Nouveau ! Les vitrines de New-York restent allumées pour vous 24/7

26 04 2012

La vitrine de Prada, New York, comme si vous y étiez.

Virtuose du clavier, vous passez la majeure partie du temps devant vos écrans, mais le lèche-vitrine – le vrai, celui qui consiste à flâner dans les rues au grès du vent en s’arrêtant devant une belle vitrine – vous manque ?

Alors ce site est fait pour vous.

Tunrnhills.com

Tunrnhills.com est ‘le’ site de tous  ceux qui aiment se promener au milieu des belles boutiques, regarder les vitrines et acheter.

TurnHills ressucite en ligne l’expérience du lèche-vitrine.

Accessoirement, TurnHills est aussi un bon moyen de se tenir au courant de la mode et des tendances en général.

Une vitrine de magasin, c’est tout un art. A la base, il y a un axe créatif. Puis ce sont des heures de travail et la coordination d’une armada de corps de métier, pour aboutir à ce qui est, notamment dans le luxe, de vrais œuvres d’art. Je pense aux vitrines d’Hermès et Prada à Paris, de Bergdorf Goodman et Henri Bendel à NewYork.

Le principe de TurnHills est tout simple : vous aimez une marque, vous tapez son nom et vous le placez sur un plan de quartier.

Aussitôt s’affiche la vitrine de cette boutique, telle qu’elle est à la même heure. Et ceci, que vous habitiez à 2 blocs de la boutique ou à des milliers de kilomètres.

La vitrine de J Crew sur la 5ème avenue de New York, à l'heure où ce billet est rédigé.

La vitrine de Juicy Couture à New York, à l'heure où ce billet est rédigé

Vous pouvez aussi devenir membre du site et créer votre propre plan avec la fonctionnalité MyMap.

Vous précisez alors les adresses de vos magasins préférés, qui s’affichent sur votre carte de lèche-vitrine personnalisée pour vous.

Pour l’instant, le site ne fonctionne que pour les vitrines qu’à New-York.

Grâce au crowdsourcing, TurnHills est capable d’actualiser le contenu, tous les jours.  Une armée de photographes et blogeurs lui envoie les photos des vitrines dès qu’elles changent.

Le modèle économique ? Gageons qu’il existe, ou qu’il va rapidement se mettre en place si l’audience est là. Car TurhHills est à la croisée du Local, Social, Mobile, Commerce. On ne peut rêver mieux.

Tout est une question d’audience. TurhHills réunira-t-il suffisamment de “shopping addicts” pour que les marques s’y intéressent ?

Je fais le pari que oui.

Sur TurnHills, quelque soit l’heure à laquelle vous passez, la lumière est allumée.

Shops never close.





Parnasse, l’exclusivité. La vraie.

29 03 2012

Etre invité à visiter l’exposition Matisse un soir de printemps, dans un musée livré à vous seul et vos pairs – un cercle de personnes choisies, avec lesquelles vous venez de converser, coupe de champagne à la main autour d’un exquis buffet signé Fauchon.

Est-ce possible ?

Aucune attente aux caisses, pas d’attroupement devant chaque tableau. L’attention extrême de vos hôtes et l’assurance de se retrouver « entre soi », entouré de personnes en affinité, qui d’ailleurs au fil des soirées sont devenues des amis que l’on a un réel plaisir à retrouver.

Est-ce un rêve ?

Non, c’est ce qu’ont pu vivre hier soir les membres de Parnasse.

Henri Matisse "La Blouse Roumaine", 1940

L’invitation stipulait :  “un tête à tête avec Henri Matisse, au cours duquel vous pourrez interroger ses œuvres pour mieux appréhender son génie, c’est ce que Parnasse vous propose lors d’une visite privée de l’exposition Matisse, Paires et Séries. Un must.

Parnasse est réservé à un cercle restreint, dont les membres sont invités ou cooptés.

Parnasse fait office de club privé, avec une équipe complète qui connait et accompagne les membres. En option, une Conciergerie répond aux exigences les plus précises des membres.

Pourtant Parnasse n’est pas ” votre Conciergerie next-door”.

