Voila un deal qui doit faire rêver les rue89, Mediapart et autres sites d’information en ligne…
Signé au SuperBowl dimanche soir, le rachat du "Huffington Post" par AOL a fait office de petite bombe dans le monde des médias.
Le "Huffington Post" ?
Créé d’une feuille blanche en 2005 par l’emblématique et talentueuse rédactrice en chef Arianna Huffington avec 2 millions de dollars, le site s’est vendu dimanche à AOL 315 millions de dollars.
Pour l’occasion, AOL regroupe l’ensemble des sites de contenus d’information du groupe et crée ‘The Huffington Post Media Group‘ en nommant Arianna à sa tête.
Le "Huffington Post " en quelques chiffres :
- 25 millions de visiteurs par mois
- Des revenus estimés à 50 millions de dollars en 2010
Le prix d’achat par AOL représente 6,3 fois les revenus annuels du ‘HuffPo" pour 2011. Pas donné. Et belle réussite pour un site média lancé il y a 6 ans.
Pour AOL
Ce deal (si la mayonnaise prend) marque l’ambition affichée de son CEO Tim Armstrong d’etre le premier fournisseur de contenu aux USA. AOL peut désormais compter sur une base de visiteurs de 117 millions par mois aux Etats-Unis, (270 millions dans le monde).
Pour le Huffington Post,
ce sont des moyens accrus considérables qui consacre un modèle journalistique reposant sur 4 fondamentaux :
- une rédactrice en chef médiatique maniant à merveille l’art de la communication dans toutes les sphères, politiques, économiques et sociétales, sans renier ses opinions. La bruyante Arianna Huffington est clairement démocrate
- une utilisation forte et intelligente des réseaux sociaux. Le "Huffington Post" est à ce jour l’un des sites d’informations en ligne exploitant le mieux le graphe social.
- un savant mix rédactionnel : agrégation de contenus, éditos rédigés par des personnes influentes et indépendantes, articles de la rédaction et contenus générés par les lecteurs eux-même.
- un goût pour être sur le devant de la scène médiatique, conférant automatiquement au ‘Huffington Post’ de la notoriété et une aura certaine.
Pour Arianna Huffington et sa rédaction, toute la question est de savoir s’ils sauront conserver leur neutralité et ce ton décapant qui fait leur succès aujourd’hui.




