Dominique Delport (Havas Média) sur la presse : confiant mais impatient !

14 04 2014

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Cette semaine Marianne fait sa Une sur : Comment les Américains vont nous bouffer ?

A la place, ne devrait-on pas dire  : Comment s’inspirer des américains pour survivre ?

Car comme l’a souligné Dominique Delport, Président Havas Média France & UK  lors de la Conférence annuelle de l’OJD la semaine dernière « il faut en finir avec les déclinologues de la presse », en montrant combien certains groupes médias américains s’en sortent admirablement bien.

La présentation est à lire ici.

Elle fait 58 slides. Toutes sont importantes.

Alors, en before -  car il faut absolument lire ce document, 6 slides particulièrement éclairantes :

 

:: LE MOBILE CHANGE NOTRE MANIERE DE VIVRE L’INFORMATION

  • MOBILE FIRST ! Le mobile est devenu le 1er écran  (il occupe 35% du temps passé sur un écran, devant la TV, à 27 %)

 

 

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Source : Dominique Delport, Président Havas Media France et UK – Assemblée OJD Avril 2014

 

 

 

  • Les nouvelles plafeformes sociales s’utilisent depuis un Mobile 

Instagram, Twitter, Pinterest, Vine sont des plateformes natives digital. Axées sur la découverte (Discovery Shopping, Discovery Content), elles sont lues en écrasante majorité depuis un mobile. Sans même parler de Snapchat….

 

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Source : Dominique Delport, Président Havas Media France te UK – Assemblée OJD Avril 2014

 

 

:: DES REUSSITES ECLATANTES

Par exemple The Atlantic :

 

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Source : Dominique Delport, Président Havas Media France et UK – Assemblée OJD Avril 2014

 

 

:: A formats innovants, nouvelles monétisations  des contenus

 

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Source : Dominique Delport, Président Havas Media France et UK – Assemblée OJD Avril 2014

 

 

:: AH, LA DATA !

 

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Source : Dominique Delport, Président Havas Media France et UK – Assemblée OJD Avril 2014

 

:: LA SALLE DE REDACTION SE FAIT OPEN

En prendront-ils ombrage ?

Pour les journalistes, une réalité s’impose :

Non seulement les lecteurs, munis de leurs smartphones, se transforment en médias.

Mais il faut aussi compter avec les blogueurs, qui forment un bataillon de relais décentralisés, mobiles, ultra réactifs et … souvent très talentueux. Une chance historique pour les rédactions qui peuvent s’appuyer sur ces forces externes pour gagner en influence.

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Source : Dominique Delport, Président Havas Media France et UK – Assemblée OJD Avril 2014

 

La présentation de Dominique Delport est à lire ici. Elle est très importante pour comprendre la bascule qui s’opère.

  • Pour en savoir plus :

Suivre Dominique Delport sur Twitter, sur Slideshare

 

Suivre Havas Media sur Twitter

 

Suivre l’actualité de la Presse américaine avec le magazine FOLIO

 

 

 

 





America is back ! (Vogue le prouve)

13 04 2014

Le Spring Fashion de Vogue US : un petit pavé passionnant pour qui s’intéresse au positionnement des marques

 

"Quand la construction va, tout va", selon l’adage populaire;

On pourrait dire aussi : "Quand le Vogue US va, l’Amérique va".

 

Le magazine lifestyle américain fait souvent figure d’indicateur avancé pour évaluer l’appétit de consommer d’une partie des américains.

A ce petit jeu, le numéro Spring Fashion, avec Rihanna en couverture, est éloquent :

648 pages, dont les 245 premières sont des pages de publicité (la première page de rédactionnel, superbe édito de Anna Wintour, est en page 246).

Il faut donc déjà passer en revue 36 % du magazine pour lire un premier article.

Sauf qu’en l’espèce, les pages de publicité d’un numéro Spring Fashion peuvent s’entendre comme du contenu : angle atypique, choix des mannequins, ambiance, lumière, format, tout révèle un immense travail pour affirmer la marque.

