Revue de presse fusion Publicis Omnicom Group

29 07 2013
Maurice Levy, Président du directoire du groupe Publicis et John Wren, PDG d'Ominicom

Maurice Levy, Président du directoire du groupe Publicis et John Wren, PDG d’Ominicom

Qui a dit que l’actualité s’arrêtait en Juillet ? Qui plus est un Dimanche ?

Dimanche 28 juillet, l’annonce faite par Publicis et Omnincom, numéros deux et trois de la publicité mondiale, de leur fusion, a pris de court tout le secteur.

Jusqu’à la fin de la semaine dernière, le nombre de personnes initiées dans les deux groupes ne dépassait pas la dizaine, selon  les Echos.

Pour lire la grande et les petites histoires de cette mega fusion, Les Echos et Le Figaro publient ce matin deux dossiers complets :

  • Dans les Echos, Fabienne Schmitt signe une série d’articles :

- Publicis-Omnicom :comment l’opération « Color » a été menée dans le plus grand secret http://echo.st/590639 

- David Jones (#Havas) dénonce une stratégie de "Walmartisation’ (course à la taille) face à FB et Google http://echo.st/590432 

- Group comptera plus de 130 000 employés http://echo.st/590432 

Comme quoi les grandes manoeuvres business, elles, ne prennent jamais de vacances…





La leçon de Marketing d’Ines de la Fressange

28 04 2011

Courtesy of Saks

Agences, Marketers, vous planchez sur le plan media idéal pour lancer votre prochain produit ?

Suivez l’exemple d’Ines de la Fressange. Du grand art.

Parisian Chic, d'Ines de la Fressange - Flammarion, 2011

Pour la sortie de son livre Parisian Chic, en anglais, Ines de la Fressange était hier soir l’invitée du grand magasin culte new yorkais SAKS, pour une signature.

Mais pas n’importe où. Inès avait choisi le stand Roger Vivien, dont elle est la brand identity consultant.

Et pour accompagner l’évènement, Le NewYork Times, section Fashion, consacre  à la maman, top model, îcone du style et muse de Chanel, une interview au ton enlevé et très joyeux, à l’image de très parisienne Ines.

Bien dans l’air du temps, Ines de la Fressange livre son sentiment sur sa dernière apparition dans le défilé Chanel à la demande de Karl Lagerfield ( "j’avais l’impression d’être une grand-mère au milieu de toutes ces filles géantes venues d’Ukraine"; elle donne une leçon de style à Kate Middleton ; également à toutes les femmes qui n’ont jamais rien à se mettre le matin en contemplant leur dressing  (contre l’avis de leur maris) ou encore à Carla Bruni Sarkosy, si toute fois les rumeurs de grossesse se précisent…

Un lancement de produit (ou en l’occurrence d’un livre) n’a jamais été aussi simple. Parole d’Ines…

How to dress like a hip parisian

BONUS (pour mes lectrices):

Découvrez le slide show How to Dress Like a Hip Parisian





THE DAILY sera-t-il un "game changer" ?

4 02 2011

Mercredi, Rupert Murdoch a lancé la première édition de THE DAILY, le premier quotidien 100 %  numérique, disponible uniquement sur l’iPad.

«Les temps modernes exigent une nouvelle forme de journalisme" a lancé Ruper Murdoch, dans le prestigieux musée Guggenheim  de NewYork, devant un parterre de personnalités du monde des médias, mi enthousiastes, mi sceptiques.

Car le modèle économique,  présenté par Pierre de Gasquet, le correspondant du journal Les Echos à New York, dans un récent article très documenté, est loin d’être évident: " The Daily doit engranger entre 8 à 11 millions de recettes publicitaires par an et toucher 200 000 abonnés pour atteindre l’équilibre".

Les revenus proviendront essentiellement des abonnements, même si la publicité sera présente aussi (parmi les premiers annonceurs : Range Rover, Virgin Atlantic).