Parnasse est le service haut de gamme d’Orange, une offre destinée à faciliter la vie numérique.

Selon les mots de sa Directrice, Nilou Soyeux du Castel « Parnasse offre un accès simple à tous les bénéfices et les plaisirs d’un monde mobile au travers de solutions précises et personnalisées ».

L’accès à Parnasse se compose d’une assistance numérique disponible dans le monde entier 24/24, des dernières innovations en avant-première, d’offres de téléphonie inédites et avantageuses et des évènements privés d’exception.

Hier soir, c’était donc « visite privée de l’exposition Matisse » au Musée Beaubourg.

Plus tard, ce sera Atelier Chocolat…

Dans un numéro spécial consacré au Voyage, Business Week décrit des programmes VIP des chaines d’hôtels et montre combien ‘The Code of the Concierge’ a bien changé ces dernières années.

Pamela Danziger, Présidente de Unity Marketing, un cabinet marketing spécialisé dans les secteur du Luxe résume la tendance  : «  La cible des Programmes ultra VIP peut s’offrir ce qu’elle désire. Mais l’accès aux coulisses, à des expériences exclusives qui ne s’achètent pas, est une forme d’avantages que les marques peuvent offrir afin de rester intéressantes aux yeux de leurs clients ».

Parnasse est aussi une réponse à une question récurrente  : faire gagner du temps.

Pas de queue, pas d’énervement, savoir que tout sera organisé pour soi, et de manière remarquable, c’est aussi un privilège qui fidélise les clients à une marque.

Caroline Mennetrier, Directrice des Relations Publiques du Four Seasons Hotel George V soulignait elle aussi, lors d’un récent entretien, le souhait parmi sa clientèle de gagner du temps pour aller à l’essentiel : « [Nos clients ]  viennent chercher chez nous cette sérénité de l’esprit qui leur permet de se concentrer sur les bons moments uniquement. Tout ce qui est logistique, nous nous en chargeons, ils ont l’assurance que nous saurons gérer chacune de leur demande avec enthousiasme, efficacité et gentillesse. Je compare souvent l’hôtel à une « bulle de douceur » !

Le no marketing

Parnasse n’a pas été créé pour faire « un coup » en captant ce segment de clientèle tenté par le phénomène actuel des Conciergeries.

L’équipe dirigeante, forte d’une séniorité acquise dans des groupes internationaux qui placent la Relation Clients au cœur de tout, a pris le temps nécessaire pour tester et étudier la manière dont les premiers membres utilisaient le Club. Un service qui d’ailleurs ne cesse de s’optimiser, les membres faisant monter la barre de leurs exigences toujours plus haut.

Avez-vous déjà vu de la publicité pour Parnasse ? Non. Aucune publicité, un recrutement uniquement sur invitation ou cooptation et un nombre résolument limité de membres.

De l’anti-marketing.

Une pépite qui défie les codes traditionnels et ceci dans un secteur – la téléphonie – souvent synonyme de prises de tête et de Relations Clients déshumanisées.

Parnasse a fait sienne l’idée que les clients du Luxe privilégient l’émotionnel au matériel.

Un parti-pris qui lui réussit plutôt bien.





23 12 2011

 

Cécile DELETTRE, Chef de service Evènements Spéciaux, UBIFRANCE

Cécile Delettré, aujourd’hui Chef de service Evènements Spéciaux à la Direction d’UBIFRANCE, a été 4 ans Managing Director au bureau UBIFRANCE de New York.

Là, elle a managé une équipe de 20 personnes spécialisée dans les secteurs du luxe, des biens de consommation, du marketing et du E-commerce, en rayonnant sur 4 villes phare : San Francisco, Atlanta, Chicago et New York.

En 4 ans, avec son équipe, elle a accompagné près d’une centaine d’entreprises sur le marché américain, en particulier dans le marketing et le commercial.

Autant dire que Cécile Delettré est une fine connaisseuse du secteur du luxe aux Etats-Unis, qu’elle a un carnet d’adresses étoffé et connait toutes les ficelles pour réussir son implantation américaine lorsque l’on est une marque de luxe.

