Medias sociaux : la vision d’Isabelle Spanu, une personnalité au coeur du numérique

27 02 2013
Isabelle Spanu

Isabelle Spanu

Dans la Real life,

elle est communiquante la semaine dans un groupe du Cac 40;  et le week-end, « chasseuse » de belles et bonnes adresses parisiennes dont elle fait partager sa communauté.

Dans la Vie numérique,

elle est présente sur de nombreuses plateformes digitales. Et déjà ailleurs.

Connaissez-vous enjoy my tribu ? Elle, oui. Elle teste ce nouveau réseau pour nous.

Car Isabelle Spanu est comme cela. Généreuse et dans l’échange.

Est-ce son origine méridionale ? Toujours est-il qu’en blogueuse passionnée de social media et spécialisée dans les bons plans culturels et gourmands à Paris, elle est dans l’expérimentation numérique constante : carte de visite digitale, jeux primé sur Pinterest, board de marques

Board Pinterest d'Isabelle Spanu. Au total :  129 boards ! Dont certains sont des booards dédiées à des marques "life-style'.

Board Pinterest d’Isabelle Spanu. Au total : 129 boards. Dont des booards de marques "life-style’. Résultat : près de 1 600 abonnés.

Son maitre mot : « JustDoIt ». Une belle invitation, pas si anodine que cela, quand tant jouent la proscrination, alors que l’on sait tous combien tester est la clé du succès sur les réseaux sociaux.

Elle a même ses hashtags officiels : #avel’accent #ondiraitleSud

Quelles sont les clés de réussite pour engager vos cibles sur les médias sociaux ? Eléments de réponse avec  Isabelle Spanu.

:: Vous êtes active sur de nombreuses plateformes digitales (Twitter, FB, Pinterest, Instagramm, Viddy, Foursquare, Tumblr, Scoop.it…). De quand date votre « plongée » dans le numérique ?

Isabelle Spanu : J’ai d’abord créé mon profil sur Facebook le 31 juillet 2008 puis sur Twitter le 16 février 2011. J’ai vite compris le formidable potentiel des réseaux sociaux en terme d’information, de partage d’expertise, de bonne humeur et de création de lien social !

Dans la foulée, par plaisir de la découverte et des échanges, je me suis intéressée à d’autres réseaux sociaux sur lesquels j’entretiens aujourd’hui une présence régulière : Instagram, Foursquare, Pinterest, Tumblr, Scoop.it pour n’en citer que quelques uns.

J’ai aussi créé ma carte de visite digitale sur flavors.me.

Le CV digital d'Isabelle Spanu sur flavor-me

Le CV digital d’Isabelle Spanu sur flavor-me

De mon point de vue, l’ensemble de ces réseaux sociaux se complètent et permettent de partager différemment son actualité, ses centres d’intérêt avec ses communautés.

STRATEGIE OMNICANAL : le Board Pinterest est mis en avant sur Tumblr.==> une synergie se créée entre les différents media sociaux

STRATEGIE OMNICANAL : le Board Pinterest est mis en avant sur Tumblr.==> une synergie vertueuse se créée pour former un écosystème numérique

:: A peine un nouveau média social débarque en France… vous le testez illico. Avec le recul dont vous bénéficiez, quels sont les leviers spécifiques à chacun ?

Isabelle Spanu :

images

Facebook : ce réseau social permet notamment :

-        de donner une visibilité à la marque de manière ludique et conviviale (humaniser l’image de la marque)

-        d’interagir avec sa communauté de fans autour de l’actualité de la marque ou d’un évènement spécifique tel que le lancement d’un produit ou d’un service

-        d’impliquer sa communauté en lui demandant son avis, en s’appuyant (de préférence) sur un visuel, pour renforcer l’impact (la contrepartie pour la marque étant de prendre en compte les retours et d’y donner une suite)

-        d’engager et animer sa communauté via un jeu concours

-        faire de la publicité ciblée et des mini-enquêtes

-        proposer un service de SAV….

Facebook contribue ainsi à créer de la préférence de marque, développer sa notoriété, recruter des prospects, fidéliser ses clients, dans une démarche d’interactivité et de partage.