THE DAILY, en bref, c’est :

  • Un journal quotidien disponible uniquement  sur l’iPad (dans un premier temps,  un déploiement étant prévu sur d’autres tablettes)
  • un contenu 100 % interactif
  • une expérience de lecture très novatrice, exploitant tout le potentiel offert par Apple et son iPad (vidéos haute définition, fonctionnalités interactive, navigation fluide…)
  • Un budget de fonctionnement annuel de 30 millions de dollars ( Murdoch a fait venir les plus fines plumes du journalisme américain)
  • Mais un coût de publication  relativement modeste ( 500 000 $ par semaine)
  • THE DAILY est vendu par abonnement (exclusivement dans l’Apple Store ) :  99 cents par semaine ou 40 dollars par an.

News Corp et Apple ont collaboré main dans la main, et c’est l’une des rares fois ou Apple accepte que les  utilisateurs puissent s’abonner et recevoir automatiquement le magazine sans avoir besoin de le télécharger manuellement. La majorité des Apps sur l’iPad sont vendus "à l’exemplaire’, ce qui pénalise les modèles économiques fondés sur l’abonnement. Pierre de Gasquet cite ainsi un éditeur new-yorkais: "pour les éditeurs, c’est un argument crucial car personne n’a réussi à fidéliser ses lecteurs sur l’iPad jusqu’ici".

L’objectif ?  Rivaliser d’influence  avec les  grandes dames de la presse quotidienne que sont les  très respectés New York Times et Wall Street Journal.

Comme le précise le NewYork Times " Pour Mr. Murdoch et News Corporation, The Daily represente quelque chose de beaucoup plus vaste et plus  ambitieux qu’une nouvelle parution : c’est l’occasion de pouvoir essayer  de réinventer le modèle économique de la presse di’nformation.

Mais les lecteurs vont-ils suivre, et surtout vont-il payer ? Une majorité de Apps proposées par des éditeurs de magazines sur l’iPad sont gratuites. Le seul exemples d’abonnements est celui du Wall Street Journal, mais la qualité (exceptionnelle !) et la nature du contenu (indispensable pour son coeur de cible) ne permettent pas d’en tirer des enseignements pour d’autres familles de presse.

Souhaitons que The Daily n’ait pas raison trop tôt.






Amazon cartonne avec son service de livraison !

9 12 2010

Petite devinette:

  • Pourquoi (selon les analystes) l’action Amazon a pris 296 % en 2 ans ?
  • Pourquoi les ventes d’Amazon ont augmenté de 30 % durant la récession, pendant que les autres e-commerçants souffraient?

Parce que ….PRIME !

Prime est le programme de livraison d’Amazon, qui garantit une livraison gratuite en  2 jours sur chaque produit, moyennant un abonnement annuel de 79 $.

Prime est sans doute  le plus ingénieux et le plus efficace des Programmes de fidélisation du e-commerce. Voire du commerce en général.

Les clients apprécient  de recevoir leurs commandes en 2 petits  jours. Et leur premier réflexe, lorsqu’ils doivent faire un achat , c’est de se tourner vers Amazon, qui devient ainsi leur première destination  dans leur parcours d’achat.

" Si je vois ou si j’entends parler d’un produit quelque part, je vais tout de suite voir s’il  est disponible sur Amazon parce que je préfère l’acheter là"  explique une cliente interrogée par Bloombeerg Business Week.

Prime existe depuis maintenant 6 ans.

Au  début, les observateurs étaient sceptiques. Les frais de livraison dans le e-commerce sont un sujet sérieux à manier avec précaution si l’on ne veut pas  ruiner son modèle économique.

Mais cette année,  la concurrence prend Prime très au sérieux, au fur et à mesure qu’Amazon élargit ses catégories de produits proposées.

  • Wal-Mart, Best Buy, Target etJ.C Penney proposent la livraison gratuite durant les fêtes
  • En Août, eBay a lancé eBay Bucks, qui redonne 2 % en cash back aux clients qui achètent sur le site via Paypal.
  • Et le mois dernier, un consortium de 20 commerçants ont lancé  leur propre progamme de livraison, copiant Prime : livraison gratuite en 2 jours pour 79$ par an, pour tout achat fait sur le web. En tête, le libraire Barnes & Noble, mais aussi Toys ‘R’ Us, ect…

L’idée derrière Prime (une idée de Jeff Bezos et quelques de ses lieutenants réunis lors d’un board fin 2004) n’était pas tant l’abonnement à 79$  mais bien plutôt de changer le comportement des clients. D’augmenter leurs ‘parts de marché’ chez Amazon.

