Live Chicago : Comment le New York Times fidélise ses lecteurs?

11 06 2014

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Le New York Times  fidélise ses lecteurs par des contenus numeriques ultra ciblés.

L’avenir de la presse passerait-elle par une segmentation de l’offre, en proposant des abonnements à des contenus numériques thématiques ?

C’est le pari que fait le New York Times ce printemps.

Or on se souvient que le NYT se trompe rarement. C’est lui qui le premier a cru au "mur payant" sur son site  (au delà de 10 articles lus gratuitement, le lecteur est prié de prendre un abonnement payant lui donnant accès à tout le contenu numérique). Depuis, de nombreuses rédactions dans le monde entier se sont converties au "Pay Wall".

Et ce printemps, c’est en raffale que le "New York Times " lance ses nouvelles applications numériques.

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Lundi, NYT Opinions, une application pour iPhone et iPad qui pour 6 dollars par mois ( 4,40 euros) donne accès aux tribunes et textes des éditorialistes du journal.  Une manière de fidéliser les lecteurs en créant du lien et de la proximité avec les "plumes" influentes du NYT, selon Andy Rosenthal, éditeur des pages Opinions.

En avril, le NYT lançait NYTNow, une app mobile qui propose à l’abonné une sélection du meilleur des articles du titre ( 8 dollars par mois, gratuit pour les abonnés à la version numérique du NYT). Et l’App Times Premier, une application (10 dollars) qui s’ajoute à toute forme d’abonnement du NYT et donne accès à des contenus " bonus".

Si le modèle économique s’avère concluant, le New York Times a d’autres applications thématiques en vue : sur la cuisine (NYT Cooking), la technologie, le cinéma… Pour Denise Warren, vice-présidente du pôle produits  numériques et services du New York Times "il y a une demande de la part des lecteurs à un accès privilégié à des contenus précis".





Interview – Sophie Gourmelen, Groupe Les Echos

27 05 2014
Sophie Gourmelen

Sophie Gourmelen, Directrice de la Diffusion, Marketing et Communication du Groupe Les Echos

 

Le 1er avril, « Les Echos » recevaient les membres du Cercle Marketing Direct.
C’est exceptionnel.

Impression

Au coeur du prestigieux groupe média, à quelques bureaux de là où s’écrit 24/7 l’actualité des décideurs,

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Sophie Gourmelen a abordé en toute transparence tous les sujets qui tiennent en alerte les rédactions du monde entier : le Paywall, le journaliste plurimedia, les réseaux sociaux comme générateurs d’abonnements – ou pas.

L’interview de Sophie Gourmelen est à lire ici





Condé Nast lance un site vertical de vidéos

4 05 2014

Conde Nast The Scene

Incroyable !

L’url http://www.thescene.com n’était pas encore utilisée. Et devinez qui s’en charge ?  Condé Nast !

 Sur papier glacé ou en ligne, les titres du groupe média Condé Nast (Vogue, GQ, Vanity Fair, Glamour,…) donnent à l’image un rôle essentiel. Pas étonnant dans ses conditions que la vidéo soit leur "Next Big Thing".

Avec donc, prévu pour Juillet, le lancement du site vertical dédié à la vidéo The Scene,  produit par la division Condé Nast Entertainment.

La base line ?  The best videos deserve your attention.

The Scene

The Scene présentera une sélection de vidéo des chaines existantes (GQ and Glamour), celles à venir (Bon Appétit, The New Yorker and Lucky) ainsi que des contenus provenant de partenaires tels que ABC News, Buzzfeed, Major League Soccer, Variety, et Weather Channel Films.

Cette tendance à la ‘Vidéo First’ s’explique notamment parce que la consommation des sites média se fait de plus en plus depuis un mobile : la moitié des 42 millions de visiteurs uniques mensuels du site du New York Times  arrive depuis un smartphone ou une tablette.

:: EN SAVOIR PLUS SUR THE SCENE :

Pour être alerté du lancement, cliquez ici

Pour suivre The Scene sur Twitter





Exposition : quand Pierre BOULAT racontait la mode pour LIFE

20 04 2014

Mes Années Life

Oui, feuilleter un magazine reste un plaisir fort. Et une source de découvertes.

Dans le Figaro Magazine,  de cette semaine, un article sur l’exposition " Pierre Boulat, Fashion" à la COSMOSGalerie.

L’après-midi, visite.

Et ravissement.

LIFE connaissait ses classiques. Quand il tenait un photographe hors pair, le célèbre magazine américain se l’attachait. C’est ainsi que Pierre Boulat, reporter photographe, fut des années durant un grand collaborateur de LIFE.