Nous avons rencontré Cécile Delettré cette semaine à Paris.

Pour nous, elle a décodé le new acheteur de luxe américain,  le rôle des catalogues, l’importance des celebrities, de la share economy…

Pour qui veut réussir son “rêve américain ” dans le secteur du luxe, son interview est à lire ici.






Mediapost Publicité vous invite à une Conférence sur le Luxe

9 09 2011


S’il est un secteur où « l’engagement client » est capital, c’est bien celui du Luxe.

Le 29 septembre, MEDIAPOST Publicité et Eric Trousset, Directeur Général Adjoint Etudes et Marketing,

ont le plaisir de vous inviter à la quatrième conférence « Paroles d’Experts » sur le thème :

Le Home Média au cœur des stratégies du luxe.

Deux heures pour :

  • passer en revue les innovations marketing Offline et Online dans le luxe en 2011
  • connaitre les aspirations nouvelles des clients du luxe
  • réfléchir à de nouvelles approches inédites, créatives et incontournables Off et Online comme lieu de rencontre entre la marque de luxe et ses clients.

Deux invités de marque présenteront leurs dernières campagnes :

  • Stéphanie ROZAN, Directrice Marketing France de CLARINS
  • Michel CAMPAN, Directeur Associés de SAME SAME ( ex Hermès, Lancôme, et Dior Couture)

J’animerai cette conférence et je présenterai les dernières stratégies multicanal innovantes de marques de luxe américaines.

Le format court de cette conférence « Paroles d’experts » est aussi une occasion unique, en cette rentrée, de se retrouver entre professionnels du luxe et

- pourquoi pas ? – de nouer des partenariats efficaces.

2012 se prépare aujourd’hui !

Jeudi 29 septembre 2011

De 8h 30 à 10h30 à l’Atelier BAROK

132 avenue de Versailles 75116 Paris

Réponse souhaitée le 23 septembre

auprès de Géraldine BAROIN-LEGRAND

Tél : 01 46 12 45 78

geraldine.baroin-legrand@mediapost-publicite.fr





LIVE FROM LUXURY INTERACTIVE CONFERENCE, London

25 05 2011

Les acheteurs du Luxe désertent-ils les magasins ?

 

Ce matin s’est ouvert le Congrès LUXURY INTERACTIVE à Londres.

Pendant 2 jours, venus du monde entier, les responsables E-commmerce, CRM et Digital des plus grands noms du luxe (Guerlain, Boucheron,Vuitton, Tag Heuer, Jaguar Range Rover…) et leurs agences se donnent rendez-vous au cœur de Londres pour partager insights et expériences (et repérer ce qui va les tenir éveillé ces prochains mois…).


Shenan Reed, fondatrice de l’agence numérique américaine Morpheus Media, a ouvert la conférence ce matin avec quelques chiffres intéressants (avant de s’envoler pour Paris, rejoindre les CEO de Google, Facebook et autres invités de marque au diner du e-G8…).

En Mars dernier, Morpheus Media s’est allié au groupe média Condé Nast pour publier une étude sur « Les acheteurs fortunés et Internet ». 70 Directeurs Marketing des secteurs retail, mode, bijoux, montres et cosmétiques ont été interrogé.

PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS :

  • Plus de visites en ligne, moins en magasin

Les acheteurs de produits de luxe se tournent de plus en plus vers le Web pour s’informer et trouver de l’inspiration, ce qui pourrait mécaniquement se traduire par moins de temps à consacrer dans les magasins comme le montrent les chiffres.

Tandis qu’une majorité de consommateurs du luxe reconnait rechercher et s’informer sur Internet avant d’acheter en magasin, 43 % disent qu’ils passent moins de temps dans les boutiques du fait du coté pratique d’internet.

Est-ce un signe ? Le 1er jour des soldes a été longtemps un moment fort pour les marques de luxe. Il était fréquent de voir des queues se former devant les boutiques Tod’s ou Gucci, par exemple, à Saint-Germain des Près. Ce phénomène tend à disparaitre.