•    Twitter logo

Twitter : cette plateforme numérique permet à la fois

-        de diffuser de l’actualité sur la marque et plus globalement sur son périmètre d’activité, dans un esprit d’ouverture et avec potentiellement un effet viral très fort

-        d’échanger directement avec le grand public

-        d’initier une relation clients numérique (y compris le SAV : en mettant à disposition (de préférence) un compte twitter dédié en complément du compte twitter officiel de la marque)

-        de réaliser une veille concurrentielle

-        de relayer en live un évènement (par exemple une conférence de presse) et accroître ainsi la visibilité de la marque.

pinterest-button

Pinterest : un outil complémentaire de communication et de vente basé sur le pouvoir de l’image en créant un univers inspirant pour :

-        présenter ses produits

-        proposer une vision autour des territoires d’expression de la marque, au-delà de la mise en avant de produits

-        engager sa communauté en lui proposant un jeu concours

-        l’emmener dans les coulisses d’un évènement pour créer et renforcer la proximité avec la marque

-        et, pourquoi pas, faire sa revue de presse en réunissant des articles (notamment des interviews) qui parlent de la marque pour gagner en visibilité et notoriété

A noter que j’ai récemment découvert un nouveau réseau social :

logo enjoymytribuEnjoy my tribu (@EnjoyMyTribu), simple d’utilisation. Il complète mon usage personnel de Pinterest : Pinterest pour partager mes inspirations et Enjoy my tribu pour proposer mes recommandations via des boîtes à idées

Instagram :

Instagramm logo

 Ce réseau social favorise la promotion de l’image de marque via un contenu visuel qui permet d’engager sa communauté en lui faisant partager en direct

-        un évènement

-        les coulisses de la marque

-        en lui proposant un jeu concours

-        en lui donnant "rendez-vous" à certains moments de la journée comme par exemple le matin ou le week-end, le vendredi aussi, en choisissant un visuel en lien avec l’univers de la marque.

logo foursquare

Foursquare : ce réseau social permet par exemple

-        de référencer les lieux d’information pour une office du tourisme, les points de vente pour une marque…

En prolongeant leur présence dans l’univers numérique, cela leur permettra ensuite, via une page marque Foursquare

-        de proposer des bons plans à leurs clients/prospects lorsqu’ils réaliseront un check-in dans l’un de ces lieux

-        de renforcer le lien de proximité avec leur communauté grâce à des conseils géolocalisés et des listes thématiques en lien avec l’actualité de l’entreprise, ses offres et services.

logo tumblr

Il ne faut pas oublier Tumblr qui fédère des communautés très actives et facilite la mise en ligne et le partage de contenus sur les autres réseaux sociaux. Ce réseau social permet par exemple à une marque :

-        de mettre en avant son savoir-faire en partageant ses retombées presse (voir le Tumblr de Tony Onestas, Responsable Communication Web & Social Media Manager chez NRJ http://tonyonestas.tumblr.com)

-         relayer un évènement

-        communiquer autour de son actualité souvent dans un esprit fun et décalé pour gagner en visibilité et notoriété.

:: Quels seraient vos 5 "conseils d’amis " pour bien aborder les Réseaux Sociaux en 2013 ?

Isabelle Spanu : Il faut en effet garder plusieurs principes à l’esprit :

- les réseaux sociaux sont au service d’une stratégie de marque : avant de déployer une présence de marque sur les réseaux sociaux, il faut toujours réfléchir en amont à une stratégie :

=>quel est l’objectif ?

=>qu’a à dire la marque ?

=>comment le dire ?

=>à qui souhaite t’elle s’adresser ?

=>où se trouvent ses clients, son public ?

=>quel(s) est (sont) le(s) réseaux social(aux) appropriés pour le faire ?

- le contenu est la clé : il doit être intéressant, utile, engageant et adapté à chaque réseau social

- il faut respecter l’ADN de chaque réseau social et adapter sa communication en conséquence pour coller aux spécificités et aux attentes des différentes communautés

- il est opportun de créer des synergies entre ces différentes plateformes pour augmenter la visibilité du contenu et fédérer le plus grand nombre de personnes

- il faut savoir remercier/récompenser ses communautés pour leur implication

- enfin, être patient : une stratégie dans les médias sociaux demande un engagement sur le long terme

Tout un univers LifeStyle, à l'image de ces gâteaux digitaux ...

Passionnée des médias sociaux, connue sous le pseudo PrincessZaza, Isabelle Spanu joue d’inventivité  à l’image de ces gâteaux digitaux …

:: Quels sont les 3 apps dont vous ne pourriez plus vous passer ?