Cette analyse, passionnante, est accessible à chacun pour 6,99 euros chez son kiosquier préféré…

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Le Spring Fashion Issue : 648 pages !

 





Amy Odell (cosmopolitan.com), rédactrice en chef "social"

5 04 2014

 

 

Amy Odell

Amy Odell | Photo: Debra Scherer

 

 

Amy Odell a tout pour elle. Elle est charmante, elle vit à New York et elle est la rédactrice en chef de Cosmopolitan.com

Qui plus est, elle a réussi l’exploit insensé de doubler le trafic du site en seulement un an. (23 millions de visiteurs uniques par mois).

 

 

Page d'accueil de www.cosmopolitan.com

Page d’accueil de http://www.cosmopolitan.com, qui a doublé son trafic en un an

 

 

Amy Odell, qui a commencé sa carrière chez BuzzFeed. pionnier de l’internet viral, est typique de ces jeunes et brillants Rédacteurs en Chef,  nés avec Internet, qui s’imposent dans les  médias du monde entier comme des game changer de l’information.

La journaliste Debra Scherer l’a rencontré dans ses bureaux de Manhattan pour le site Business of Fashion,

L’article intégral est à lire ici

Voici ce qu’il faut en retenir :

 

  • Où a-t-elle appris le métier ?

Au New York Magazine : c’est elle qui y a créé le premier blog  – consacré à la mode -  dans ce groupe media. Une vraie nouveauté à l’époque pour la presse magazine.

Newyork magazine

Puis elle est entrée chez BuzzFeed, où, dit-elle en tout humilité « j’ai dû réapprendre tout ce que je savais sur Internet. Qu’est-ce qu’un contenu viral ? Comment « engager » une audience ? Comme écrire un meilleur titre ? ».

 

  • Quelle différence fait-elle entre le journalisme classique et BuzzFeed ?

Pour Amy Odell,

-          des journaux comme Le New York Times ou The Wall Street Journal informent des nouvelles du jour. Ils ont une manière de penser  en une seule dimension,

-          BuzzFeed traite l’information en la contextualisant. Il part d’un sujet  et le relate en se demandant avant : "Qu’en disent les personnes  ? Quelles photos sont échangées à son sujet ? Quelles conversations cette information suscitent-elle sur Twitter ? Comment est-il partagé sur Facebook ? C’est une façon différente de penser l’information.

" Chez BuzzFeed "  résume Amy Odell. “ j’ai appris à penser l’information en la plaçant dans son contexte sur Internet ».

 

  • Le site Cosmopolitan.com a doublé son trafic en un an. Qu’a-t-elle changé ? 

Le ton : Les lectrices de Cosmopolitan.com, moyenne d’age 24 ans environ, sont actives, décidées, et veulent être reconnues comme tel. Elles doivent venir sur le site non par hasard (ou via le mot clé « sexe », thème privilégié chez Cosmo) mais parce qu’elles savent qu’elles y liront des articles qui vont leur plaire.

L’humour : les personnes sont sur Internet en partie pour se détendre. Un peu d’humour ne nuit pas.

La conversation : "Il est important pour moi que nous adoptions un ton conversationnel, afin que la lectrice ait le sentiment de parler à une amie proche, intelligente te drôle" résume Amy Odell.

 

  • Comment se sert-elle des réseaux sociaux pour augmenter le trafic du site ?

 - En publiant des articles que l’on veille partager.

Avant de poster un article, le journaliste doit se demander : « Est-ce que je partagerai ceci sur ma page Facebook ? ». Sans tomber toute fois dans la course au "tout-viral", qui serait contre-productive.

 

- En favorisant la réciprocité entre sites médias

C’est la nouveauté apportée par cette génération de journalistes travaillant pour des plateformes numériques.