  • La personnalisation est tout à fait admise.

Ces mêmes internautes, adeptes du Net, n’ont rien contre la personnalisation des publicités en ligne. Bien au contraire, ils la réclament. Etre suivi dans leur navigation en ligne ne les dérange pas, à condition qu’on les expose à de la publicité vraiment ciblée.

Pour Josh Stinchcomb, le vice president « digital sales » chez Condé Nast Media Group à New York “cela doit inciter les marketers des marques de luxe à personnaliser les publicité pour leurs clients’.

Autre indication : quand ils font une recherche en ligne, les acheteurs du luxe sont beaucoup plus sophistiqués que les non-acheteurs : ils combinent l’avis de leurs pairs avec ce qu’ils lisent sur les sites médias et les sites de marques.

  • De gros acheteurs

Pas étonnant que les marques du luxe s’intéressent au numérique. Ils sont sur une clientèle « en or ». En ligne, les acheteurs de marques de luxe dépensent 4 fois plus que les non-acheteurs de luxe.

  • Une utilisation intensive d’Internet

70 % des consommateurs fortunés utilisent Internet pour raison personnelle trois fois par jour (ou plus). C

ontre 46 % pour les non-acheteurs de marques de luxe.

  • Les réseaux sociaux ne sont pas crédibles

Les sites de contenus, oui. Facebook est la premier réseau social utilisé par la clientèle fortunée. Mais les réseaux sociaux dans leur ensemble ont mauvaise presse : ces clients ont peu confiance dans leurs contenus, qu’ils considèrent de faible qualité.

Par contre, ils apprécient les sites de contenu qui selon eux apportent de l’information qualitative. Du pain béni pour le commanditeur de l’étude, Condé Nast.

84 % des clients fortunés disent que les sites de contenu « premium » (c’est-à-dire selon l’enquête les sites ne proposant pas de contenu communautaire) leur apportent une information fiable; ils ne sont que 11 % à penser de même pour les réseaux sociaux.

Vers une segmentation du contenu ?

Cela pose la question pour les marques du bien-fondé d’une segmentation de son contenu: est-ce qu’une marque doit dire la même chose, quand elle s’adresse à ses ‘fans’ sur une Page Facebook ou qu’elle s’exprime sur son site web ?

Y aurait-il un contenu fait pour être lu dans un environnement communautaire et un autre type de contenu à lire dans un environnement propriétaire ( le site web de la marque) ? Le débat reste ouvert.

  •  Localisation, localisation, localisation

En ligne aussi, la localisation est importante. Elle est même absolument clé pour qu’une publicité fonctionne, selon Condé Nast. Pour 2 clients sur 3, le site sur lequel figure une publicité conditionne sa crédibilité.

Sans surprise, 79 % des interviewés disent qu’ils sont plus enclin à cliquer sur une publicité qui se trouve sur un site Premium.

Restez connecté, d’autres insights du congrès LUXURY INTERACTIVE à venir…





Video de Michel Campan : Internet et Luxe

3 10 2010
Luxe et Internet font-ils bon ménage ?


Michel Campan, Monsieur Internet qui a sévit chez Lancôme, Dior et Hermès, a sa petite idée. Aujourd’hui à la tête de Same Same, une agence et un media (bien différent d’une agence media), il accompagne les marques de luxe sur ce nouveau territoire qu’est Internet,  notamment en Chine.

Il est interviewé par Thomas Blard, en compagnie de Mathieu Lebreton, fondateur de Ykone.

Ne manquez pas  le conseil qu’il donne sur la manière, très juste, d’approcher les blogueurs et les Facebookiens.

Cliquez ici pour visualiser la vidéo :

http://www.decideurstv.com/video/michel-campan-same-same-mathieu-lebreton-ykone-materialiste-luxe-et-internet-allies-ou-rivaux-14292/





Luxe et E-commerce font-ils bon ménage ?

18 05 2010

 

LONDRES,  May 18, 2010

Le congrès Luxury Interactive s’est ouvert ce matin sur une « confrontation » vivifiante.

