Le Débrief du Meetup @BeautyTechLA à Los Angeles avec Odile Roujol 🌴🌴🌴

Odile Roujol, fondatrice de BeautyTech et Fab Co Creation

 

Etes-vous venu récemment à Los Angeles ? La métropole reste tentaculaire, mais elle évolue. A coté de la puissante industrie de l’entertainment, des entrepreneurs et investisseurs bâtissent les nouveaux champions de la Beauty et la Fashion Tech, avec des atouts qui n’ont rien à envier à San Francisco ou à New York.

 » A L.A., vous pouvez y sentir les bonnes vibrations !  » Odile Roujol. Credit : Hammitt Los Angeles, Designer handbags

 

 

Mi Janvier, Zack Parker, fondateur et CEO de LÜK Network et l’animateur du Chapter L.A. de la communauté BeautyTech créée par Odile Roujol, a organisé, avec le concours de la Silicon Valley Bank et du cabinet de recrutement Robert Walters,  le 1er meet up de la communauté @BeautyTechLA sur le thème : “ Développer plus vite son entreprise : des entrepreneurs et investisseurs de marques Direct-to-Consumer partagent leurs expériences ”. Ce qu’il fallait retenir :

 

Zack Parker, fondateur et CEO de LÜK Network et l’animateur du Chapter L.A. de la communauté BeautyTech

 

A Los Angeles, Zack Parker, est emblématique de ces créateurs qui imaginent de nouveaux modèles Data-Driven. Sa startup actuelle, LÜK Network, regroupe toutes les agences de talents professionnels sur une seule plateforme, pour créer un « guichet unique » pour réserver les talents oeuvrant dans les secteurs de la mode et de l’entertainment– des modèles, photographes, stylistes, coiffeurs et maquilleurs, etc..Parmi les clients : Anastasia Beverly Hills, Neutrogena, Dermalogica, Rachel Zoe, Target, Aria Hotels et Corona.

 

 

 

 

 

 

 

 

Q&A avec Odile Roujol

Odile Roujol, ancienne CEO de Lancôme, et l’experte BeautyTech de la Silicon Valley, a créé en 2017  la 1ère communauté mondiale autour de la beauté, BeautyTech  (qui compte à ce jour 11 chapter et 1500+ founders & funders connectés à travers le monde entier), et en 2018 Fab Co Creation  « pour batir des marques mondiales, soutenir des entrepreneurs avec une mission sur terre et aussi « data-driven » ( lire aussi le post d’Odile Roujol sur Medium)
:: Pourquoi de plus en plus de marques naissent à Los Angeles, notamment des marques direct-to-consumer ?

 

Odile Roujol : D’abord, vous pouvez y sentir les bonnes vibrations ! Depuis toujours L.A. est une terre pour les entrepreneurs audacieux, que ce soit dans l’art, la communication, le divertissement, l’industrie, la musique, la beauté ou encore la mode. Il y a d’abord le climat et un certain style de vie. Et puis l’inspiration est partout, tant de choses se passent en art, cuisine, divertissement, amplifié par la diversité de la population ethnique de Los Angeles, qu’il s’agisse des Afro-Américains, des Latinos (les Mexicains étant le plus grand groupe), des Moyen-orientaux et des Asiatiques (dont les communautés coréenne, thaïe et philippine).
:: Mais ce bouillonnement existe aussi à San Francisco ou à New York (en faisant abstraction du climat pour NYC) ?

A L.A., nous ne sommes ni à New-York où le style est impeccable, ni à San Francisco où l’on ne fait pas d’effort pour s’habiller. Quand on parle de la beauté et de la mode comme moyen de s’exprimer, Los Angeles est LA ville où l’on peut vraiment l’expérimenter.

 

 

:: Du coup, on ne crée pas sa start up à LA de la même manière qu’ à SF ou NYC ?

Bien-sûr. San Francisco a une façon de penser, axée sur la technologie. Los Angeles est une ville où les industries se rassemblent organiquement pour créer de nouveaux modèles de travail. L.A. est une communauté intellectuelle créative, avec des créateurs étonnants. New-York s’est construite sur la finance, mais les capitaux, ici, ce sont les idées !

 

 

:: Le venture capital ne se concentre-t-il pas plutôt à San Francisco ?

Détrompez-vous. A Los Angeles, y a encore quelques années, les personnes ne parlaient en effet que de divertissement. Puis sont venus Snapchat, The Honest Company.