Sur Internet tout le monde partage la même audience, au même moment. Le site média ou le blog voisin ne sont pas vus comme des concurrents, mais au contraire comme un réservoir d’audience qui peut apporter du trafic à son propre site.

C’est un changement de mentalité radical par rapport à la presse papier.

« Sur Internet, tout le monde est ami avec tout le monde » conclut Amy Odell.

Et, aime-t-elle à le croire, il n’y a pas de bataille entre les nouveaux medias – qui arrivent avec leurs nouveaux formats et la puissance du contexte – et les grandes marques médias établis de longue date, avec leur histoire, une audience fidèle et le pouvoir que revêt l’expertise.

Surtout, j’ajouterai, si les deux mondes viennent prendre chez l’autre ce qu’il a de meilleur.

 

Lire l’article intégral

 

 





Papier glacé

9 03 2014

Papier glacé

Nous sommes encore un certain nombre dans le monde à dévorer la presse magazine. Et à croire à la puissance de l’image sur papier glacé.

Cette exposition est faite pour nous (pour vous ?)  :  Papier glacéun siècle de photographie de mode chez Condé Nast. 

Déjà, le lieu est magique , le Palais Galliera.

Palais Galliéra

Mais le thème aussi : dédiée à « l’écurie » de photographes de cet empire de la presse magazine premium, on retrouve les plus belles images de mode parues dans les magazines du groupe depuis un siècle  (Vogue,  Vanity Fair, Glamour, W).

 Exposition "Papier glacé" au Palais Galliera à Paris. Source : Vogue.fr

Photographe : Contantin Joffé. Exposition "Papier glacé" au Palais Galliera à Paris. Source : Vogue.fr

Avec deux partis pris astucieux,

l’un étant de n’afficher que les premiers clichés de ces photographes pas encore célèbres (Erwin Blumenfeld, Irving Penn, Helmut Newton, Guy Bourdin,…). Ou l’on voit que chacun y  affiche d’emblée un particularisme.

L’autre parti pris étant de préférer à un classement chronologique, celui d’un parcours par thème : extérieur rue, portraits, éloge du corps, ect…

Extérieur Rue. Source : Conde nast et Musée Galliéra

3 photos de la thématique Extérieur Rue. Source : Condé Nast et Palais  Galliera

Pour tous les amoureux de la presse magazine.

Du 1er mars au 25 mai au Palais Galliera à Paris.

Voir la vidéo de l’exposition

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Autre exposition à voir, celle que le musée des Arts Décoratifs consacre au créateur de mode belge,  Dries Van Noten.

Exposition Dries van Noten, Inspirations. Musée des Arts Décoratifs, à Pais
Exposition Dries van Noten, Inspirations. Musée des Arts Décoratifs, à Paris

Le projet totalement inédit a laissé entière liberté au créateur pour nous révéler son processus si particulier de création et présenter ses nombreuses et multiples sources d’inspiration, peintures, voyages, autres couturiers, films, rock star, … On en sort tout joyeux et inspiré.





Net-a-Porter lance son magazine papier

6 02 2014
Gisele-Bündchen en couverture de Porter, le nouveau magazine du site e-commerce  Net-a-Porter. Photographié par  Inez van Lamsweerde-et Vinood Matadin-Stylist : Alex White

Gisele Bündchen en couverture de Porter, le nouveau magazine ‘papier’ du site e-commerce Net-a-Porter. Photographiée par Inez van Lamsweerde et Vinood Matadin. Styliste : Alex White

Lancer un magazine féminin papier en 2014 ?

Pari risqué, mais pari tenu par l’équipe de Net-a-Porter, le site e-commerce créé par Natalie Massenet en 2000 (avec comme mentor l’entrepreneuse et financière Carmen Busquet ) et qui a démystifié l’achat de vêtements de luxe sur Internet.

Dans une interview vidéo exclusive accordée à Imran Amed, fondateur et éditeur de Business of Fashion,  Natalie Massenet, Lucy Yeomans – editor-in-chief – et Tess Macleod Smith  – publishing director – exposent leur vision pour Porter.

