEK (version papier) : THE END

28 12 2012
Couverture Newsweek

Le Tweet de Newsweek officialisant sa disparition des kiosques.

Toute une époque. Newsweek ‘papier’ aurait pu titrer : THE END. Comme dans les vieux films américains.

A la place, pour signifier la cessation de paraitre de son édition imprimée, Newsweek a préféré deux canaux très 2013 :

- un hastag, en couverture de son dernière numéro : #LASPRINTISSUE

- un tweet, pour officialiser la nouvelle.

Newsweek,  qui accusait une chute de la pagination publicitaire de 80 % depuis 2005, perdait  40 millions de dollars par an. Et ceci,  malgré un tirage de 1,5 million d’exemplaires.

Newsweek, qui allait fêter ses 80 ans, a été, avec Time Magazine, l’égal d’un Paris Match, à couvrir tous les évènements planétaires et fidéliser les plus belles plumes de la presse internationale.

:: Découvrir ici la rétrospective en images

Tina Brown, rédactrice en chef du Daily Breast

Tina Brown, rédactrice en chef du Daily Breast

Newsweek poursuit sa route en ligne, intégré au site Internet d’information et d’opinions Daily Beast ( 5 millions de visiteurs uniques par mois), créé par  Barry Diller, Président de IAC.

Sa Rédactrice en Chef est Tina Brown, figure emblématique de la presse américaine (Vanity Fair, The Newyorker …) et qui titre son éditorial cette semaine d’un prosaîque " Sometimes, change isn’t just good, it’s necessary" est aussi une tweeteuse assidue :

Tweet de Tina Brown le 24 décembre

Tweet de Tina Brown le 24 décembre 2012

Le tarif  de la version tout numérique de Newsweek est de 24,99 dollars par an ( 2,99$/mois)

Combien d’abonnés et lecteurs de la version ‘papier’ vont s’y abonner  ? Là est toute la question. Aux Etats-Unis :

- 70 millions d’utilisateurs de tablettes numériques

- 2 américains sur 5 lisent la presse sur un appareil nomade.

Time Magazine, dont la version imprimée tire encore à 3,3 millions d’exemplaires, aura sans doute les yeux rivés sur la courbe des ventes d’abonnements numériques de son ancien rival.

Rendez-vous dans 3 mois.





LIVE DAY 1 : Congrès de la Direct Marketing Association (Las Vegas)

16 10 2012

 

Chris AndersoN, Editor-in-Chief WIRED, au congres de la DMA, 13-18 octobre 2012- LAS VEGAS

Le Congrès de la Direct Marketing Association a ouvert hier à Las Vegas. Parmi les keynoot speaker : John Hunter (QVC) et Chris Anderson (Wired).

Petit apercu de ce vous auriez vu et entendu ce dimanche en conférence :

  • PINTEREST

Toutes les entreprises doivent-elles etre presente sur Pinterest ?

« Vous avez une présence en ligne ? Alors vous devez y être ».

General Electric (GE) n’a à priori que peu de raisons d’avoir un Board sur Pinterest et pourtant ils y sont, avec succès. Leur approche ? Poster des photos extraordinaires qui donnent envie aux internautes de « piner ».

Autres Best Practices :

Le Wall Steet Journal.

Le célèbre quotidien des affaires n’a pas à priori pas vraiment sa place sur Pinterest, réseau social a 100 % visuel.  Et pourtant le WSJ ‘’transforme’’ ses articles en contenus visuels qu’il poste sur son Board Pinterest et cela fonctionne : Pinterest lui génère du trafic sur son site.

Zappos :

Le site e-commerce Zappos (propriété d’Amazon) pousse très loin la personnalisation sur  Pinterest. Il s’appuie sur les photos  ‘’pinées’’ par ses clients – en deduisants leurs preferences sur les produits, les marques, styles, couleurs…- pour leur suggérer d’autres produits en adequation. Une de ses  clientes a « piné » plusieurs modèles sac d’une certaine marque ? Zappos pourra lui suggérer par e-mail d’autres sacs de cette marque. Ce nouveau service, PinPointing,  permet à Zappos de rendre sa plateforme E-commerce toujours plus sociale.