Dans cette exposition intimiste consacrée à la mode, où la maitresse des lieux, Annie Boulat, l’épouse du photographe, vous accueille en personne, comme une amie, on y découvre une haute couture fraiche, gaie. Celle des années 50 et 60, les années Dior de Yves Saint-Laurent bien-sûr, dont les photos sont maintenant devenues des icônes.

Yves Saint Laurent

Mais aussi Laroche, Courrèges, Valentino, dans l’intimité de leurs studios, ou descendu dans la rue, pour d’autres scènes de la mode parisienne, rafraîchissantes.

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Ou sophistiquées. C’est selon.

Guy Laroche 1957  Marie Helene Arnaud -Top model de l'epoque- au bar de chez Maxim's (C) Pierre Boulat / Cosmos

Guy Laroche 1957
Marie Helene Arnaud -Top model de l’epoque- au bar de chez Maxim’s
(C) Pierre Boulat / Cosmos

A cette époque, les mannequins étaient rieuses, voir facétieuses – comme ces deux « gamines » habillés par Courrèges, qui prennent appui sur une palissade, au risque de salir leurs tenues claires…

Courrèges, les palissades - 1965

Courrèges, les palissades – 1965

Mode a la Tour Montparnasse - 1967 (C) Pierre Boulat /

Mode a la Tour Montparnasse – 1967
(C) Pierre Boulat /

Et … une "bombe", comme on dit maintenant. Elle se reconnaitra…

Valentino 1967

Valentino 1967

Le programme de l’exposition parle de « Elégance, distinction, séduction auxquelles s’ajoute la touche de nostalgie d’une époque révolue » C’est tout à fait cela. Courrez-y !

Et si vous avez la chance qu’Annie Boulat, la fondatrice et directrice de l’Agence COSMOS soit présente, questionnez-là. Quel bonheur !

L’exposition "Fashion" de Pierre Boulat
Jusqu’au 13 Mai 2014
Galerie Cosmos, 56 Boulevard de la Tour-Maubourg, Paris 7e.
www.cosmosphoto.com

Exposition organisée par COSMOGalerie et DUREV Events

 

// Pour en savoir plus :

La galerie Cosmos

Parmi les articles consacrés à l’exposition, ceux de :

Photo

l’Oeil de la photographie





Dominique Delport (Havas Média) sur la presse : confiant mais impatient !

14 04 2014

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Cette semaine Marianne fait sa Une sur : Comment les Américains vont nous bouffer ?

A la place, ne devrait-on pas dire  : Comment s’inspirer des américains pour survivre ?

Car comme l’a souligné Dominique Delport, Président Havas Média France & UK  lors de la Conférence annuelle de l’OJD la semaine dernière « il faut en finir avec les déclinologues de la presse », en montrant combien certains groupes médias américains s’en sortent admirablement bien.

La présentation est à lire ici.

Elle fait 58 slides. Toutes sont importantes.

Alors, en before -  car il faut absolument lire ce document, 6 slides particulièrement éclairantes :

 

:: LE MOBILE CHANGE NOTRE MANIERE DE VIVRE L’INFORMATION

  • MOBILE FIRST ! Le mobile est devenu le 1er écran  (il occupe 35% du temps passé sur un écran, devant la TV, à 27 %)

 

 

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Source : Dominique Delport, Président Havas Media France et UK – Assemblée OJD Avril 2014

 

 

 

  • Les nouvelles plafeformes sociales s’utilisent depuis un Mobile 

Instagram, Twitter, Pinterest, Vine sont des plateformes natives digital. Axées sur la découverte (Discovery Shopping, Discovery Content), elles sont lues en écrasante majorité depuis un mobile. Sans même parler de Snapchat….

 

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Source : Dominique Delport, Président Havas Media France te UK – Assemblée OJD Avril 2014

 

 

:: DES REUSSITES ECLATANTES

Par exemple The Atlantic :

 

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Source : Dominique Delport, Président Havas Media France et UK – Assemblée OJD Avril 2014

 

 

:: A formats innovants, nouvelles monétisations  des contenus

 

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Source : Dominique Delport, Président Havas Media France et UK – Assemblée OJD Avril 2014

 

 

:: AH, LA DATA !

 

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Source : Dominique Delport, Président Havas Media France et UK – Assemblée OJD Avril 2014

 

:: LA SALLE DE REDACTION SE FAIT OPEN

En prendront-ils ombrage ?

