Ce matin, Google a 2 ‘l’.
Une clownerie de ces gens de Google, pour réveiller un dimanche jugé un peu trop sage ?
Ce matin, Google a 2 ‘l’.
Une clownerie de ces gens de Google, pour réveiller un dimanche jugé un peu trop sage ?
L’amitié n’est plus ce qu’elle était…
C’est le constat que fait Business Week, en posant la question :” What’s a friend worth ? “
Chaque jour de nouveaux outils, de nouveaux réseaux nous aident à renouer avec des amis qui autrement seraient complétement sortis de notre horizon. Et chaque poignée de mains, chaque rencontre a le potentiel à se transformer en ‘nouvel ami’ sur Facebook, Twitter ou LinkedIn.
Stephen Baker, qui a enquêté pour Business Week, cite Bernardo Huberman, le directeur du laboratoire de Hewlett-Packard : “La valeur de l’information est pratiquement tombée à zero. La seule denrée rare est l’attention”.
Dans l’économie de l’attention, les réseaux sociaux étudient la trame des amitiés en ligne, un moyen peut-être de monétariser leurs audiences en répondant à la question : quel est le pourcentage de vos amis qui vont cliquer sur la bannière sur laquelle vous avez cliqué la veille au soir ?
Car alors, si vous avez un pouvoir d’influence sur les achats de vos amis, comme semblent le montrer de premières études menées par Microsoft et Facebook, alors un axe nouveau pour éditeurs de sites, régies et annonceurs qui ont tant de mal à montrer la vertu de la publicité sur les réseaux sociaux. L’attention des consommateurs y est difficile à soutenir…
D’autant que le terme ami est à nuancer…
Cameron Marlow, un chercheur qui travaille pour Facebook a étudié les données issues des 200 millions d’utilisateurs du réseau. Une belle base statistique, qui lui permet de dire qu’en moyenne, un membre qui a 500 amis sur Facebook, suit activement une quarantaine, communique avec 20 et reste très proche d’une dizaine.
Et vous, combien d’amis avez-vous ? Combien valent-ils ?
Le magazine TIME sort cette semaine son N° spécial THE TIME 100 : La liste des 100 plus influentes personnes dans le monde. Chacun des élus fait l’objet d’un portrait rédigé par une autre personne qui elle aussi, s’illustre dans le même domaine.
2 français : Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde.
Dans la catégorie Business, aux cotés de Jeff Bezos (Amazon.com), Biz Stone et Evan Williams (‘the Twitter guy’), et bien d’autres entrepreneurs, se trouve le portrait de Robin Chase.
Il est rédigé par Craig Newmark, le fondateur du site de petites annonces gratuites CraigList, qui sait ce que représente la force d’une communauté en ligne.
Robin Chase, elle, en est déjà à sa deuxième success story fondée sur ce que Craig Newmark appelle le ‘cooperative capitalism’.
Sa première entreprise, zipcar.com, gère un parc de voitures mises à la disponibilité des membres d’une communauté, à un niveau local. Les inscrits peuvent réserver et louer une voiture pour quelques heures ou la journée, au coin de la rue. Tout se fait sur Internet et sur son mobile : le membre s’inscrit sur le site; puis il réserve sa voiture, via un système de reconnaissance GPS, en choisissant le modèle ( Mini, BMW, pick up…), l’heure et l’adresse du parking sur lequel prendre possession de la voiture; il lui suffit alors de se présenter devant la voiture, muni de son téléphone mobile qui, par RFID, ouvrira les portes de la voiture et déclenchera le moteur le moment venu. Le membre, une fois sa course faite, retourne la voiture à son emplacement d’origine.
Dans sa nouvelle aventure entrepreneuriale, GoLoco, Robin Chase poursuit la même idée : faciliter les échanges entre membres et leur faire bénéficier d’un service utile, en l’occurance le co-voiturage. GoLoco aide les amis, les voisins, les collegues à savoir “qui va où ?” et les met en relation. Cela peut être la traversée d’Est en Ouest ( New York – LA ), le concert du samedi soir dans la ville d’à-coté ou les trajets pour se rendre au bureau entre collègues. GoLoco gère tout : les voitures, les mises en relation, les parcours kilométriques, le paiement ( les frais sont partagés entre co-voiturés).