Amazon est très secret sur ses chiffres… mais d’après quelques analystes, dont les propos sont rapportés par Brad Stone dans son excellent papier dans Bloombeerg Business Week.:

  • Prime compterait 4 millions de membres (sur les 121 millions de clients actifs que compte Amazon dans le monde)
  • Les membres de Prime augmentent leurs achats de 150% après avoir adhéré
  • Ils génèrent 20 %  du CA du site américain.

Si le board d’Amazon ne commente pas ces chiffres, il confirme bien que "les membres de Prime achètent plus de produits, et dans davantage de catégories que les non-membres".

Visiblement, Prime marche bien pour Amazon.

Mais est-ce vraiment une bonne affaire pour ses clients?

Certains clients en doute, qui ont annulé leurs adhésion en constatant qu’ils y perdaient, la livraison étant gratuite dès que l’on atteint  un certain montant d’achat (vite atteint).

En France, le Programme existe,  légèrement modifié:  il s’appelle PREMIUM et permet, pour un abonnement annuel de 49€, d’être livré gratuitement partout  en France  en Express, pour des milliers d’articles.

Pour les non adhérents à PREMIUM, la  livraison est gratuite

- pour tous les livres sans minimum d’achats

- à partir de 20 euros d’achats pour les autres produits.

En tant que client, c’est un calcul à faire. Pour Amazon,  c’est tout vu…





La réponse de Procter et Gamble à son "problème de riche" …

31 10 2010

Pour donner un coup d'accélérateur à ses ventes, P&G a ouvert une boutique pop-up store dans New York pour inciter les consommateurs a essayer plus de ses produits.

Que peut faire une marque pour se développer encore  lorsque sa clientèle représente  déjà 99% des consommateurs du pays ?

C’est à ce problème – un problème de riche – que Procter & Gamble se trouve aujourd’hui confronté sur son marché domestique.

D’autant que le CEO de P&G, Bob McDonald, a placé la barre haute en annonçant au début du mois, devant le Congrès Annuel des Annonceurs Américains,  que son objectif était de toucher un milliard de consommateurs en plus d’ici 5 ans au niveau mondial. Cela portera le total des clients  de P&G  à 5 miliards  ( 4 milliards actuellement).

Aux Etats-Unis,  P&G a pour ambition "d’atteindre et d’améliorer la vie d’un plus grand nombre de personnes, et de manière plus complète(touch and improve more lives more completely).

Dans les faits, P&G a lancé début Octobre une campagne "Have you Tried This Yet?  (l’avez vous déja essayé?) dans le but de faire essayer aux consommateurs au moins un produit supplémentaire parmi les 18 nouveaux produits lancés ces 18  derniers mois.

Cela s’est matérialisé notamment par l’ouverture durant tout le mois d’Octobre, en plein Times Square  à New York,  d’une boutique ‘Pop-up’ pour favoriser l’essai de produits Procter.

Les produits Procter & Gamble sont déjà utilisés aux Etats-Unis par 99 % des consommateurs. Le but du géant est d’arriver à ce qu’en l’espace de 5 ans, chaque consommateur  achète au moins un produit supplémentaire.

Cela ajoutera 1 milliard de dollars au 3 milliards de dollars de chiffre d’affaire actuel.

Ce concept de ‘Juste 1 de plus’ est ambitieux, mais atteignable. Si chacun des 133 millions de foyers nord-américains achète un nouveau produit chaque année,  cela représentera pour chacun une dépense moyenne  supplémentaire de 7,5 dollars , qui au total représentera1 milliard de dollars de CA pour Procter & Gamble.

Et un très documenté article de AdAge,  sous la plume de Jack Neff, nous apprend que  si le ticket de caisse de chaque foyer nord américain pour des produits P&G augmentait (ou si la fréquence d’achat augmentait), pour arriver à un montant  annuel par foyer de 23$, cela correspondrait à 3 milliards de dollars supplémentaires pour la firme.

Le magasin Pop-Up  de Procter & Gamble

Pas besoin d’un écriteau ‘ FREE’, les consommateurs avaient capté le message.