Filiale du groupe Richemont depuis son rachat en 2010 (pour une valeur d’entreprise de 394 millions d’euros), net-a-porter.com (dont la version française a été lancée il y a un an) est un web-magazine de discovery shopping, façon Vogue, dans lequel chaque photo est cliquable, et chaque article "shopable", avec une livraison garantie  en 24 heures. Du pur Instant Gratification.

QUE  RETENIR DE CE LANCEMENT DE PRESSE  ?

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Selon Natalie Massenet : ‘le groupe Net-a-Porter Group n’est pas simplement un retailer, c’est un groupe média. Et si on prend sérieusement ce rôle de groupe média, alors on ne peut pas ignorer l’un des plus importants médias, le print".

Périodicité :  6 fois par an
Prix : 9,99 dollars ( le Vogue US est à 5,99 dollars)

Plateformes digitales associées : iPad, site web, twitter

Le compte Twitter

Le compte Twitter

Rn vente dans 60 pays, Porter est lancé comme " le premier magazine féminin global". Ses créateurs le comparent d’ailleurs à The Economist.
Tirage : 350 000 ex
65 % d’editorial /  35 % de publicité
Audience : Porter vise les hauts revenus.
Les EIP ou selon les termes de l’équipe, les  “Extremely Important People”, recevront le magazine gratuitement.

Distribution : Kiosques en villes et aéroports,  librairies… . Et sur le site de Net-a-Porter, via un “Add to Basket”.

Abonnements : les 1,3 millions de membres de Net présents dans la database ont déjà reçu des offres d’abonnements à prix réduits ( exemple : par prélèvement annuel, la réduction est de 28 %).

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Un nouveau lancement presse est toujours excitant. Plus que jamais aujourd’hui avec ce titre qui allie Content et Commerce, et Global.

Bienvenue, Porter !





David Barroux : "La leçon de Beyoncé"

21 12 2013

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J’adore la presse, parce que les (bons) journalistes ont l’art de réunir en quelques lignes tout ce qui vous a traversé l’esprit, en entendant une info.

Mais … étayé de mille précisions, renvoyant à d’autres sources, et renforcé par leur esprit critique.

C’est ce qui est arrivé cette semaine, avec l’article de David Barroux paru dans les Echos et développé ici.

David Barroux

David Barroux

L’info ? 

Récemment, la chanteuse Beyoncé, star mondial du R&B, a surpris tout son monde ("8 millions de fans sur Instagram, 13 millions de followers sur Twitter et 54 millions d’amis sur Facebook, " tout de même, nous précise David Barroux. Elle a lancé son dernier album (pas un simple single) en se passant d’intermédiaires, en ne faisant aucune promotion, juste en envoyant un tweet.

Résultat, en moins d’une semaine, elle a du approcher le million d’albums vendus sur iTune.

Pourquoi est-ce important ?

Parce que, comme le précise David Barroux  "c’est une nouvelle approche marketing et c’est ça qui montre qu’on a changé de monde. Pour faire la promo de son album, Beyoncé n’a pas fait une seule télé, elle n’a pas donné une seule interview. Elle a juste posté une photo qui disait « Surprise » sur le réseau social Instagram. Et l’info est partie comme une traînée de poudre parce que Beyoncé est une méga star numérique".

Certes, ce type de lancement est sans doute réservé aux ‘mega stars’.

Et certes, comme le précise le journaliste, dans la musique, nous ne sommes même pas dans la règle marketing bien connue des 80/20 : "dans la musique distribuée de façon électronique c’est la règle du 80-1. 1% de l’offre capte 80% des revenus".

Mais on sent bien, une fois de plus que le marketing direct ce n’est plus l’apanage d’une marque qui entretenait jalousement la relation directe avec son client. La   relation directe existe toujours, mais elle se fait de plus en plus entre le créateur et sa ‘communauté".