Dans chaque entreprise qu’elle créée, Robin Chase se sert d’Internet pour monter des modèles économiques (lucratifs) qui proposent un service vraiment utile à une communauté. Impliquer chacun pour que, au final, la vie soit plus simple et plus gratifiante pour tous.
N’est-ce pas une raison suffisante pour figurer parmi les 100 plus influents de cette planète ?
L’offensive du géant Walmart dans le numérique a été saluée cette semaine par le magazine AdAge, qui place le distributeur en bonne place dans sa Digital A-List 2009.
Et de fait, le premier distributeur mondial s’est approprié en ligne le concept de ‘value online‘.
Les Costco, Target ou Dollar stores semblent distancés … Car y a-t-il plus belle promesse, par les temps qui courent, que de s’attribuer le titre de meilleure destination en ligne pour gagner du pouvoir d’achat ?
Pour nourrir ce concept, Walmart a créé de toute pièce l’année dernière Walmart Classified, un site de petites annonces gratuites. Mélange de Monster et de CraigList, le site présente une grande variété de produits, allant des voitures aux jobs, en passant par les billets de spectacles. Avec une synergie multicanal : il n’est pas rare que des affaires commencées en ligne se concrétisent sur le parking d’un magasin Walmart…
Constatant que les visiteurs avaient tendance à s’échanger sur ce site leurs bons tuyaux en matière de consommation , Walmart est passé à la vitesse supérieure en lançant le portail ‘Save money Live Better‘ (reprenant ainsi la base line de l’enseigne), où s’échangent bons plans et astuces pour économiser au quotidien, tout en vivant mieux. Walmart propose à ses clients de raconter leurs ‘histoires’: en quoi le distributeur leur a permis d’économiser de l’argent et de vivre mieux ?
Tous ces sites parallèles au site de e-commerce Walmart ont chacun leur utilité. Car quelle meilleure manière pour nourrir la promesse ‘Save money Live Better’ que de multiplier en ligne les services utiles pour aider ses clients à vivre mieux ?
Mais du coup, quelle différence entre un site de news feminin généraliste, – un Better Home’s and Garden, par exemple — et les portails de Walmart ? Les lignes de partage entre information et consommation se brouillent…
A l’heure où de nombreuses marques s’interrogent sur l’opportunité, grâce au numérique, de créer leurs propres contenus éditoriaux en ligne, Walmart, avec toute sa puissance de feu, s’apparente déjà à un groupe media…
Selon Wanda Young, senior director-digital marketing à Walmart ” le numérique sait si bien accompagner les personnes sur un plan émotionnel et rationnel que nous voulons nous en servir pour aider nos propres clients”.
Un autre exemple récemment mis en ligne par Walmart : le site ElevenMoms, un réseau social de mamans blogeuses qui ne cesse de croître. Avec, pour des partenaires habituels de Walmart comme les marques Pantene de P&G ou Suave d’Unilever, un moyen de toucher une audience extrêmement ciblée, en sponsorisant des vidéos à contenus éducatifs ou de divertissements, que ces mamans jugent légitimes sur un tel site.
Mais l’une des initiatives les plus marquantes de ce début d’année aura été le lancement du DVD “Twilight”.
Le nombre de pré-ventes du DVD a atteint un record sur le site de Walmart en mars dernier. Derrière ces ventes, un réseau social monté pour l’occasion, qui incluait un micro site où mamans et leurs filles pouvaient discuter du film et écouter en exclusivité une interview de l’une des actrices, postée sur le réseau social de radios Blog Talk Radio .
Walmart n’est pas un débutant dans le numérique. L’agence américaine Resource a mené toutes ces dernières années des campagnes innovantes pour le distributeur .
Mais 2009 semble marquer un cap.
Avec une volontée affichée de transparence de la part de Walmart.