Des centaines de personnes faisaient la queue à l’entrée dès le premier jour de l’inauguration  de cette boutique située mid-town dans Manhattan. Les uns pour un traitement capilaire gratuit, les autres pour un diagnostic de peau et tous ressortaient les bras chargés d’échantillons de ces marques emblématiques  que sont Head & Shoulders, Clairol, Pantyne, CoverGirl, Crest….

L’objectif : faire essayer d’autres produits à ces consommateurs déjà fidèles.

Les échantillons sont peut-être données gratuitement  pour le moment (l’opération courait sur tout le mois d’Octobre sur Times Square),

mais comme dit Jack Neff dans son article paru dans AdAge, "quand vous donnez à un âne de l’eau, il pourrait bien avoir soif toute sa  vie"…

Le concept de ‘Juste  un produit de plus’  semble un peu simpliste  ( on poursuit tous cet objectif d’augmenter le panier moyen de nos clients) , mais l’avoir verbalisé et avoir monté une opération concrète autour de cette idée est intéressante. Observons les chiffres nord américain de Procter pour mesurer l’effet.





Facebook serait-il menacé ?

3 10 2010

En Juillet dernier, selon l’institut de mesure d’audience comScore, 280 millions d’internautes se sont connectés à d’autres Réseaux Sociaux que Facebook et Twitter.

Facebook susciterait-il des déçus ?

L’explication est ailleurs.

Avec ses 500 millions de membres dans le monde, Facebook reste bien le réseau social N°1.

Mais selon un article paru  dans  Bloomberg Business Week, à coté de FB se crée une myriade de petits réseaux sociaux,  des réseaux de niche qui traitent de sujets pointus :

- CafeMom, un réseau social de mamans qui héberge 20 000 groupes de discussion

- Dogster, un réseau social pour propriétaires de chiens  ( 700 0000 membres)

- GoFISHn, pour les passionnés de pêche (4 000 membres)

Ou encore myYearBook, à la base line évocatrice :  Friend. Flirt. Fun.

Avec 25 millions de membres, myYearBook est un réseau de niche  si on le compare à Facebook.

Lancé en 2005, myYearBook propose à son audience, essentiellement des teenagers, de rencontrer l’âme soeur qui lui correspond vraiment, en jouant à des jeux – par exemple le "Blind Date" – qui font "match" les bons profils.

Selon Geoff Cook, l’un des co-fondateurs de MyYearBook : " Tout le monde a, ou aura très prochainement, un compte sur Facebook, essentiellement pour y retrouver ses amis et sa famille.  Le concept de MyYearBook est différent :  nos membres  sont là pour rencontrer de nouvelles personnes".

Eons est sur réseau social construit n

sur un modèle similaire, mais pour la génération au dessus.

Aucun de ses sites naturellement n’est une menace pour Facebook.

Mais ils sont une mine d’or pour les marketers . Selon l’institut de recherche eMarketer, le coût moyen d’une bannière est d’environ (aux USA) 0,62 $ au mille. Sur un site ciblé comme Dogster,  les annonceurs sont prêts à payer jusqu’à 8$ pour être exposé  à leur coeur de cible.

Et il ne s’agit pas forcément de bannières classiques. Ces reseaux de niche proposent aux marques des dispositifs inventifs qui les placent au coeur de l’expérience vécu par le membres sur le site.

Ils peuvent aussi les aider à toucher une cible ultra ciblée. " Vous avez besoin de trouver des pilotes qui ont déjà volé sur un Cessna 337 et qui habitent en Californie ? interroge Rod Rakic, le fondateur du réseau social d’aviation myTransponder ( audience : 2000 internautes). "Nous aons cela ".





Phoning : American Express bât en brêche un poncif

3 09 2010

Intéressant téléscopage.

Mardi 24 Août, au JT du soir, un reportage sur la société  Télémarketing —  le numéro un mondial des centres d’appels externes —  annonçait la suppression de plus de 830 postes et la fermeture de huit sites en France. Les méthodes de management – exigeant toujours plus de productivité –   sont dénoncées par certains employés.

Au même moment, lu dans le magazine Fortune, un article sur American Express, classé dans le palmarès des 100 meilleures entreprises où il fait bon travailler.