 

Deux autres intérêts de Pinterest :

-          Connaissance Clients : Pinterest est une mine d’or pour mieux connaitre ses clients.

-          Le client « fait le job » : si vous postez un contenu intéressant, vos photos seront pinées par vos clients, en un éclair de temps, sans que vous ne fassiez rien.

  • BtoB : LES LIVRES BLANCS (white paper)

Par le passé, le Livre Blanc était un document de référence qui évaluait – le plus objectivement possible – les options, outils et prestataires présents, sur un sujet précis. Le décideur en entreprise y trouvait un contenu de valeur. Aujourd’hui, la fonction du Livre Blanc a été détournée, au bénéfice de la société qui l’édite. Or à l’ère de la transparence, cela ne trompe personne et cela peut même être terriblement contre-productif. Retour donc à des Livres Blancs pointus et impartiaux. C’est a cette condition qu’ils redeviendront un outils de prospection en BtoB .

  • MULTI CANAL , OMMI CANAL, QUELLE DIFFERENCE ?

Le client Multicanal utilise plusieurs canaux pour faire différentes choses : faire une recherche en ligne et acheter en magasin. Feuilleter un catalogue et acheter en ligne, etc…

Le client Omni Canal fait une seule chose, sur plusieurs canaux. Exemple : il regarde une émission de télé achat et commande le produit vu à l’écran sur le site web de la chaine, via sa  tablette.

  • « Follow us » sur FACEBOOK

’Suivez-nous !’’. Ne soyons pas presomptieux, dans la majorité des cas, le client n’en a cure. S’il décide d’être « ami » avec une marque sur Facebook, c’est pour bénéficier de réductions.

  • GILT

Chez GILT (site leader de Ventes Privées), un « Très Bon Client » dépense 10 à 15 fois plus qu’un client moyen. Chaque trimestre, GILT invite une centaine de ses « Très Bons Clients » pour un diner de gala, dans un état différent. Une manière de leur témoigner de la reconnaissance et… d’apprendre beaucoup sur eux et sur leurs préférences vis-à-vis de Gilt.

  • URBAN OUTFITER

Chez ce retailer Multicanal (mode casual) au large réseau de boutiques,  le client qui utilise 3 canaux où plus dépense 3 fois plus que le client moyen (tout nombre de canaux confondu)

  • E-COMMERCE : TAUX D’ABANDON SUR LA PAGE DE COMMANDE 

Le taux d’abandon d’un panier d’achat continue d’être à un niveau incroyablement élévé : 70 % !(Source : Bronto)

 

  • LES AVIS DE CLIENTS : quoi de neuf ?

Après avoir donné la parole à ses clients en mettant à leur disposition des outils pour rédiger des avis et les partager avec leur communauté, l’étape suivante pour la marque est de faire un feedback à ces clients « participatifs ». Exemple : un client a suggéré à un hôtel, sur sa page Facebook, de fleurir son lobby. L’hôtel pourra répondre quelques jours après à son client en postant sur Facebook la photo d’un volumineux bouquet de fleurs dans son hall d’accueil, sans oublier de remercier le client pour sa suggestion. Rien que du bon sens…

  • NOTRE EPOQUE OMNI CANAL

Aujourd’hui, il n’a jamais été aussi facile d’acheter : dans le train, dans une salle d’attente, sur sa tablette en regardant la TV, etc.  Mais il n’a jamais été aussi simple pour le client de faire ses propres recherches et d’aller acheter ailleurs, si le concurrent propose mieux.

Stay tune pour Day 2 …





C’est arrivé cet été !

27 08 2012

De lancements en rachats en expériences digitales, retour sur un été Marketing haut en couleurs !





Connaissez-vous le T-COMMERCE ?

7 05 2011

Vous connaissez le E-Commerce.

Vous commencez à comprendre ce qu’est le F-Commerce.

Désormais, il faudra aussi compter avec le T-COMMERCE.

T pour tablette.

Un récent exemple nous vient du magazine américain WIRED.

WIRED vient de lancer, en même temps que la sortie en kiosque de son numéro de Mai, une application  iPad, sponsorisée à la fois par Adobe et MasterCard.