Une requête Twitter sur les termes ‘”Walmart ou Wal-Mart” affiche 3 ou 4 nouveaux tweets chaque minute, dont certains peu flatteurs pour le distributeur.
Walmart accepte de jouer le jeu.
“Nous n’avons aucune intention de contrôler ce qui se dit en ligne sur notre marque”,
explique Wanda Young. En poursuivant :
“si vous ne pouvez pas contrôler ce que les gens disent sur vous en ligne, vous pouvez néanmoins être un bon écoutant”.
Ce mélange de Relation Numérique ( selon le terme emprunté à Henri Kaufman, inventeur du concept) , partenariat marketing, experience numérique et marketing direct mériterait plus qu’un post, une étude complète.
Jeff Jarvis, auteur du brillant What would Google Do ? ( qui ne parle pas que de Google)
cite l’expérience de Starbuck qui, après Dell, Comcast…, a ouvert en 2008 une plateforme d’échange avec ses clients : MyStarbucksIdea.com.
Starbucks, dont on sait qu’il traverse une crise de maturité, y invitait ses clients à lui dire que faire. Leurs réponses furent immédiates et nombreuses. Parmi les plus intéressantes :
- créer des lignes express pour être servi de café ‘standard’ sans devoir attendre devant des commandes de Caramel Frappuccino® Light Blended Coffee ou autre Iced Hazelnut Signature Hot Chocolate.
- pouvoir commander via un iPhone.
- créer une carte à activer à l’entrée, permettant de passer commande et de payer en même temps, pour aller ensuite directement au comptoir de retrait, sans devoir se rendre au comptoir de vente.
On sait que Starbucks essuie aux Etats Unis un flot de critiques de la part de clients de plus en plus irrités par les temps d’attente, l’inneficacité et l’irrationnalité des queues.
Mais sur MyStarbucksIdea.com, il n’y a pas de plainte de clients.
Juste des consommateurs qui avancent des solutions pour résoudre un problème.
C’est ce que Jeff Jarvis nomme la Gift Economy : des personnes qui apportent leur expertise et donnent de leur temps, GRATUITEMENT, quand ils savent qu’ils peuvent faire avancer quelquechose, avoir de l’influence, aider un consommateur et avoir un certain contrôle sur le cours des choses.
Hier nous remarquions que la livraison gratuite, proposée par Zappos et Sarenza, allait devenir “de rigueur” pour un grand nombre de e-marchands. Quitte à trouver d’autres sources de revenu pour financer ce manque à gagner. Les frais de livraison sont devenus chez certains cataloguistes une source de profit, non un service de base rendu au client.
L’enseigne généraliste Nordstrom présente aujourd’hui en haut de sa page d’accueil une offre proposant les frais d’expédition gratuits sur les chaussures.
Serait-ce une réaction ‘défensive’ pour contrer Zappos ?
Zappos, le site de vente en ligne de chaussures, est passé en une décennie de $ 0
à prés du milliard de dollars.
Sans marketing offline.
Le site s’est développé en pratiquant de l’e-marketing. Et surtout, en offrant un Service Clients hors paire : la livraison est gratuite et assurée en 1 ou 2 jours. Et le retour est permis, et gratuit aussi !
Chaque article coute environ $3 de plus que la concurrence, mais Zappos utilise ce
revenu pour financer les frais d’expédition (gratuits pour le client) allée et retour
(si la paire de chaussure ne convient pas).
Free Shipping & Free 365 Day Returns*
Sarenza en France est sur le même modèle économique.
Il semble que l’époque où les cataloguistes pouvaient faire un centre de profit des frais de livraison, est révolu. Car comment rivaliser avec les Zappos et autre Sarenza ?
Le rythme a changé. Tout tout de suite. Et les distances s’effacent.
Gageons que les économies réalisées en s’éloignant du mass marketing, vont permettrent aux cataloguistes de ‘financer’ un service de livraison gratuit qui risque de devenir bien vite de rigueur.
2 chiffres récents : les dépenses investies en mailing postal aux Etats-Unis ont chuté de 3 % en 2008. Une première depuis 60 ans.