Parmi les raisons évoquées du bon climat : American Express a modifié une directive qui incitaient les conseillers  téléphoniques à réduire au maximum le temps d’ appels avec les clients et à leur vendre  le maximum de produits et services durant ces conversations.

Désormais, il est demandé aux employés d’allonger le temps qu’ils passent au téléphone avec les clients. Le résultat pour Amex ? Une hausse de  10 % de sa marge.

Selon le CEO d’Amex, Ken Chenault, cité dans l’article : " Un service d’excellence commence par les hommes qui le délivrent. Nous voulons faire d’American Express une entreprise que nos salariés recommandent à leurs amis".

Autre méthode, autre résultat.





Facebook & co, de Cincinnati Airport

14 08 2010

De Cincinnati Airport… Facebook et autres considérations marketing

En partance pour le Congrès eTail à Baltimore, Maryland

Bloquée 5 heures à Cincinnati Airport pour avoir raté ma connection vers Baltimore (mais pourquoi les mega computeurs d’Expedia passent systématiquement à l’as les heures d’attente à la douane américaine et réserve votre place sur des vols intérieurs impossible à attraper ?).

Qu’à cela ne tienne, cette attente contrainte dans Cincinnati Airport est une première plongée fascinante dans l’Amérique de ce mois d’Août 2010.

1er étonnement : à la librairie Borders, des dizaines de livres sur Facebook, Twitter & Co. Dont un Facebook For the Nust dont l’ auteur est un expert de l’agence Razzorfish (rachetée par Publicis) qui fut speaker il y a 2 ans à Orlando lors d’un congrès de la DMA. Dans la même collection, un Social Marketing for the Dumn. Autant dire que l’exploitation marketing des  réseaux sociaux est désormais un sujet main street.

2ème étonnement, le magazine Fortune fait sa couverture sur le déclin de Google en titrant : Google : The Search Party is Over. Fortune s’assure certes des ventes  en titrant sur Google, mais c’est plus largement le signe que le vent tourne pour la firme de Mountain View. Certes, le taux de croissance de Google peut encore faire pâlir d’envie un grand nombre de  groupes figurants au classement du Fortune 500. Mais son cœur de métier, la recherche, se ralentit au profit des réseaux sociaux,  son cours de bourse est en baisse, Android, sa plateforme mobile, génère de faibles revenus et la concurrence de Facebook est féroce.  Alors comme Fortune, on peut  légitimement s’interroger : Google peut-il trouver sa voie dans ce nouveau monde ?

3ème étonnement, en visualisant, dans un article du Wall Street Journal, les 3 étapes vécues en une décennie par le secteur de l’édition. Les plus cinéphiles d’entres nous se souviennent de ce film de 1998, You’ve Got Mail, dans lequel Meg Ryan, à la tête d’une librairie indépendante, se débattait en passionaria contre la concurrence déloyale que lui faisaient les grandes chaînes de librairies, les Borders et autres Barnes & Noble. Changement de décor pour ces mega réseaux de librairies, la semaine dernière. Devenue la plus grande chaîne de librairies ‘brick and mortar’ avec 700 magasins physiques, Barnes & Noble a annoncé sa mise en vente.

Son premier concurrent ? Amazon. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Barnes&Noble représente une capitalisation boursière de 1 milliard de dollars, quand celle d’Amazon est 55 fois supérieure. La technologie a fragilisé l’économie d’une entreprise reposant largement sur des magasins aux coûts de fonctionnement élevés.

Amazon, qui a lancé sa liseuse, le Kindle, il y a 3 ans, vend aujourd’hui plus de livres ‘hardback’ (première édition, en couverture dure) dans leur version ‘Kindle’ que de livres sous format papier. Il projette que d’ici un an, les livres de poche en version Kindle dépasseront elles aussi les ventes imprimées. Et l’IPad d’Apple sorti au 1er semestre dépasse déjà les 3 millions de vente. Quand à Google, il s’apprête à ouvrir sa propre boutique eBook. Ainsi va l’édition : les  librairies indépendantes ont laissé la place aux grandes chaînes de librairies, qui elles-mêmes sont challengées par les e-librairie. What is next ?

Restez tune :  débrief du congrès eTail (E-commerce + Réseaux Sociaux + Retail ) dans les jours prochains.