Pour les journalistes, une réalité s’impose :

Non seulement les lecteurs, munis de leurs smartphones, se transforment en médias.

Mais il faut aussi compter avec les blogueurs, qui forment un bataillon de relais décentralisés, mobiles, ultra réactifs et … souvent très talentueux. Une chance historique pour les rédactions qui peuvent s’appuyer sur ces forces externes pour gagner en influence.

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Source : Dominique Delport, Président Havas Media France et UK – Assemblée OJD Avril 2014

 

La présentation de Dominique Delport est à lire ici. Elle est très importante pour comprendre la bascule qui s’opère.

  • Pour en savoir plus :

Suivre Dominique Delport sur Twitter, sur Slideshare

 

Suivre Havas Media sur Twitter

 

Suivre l’actualité de la Presse américaine avec le magazine FOLIO

 

 

 

 





America is back ! (Vogue le prouve)

13 04 2014

Le Spring Fashion de Vogue US : un petit pavé passionnant pour qui s’intéresse au positionnement des marques

 

"Quand la construction va, tout va", selon l’adage populaire;

On pourrait dire aussi : "Quand le Vogue US va, l’Amérique va".

 

Le magazine lifestyle américain fait souvent figure d’indicateur avancé pour évaluer l’appétit de consommer d’une partie des américains.

A ce petit jeu, le numéro Spring Fashion, avec Rihanna en couverture, est éloquent :

648 pages, dont les 245 premières sont des pages de publicité (la première page de rédactionnel, superbe édito de Anna Wintour, est en page 246).

Il faut donc déjà passer en revue 36 % du magazine pour lire un premier article.

Sauf qu’en l’espèce, les pages de publicité d’un numéro Spring Fashion peuvent s’entendre comme du contenu : angle atypique, choix des mannequins, ambiance, lumière, format, tout révèle un immense travail pour affirmer la marque.

Cette analyse, passionnante, est accessible à chacun pour 6,99 euros chez son kiosquier préféré…

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Le Spring Fashion Issue : 648 pages !

 





Amy Odell (cosmopolitan.com), rédactrice en chef "social"

5 04 2014

 

 

Amy Odell

Amy Odell | Photo: Debra Scherer

 

 

Amy Odell a tout pour elle. Elle est charmante, elle vit à New York et elle est la rédactrice en chef de Cosmopolitan.com

Qui plus est, elle a réussi l’exploit insensé de doubler le trafic du site en seulement un an. (23 millions de visiteurs uniques par mois).

 

 

Page d'accueil de www.cosmopolitan.com

Page d’accueil de http://www.cosmopolitan.com, qui a doublé son trafic en un an

 

 

Amy Odell, qui a commencé sa carrière chez BuzzFeed. pionnier de l’internet viral, est typique de ces jeunes et brillants Rédacteurs en Chef,  nés avec Internet, qui s’imposent dans les  médias du monde entier comme des game changer de l’information.

La journaliste Debra Scherer l’a rencontré dans ses bureaux de Manhattan pour le site Business of Fashion,

L’article intégral est à lire ici

Voici ce qu’il faut en retenir :

 

  • Où a-t-elle appris le métier ?

Au New York Magazine : c’est elle qui y a créé le premier blog  – consacré à la mode -  dans ce groupe media. Une vraie nouveauté à l’époque pour la presse magazine.

Newyork magazine

Puis elle est entrée chez BuzzFeed, où, dit-elle en tout humilité « j’ai dû réapprendre tout ce que je savais sur Internet. Qu’est-ce qu’un contenu viral ? Comment « engager » une audience ? Comme écrire un meilleur titre ? ».

 

  • Quelle différence fait-elle entre le journalisme classique et BuzzFeed ?

Pour Amy Odell,

-          des journaux comme Le New York Times ou The Wall Street Journal informent des nouvelles du jour. Ils ont une manière de penser  en une seule dimension,

-          BuzzFeed traite l’information en la contextualisant. Il part d’un sujet  et le relate en se demandant avant : "Qu’en disent les personnes  ? Quelles photos sont échangées à son sujet ? Quelles conversations cette information suscitent-elle sur Twitter ? Comment est-il partagé sur Facebook ? C’est une façon différente de penser l’information.

" Chez BuzzFeed "  résume Amy Odell. “ j’ai appris à penser l’information en la plaçant dans son contexte sur Internet ».

 

  • Le site Cosmopolitan.com a doublé son trafic en un an. Qu’a-t-elle changé ? 