L’excellent article ( et la chronique qui en découle, diffusée sur Radio Classique) sont à lire /écouter ici.





BONIAL, l’autre pépite qui séduit les retailers US

17 12 2013

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Comment faire venir plus de monde dans mon magasin ?

A cette question qui taraude tous les retailers du monde entier, Bonial – filiale du groupe media Axel Springer AG,  et ceci n’est pas anodin – a trouvé une réponse  efficace, en leur proposant de digitaliser leurs catalogues et prospectus et de rendre ceux-ci accessibles sur le web et  le mobile (smartphone et tablette).

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Les consommateurs "feuillettent" le e-catalogue; ils peuvent aussi faire une recherche par produit, marque ou enseigne. La technologie, basée sur la géo-localisation, assure à chaque utilisateur que l’information qu’il va trouver lui sera vraiment utile- à lui – puisqu’elle repère automatiquement sa position géographique.

Smartphone                          LE PORTAIL DES BOUTIQUES A COTE DE CHEZ SOI

  • Une offre media web-to-store ancrée dans la réalité

Mécanique on ne peut plus classique – les "flyer inserts" dans la presse quotidienne et du week-end ont drainé des générations de consommateurs in-store – mais ici, avec un twist, puisque adaptée aux pratiques actuelles sur le mobile.

Pour mémoire, cette année, pour la première fois, le trafic sur les smartphones et tablettes a dépassé celui sur ordinateur :

En 2013, pour la première fois, les visites sur le mobile ont dépassé celles sur le web.

Mais le C-Commerce, totalisant environ 3 % du commerce, reste une niche. (chiffre qui peut varier légèrement selon les sources, et les secteurs d’activité)

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LOCAL – OFFRES – In-STORE

C’est sur ce tryptique bien dans l’air du temps que Bonial, après avoir conquis l’Europe, se lance aux Etats-Unis, en y investissant plus de 30 M$.

Pour un avenir  "à la Criteo’ ?

Bonial (230 salariés) a démarré en Allemagne, puis a ouvert l’Espagne ( ofertia.com ) la France ( bonial.fr ) la Russie et ( lokata.ru ) et le Brésil ( guiato.com.br ).

En France Bonial, dirigé par Matthias-Berahya-Lazarus, a  déjà convaincu la plus part des grands groupes de distribution alimentaire et spécialisée (Auchan, Carrefour, E. Leclerc, Darty…)

Matthias-Berahya-Lazarus, Président de Bonial

Matthias-Berahya-Lazarus, Président de Bonial

Aux Etats-Unis, l’offre media, au nom bien trouvé de Retale (et qui s’est installé dans le fief du Retail – Chicago)-

Retale

a conquis Family Dollar, Kohl’s, RadioShack, Target, Toys  «R» Us…

http://www.christian-gaiser.com/

Christian Gaiser, CEO Bonial International Group

Pour Christian Gaiser, CEO de Bonial  International  Group, les américains voient dans cette  offre média une manière de leur redonner de la crédibilité  « notamment dans le mobile où la jungle actuelle des offres ne correspond ni à la réalité de leur métier, ni à ce qu’attendent les consommateurs ».

 

  • MODELE A LA PERFORMANCE 

Pour les distributeurs, le modèle est alléchant :

Sans risques :  Bonial prend en charge la numérisation

A la performance : facturation (quelques centimes d’euro par clic) à-la-consultation

Créateur de trafic in-store et online  (en mode « pull") : l’internaute, s’il le souhaite, est dirigé vers le site de l’enseigne.

Géo-localisé : l’internaute repère les offres  des magasins situés dans un rayon de 25 kilomètres environ de sa zone (maison ou bureau).

Mieux que des mots… cette mini vidéo explique tout.

Il va être intéressant de suivre le développement de Retale outre atlantique, au moment où les retailers qui jouent la complémentarité avec leurs plateformes digitales s’en sortent très bien.