Le partenariat avec Adobe, d’ordre technologique, permet au titre du Groupe CONDE NAST de proposer à ses lecteurs sur l’iPad des fonctionnalités sociales, telles que le fait de pouvoir partager avec sa ‘communauté’ un article de Wired sur Facebook, Twitter ou par e-mail.

Le deal avec MasterCard a une finalité commerciale.

L’application permet aux lecteurs de visualiser les produits recommandés par la rédaction de Wired dans sa rubrique TEST et, par un lien interactif ‘Buy Now’ , d’être redirigé vers Amazon pour acheter le produit.

Une publicité ‘Powered by MasterCard’ apparait au début et à la fin de l’app, mais les clients sont libres d’utiliser la carte bancaire de leur choix pour régler leurs achats.

Le groupe Condé Nast a choisi, et avec lui un certain nombre de groupes média, de ne pas souscrire au modèle d’abonnement proposé par Apple. Hormis ce numéro de Mai sponsorisé, Wired est vendu dans l’App Store au prix de $3,99 le numéro.

Le refus d’Apple de partager ses données avec les éditeurs, ainsi que les limitations imposées par la firme à la pomme envers les offres d’abonnements proposées par les éditeurs hors de l’App store, ont amené ceux-ci à repousser l’offre d’Apple.

Et à imaginer d’autres solutions. Comme celle de se tourner vers les annonceurs pour rééditer ce qui se faisait au début de la télévision : les soap-opéras, ces feuilletons populaires sponsorisés par les Procter & Gamble et autres lessivers.





Les groupes de presse créent leurs GROUPON

21 04 2011

Groupon, c’est au niveau mondial près de 80 millions de membres recrutés en 3 ans.

C’est un taux de rédemption compris entre 85 et 90 % vs 1% en moyenne pour le taux de  remontée d’un coupon de réduction classique (la raison ? Chez Groupon, le consommateur pré-achète son coupon).

Autant dire un nouveau canal de promotion, que la presse scrute avec attention.

Les ‘deals’ de Groupon ne sont pas comparables aux coupons de réduction affectionnés par la grande distribution et la grande consommation.

Mais l’engouement des consommateurs est suffisamment massif pour que les éditeurs de presse ne regardent pas le train passer, inactifs.

De fait, ces derniers jours, plusieurs initiatives de groupes média ont vu le jour:

Le New York Times a lancé début mars son propre programme de réductions quotidiennes, TimesLimited.


Un exemple de deal proposé par TimeSelected


HEARST

Le groupe Hearst va bientôt se lancer dans un programme à la Groupon

Hearst va lancer son propre programme (environ 70 deals ) le mois prochain.

D’autres médias suivent la tendance : le groupe de presse magazine Meredith, des cablo operateurs.

QUEL INTERET POUR LES EDITEURS DE PRESSE  ?

Ces offres de bons plans et de réductions proposées localement attirent d’autres annonceurs que ceux qui traditionnellement passent de la publicité dans les magazines papier et sur les sites des magazines.

On estime le marche global américain des offres de réductions quotidiennes (sur le modèle de Groupon)  en 2015,  a 3,9 milliards de dollars (Source BAI/ Kelsey Group).

Autant dire que les éditeurs, affectés par un déclin inéluctable du marché des petites annonces diffusées en  ‘papier’ , veulent leur part du gateau.

Comment y aller ?

Un éditeur de presse a 2 options. Y aller seul ou accompagné.

Aux Etats-Unis, des prestataires se sont mis sur le créneau, apportant aux éditeurs leurs savoirs-faire en matière commerciale et la technologie.

- Y aller seul représente un vrai challenge, car la force commerciale dans un groupe de presse n’est pas forcement la mieux préparée pour attirer des annonceurs de deals quotidiens, qui different fortement de leurs annonceurs habituels.

-Y aller accompagné engendre les coûts d’un intermédiaire.

Ce qui est certain, c’est qu’un éditeur de magazine possède les deux biens les plus précieux pour réussir son programme de réduction : l’audience et sa base de données Abonnés.


Il y a quelques années en France, des éditeurs ont cherché à fidéliser leurs lecteurs et abonnés en créant des Programmes Privilège, avec plus ou moins de bonheur.

