DIGITAL LIFE TIME : Odile Roujol (Orange France) et Fany Pechiodat ( MyLittleParis)

7 03 2012

Sosh est la marque mobile d’Orange aux forfaits tout légers, sans engagement dédiée aux ultra-connectés.

La participation des clients et de la communauté est le cœur et le moteur de la marque.

Ils proposent leurs idées pour améliorer l’offre et définir les prochaines orientations de la marque et du site.

Un modèle pertinent qui a fait ses preuves : Sosh c’est aujourd’hui plus de 100 000  clients et une communauté de plus de 160 000 fans sur Facebook et 12 000 followers sur Twitter – qui ont à leur disposition 8 plateformes pour se retrouver : Sosh.fr, Facebook, Twitter, Dailymotion, Youtube, Flickr, Google+ et Pinterest.

:: En 2012, Sosh invente un nouveau genre : le Sosh bus.

Le bus à surprises Sosh

Oubliez pop-up store, boutique éphémère, corner-in-the shop…

A l’image des camions ambulants qui sillonnent San Francisco pour servir cupcakes et burgers en tout genre –  l’idée  est de faire découvrir Sosh dans la « vraie vie » en proposant à l’intérieur d’un bus anglais entièrement « soshisé » happenings et surprises.

Pour cette opération, Sosh et My Little Paris se sont associés pour proposer un petit guide My Little Sosh « Geek is The New Sexy » : bonnes adresses, bons plans et astuces geekettes et fils Twitter incontournables !

Manucure et bichonnage de smartphone

Ateliers Tricot...

Customisation de cupcakes

Geek is the new sexy


RENCONTRE AVEC 2 « FEMMES D’INFLUENCE »

A l’occasion de cette alliance « Sosh bus – My Little Paris » qui semble couler de source, nous avons voulu aller à la rencontre des deux initiatrices du projet, deux jeunes femmes aux trajectoires professionnelles météoriques – Odile Roujol, Directrice de la Communication France de Orange et Fany Péchiodat, fondatrice de My Little Paris –  pour leur demander quelle part le digital prenait dans leur vie professionnelle comme personnelle.

L’ENTRETIEN

Odile ROUJOL - Directeur de la Communication, ORANGE France

Odile ROUJOL
Directeur de la communication – Orange France

// SON PARCOURS

Odile Roujol, HEC 1989, a mené une grande partie de sa carrière dans le secteur de la Beauté et du Luxe, notamment aux États-Unis. Avant de rejoindre France Télécom-Orange en septembre 2009, elle était Directeur Général International de Lancôme au sein du groupe l’Oréal.

// SON ACTUALITE

Odile Roujol lance le Sosh Bus : depuis le 15 février, le bus sillonne les villes de Paris , Lille, Lyon, Marseille et Tours jusqu’au 15 mars.

 

:: Vos postes de direction chez un leader de la cosmétique – Lancôme – ne faisaient pas forcément de vous une « femme digitale ». Comment avez-vous vécu ce saut culturel en entrant chez Orange en 2009 ?

C’est amusant que vous me posiez cette question, car j’ai récemment constaté que tous mes comptes d’accès à des services en ligne datent de 2009, l’année où j’ai intégré Orange. Mais détrompez-vous : Lancôme fut pionnier dans son secteur en ouvrant un site e-commerce dès 1996. Mais c’est vrai qu’à l’arrivée des réseaux sociaux, Lancôme n’encourageait pas ses salariés à y être présents. Cela a bien changé depuis.

 

:: Utilisez-vous les réseaux sociaux dans votre vie personnelle ?

J’utilise beaucoup Twitter et Linkedin au quotidien, moins Facebook et Google +. Comme j’ai beaucoup voyagé (ndlr - Odile Roujol a occupé de nombreux postes à l’international, puisqu’elle fut Deputy General Manager de Lancome US, entre 2003 à 2005, basée à New York, puis Directeur Général International de Lancôme jusqu’à 2009), les Réseaux Sociaux me permettent de garder le contact avec mes amis qui sont à l’étranger, notamment en Asie.

:: Bientôt 3000 Followers suivent votre compte professionnel Twitter, et vous êtes une cadre dirigeante très active sur ce réseau. Comment la maman, l’épouse, la cadre dirigeante, l’amie, la grande voyageuse, etc.… trouve-t-elle encore le temps de tweeter ?