Maintenant à Los Angeles, comme me l’a expliqué un business angel chevronné et investisseur en capital risque prospère : « Tout le monde dit qu’il a un fonds, comme dans les années 90, tout le monde disait être dans la production de films ! »

 

:: Y a-t-il à Los Angeles une manière différente de développer son entreprise ?

Je crois qu’il est essentiel, au démarrage, non seulement d’avoir une stratégie de mise sur le marché parfaite, mais aussi d’être très fort en stratégie de croissance. Accélérer la croissance n’est pas au cœur des conversations à San Francisco. Les personnes parlent d’abord produit, algorithme et IA.

A Los Angeles, tout le monde est conscient que ne pas être irréprochable dans l’exécution, ne pas gagner de nouveaux clients et les garder…. pourrait tout simplement tuer l’entreprise.  It’s not the cherry on the cake!  🍰

 

:: Vous pensez que la croissance est appréhendée différemment  à San Francisco ?

Toutes les VCs que j’ai rencontrés remettent en cause les investissements massifs réalisés dans les business modèles D2C. Il y a trois ans, dans la Silicon Valley, la performance des startups de livraison alimentaire (massivement financées à l’époque, avec plus de 150 millions de dollars pour certaines d’entre elles) était décevante : le développement rapide dans un environnement concurrentiel a généré des coûts d’acquisition énormes, avec beaucoup de problèmes d’exécution et un taux élevé de churn ne permettant pas de construire une communauté.

 

 

:: Que faut-il pour développer sa start up ?

Particulièrement dans les secteurs verticaux de la beauté et de la mode, je crois qu’il est nécessaire de se concentrer sur la qualité des produits, l’expérience client et la croissance de la communauté. C’est la recette d’un succès durable et de la construction de nouveaux champions mondiaux.
Glossier et Prose hair, pour ne prendre que ces 2 exemples, peuvent devenir de très grosses marques mondiales, et être approché par de grands groupes dans les prochains mois.
Mais toutes les marques ne peuvent pas atteindre plus de 1 ou 2 milliards de dollars de revenus, même en étant présentes sur  100 marchés.
Je crois que les entrepreneurs doivent :

  • Rester raisonnable dans le montant de fonds à réunir pour les aider à créer leurs produits et services et à se développer.
  • Se concentrer d’abord sur l’expérience client et la croissance organique. Limiter leur coût d’acquisition.
  • Etre le meilleur en matière de fidélisation, en ayant l’obsession de la  life time value de leurs clients et avoir beaucoup de fans qui parleront en bien de la marque.
  • Être le meilleur sur les principes fondamentaux d’une communauté : partager un but et des valeurs.

 

 

:: Que retenez-vous de ce premier meet up organisé à Los Angeles par Zack Parker ?

J’ai rencontré ce soir des entrepreneurs qui sont fous amoureux de leurs produits et de leur communauté.
Le produit est essentiel. J’ai beaucoup aimé lorsque Angel Anderson, la fondatrice de Nailsnaps, et, Katherine Ramos co- fondatrice de Rituel de Fille, ont parlé de leurs partenariats à long terme avec des fournisseurs locaux. Et aussi lorsque Katherine Ramos a  décrit  son pire jour dans sa vie d’entrepreneur : elle avait reçu un mauvais lot de rouges à lèvres de fournisseurs étrangers qui niaient le problème. Oui, les produits comptent ! Un bon produit rend vos clients heureux et ils reviendront.

 


:: Et l’aspect communautaire ?

Lorsque je travaillais pour L’Oréal, nous passions beaucoup de temps à lire, à observer et à analyser les insights clients.Puis nous nous assurions que notre produit soit le meilleur sur le marché.

J’aime la façon dont les entrepreneurs de LA se développent en co-création avec leurs clients. Tout d’abord, ils engagent les personnes sur les médias sociaux. Ils discutent avec eux. Ils sont sur Slack et sur les Stories d’Instagram. Ils les rencontrent même dans la vraie vie. C’est comme une tribu. Ils apprennent d’eux. Ils les font participer aux décisions clés.
Il s’agit de croissance organique. Pas de médias payants, qui amèneraient les fans et le bouche à oreille. Les médias payants ne sont là qu’en dernier ressort, pour aider. C’est comme si les fondateurs savaient depuis le départ que le meilleur NPS (net promoter score) est la recette d’un succès durable.
Et ils se soucient de ce qu’ils vont transmettre. Ils ne sont pas là pour faire une croissance rapide, et une sortie rapide, quel que soit l’avenir de la société après leur départ.

 

 

 

Les entrepreneurs invités du 1er meet up @beautyTechLA

PANEL 1

Influencer marketing: How to work well with micro-Influencers?

