Free People met du Happy Chic dans ses emails

14 03 2014

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Connaissez-vous Free People ?

Comme les meilleurs élèves, cette enseigne de mode semble tout comprendre avant les autres.

Elle a tout bon : la sélection produits, le ton à adopter pour séduire les fashionistas, les plateformes interactives émergentes sur lesquelles être présent (notamment Vine et  Instragram).

Sauf qu’elle n’a pas vraiment le look "premier de classe"… Plutôt style chic bohemian californien, mâtiné d’un solide appétit pour la Happy Lifestyle.

Exemple ? L’e-mailing de bienvenue envoyé aux nouveaux inscrits au programme personnalisé  "FP for me".

En plus d’être vendeur, le message rappelle les entrées possibles dans l’univers de la marque (Boutiques, web, mobile, médias sociaux) tout en proposant une dose d’inspirations, de style et de culture (art, films, musique, design) dans l’esprit défendu par la marque.

Tout est là. Décryptage :

[Free People, dont le siège est basé à Philadelphie et appartient à Urban Outfitters, Inc., est une marque de mode "bohemian lifestyle" qui vend de l'habillement femmes, des accessoires, maillots de bain, lingerie et chaussures. La marque est distribuée au travers de ses sites (U.S. et UK), de boutiques en propre, grands magasins et boutiques spécialisées aux U.S., Canada et Japon.]

  • Un e-mail stylé tout en images

De sublimes photos lifestyle qui donnent le ton :

Partie haute de l'emailing

Partie haute de l’e-mailing

  • Une offre pour amorcer le 1er achat 

Placée dès le début de l’e-mail, une offre ‘Livraison gratuite’ pour déclencher la prochaine commande.

Début de l'email de bienvenue

Le client n’a aucun code à saisir pour profiter de cet avantage,  qui apparait automatiquement sur sa Page de Commande (rappellé par une petite phrase sur la page d’accueil: success…)

hp avec livraison gratuite

  • Le mobile, pour garder le contact

Immédiatement après l’offre, il est fait mention du site mobile. Une proposition éminemment audible pour les moins de 30 ans qui considèrent de plus en plus l’écran de leur smartphone comme un compagnon de shopping et d’inspirations, disponible sur eux 24/7.

Le site mobile de Free People

Le site mobile de Free People

  • La Communauté fp & me

    FP MeFP est l’une des marques les plus actives à solliciter et à agréger du contenu "user-generated content".

  • Depuis 2012, elle a intégré à son site e-commerce les photos postées par ses followers sur Instagram ( 950,000+ followers)
  • En 2013 : lancement de la communauté fp & me sur mobile et instagram : les utilisateurs créent leurs profils et partagent leur "selfie", portant des vêtements et accessoires  Free People.

Le lancement de  FP Me a augmenté de  42%  le taux de conversion (dans une même session).  Source : L2thinktank

  • Les boutiques

Boutiques

  • Le blog
  • le blog
    Les catalogues
  • catlaogues
  • Les marques propres

les labels

  • Les réseaux sociaux  

keep in touch

Youtube, Google +, Twitter, Facebook, Pinterest, Instagram, Tumblr, Vimeo

Tout parait fluide, facile, évident. Pourtant on n’arrive pas à un tel niveau d’excellence d’un simple claquement de doigt.

Free People  , quand venez-vous en France ?

 





Livraison le jour même pour tous ?

28 01 2014

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Au petit jeu des prévisions 2014, le magazine Fortune, dans son Edition Spéciale The Future Issue, voit  la livraison le même jour devenir le standard en matière de délai d’acheminement des colis, pour un tarif d’environ 5 dollars.

On y croit.

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E-bay, Amazon et Walmart le testent déjà :

  • eBay Now (livraison en une heure) est déjà proposé dans 5 villes américaines : Chicago, Dallas, NewYork city, San Francisco et San Rosé

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Quel est le fonctionnement ?

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Sur ebay Now, l’internaute découvre les produits vendus dans des magasins proches de chez lui. Il lui suffit de :

- taper son zipcode (par exemple 94121 à San Francisco)

- choisir un magasin dans un menu déroulant (par exemple Urban Outfiter).

Il découvre alors tous les articles de cette enseigne livrables en 1 heure dans San Francisco bay.