La Vogue Fashion Night Out : le social shopping descend dans la rue

15 09 2013

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Réintroduire la Fête dans le Shopping ?

C’est l’invitation que lance chaque année Vogue dans plusieurs capitales internationales.

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Mardi aura lieu la 5ème Edition à Paris de la " Vogue Fashion Night out"

(quartier Faubourg St Honoré, Rue Saint-Honoré, rue Royale, Madeleine et Palais Royal).

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Les enseignes participantes ouvrent leurs boutiques jusqu’à 22h et proposent des animations et exclusivités.

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Ici, le carton d’invitation de la boutique KIEHL’S, 217 rue Saint-Honoré, Paris 1er

La VFNO est le cas exemplaire d’un évènement
- créé par une marque (VOGUE, Groupe Conde Nast)
- orchestré chaque année dans plusieurs grandes capitales.

Vous y êtes-vous déjà rendu ?
Les rues sont envahies de fashionnistas qui – à défaut d’acheter peut-être -
livrent leurs impressions sur Instagram, Twitter et Tumblr.
Quand le  Social Shopping rencontre la rue…

http://fashionsnightout.vogue.fr/

Programme des animations proposées par les marques

Les enseignes participantes





September issue : dépassement de poids assuré

18 08 2013
credit : Yana Paskova for The New York Times

credit : Yana Paskova for The New York Times

De NewYork

Retour en France : comment être à coup sûr en dépassement de poids à l’enregistrement des bagages ?

En rapportant les "September Issue" de la presse magazine américaine, qui sortent comme des petits pains cette semaine et font leur poids.

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Affiche du documentaire The September Issue (2009) : dans les coulisses du Vogue américain, en compagnie de Anna Wintour, Editor-in-Chief.

On est habitué par le gigantisme de ces numéros de Septembre qui lancent la tendance. Mais ce mois-ci, ils battent des records de pagination :

le numéro compte 660 pages, dont 442 pages de publicité ( 67 % de la pagination totale),

Elle 2

une hausse de 12% par rapport au numéro de Septembre 2012.

Elle épais

  • Vogue (Conde Nast): Le September issue est le plus important depuis 5 ans : 902 pages, dont 665 pages de publicité.
September Issue du Vogue US, 902 pages, 6,99 $

September Issue du Vogue US, 902 pages, 6,99 $

  • Marie Claire (Hearst) comporte 246 pages de publicité, en hausse de 13.5% par rapport à l’année dernière.
  • Quand au majestueux W et son format XL, il a engrangé une hausse de 17% des pages publicitaires ( 288 pages sur un total de 458, soit 68 % d’espace consacré aux publicités).
Le Fall Fashion Issue de W, 458 pages, 4,99 $

Le Fall Fashion Issue de W, 458 pages, 4,99 $

 Décollage des éditions numériques

La presse magazine papier a encore accéléré sa chute au 1er semestre 2013 (Source NY Times) :

  • Publicité : – 4,9 % (Source : Publishers Information Bureau)
  • Abonnement : – 1 %.
  • Vente au numéro : -10 %  avec une chute particulièrement forte sur la presse féminine (Glamour : – 28.8%. Cosmo : – 24%. Vogue : -10.4 %).

Une partie des lecteurs (mais une partie seulement) se reportant sur les éditions numériques "répliques" (qui répliquent le format des éditions imprimées) :

qui représente 3.3 % du total de la diffusion (10,2 million d’éditions numériques ‘répliques’  vendus au 1er Trimestre 2013. vs 5,4 au T1 2012).

Mais la presse magazine ‘papier’ reste vitale, notamment pour les marques des secteurs mode, luxe et cosmétique. Car même si son nombre de lecteurs décline, il reste un noyau dur, fidèle, impliqué, des afficionados qui feraient des miles/Km pour trouver un kiosque et lire leur presse papier.

Vous avez dit "addicted" ?