Le ton : Les lectrices de Cosmopolitan.com, moyenne d’age 24 ans environ, sont actives, décidées, et veulent être reconnues comme tel. Elles doivent venir sur le site non par hasard (ou via le mot clé « sexe », thème privilégié chez Cosmo) mais parce qu’elles savent qu’elles y liront des articles qui vont leur plaire.

L’humour : les personnes sont sur Internet en partie pour se détendre. Un peu d’humour ne nuit pas.

La conversation : "Il est important pour moi que nous adoptions un ton conversationnel, afin que la lectrice ait le sentiment de parler à une amie proche, intelligente te drôle" résume Amy Odell.

 

  • Comment se sert-elle des réseaux sociaux pour augmenter le trafic du site ?

 - En publiant des articles que l’on veille partager.

Avant de poster un article, le journaliste doit se demander : « Est-ce que je partagerai ceci sur ma page Facebook ? ». Sans tomber toute fois dans la course au "tout-viral", qui serait contre-productive.

 

- En favorisant la réciprocité entre sites médias

C’est la nouveauté apportée par cette génération de journalistes travaillant pour des plateformes numériques.

Sur Internet tout le monde partage la même audience, au même moment. Le site média ou le blog voisin ne sont pas vus comme des concurrents, mais au contraire comme un réservoir d’audience qui peut apporter du trafic à son propre site.

C’est un changement de mentalité radical par rapport à la presse papier.

« Sur Internet, tout le monde est ami avec tout le monde » conclut Amy Odell.

Et, aime-t-elle à le croire, il n’y a pas de bataille entre les nouveaux medias – qui arrivent avec leurs nouveaux formats et la puissance du contexte – et les grandes marques médias établis de longue date, avec leur histoire, une audience fidèle et le pouvoir que revêt l’expertise.

Surtout, j’ajouterai, si les deux mondes viennent prendre chez l’autre ce qu’il a de meilleur.

 

Lire l’article intégral

 

 





Papier glacé

9 03 2014

Papier glacé

Nous sommes encore un certain nombre dans le monde à dévorer la presse magazine. Et à croire à la puissance de l’image sur papier glacé.

Cette exposition est faite pour nous (pour vous ?)  :  Papier glacéun siècle de photographie de mode chez Condé Nast. 

Déjà, le lieu est magique , le Palais Galliera.

Palais Galliéra

Mais le thème aussi : dédiée à « l’écurie » de photographes de cet empire de la presse magazine premium, on retrouve les plus belles images de mode parues dans les magazines du groupe depuis un siècle  (Vogue,  Vanity Fair, Glamour, W).

 Exposition "Papier glacé" au Palais Galliera à Paris. Source : Vogue.fr

Photographe : Contantin Joffé. Exposition "Papier glacé" au Palais Galliera à Paris. Source : Vogue.fr

Avec deux partis pris astucieux,

l’un étant de n’afficher que les premiers clichés de ces photographes pas encore célèbres (Erwin Blumenfeld, Irving Penn, Helmut Newton, Guy Bourdin,…). Ou l’on voit que chacun y  affiche d’emblée un particularisme.

L’autre parti pris étant de préférer à un classement chronologique, celui d’un parcours par thème : extérieur rue, portraits, éloge du corps, ect…

Extérieur Rue. Source : Conde nast et Musée Galliéra

3 photos de la thématique Extérieur Rue. Source : Condé Nast et Palais  Galliera

Pour tous les amoureux de la presse magazine.

Du 1er mars au 25 mai au Palais Galliera à Paris.

Voir la vidéo de l’exposition

———————————–

Autre exposition à voir, celle que le musée des Arts Décoratifs consacre au créateur de mode belge,  Dries Van Noten.

Exposition Dries van Noten, Inspirations. Musée des Arts Décoratifs, à Pais
Exposition Dries van Noten, Inspirations. Musée des Arts Décoratifs, à Paris

Le projet totalement inédit a laissé entière liberté au créateur pour nous révéler son processus si particulier de création et présenter ses nombreuses et multiples sources d’inspiration, peintures, voyages, autres couturiers, films, rock star, … On en sort tout joyeux et inspiré.





Net-a-Porter lance son magazine papier

6 02 2014
Gisele-Bündchen en couverture de Porter, le nouveau magazine du site e-commerce  Net-a-Porter. Photographié par  Inez van Lamsweerde-et Vinood Matadin-Stylist : Alex White

Gisele Bündchen en couverture de Porter, le nouveau magazine ‘papier’ du site e-commerce Net-a-Porter. Photographiée par Inez van Lamsweerde et Vinood Matadin. Styliste : Alex White

Lancer un magazine féminin papier en 2014 ?