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De quoi susciter des envies d’achat et satisfaire l’instant gratification, d’autant que le choix des magasins proposant ce service est varié :

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Tous les acteurs s’activent sur la livraison :

- Le service de chauffeur privé Uber propose, pour le jour de la Saint Valentin,   la livraison "on-demand" de fleurs  (dans quelques villes américaines)

- Walmart propose déjà depuis longtemps Walmart to go : la livraison des courses en choisissant son créneau horaire:

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Et hier, alors que Philippe Wahl, le PDG de la Poste dévoilait son plan stratégique,  Pierre-Yves Dugua, le correspondant économique du Figaro, nous apprenait les initiatives audacieuses prises récemment  par l’US Postale. Je cite :

- Sous le nom de Metro Post, l’USPS propose aux  sites marchands de San Francisco, la livraison avant 20h pour tout paquet qui lui est confié avant 14 heures

- Et à New York et Los Angeles, l’USPS teste la livraison le dimanche après-midi  des articles achetés le matin même sur Amazon.

Le sujet ‘livraison’ risque bien de nous tenir éveillé en 2014…





La Now Generation, decryptée par RedGuy

26 01 2014

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La semaine dernière, nous parlions ensemble d’ Instant Gratification.

Dans sa très pertinente veille hebdo, RedGuy - l’agence de l’intégration présidée par Eric de Rugy - revient sur ce thème de la Gratification Immédiate.

Et nous parle aussi de " F.O.M.O " *; et de la réponse d’Amazon au On Demand delivery, autre exigeance nouvelle des consommateurs, que nous avions repéré à NewYork semaine dernière au congrès Retail.

Source : Bloomberg

Source : Bloomberg

Etre livré immédiatement est une vraie demande, notamment des habitants des grandes villes (qui va de pair avec L’Instant Gratification)

A la fois eBay et Amazon testent en ce moment la livraison le jour même dans les grandes villes américaines.

RedGuy dévoile même les intentions d’Amazon d’aller encore plus loin dans cette tendance à la livraison immédiate, en s’appuyant sur le prédictif pour préparer votre commande avant même que vous ne l’ayez faite (peut-être même y avoir pensé…).

Amazon se base sur l’historique clients, les Wish Lists et le rythme de consommation des produits renouvelables, nous apprend Greg Bensinger dans le Wall Street Journal.

2014, année du picking prédictif ?

En tous les cas, cette  veille est à lire !

* F.O.M.O  ?  Fear of Mising Out ! Et c’est la grande tendance de la Generation Now, dossier central de la veille.

Lire la  veille de l’agence RedGuy

Eric de Rugy





Vu à NRF14, New York : Instant gratification

20 01 2014

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Bergdorf Goodman sur la 5ème Avenue.

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Une cliente repère dans la vitrine une ravissante robe. Parfait pour le prochain cocktail.

Elle la veut tout de suite.

Instant Gratification.

Or une fois à l’intérieur du magasin, après avoir fait l’effort de trouver le rayon, trouver la robe en question, la vendeuse d’un air chagriné lui apprend que cette robe n’est pas disponible dans sa taille.

La cliente – nous sommes en  2014 – ne comprend pas : si le magasin propose un article – in-store, online, sur son mobile ou sa tabllete – elle s’attend à ce qu’il soit disponible. Maintenant.

Peu lui importe que l’article, dans la bonne taille, soit disponible dans un autre magasin, ou dans un entrepôt à l’autre bout du pays. Elle le veut ici. Instant gratification.

La vendeuse a alors comme solution de regarder en ligne, sur un ordinateur ou une tablette,  le stock central et voir dans quelle boutique se trouve l’article = > Instant Verification.

Puis de proposer à la cliente la meilleure solution pour elle. Par exemple :

- On-Demand delivery : livraison à domicile en quelques heures, si le client habite dans la même ville.

- Récupération de la robe, dans quelques heures ou quelques jours, dans le magasin actuel, ou un autre magasin.

Et là beaucoup de questions se posent pour l’enseigne :  quel coût de livraison facturer au client ? La livraison On-demand (le jour même, comme le propose eBay ou Amazon) est-elle rentable ? Les données " stocks " sont-elles fiables  ?

Ce concept de “omni-channel fulfillment” fut largement débattu au congrès Big Show Retail la semaine dernière à New York.

Un sujet facile à décrire sur le papier, complexe à traiter…

Mais assurément un sujet pour 2014.





Retail : les moteurs de recherche, moindre pourvoyeur de trafic

17 01 2014

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Présenté au BigRetail Show cette semaine à New York, encore un mythe qui tombe.

Trafic par canal

Source du trafic arrivant sur les sites des 500 premiers retailers américains, par canal. Source : Experian Marketing Services

On s’en doutait, les chiffres le confirment : les moteurs de recherche drainent moins de trafic sur les sites des retailers que l’année dernière.