Twitter me permet d’être à l’écoute ce qui se passe à l’international et aussi de rencontrer des personnes très différentes de mon univers. Ces dernières semaines, par exemple, j’ai pu rencontrer grâce à Twitter Catherine Ertzscheid, Catherine Barba Chiaramonti, la fondatrice et directrice générale de Digital Commerce Factory (vente-privee.com), Emery Doligé, chroniqueur Médias et Politique à Europe 1. En fait, Twitter vous aide à communiquer. Delphine Ernotte-Cunci, Directrice Générale d’Orange, s’est mise elle aussi sur Twitter et elle n’hésite pas à tweeter lors de ses déplacements ou lorsqu’elle le juge pertinent. Il y a environ 300 personnes chez Orange sur Twitter: des personnes de la R&D ou du Techno Centre, mais aussi dans tous les autres départements, dont les « Contenus » ou encore Orange Business Services.

 

:: Alors qu’on image facilement votre agenda de Directrice de la Communication France d’Orange « surbookée », pourquoi choisissez-vous de vous impliquer tant sur les Réseaux Sociaux ?

Parce que dans l’entreprise, ces réseaux ont abouti à créer une nouvelle forme de travail collaboratif. Un exemple : à la Communication chez Orange, nous avons constitué un mini réseau regroupant nos  équipes et les collaborateurs de nos agences media et créative, Havas et Publicis. Cela encourage l’échange et facilite le lien direct et le montage de dispositifs de communication en temps réel.

A cet instant, Odile Roujol nous montre sur son Smartphone le mini-réseau Facebook qu‘elle a créé entre elle et ses homologues chez ses partenaires, pour échanger, relayer, alerter en temps réel, sur les problématiques du moment.  

:: Utilisez-vous aussi Twitter pour communiquer avec vos clients ?

Twitter et les réseaux sociaux en général, servent à communiquer. C’est pourquoi nous avons mis en place depuis 2009 un service client sur notre page Facebook ou sur le compte Twitter @orange_conseil, avec des « webconseillers »  dédiés à ces réseaux.

:: Quelles sont vos autres sources d’inspiration, hormis les Réseaux Sociaux ?

Je lis beaucoup la presse internationale et la presse fashion/beauté, deux secteurs qui me sont restés chers. Et puis j’aime le contact direct. Nous sommes 100 000 chez Orange en France. C’est une vraie richesse humaine et intellectuelle. Je reste également connectée à différents mondes et univers qui me sont moins familiers, c’est essentiel pour rester réactif et créatif. Alors j’essaye d’organiser en moyenne deux RDV par semaine avec des personnes que j’ai plaisir à rencontrer et qui évoluent dans des secteurs divers et différents du mien. C’est très enrichissant.

:: Pourquoi avez-vous demandé à My Little Paris de contribuer à la campagne Sosh bus ?

D’une manière générale, je trouve il n’y a pas encore de ponts entre les deux mondes que sont les grands groupes internationaux, comme Orange, et les start-up. Et à titre personnel, je suis très admirative du travail de Fany et de ce qu’elle a réussi à créer avec My Little Paris, une identité claire. J’aime l’univers créatif et l’enthousiasme de cette équipe qu’elle a fédérée autour d’elle. Notre collaboration autour du Sosh Bus est l’occasion d’échanger et d’étendre notre curiosité et notre ouverture sur le digital.

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L’ENTRETIEN

Fany PECHIODAT, Fondatrice MyLittleParis.com

Fany PECHIODAT 
Fondatrice de My Little Paris


// SON PARCOURS

Diplômée de l’ESCP-EAP, Fany Péchiodat a travaillé 5 ans au sein du service marketing de l’Oréal et des parfums Jean-Paul Gaultier. Elle démissionne en 2009 pour lancer My Little Paris.