Réseaux sociaux : + 42 % en 1 an

3 08 2010

On n’arrête plus les réseaux sociaux  !

Ce matin dans Les Echos, Pierre Letoublon, citant une étude de Nielsenwire, assène des chiffres tous plus mirifiques les uns que les autres, à la gloire des réseaux sociaux :

- les internautes américains consacrent un quart de leur temps en ligne aux Réseaux Sociaux

- En un an, le temps que les américains consacrent aux réseaux sociaux a bondi de 42 % : de 16 % l’an dernier, il est passé à 22, 7% aujourd’hui.

- Facebook est de loin le leader incontesté, s’octroyant 85 % du temps passé sur les réseaux sociaux (soit 6 heures par mois et par internaute). Le deuxième réseau social est MySpace avec seulement 5 %.

- Et Twitter dans tout cela ? Avec seulement 1,1 % du temps de "networking", sa notoriété ne serait-elle pas largement sur-évaluée par rapport à son utilisation  réelle?  Il est vrai que par définition, un "twitt" étant limité à 140 caractères, le temps de lecture est d’autant restreint. Facebook et Twitter ne peuvent se comparer sur un strict critère  de temps, Twitter servant davantage de "hub", renvoyant ses utilisateurs vers d’autres destinations.

D’autres données très intéressantes (l’engouement pour les jeux en ligne, les usages du mobile…) à lire dans Les Echos ce matin.





So hype, les cadeaux virtuels

16 03 2010

La prochaine fois que vous cherchez une idée de cadeau à offrir, pensez aux cadeaux virtuels.

Dans quelques mois, lorsque nous serons invités à diner, nous troquerons sans doute les sempiternels  fleurs ou ballotins pour offrir un mois d’abonnement de courses ou de  fleurs virtuelles à notre hôte,  que nous saurons fan du jeu virtuel  FarmVille.

Vous n’y croyez pas ? Rendez-vous dans un an…

Dans un article sur le sujet, Business Week cite l’exemple de Nita Flores, infirmière de 36 ans qui a commencé il y a quelques mois à jouer à des jeux (gratuits) sur Facebook et à dépenser (20 $ par mois) pour acheter des petits accessoires virtuels pour son chat, dans le jeu Pet Society, ou une étable virtuelle, dans le jeu FarmVille.

Le cabinet de recherche ThinkEquity estime que le marché des cadeaux virtuels aux Etats-Unis va doubler en un an, pour atteindre 1,6 milliards  de dollars. A l’image de Nital, les femmes de 35 ans et plus sont la cible parfaite.

Des start up comme Zinga et Playdom, qui éditent des jeux très populaires sur Facebook, se positionnent sur ce marché.

Un tracteur virtuel sur FarmVille vaut 3,33 dollars, une caisse de poissons pour nourrir son animal dans Happy Aquarium vaut 4,89 dollars.

Même si seulement 1 à 4 % des personnes jouant à des jeux virtuels sur les réseaux sociaux achètent des cadeaux virtuels, ce  marché est florissant et Facebook ne s’y trompe pas.

Le réseau social teste un service de paiement, Facebook Credits,  qui lui permet de collecter au passage 30 % du montant des ventes.

Pourquoi les éditeurs de jeux s’en remettraient-ils à Facebook pour gérer les paiements ? Ne peuvent-ils pas le faire eux-même, en toute indépendance ? Selon un expert interviewé dans l’article " les consommateurs font davantage confiance à Facebook qu’à n’importe quel opérateur de paiement". Et si Facebook Credits est un système simple, rapide et sure, les consommateurs l’adopteront rapidement.

Facebook  n’a pas inventé le modèle… il suit en cela Apple, qui reçoit 30 % du montant des ventes des Apps sur l’iPhone.

Selon ThinkEquity, si tous les paiements de jeux virtuels se faisaient par l’intermédiaire du système de paiement développé par Facebook, ce dernier récupérerait 530 millions de chiffre d’affaire en 3 ans.

D’autant que les marques commencent à s’y intéresser. Netflix, le loueur de DVD, propose à ses Nouveaux Membres des crédits pour des jeux virtuels en lieu et place des habituels des miles ou des coupons de réduction. On n’a pas fini d’offrir des jeux virtuels …

Lire l’article complet dans Business Week.








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