Source : Winterberry Group, Février 2009
En France, La Poste a annoncé jeudi une baisse de son activité courrier de 5 % en volume sur 2008. Les deux premiers mois de 2009 suivent la même tendance.
Le constat n’est pas nouveau : quand il s’agit de construire un budget marketing, les canaux numériques (ciblés et plus économiques de prime abord) prennent des parts sur le mailing postal.
Le postal serait donc à jeter ? Nullement. Peut-être change-t-il juste de vocation…
Winterberry Group, un cabinet conseil américain dans le secteur de la VAD,
vient de publier une note de conjoncture sur l’avenir du mailing postal, d’où il ressort 4 points marquants :
1- Par le passé, après une période de stagnation économique le mailing postal connaissait à nouveau une embellie.
La récession actuelle est d’une autre nature. Elle va nécessairement mettre un coup d’arrêt
aux campagnes publicitaires de masse, non différenciées.
2- Le passage en accéléré du ‘mass’ au ‘ciblé’ dans le mailing postal est favorisé par l’émergence d’outils d’aide à l’automatisation des campagnes marketing. Des solutions désormais adoptées par petites et grandes entreprises.
3- Les marketeurs vont privilégier les campagnes postales de faibles volumes,
segmentées, générant un meilleur retour sur investissement.
4- Avec – conséquence du multicanal – un nouvel objectif assigné au mailing postal :
créer du trafic
- en boutique
- sur le site web
- au call center.
L’envoi d’un catalogue ou d’un mailing par la poste conserve sa raison d’être. Mais cela n’induit plus forcément que la commande se fasse en retour par le canal postal.
L’enjeu de 2009 : savoir mesurer les effets du online sur le offline. Et inversement.
Jeff Jarvis, est un marketer influant dont les commentaires, postés sur son blog Buzz Machine, sont repris par plus de 3 000 autres blogs. Son dernier livre s’appelle :
Google est une entreprise au succès fulgurant . Mais Google n’est pas une entreprise. C’est une manière de penser l’Internet et d’y prospérer.
Jeff Javis démonte le business model de Google et s’amuse à l’appliquer à toutes sortes d’entreprises, depuis les constructeurs automobiles jusqu’aux restaurants, en passant par les universités, les gouvernements…
Description et vidéo à cette adresse.
Enjoy !
Le spot d’Hyunday diffusé lors du Super Bowl ne remportera pas la plus forte audience.
Qu’importe, si les ventes sont là.
L’idée est née dans l’une de ces réunions marketing ‘ brainstorming’ au siège californien du constructeur automobile.
Comme l’explique Jonah Bloom dans Advertising Age, Hyundai apporte une réponse pragmatique au contexte actuel. Joel Ewanicke, leVP-marketing d’Hyundai, a compris que nous étions dans une ‘récession de la crainte’. Et que pour chaque américain aujourd’hui, la plus grande crainte était de perdre son job. Inutile de dire que dans ces cas-là, la seule idée d’acheter une voiture est hors de propos…
D’ou l’idée d’Hyundai : lever les freins à l’achat en donnant à chaque client qui achète un modèle Hyundai en souscrivant un financement maison, la possibilité de rendre la voiture, sans frais, s’il perd son job dans l’année en cours.
C’est l’Hyundai Assurance.
En Vente à Distance, nous connaissons depuis toujours la formule magique du “Satisfait ou Remboursée”, placée à coté du Bon de Commande.
Hyundai l’adapte en lui donnant un petit ‘twist’ crise oblige. Un langage de vérité envers son client, pas de belles promesses ou de rêve pour un monde enchanteur, mais un engagement fort. En montrant — preuve à l’appui– que la marque se met à la place de ses clients — chez Hyundai aussi chacun a peur de perdre son job — et apporte une réponse pragmatique au contexte 2009.
Les chiffres de vente seront à suivre, mais ce type d’engagement devrait rasssurer les acheteurs et permettre à Hyndai d’augmenter sa part de marché, malgrès le marasme actuel de l’industrie automobile.
Bientôt l’assurance Hyundai en France ?