 

// SON ACTUALITE

Forte du succès de MyLittle Paris, les déclinaisons s’accélèrent. Parmi les dernières, Merci Alfred, son pendant masculin, et MyLittle Box (Novembre 2011) : après des surprises et des idées insolites dans la boîte mail, c’est maintenant dans les boîtes aux lettres qu’elles arrivent. Et naturellement tout ceci en cross-media : web, iPhone, iPad, Facebook, Twitter, librairies…

La Little Box se met à la Detox (Box de Janvier 2012)

Le formulaire d’inscription de My Little Paris propose par défaut, comme critère ‘âge’, l’année 1980. Est-ce à dire que les « plus de 32 ans » n’ont plus l’âge de s’inscrire à ce célèbre site « dénicheur » ? Certainement pas, si l’on en juge par le nombre des inscrits : en trois ans, MyLittleParis a réussi à recruter 700 000 membres qui ont accepté volontairement de recevoir  chaque jour, à l’heure du café, une idée inédite et surprenante dans sa boite mail ou sur son iPhone. Et que l’on s’échange entre copines autour de la machine à café ou – signe des temps – sur Twitter ou Facebook.  Du jamais vu.

Fany Péchiodat est à l’origine de cette idée brillante et surtout, a réussi à l’imposer en France, à créer 20 emplois et à construire autour un éco-système. (MyLittleParis se décline désormais en My Little Lyon | My Little Marseille | My Little Wedding | My Little Web | My Little Kids |  Merci Alfred |My Little Box ).

Odile Roujol, Directeur de la communication d’Orange France et initiatrice du Sosh Bus, a bien voulu faire les présentations.

:: Êtes-vous active sur les Réseaux Sociaux ?

Fany PECHIODAT  – Je les utilise pour ma veille. C’est un formidable espace qui fourmille de bonnes idées. Moi qui fantasme de pouvoir vivre partout à la fois – Paris, Tokyo, San Francisco,… -  les réseaux sociaux me donnent cette capacité à me démultiplier.

Et puis on y fait de très belles rencontres. C’est grâce à Twitter que je suis entrée en contact avec une personne qui vit à San Francisco; depuis, chaque semaine nous nous appelons et elle me relate tout ce qui est nouveau là-bas : les dernières innovations, les nouveaux sites, les nouvelles applis, des  idées de business. Elle me nourrit. En fait, avec elle et d’autres personnes à travers le monde, nous formons un petit réseau et nous nous alimentons mutuellement des tendances. Et cela pousse à l’exigence !

:: Les réseaux sociaux sont-ils un canal d’acquisition pour My Little?

Les réseaux sont essentiels pour nous car ils accélèrent la viralisation. Nous voulons grossir uniquement de façon organique ; les réseaux nous servent de caisse de résonance et c’est eux qui ont fait notre croissance. Au départ, tout a commencé par un email envoyé à 50 amies. Je n’avais pas de budget, et notre seule arme était notre qualité éditoriale pour inciter nos lecteurs à partager notre site. Avec un tel pouvoir de prescription, nous n’avons pas le droit de décevoir.

:: D’une  première newsletter envoyée – sans moyens, sans levée de fond – à 50 amis en 2008, My Little touche aujourd’hui 700 000 personnes et compte 20 employés. Comment expliquez-vous un tel succès ?

Nous sommes tous saturés d’information. Mais quand il faut décider quel produit acheter, où sortir, nous avons besoin de quelqu’un de confiance. Il peut s’agir d’un proche, un ami, une source sûre. My Little Paris a noué une vraie relation avec ses lecteurs et joue ce rôle de prescripteur (ou de « curator » en anglais), qui oriente vers ce qu’il y a de meilleur. Et cette confiance que nous avons acquise se décline : notre petit dernier, My Little Box, a été lancé Novembre dernier. C’est le même principe : une personne nous dit « OK, je m’abonne pour 15,50 euros par mois et je vous fais confiance. Je sais que vos dénicheuses vont remplir ma boite aux lettres de leurs meilleures trouvailles». Ce qui est important pour nous, c’est de ne jamais perdre cette confiance.

 

:: Vous devez être aussi inondé de Dossiers de Presse ! Comment arbitrez-vous ?

Oui, nous recevons des dossiers de presse. Mais pour nous, l’information est ailleurs, et c’est à nous d’aller la chercher. Nous devons toujours surprendre nos lecteurs.