Les services  à la Groupon, s’ils sont conçus efficacement, dans le respect de la "marque magazine " et du contrat de lecture, seraient-ils la réponse moderne pour fidéliser les lecteurs ?





Comment surfer gratuit sur le New York Times ?

5 04 2011

Le New York Times a mis en place fin Mars un système de péage pour les lecteurs de son site web.

Le lecteur, dès qu’il dépasse 20 articles lus (gratuitement ) sur le site par mois, doit s’abonner  (le plus bas tarif d’abonnement

est 15 $ par mois).

Mais il y des parades pour passer outre…

1ère PARADE

Un annonceur – le constructeur automobile Lincoln – a sauté sur l’occasion pour faire un coup médiatique porteur, en faveur d’une cible qui lui est chère : les  afficionados du New York Times, des esprits à priori curieux, internationaux, influents, ancrés dans les affaires et aux portefeuilles bien garnis.

Une cible parfaite pour Lincoln.

Le constructeur a donc fait paraitre une campagne, sur le NYTime.com, invitant 200 000 ‘gros lecteurs’  du site,  a bénéficier d’un accès gratuit  sur le site du quotidien  ainsi que sur ses applications iPhone et iPad, jusqu’à la fin de l’année.

2ème PARADE

Pour ne pas payer le ‘péage’ mis en place par le NY Times, vous pouvez aussi décider de venir sur le site via un  réseau social, un blog ou un moteur de recherche. La limite a ne pas dépasser pour tomber dans le ‘payant’ est alors de 5 articles par jour.

3ème PARADE

Etre un abonné ‘papier’. Dans ce cas, vous avez un accès libre et gratuit au site web et aux App développés par le New York Time.

Il est encore trop tôt pour savoir si le New York Times a gagné son pari.

Mais dès à présent, on devine que tout repose, encore une fois, sur la Base de Données Abonnés.

La cible des lecteurs internautes qui va s’abonner pour continuer à lire en ligne ce prestigieux journal de référence – à la qualité journalistique impressionnante – sera convoitée par les annonceurs.

Janet Robinson,  le CEO de Times Company, la maison mère, expliquait récemment dans Advertising Age : Depuis un certain nombre d’années, nous mettons en place pour nos annonceurs des programmes marketing performants parce que nous connaissons beaucoup de choses sur nos abonnés et sur la manière dont ils utilisent le site".

Toute la question est de savoir s’il y aura sufisamment d’abonnés payants  ’Premium’ à offrir aux annonceurs, et qu’ils arriveront à compenser le manque à gagner publicitaire d’un  site jusqu’à présent laissé gratuit.

Keep posted…





Le "Huffington Post" racheté par AOL

8 02 2011

Ariana Huffington (CEO Huffington Post Media Group) et Tim Amstrong ( CEO AOL)

 


Voila un deal qui doit faire rêver les rue89, Mediapart et autres sites d’information en ligne…

Signé au SuperBowl dimanche soir, le rachat du "Huffington Post" par AOL a fait office de petite bombe dans le monde des médias.

Le "Huffington Post" ?

Créé d’une feuille blanche en 2005 par l’emblématique et talentueuse  rédactrice en chef Arianna Huffington avec 2 millions de dollars, le site s’est vendu dimanche à AOL 315 millions de dollars.

Pour l’occasion, AOL regroupe l’ensemble des sites de contenus d’information du groupe et crée ‘The Huffington Post Media Group‘ en nommant Arianna à sa tête.

Le "Huffington Post " en quelques chiffres :

  • 25 millions de visiteurs par mois
  • Des revenus estimés à 50 millions de dollars en 2010

Le prix d’achat par AOL représente 6,3  fois les revenus annuels du ‘HuffPo" pour 2011. Pas donné. Et belle réussite pour un site média lancé  il y a 6 ans.

Tim Amstrong, CEO d'AOL

Pour AOL

Ce deal (si la mayonnaise prend) marque l’ambition affichée de son CEO Tim Armstrong d’etre le premier fournisseur de contenu aux USA. AOL peut désormais compter sur une base de visiteurs de  117 millions par mois aux Etats-Unis, (270 millions dans le monde).