Lorsque les marques travaillent avec des influenceurs, elles recherchent des résultats solides. Après s’être entichés de celebrities et méga influenceurs ( et avoir beaucoup dépensé), un grand nombre de marques réalisent que l’important est moins le nombre de followers que l’engagement de la communauté vis-à-vis de l’influenceur. Entre un micro-influenceur à la communauté restreinte mais composée de passionnés qui s’intéressent vraiment au contenu de l’influenceur et un mega influenceur à la communauté plus diluée, qui choisir ?  Ce sera le thème de ce premier panel.

Modérateur :

Alaina Hartley est investisseur au sein de  chez Greycroft, une importante société de capital de risque spécialiste des secteurs Internet et téléphonie mobile.

 

 

 

 

 

Entrepreneurs :

Conor Begley, est le co-fondateur of Tribe Dynamics, entreprise basée à San Francisco spécialiste de la mesure de l’engagement des marques lifestyle dans les médias sociaux. Avec sa technologie propriétaire unique, Tribe Dynamics écoute les conversations en ligne les plus impactantes et répond à la question : “ Quelle part de chiffre d’affaires est directement attribuable à mon marketing d’influence online ?”
Lucy Quick est agent chez Freedom Models, une agence de mannequin basée à Los Angeles dont la particularité est de  représenter également un large éventail d’influenceurs.

 

 

 

 

Lucy Quick est agent chez Freedom Models, une agence de mannequin basée à Los Angeles dont la particularité est de  représenter également un large éventail d’influenceurs.

 

 

 

 

 

Camille Vizzavona Eddera, est la co-fondatrice et CEO de Birthstone Scents, une ligne de douze parfums talisman qui s’inspire de l’univers des pierres précieuses.

Depuis la nuit des temps, chaque mois de l’année est associé à une pierre précieuse. Les cultures anciennes croyaient que le port d’une pierre précieuse pendant le mois qui lui était assigné augmentait ses pouvoirs. Chaque parfum Birthstone Scents a été infusé avec sa pierre précieuse pour un cycle lunaire complet afin d’exploiter le pouvoir de la pierre pour guérir et protéger. La ligne est exclusivement composée d’ingrédients naturels. Les parfums sont non-toxiques, durables, cruelty free, sans paraben, sans phtalate, sans sulfate.

 

 

 

 

PANEL 2

Production disruption: How to scale your production? Outsourced vs. in-house?

La légende veut que toute l’aventure entrepreneuriale démarre dans un garage ou sur la table de la cuisine familiale. Mais après ? Quand le succès est là et qu’il s’agit de produire en grande quantité, assurer la montée en puissance et garantir un niveau de qualité constant, les questions affluent. Parmi elles : où faut-il produire : en interne ou en faisant appel à la sous-traitance ? Venant d’horizons différents, le panel aura surement à coeur de défendre des points de vue divergents.

 

Modérateur : 

Stephanie Pal est Senior Consultant chez Robert Walters, un cabinet de recrutement international de chasse de tête, présent dans 65+ bureaux à travers le monde.

 

 

 

 

 

 

 

Katherine Ramos , CEO de Rituel de Fille, a cofondé la marque avec ses deux soeurs.

Rituel de Fille est une nouvelle vision de la beauté, inspirée par le côté magique des ingrédients naturels, où le pigment est élémentaire, cérémoniel et puissant. Les rouges à lèvres, fards à paupières et blushes de Rituel de Fille sont tous fabriqués in home pour livrer une couleur unique, audacieuse et durable, tout en répondant à des normes rigoureuses.

Tous les pigments, huiles et cires soigneusement sélectionnés sont là pour une raison précise – la marque n’utilise rien de superflu.

 

 

 

 

 

Morgan Kaptain est Business Development chez Roberts Beauty, un fournisseur leader spécialisé la conception d’emballages créatifs, en stock ou sur mesure, pour l’industrie cosmétique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Angel Anderson est la CEO et fondatrice de Nailsnaps, une plateforme mobile/sociale qui permet, à partir d’images sociales, de se créer à la maison des ongles personnalisés d’une qualité équivalente à celle d’un salon de manucure, en quelques minutes seulement. Les vernis à ongles sont non toxiques et ne nécessitent pas de temps de séchage.

Le système NailSnaps, breveté et primé par de nombreux awards, est en train de disrupter l’industrie des ongles, un marché  de 8,5 milliards de dollars, en proposant la meilleure façon de créer, partager et porter des ongles personnalisés.

 

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