D’un coté de l’estrade, devant un parterre de 150 marketers venus du monde entier échanger pendant 2 jours sur “le Luxe et Internet”, le français Jean-Noël Kapferer, que l’on ne présente plus — professeur à HEC, consultant des plus grands groupes internationaux du secteur du luxe et le co-auteur de ‘Luxury Strategy – Break the Rules of Marketing to Build Luxury Brands ».

De l’autre coté, Milton Pedraza, CEO de Luxury Institute, un cabinet de recherche indépendant international, qui fait référence en matière de connaissance clients et délivre data, insights et best practices aux plus grandes marques de luxe.

Le français Jean-Noël et l’américain Milton ont des vues diamétralement opposées sur l’intérêt pour une marque de luxe à être sur Internet. L’ambiance était électrique sur le podium  (même si on imagine volontiers que chacun jouait à outrance sa partition).

Jean-Noël Kapferer met en garde les entreprises du luxe qui, sous couvert de vouloir mener sur Internet une stratégie « centrée  client »,  font perdre à leurs marques leur raison d’être, c’est-à-dire  leur facteur différentiant. Jean-Noël Kapferer estime que le succès d’une marque de luxe repose sur son géni créatif et sur la connaissance qu’elle a de ce qui est bien pour ses clients. Il est très circonspect sur l’intérêt de se lancer dans une activité de e-commerce car, selon lui, Internet est  un univers anonyme où les relations personnelles – un ingrédient essentiel dans le luxe- ont tendance à s’effacer très rapidement.

Milton Pedraza, au contraire, encourage les marques de luxe à adopter une stratégie e-commerce qui va générer de la connaissance client,  immédiatement exploitable, en temps réel,  pour anticiper les besoins futurs et nourrir l’expérience client, garant de relations durablement profitables.  Il estime que la très haute qualité des produits et l’héritage de la marque ne seront bientôt plus  suffisants pour garantir la fidélité des clients. Milton appuie son discours sur les recherches menées par le Luxury Institute, qui montrent clairement que la grande majorité des consommateurs fortunés achètent en ligne et apprécient grandement la facilité qu’Internet procure.

Donc sur le plateau, autant dire deux points de vue radicalement différents.

Et qu’une heure de discussion n’est pas arrivée à rapprocher, loin s’en faut,

A la question qui lui était posée – « Qu’est-ce-que le luxe ? », Jean-Noël Kapferer a préféré s’interroger sur « Pourquoi le luxe ? ». « Le luxe », a-t-il expliqué, «  c’est ce qui va faire qu’une personne se sentira différente, supérieure. C’est ce qui explique qu’on puisse acheter une bouteille de Don Pérignon à un prix astronomique ». Jean-Noël Kapferer demande aux marketers  de faire bien attention à « ne pas jeter le bébé dans l’eau du bain ». Et de rappeler que, lorsque l’on tape le mot Rolex sur Google, on « arrive dans une jungle ». Tout est au même niveau : les distributeurs, les revendeurs, les dealers sont à égalité avec la marque elle-même. Or « rien n’est égal. Le luxe survit parce qu’il est différent ». Jean-Noël Kapferer accuse Internet de ne pas savoir faire la différence entre luxe et non luxe.  En regrettant aussi de ne pas pouvoir reproduire en ligne la relation one-to-one qui prévaut dans les maisons de luxe.

Pour Milton Pedraza, au contraire, le futur du luxe se situe forcément dans le multicanal. Tout simplement parce que c’est le désir du client, qui veut avoir la liberté de choisir son canal : se connecter en ligne, se rendre dans un magasin, ect… Et Rolex, si on reprend l’exemple, a la relation directe avec le client, ce qui lui permet de préserver une relation one-to-one. Milton fait remarquer d’ailleurs que « l’expérience client » si souvent mise en avant par les marketers, n’est pas forcément excellente dans les magasins physiques des maisons de luxe… Alors qu’en ligne, une marque peut délivrer, si elle est performante, un niveau de service client de très haut niveau. 

Ce débat m’a fait pensé à un autre débat – qui doit bien remonter à 20 ans…, entre Jacques Séguela, défenseur de la publicité générale, et Philippe Defrenoy, le dirigeant de l’agence Ogilgy Defresnoy, défendeur du marketing direct -.