A noter qu’une partie des pages publicitaires ‘print’  se déploient aussi sur  web, tablettes et mobiles, dans le cadre d’une campagne intégrée, reflétant ainsi la tendance vers une lecture de la presse contextualisée : je lis selon ses envies "Anywhere, Anytime, Any Device". C’est évidemment le modèle dominant des prochains mois.

Pour aller plus loin :

Source : Ad Age

Retrouver toutes les couvertures dans l’article de Man Repeller





Jeffrey Bezos (Amazon) au Washington Post

14 08 2013

    

De Philadelphie,

Mais qu’est-ce que Jeffrey Bezos vient faire dans la presse quotidienne ?

L’annonce le 5 Aout dernier du rachat du Washington Post par le CEO d’Amazon, a titre personnel, en a surpris plus d’un ici aux Etats-Unis.

Qu’a t il vu – que les autres ne voient pas – dans le Washington Post, journal certes prestigieux mais néanmoins  déficitaire, parce que au prise, comme une majorité des journaux dans le monde, par un effet de ciseaux : baisse des ventes ET baisse de la publicité. Les revenus tires de la publicite online (smartphone, app et tablette) et les formules d’abonnement de type  paywall ne compensant pas, ou difficilement, le manque a gagner.

La Une du Washington Post du 6 Aout 2013

Il est vrai que - anecdote personnelle – lorsque vos amis New-Yorkais, jusqu’alors adeptes du papier et ayant fait une partie de leur carriere dans la presse – vous disent abruptement preferer desormais lire le New York Times sur leur iPad (et au passage vous faisant passer pour ringarde d’apprecier le papier) il y a de quoi s’interroger sur l’avenir de la presse print…

Certes le prix d’acquisition – 250 millions de dollars – ne represente que 1 % de la fortune de Mr Bezos, estimee a 25 milliards de dollars.

Mais Jeff Bezos entrevoit sans doute dans cette acquisition une manière d’influer sur l’industrie de la presse, non pas dans le contenu, mais dans la maniere de rendre celui-ci desirable aux lecteurs. Donc monetisable.

Jeff Bezos est un innovateur, un disrupteur et il l’a montre dans bien des secteurs : retail,  e-books, online videos… Mais il sait aussi s’affranchir du diktat de la rentabilité a court terme exige  par Wall Street en accordant le temps nécessaire a ses acquisition de se développer.

Jeff Bezos n’a pas accorde d’interwiew a ce jour sur ce deal, laissant toutes les suppositions possibles.

Mais il a voulu néanmoins rassurer les salaries en leur adressant une lettre dans laquelle il précise qu’il entend gérer le groupe de presse de manière indépendante d’Amazon.

  On peut néanmoins lui faire confiance. Il saura infuser les best practices qui font le succès d’Amazon. A savoir :

  1. Investir dans de puissants algorithmes pour connaitre finement le profil des lecteurs
  2. Exploiter la data
  3. Introduire du e commerce partout ou cela fait sens.

Amazon sait construire une audience, personnaliser l’offre et la monetiser. Exactement ce dont la presse a besoin. La lecture de plus en plus fréquente de la presse sur mobile (smarphone et tablette) apporte d’ailleurs une dimension supplémentaire. Plus on  "engage" un lecteur sur son mobile, plus on connait ses preferences, et plus on va pouvoir lui proposer le ‘bon’ contenu, et la ‘bonne publicité’.

Les prochains développements au ‘Post’  vont être passionnants a suivre.

Jusqu a present les geantsde la Silicon Valley se contentaient de creer les plateformes  et les outils pour atteindre les contenus et laissaient a d’autres le soin de creer ces contenus.  Le rachat du Washington Post change la donne.

Prophetise par un certain Jean Marie Messier, tuyaux et contenus convergent, et englobent desormais avec eux Commerce et Medias Sociaux.

Pour en savoir plus :

For Bezos, The Post represents new frontier http://wapo.st/15p2Jlq via @washingtonpost








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