Pour le Huffington Post,

ce sont des moyens accrus considérables qui consacre un modèle journalistique reposant sur 4 fondamentaux :

- une rédactrice en chef  médiatique maniant à merveille l’art de la communication dans toutes les sphères, politiques, économiques et sociétales, sans renier ses opinions. La bruyante Arianna Huffington est clairement démocrate

- une utilisation forte et intelligente des réseaux sociaux. Le "Huffington Post" est à ce jour l’un des sites d’informations en ligne exploitant le mieux le graphe social.

- un savant mix rédactionnel : agrégation de contenus, éditos rédigés par des personnes influentes et indépendantes, articles de la rédaction et  contenus générés par les lecteurs eux-même.

- un goût pour être sur le devant de la scène médiatique, conférant automatiquement au ‘Huffington Post’ de la notoriété et une aura certaine.

Pour Arianna Huffington et sa rédaction, toute la question est de savoir s’ils sauront conserver leur neutralité et ce ton décapant qui fait leur succès aujourd’hui.





THE DAILY sera-t-il un "game changer" ?

4 02 2011

Mercredi, Rupert Murdoch a lancé la première édition de THE DAILY, le premier quotidien 100 %  numérique, disponible uniquement sur l’iPad.

«Les temps modernes exigent une nouvelle forme de journalisme" a lancé Ruper Murdoch, dans le prestigieux musée Guggenheim  de NewYork, devant un parterre de personnalités du monde des médias, mi enthousiastes, mi sceptiques.

Car le modèle économique,  présenté par Pierre de Gasquet, le correspondant du journal Les Echos à New York, dans un récent article très documenté, est loin d’être évident: " The Daily doit engranger entre 8 à 11 millions de recettes publicitaires par an et toucher 200 000 abonnés pour atteindre l’équilibre".

Les revenus proviendront essentiellement des abonnements, même si la publicité sera présente aussi (parmi les premiers annonceurs : Range Rover, Virgin Atlantic).

THE DAILY, en bref, c’est :

  • Un journal quotidien disponible uniquement  sur l’iPad (dans un premier temps,  un déploiement étant prévu sur d’autres tablettes)
  • un contenu 100 % interactif
  • une expérience de lecture très novatrice, exploitant tout le potentiel offert par Apple et son iPad (vidéos haute définition, fonctionnalités interactive, navigation fluide…)
  • Un budget de fonctionnement annuel de 30 millions de dollars ( Murdoch a fait venir les plus fines plumes du journalisme américain)
  • Mais un coût de publication  relativement modeste ( 500 000 $ par semaine)
  • THE DAILY est vendu par abonnement (exclusivement dans l’Apple Store ) :  99 cents par semaine ou 40 dollars par an.

News Corp et Apple ont collaboré main dans la main, et c’est l’une des rares fois ou Apple accepte que les  utilisateurs puissent s’abonner et recevoir automatiquement le magazine sans avoir besoin de le télécharger manuellement. La majorité des Apps sur l’iPad sont vendus "à l’exemplaire’, ce qui pénalise les modèles économiques fondés sur l’abonnement. Pierre de Gasquet cite ainsi un éditeur new-yorkais: "pour les éditeurs, c’est un argument crucial car personne n’a réussi à fidéliser ses lecteurs sur l’iPad jusqu’ici".

L’objectif ?  Rivaliser d’influence  avec les  grandes dames de la presse quotidienne que sont les  très respectés New York Times et Wall Street Journal.

Comme le précise le NewYork Times " Pour Mr. Murdoch et News Corporation, The Daily represente quelque chose de beaucoup plus vaste et plus  ambitieux qu’une nouvelle parution : c’est l’occasion de pouvoir essayer  de réinventer le modèle économique de la presse di’nformation.

Mais les lecteurs vont-ils suivre, et surtout vont-il payer ? Une majorité de Apps proposées par des éditeurs de magazines sur l’iPad sont gratuites. Le seul exemples d’abonnements est celui du Wall Street Journal, mais la qualité (exceptionnelle !) et la nature du contenu (indispensable pour son coeur de cible) ne permettent pas d’en tirer des enseignements pour d’autres familles de presse.

Souhaitons que The Daily n’ait pas raison trop tôt.









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