Aujourd’hui à Londres, le débat portait sur l’obligation pour une marque de luxe à faire entendre sa petite musique différenciante dans la ‘jungle’ d’Internet. Et sa capacité à recréer en ligne le Concierge’ d’hôtel qui sait tout de vous et anticipe vos désirs.

Un débat vivifiant, je vous l’assure.

Stay tuned, d’autres instants captivant de la conférence dans les heures prochaines…





Luxe et e-commerce : 2 jours pour en débattre

20 04 2010

On le présentait, mais les chiffres le prouvent : le secteur du luxe  s’épanouit  sur le Net.

Dans une récente enquête, 25 % des consommateurs anglais interviewés disent qu’ils n’hésitent pas à dépenser  1 000 £ pour un produit acheté en ligne. Ils n’étaient que 12 % en 2008 (Source : Consummer eTail Report from GSI).

Quand on songe qu’il y a à peine deux ans,  peu d’entre nous connaissaient l’existence même de Twitter, cela donne une idée de la rapidité des changements en matière de branding.  Y compris pour les marques de luxe.

Les 18 et 19 mai 2010, des professionnels se réunissent à Londres pour Luxury Interactive (www.luxury-global.com), le plus grand congrès européen consacré aux stratégies interactives dans le secteur du luxe.

2 jours de conférences sur les dernières tendances et les solutions pour réussir sa stratégie E-business dans le secteur du luxe.

Le contenu de la conférence est accessible sur  www.luxury-global.com

Parmi les thèmes phares :

-     Luxe et e-commerce : comment créer du trafic sur une e-boutique ?

-     Réseaux sociaux : quelles stratégies pour une marque de luxe ?

-    Comment créer la synergie entre un  réseau de boutiques et son site web ?

-     Quelle stratégie CRM dans le luxe ?

Parmi les conférenciers annoncés : Fabrice Paget, CMO de Fabergé, qui détaillera le business model E-commerce qu’ il a mis en place, dans ce monde feutré de la haute joaillerie.

Cherchant à se développer, Fabergé a d’abord envisagé l’option consistant à ouvrir toujours plus de boutiques à l’international. Jusqu’au jour où le joaillier s’est rendu compte que, pour sa clientèle premium, un site en ligne avait le double avantage de la simplicité et de la discrétion; des qualités que ses c lients ne retrouvaient pas forcément dans le monde ‘bric & mortar’ des boutiques.

L’une des difficultés, pour une marque de luxe, est de reproduire en ligne toute l’expérience associé au vrai luxe. Fabrice Paget expliquera comment Fabergé arrive à reproduire,  sur son site web, toute l’attention personnelle que le client reçoit en boutique, et à l’associer aux  commodités de l’achat en ligne. Il ne suffit certainement pas de mettre à disposition de ses internautes un catalogue virtuel à feuilletter pour voir affluer dans le panier d’achat des commandes pour des diamants…

L’industrie du luxe se réunit chaque année pour discuter ensemble des défis auxquels elle doit répondre :  revisiter les codes marketing du luxe pour réussir une intégration parfaite entre le ON et le OFFline.

Les participants à cette conférence se recrutent parmi les grandes marques de luxe (Gucci, Burberry, Diane von Furstenberg, Polo Ralph Lauren, De Beers, Alfred Dunhill, Richemont, Moët Hennessy, Harvey Nichols, Jaeger-LeCoultre, Jaguar, Jumeirah, Jurlique, Liberty, Orient Express, le patron, Vertu et autres) mais aussi parmi des marques de luxe “accessibles”  qui viennent échanger et identifier les stratégies de croissance.

Pour voir le programme et vous inscrire : cliquez ici

Pour contacter Cécile Lowrey (en anglais/français), organisatrice du congrès : cliquez ici

Et pour ceux que cela intéresse, la synthèse de ce congrès sera publiée à l’issue du congrès. Pour être alerté du jour de sa parution, laissez vos coordonnées en cliquant ici.








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