C’est le constat que fait Experian Marketing Service, en comparant par canal  – et à période équivalente (semaine finissant le 30 Novembre 2013 vs semaine finissant 23 novembre 2012) -  la manière dont se ventile le trafic venu sur les sites des 500 plus gros retailers américains.

Les moteurs de recherche dominent toujours (ils apportent 40 % du trafic) mais ont baissé de -14% d’une année sur l’autre , en faveur notamment des réseaux sociaux et forum, qui ont eux augmenté de + 46 % (et apportent environ 10 % du trafic).

Cela n’étonnera personne – il n’y a qu’à repenser à sa propre navigation, faite de sollicitations multiples – depuis Facebook, Twitter, Tumblr, Pinterest, un article sur un blog, sur un site média, … – qui nous incitent à aller directement sur le site du retailer.

De  ce fait, on tape de moins en moins un mot dans un moteur de recherche.

Mais c’est mieux lorsque l’intuition est validée par les chiffres.





Video : le futur du retail, par Kate Spade et eBay

15 01 2014

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Les modeuses connaissent Kate Spade pour son style toujours au top,

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les marketers pour son avance en matière de commerce innovant.

A Noel, Kate Spade, en partenariat avec eBay,  a mis en place dans New York plusieurs vitrines digitales sur lesquelles les clientes pouvaient commander immédiatement, on-the-go. Dans certains cas, leurs achats étaient livrés chez elles, avant même qu’elles soient de retour de leur busy day.

Karina Sokolovsky, Public Relation de Kate Spade, s’en explique dans cette vidéo:





Live from New York, NRF : fin du showrooming

15 01 2014

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Après 2 jours passés à New York au Congrès de la NRF (National Retail Federation), il faut se rendre à l’évidence : le  showrooming est passé de mode.

Alors qu’on s’habituait à  ce terme, voici qu’il nous faut l’oublier.

Et dire, à la place : living roo’ing, bedrooming, car-ing…

Où qu’ils soient – chez eux, au bureau, en mobilité, voir en magasin – les consommateurs  ont le loisir de comparer les prix, lire des avis de clients, s’informer sur un produit et l’acheter immédiatement.

Ils ne le font plus seulement quand ils sont dans un magasin, devant le produit.

Aujourd’hui, il y a de multiples autres manières de s’informer sur un produit; les réseaux sociaux et les ‘reviews’ prenant une part de plus en plus forte.

Ce phénomène a pris un essor considérable ces 12 derniers mois. A tel point que, selon Experian, le nombre de recherches faites en ligne sur un moteur de recherche  diminue.

De leur coté,  les enseignes réalisent qu’elles peuvent tourner le showrooming à leur avantage. Elles font un effort considérable pour améliorer l’expérience client in-store,

- en formant les vendeurs et en les équipant de device interactifs

- en rendant l’information produits in-store attrayante et très parlante (voir pédagogique)

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Affiche produit claire et informative dans un magasin Best Buy

- en rendant le shoppping encore plus fun, à l’image des magasins cWonder, enseigne Mode Déco.

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Dans le magasin cWonder de Columbus Circle, uptown Manhattan

Commerce Anywhere, cela peut aussi vouloir dire, paradoxalement, la renaissance des magasins.





Live New York – NRF Day 2

14 01 2014

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A priori,  tous les consommateurs  raffolent de bonnes affaires.

Mais ce n’est peut-être pas si simple…

Dans ses enquêtes consommateurs, Experian a ajouté une question supplémentaire : les attentes des consommateurs face aux bons plans (consumer expectation index)

L’étude Experian est à télécharger ici

Car même si on n’entend plus le mot crise aux Etats-Unis, Experian s’est aperçu que, a la faveur des années d’incertitude économiques passées, chaque personne a une manière unique d’acheter online.

Il y a, par exemple,

- les Deal-Seeker Influentials, des influenceurs qui repèrent et font profiter les autres de leurs bons plans

- Les Offline Deal-Seekers, des personnes qui sont à la recherche de bons plans, mais de manière traditionnelle, offline

- les fanas de bons plans

-  Deal Indifferents: bons plans ou pas, ces  personnes savent ce qu’elles veulent et vont l’acquérir, quel que soit le prix.  Inutile de leur faire des promotions.

- Deal Rejectors :  Ces personnes  rejettent les bonnes affaires car ils vont considérer le produit comme étant de mauvaise qualité si il est discounté.

Ce critère de segmentation est particulièrement intéressant au démarrage d’une année ou le maitre mot est bien de restaurer les marges.

L’étude Experian à télécharger

Vidéo pour mieux comprendre





Live New York NRF- 2014, année de … ?