Pari risqué, mais pari tenu par l’équipe de Net-a-Porter, le site e-commerce créé par Natalie Massenet en 2000 (avec comme mentor l’entrepreneuse et financière Carmen Busquet ) et qui a démystifié l’achat de vêtements de luxe sur Internet.

Dans une interview vidéo exclusive accordée à Imran Amed, fondateur et éditeur de Business of Fashion,  Natalie Massenet, Lucy Yeomans – editor-in-chief – et Tess Macleod Smith  – publishing director – exposent leur vision pour Porter.

Filiale du groupe Richemont depuis son rachat en 2010 (pour une valeur d’entreprise de 394 millions d’euros), net-a-porter.com (dont la version française a été lancée il y a un an) est un web-magazine de discovery shopping, façon Vogue, dans lequel chaque photo est cliquable, et chaque article "shopable", avec une livraison garantie  en 24 heures. Du pur Instant Gratification.

QUE  RETENIR DE CE LANCEMENT DE PRESSE  ?

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Selon Natalie Massenet : ‘le groupe Net-a-Porter Group n’est pas simplement un retailer, c’est un groupe média. Et si on prend sérieusement ce rôle de groupe média, alors on ne peut pas ignorer l’un des plus importants médias, le print".

Périodicité :  6 fois par an
Prix : 9,99 dollars ( le Vogue US est à 5,99 dollars)

Plateformes digitales associées : iPad, site web, twitter

Le compte Twitter

Le compte Twitter

Rn vente dans 60 pays, Porter est lancé comme " le premier magazine féminin global". Ses créateurs le comparent d’ailleurs à The Economist.
Tirage : 350 000 ex
65 % d’editorial /  35 % de publicité
Audience : Porter vise les hauts revenus.
Les EIP ou selon les termes de l’équipe, les  “Extremely Important People”, recevront le magazine gratuitement.

Distribution : Kiosques en villes et aéroports,  librairies… . Et sur le site de Net-a-Porter, via un “Add to Basket”.

Abonnements : les 1,3 millions de membres de Net présents dans la database ont déjà reçu des offres d’abonnements à prix réduits ( exemple : par prélèvement annuel, la réduction est de 28 %).

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Un nouveau lancement presse est toujours excitant. Plus que jamais aujourd’hui avec ce titre qui allie Content et Commerce, et Global.

Bienvenue, Porter !





David Barroux : "La leçon de Beyoncé"

21 12 2013

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J’adore la presse, parce que les (bons) journalistes ont l’art de réunir en quelques lignes tout ce qui vous a traversé l’esprit, en entendant une info.

Mais … étayé de mille précisions, renvoyant à d’autres sources, et renforcé par leur esprit critique.

C’est ce qui est arrivé cette semaine, avec l’article de David Barroux paru dans les Echos et développé ici.

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David Barroux

L’info ? 

Récemment, la chanteuse Beyoncé, star mondial du R&B, a surpris tout son monde ("8 millions de fans sur Instagram, 13 millions de followers sur Twitter et 54 millions d’amis sur Facebook, " tout de même, nous précise David Barroux. Elle a lancé son dernier album (pas un simple single) en se passant d’intermédiaires, en ne faisant aucune promotion, juste en envoyant un tweet.

Résultat, en moins d’une semaine, elle a du approcher le million d’albums vendus sur iTune.

Pourquoi est-ce important ?

Parce que, comme le précise David Barroux  "c’est une nouvelle approche marketing et c’est ça qui montre qu’on a changé de monde. Pour faire la promo de son album, Beyoncé n’a pas fait une seule télé, elle n’a pas donné une seule interview. Elle a juste posté une photo qui disait « Surprise » sur le réseau social Instagram. Et l’info est partie comme une traînée de poudre parce que Beyoncé est une méga star numérique".

Certes, ce type de lancement est sans doute réservé aux ‘mega stars’.

Et certes, comme le précise le journaliste, dans la musique, nous ne sommes même pas dans la règle marketing bien connue des 80/20 : "dans la musique distribuée de façon électronique c’est la règle du 80-1. 1% de l’offre capte 80% des revenus".

Mais on sent bien, une fois de plus que le marketing direct ce n’est plus l’apanage d’une marque qui entretenait jalousement la relation directe avec son client. La   relation directe existe toujours, mais elle se fait de plus en plus entre le créateur et sa ‘communauté".

L’excellent article ( et la chronique qui en découle, diffusée sur Radio Classique) sont à lire /écouter ici.








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