Nous avons un Comité de Rédaction qui se réunit et décide des sujets. On annonce une semaine glaciale sur la France ? Nous allons nous demander ce dont nos lecteurs ont envie. D’un bon chocolat chaud ? D’une playlist à écouter dans bain ? Des meilleurs coins de cheminées à Paris ? Et nous écrivons là-dessus en sélectionnant les bonnes adresses. MyLittleParis a une vraie culture de l’insight. Le but n’est pas d’avoir la bonne adresse, mais la bonne idée au bon moment qui va rentrer en résonnance avec notre communauté. Dernièrement, nous avons attendu les premiers flocons de neige pour envoyer notre newsletter « Que faire à Paris quand il neige ? ». Et de là est sorti un dossier truffé d’adresses insolites, qui parlent à nos lecteurs parce que ce sont des adresses que nous-mêmes nous aurions aimé connaitre. Beaucoup de lecteurs nous disent : « J’ai l’impression que vous lisez dans mes pensées ».  Un jour l’une de nos rédactrices, pensant à toutes les personnes insomniaques,  a eu l’idée d’envoyer à minuit une newsletter sur le thème « Je n’arrive pas à dormir ». Son succès a dépassé nos attentes : un taux d’ouverture record, et beaucoup de mails de remerciement, ce qui montre que nous avions visé juste.

 

:: Pour inciter au parrainage, vous avez une formule redoutablement culpabilisante (et très ironique) sur MyLittle Box. Vous dites à vos lectrices : « Vous n’êtes pas du genre à garder les bonnes idées pour vous ?». Alors à mon tour, je vais vous demander de nous livrer… vos sources de veille !

Avec plaisir. Car je délègue beaucoup, mais jamais ma veille ! Ce n’est pas du tout pareil si tout vous arrive sur un plateau. Faire de la veille prend beaucoup de temps mais je m’octroie ce temps-là. C’est important. J’ai des antennes dans chaque pays. Je m’organise des plages horaires, une heure de Skype avec le Japon, avec San-Francisco. Et croyez-moi, même si je suis surchargée, je n’annule jamais. Tout va tellement vite. J’ai envie et j’ai besoin d’écouter, de comprendre, de savoir ce qui se passe dans le monde entier.

:: Quels sont vos autres sources de veille ?

En presse, je lis chaque mois Fast Company[1], la plupart des magazines économiques français (Management, Capital, Stratégies …) et toute la presse féminine au sens large. Mais je trouve qu’il manque en France un magazine business qui soit positif et qui donne envie d’entreprendre.

Sur le web, les sources sont nombreuses, mais je regarde tout particulièrement springwise.com, pour suivre les idées de business qui germe à travers le monde. Et je compte aussi beaucoup sur mes équipes pour me nourrir et me transmettre ce qui a pu m’échapper.

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RDV sur le Sosh Bus

Après Paris, Lille et Lyon, le Bus est à Marseille  jusqu’au 10 mars puis Tours les 14 et 15 mars.

Les visiteurs sont plongés dans l’univers de la marque à travers ses accessoires emblématiques proposés en « collections capsule » exclusives. L’ordonnance d’applis propose à chaque visiteuse le téléchargement des applis leur correspondant le mieux après diagnostic du coach : mondaine chronique, créative frustrée, modeuse compulsive, urbaine intoxiquée.

Au second étage se déroulent les « happenings », des ateliers originaux qui animent l’opération au rythme de la semaine. Ainsi chacun pourra :

-       réaliser et customiser des cupcakes aux couleurs pétillantes

-       découvrir la tendance « Urban Tricot » en réalisant une housse de coque mobile, une housse moshi moshi, ..

-       Sérigraphier leur tee-shirt à partir des créations Sosh

-       Faire une pause manucure express (pour elle) ou passer entre les mains expertes du barbier (pour lui) pendant que son smartphone se fait bichonner (nettoyage du mobile, sauvegarde de données, …)

-       Découvrir de nouvelles applis à télécharger …

et plein d’autres surprises ludiques. Happenings, on vous dit !

L’inscription se fait au préalable par téléphone à l’annonce des ateliers.

RDV sur Facebook/Sosh !


[1] Fast Company : where ideas and people meet. Un magazine business américain dont la mission est d’expliquer comment les  "fastcompanies", les entrepreneurs, et les innovateurs s’y prennent pour faire ce qu’ils font.








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