14 01 2014

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2013 a été l’année de la convergence.

Vos prédictions pour 2014 ?

Ce pourrait bien être l’année où temps et distance ne font plus qu’un :

- on achète n’importe ou, n’importe quand :  in-store, en mobilité sur son smartphone, ou sa tablette, sur un écran dans la rue ou le metro, et bien-sur online.

- on veut être livré immédiatement  – Amazon et eBay ont testé avec succès à Noël  la livraison immédiate dans les grandes villes, qui va devenir un standard. La question du prix (livraison gratuite ? Ou au contraire service premium payant ?) reste à déterminer.

Inutile d’ajouter que la génération des Millenium (et celles en dessous) vie connectée 24/7,  à un click du shopping center mondial qu’est le web.

2014, Année du Commerce  AnyTime, EveryWhere ?





Live New York / Jack Dorsey (Twitter, Square) au congrès NRF

12 01 2014
Jack Dorsey CEO, Square Chairman, Twitter Photo : Bill Putiglianon, Getty

Jack
Dorsey
CEO, Square
Chairman, Twitter
Photo : Bill Putiglianon, Getty

Jack Dorset va intervenir mercredi au congrès NRF à New York

Ces temps-ci, Jack Dorsey, a souvent le sourire. Et on le comprend. Co-fondateur de Twitter, sa part détenue dans le réseau social (4,3 %)  est évaluée à 1,5 milliards de dollars.

Mais aujourd’hui,  son terrain de jeu est ailleurs. A à peine 37 ans, Jack Dorsey a créé Square, ce nouveau système de paiement électronique qui modifie la manière dont les personnes règlent leurs achats. Square se rémunère sur une commission  de 2,75 % sur les transactions (qui ont atteint 15 milliards sur les 12 derniers mois) et devrait entrer en bourse prochainement.

Dans son numéro daté du 13 Janvier consacré aux prédictions 2014, Time magazine a choisi Square, dans le domaine du Commerce, et lui prédit le plein succès  en 2014.

Interviewé dans Time Magazine par Harry Mccrack, Jack Dorsey explique que la responsabilité de Square  ne se limite pas à « créer un outil ou un service, mais aussi à nourrir la conversation »

Au moyen d’un petit ‘Reader’ qu’il plug sur un smartphone ou une tablette, le commerçant peut accepter les paiements en carte  bancaire, en un éclair, et en s’évitant toute ‘paperasse’.

Le square reader

Le square reader

Mais Square ne se limite pas aux paiements électroniques. « Nous ne sommes pas là pour  détrôner les cartes bancaires ou les paiements en cash, ni  pour se focalisant uniquement sur les paiements électroniques. Nous voulons être présents là où sont les consommateurs».

De fait, Square multiplie les services innovants :

-          Square Wallet permet de régler des courses au travers de son smartphone, sans même avoir à le sortir de son sac

-          Square Cash permet des transferts d’argent par e-mail de personne-à-personne.

Pour aller plus loi  : L’article de Flore Fauconnier dans le JDN décrit dans le détail les avantages/inconvénient de Square

A San Francisco, les bureaux du siège social de Square font penser à un Apple Store . Pas étonnant quand on connait le gout de Jack Dorsey pour le design ( d’ailleurs sa formation initiale). « C’est grand, clean et  accueillant » explique-t-il. Des bureaux spacieux qui ne demandent que  d’accueillir de nouvelles recrues (ils sont  700 salariés actuellement).

Starbucks est aujourd’hui le plus gros client de Square. A l’autre bout du spectre, on trouve des indépendants et petits commerçants – un professeur de yoya, une boulangerie … – qui  bénéficie de la même technologie que les grands groupes, mais dimensionnée selon leurs besoins et … leurs budgets.

Jack Dorsey était en Décembre dernier à Harlem pour tenir une réunion en nocturne sur le thème : « les joies et les difficultés d’être à son compte » devant un parterre de petits entrepreneurs. Toujours cette volonté de nourrir la conversation sur des sujets qui tiennent à cœur sa cible.

Et de fait, un de ses (moyens) clients – Just Baked (17 magasins dans le Michigan, une activité de vente à distance et de grosses ambitions de développement à travers le pays ) – utilise Square Register pour le e-paiement mais aussi comme outil d’aide à la décisioncommerciale;  comme par exemple de déterminer les heures d’ouverture de chaque magasin individuellement.

Square, simple acteur dans le paiement ? Ce serait bien mal connaitre l’ambitieux Monsieur Jack Dorsey…

A suivre mercredi, la synthèse de sa conférence.








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