Isabelle Spanu : Je dirais la majorité des applications qui permettent de se connecter à tous ces réseaux sociaux en mobilité et notamment, Twitter, Facebook et Instagram.

•    Et vos 3 sources de veille ?

Isabelle Spanu :  Je suis l’actualité essentiellement via

-        Twitter

-         Scoop.it qui permet de réaliser de la curation de contenus

-        et récemment, Youmag pour ma revue de presse.

:: Vous avez organisé, à l’occasion de la Saint-Valentin, un jeu novateur sur Pinterest. Quelle était la mécanique ?

Isabelle Spanu : La démarche a été initiée à titre tout à fait personnel. Le principe était simple : les participants étaient invités à envoyer une photo qui témoignait le mieux de leur vision romantique de l’Amour à une adresse mail dédiée. Je la partageais ensuite dans un board spécifique #ZazaValentinesDay, et la photo qui a obtenu le plus de likes sur Pinterest entre le 1er et le 14 février gagnait une surprise romantique.

Le jeu St Valentin sur Pinterest

LA PHOTO D’ILLUSTRATION DU JEU #zazaValentineDay

:: Pour quels résultats ?

Isabelle Spanu : Sur Pinterest : au total 18 participants avec une moyenne de 12 likes et 7 repins par photo et une augmentation de plus de 200 followers sur mon profil.

Board St Valentin   2

Pour annoncer le concours, Céline Louis m’a également proposé une interview sur le blog live Orange.

De mon côté, j’ai fait la promotion du jeu concours et l’ai animé pendant toute sa durée à la fois sur :

Twitter (via un hashtag dédié)

Facebook (via des posts réguliers tout au long du concours et en utilisant 2 posts sponsorisés qui ont permis à ma publication d’être vue 5 fois plus).

Sur twitter : via le hashtag #ZazaValentinesDay :

-       environ 200 000 impressions (nombre de fois où le message contenant le hashtag a été potentiellement vu)

-       un reach de 30 000 (nombre de personnes qui ont été touchées par le tweet)

-       environ 160 tweets avec 20 twittos contributeurs.

:: Quels enseignements en tirez-vous ?

Isabelle Spanu : Tout d’abord, je me suis vraiment bien amusée ! Je souhaitais que cette initiative me permette de développer l’interaction et la découverte de mes followers, pour moi l’objectif est atteint.

Je remercie encore une fois les 18 participants et toutes les personnes qui ont partagé l’information sur le concours ainsi que celles qui ont liké les photos.

Le fait d’utiliser différents réseaux sociaux en se servant des leviers spécifiques à chacun pour relayer le jeu, à différentes heures de la journée et à des moments clés, a permis de gagner en visibilité.

L’animation est aussi essentielle tout au long de la durée du jeu pour maintenir un intérêt constant au sein de ses communautés et inciter à y participer.

:: Vous avez créé sur votre board Pinterest personnel, des boards de marques aux contenus impressionnants, à rendre jalouses les marques elles-mêmes… Pourquoi cette démarche ?

Des Boards de marque

Des Boards de marque sur Pinterest

Isabelle Spanu : Je mettais déjà en scène à titre personnel des produits de grandes marques tel que Starbucks ou Converse à l’occasion de mes promenades parisiennes. J’ai alors réfléchi aux marques affinitaires que j’avais envie de mettre à l’honneur et qui proposent (ou pour lesquelles il existe) du contenu inspirant avec une approche plutôt artistique, « life style » au-delà de l’aspect commercial, pour rester fidèle à ma ligne éditoriale qui est de partager des moments de vie plus que des produits.

Certaines d’entres elles ont d’ailleurs un compte Pinterest et/ou Instagram qui me permet d’alimenter mes boards.

J’espère créer des liens avec ces marques au fil du temps et suis à leur disposition pour échanger. Lorsque ces marques ont un compte Twitter officiel, je les ai informées de mon initiative et certaines d’entres elles m’ont répondu, telle que Coca Cola, Nespresso, McDonald, ou Roland Garros.

:: Que pensez-vous de Vine, le nouveau service de Tweeter ? Les marques ont-elles intérêt à s’en emparer ?

Vine-logo

Isabelle Spanu : Vine permet d’enrichir l’expérience des utilisateurs sur Twitter en ajoutant au tweet une vidéo de 6s. Comme sur les autres réseaux sociaux, les vidéos peuvent être likées et commentées, vous pouvez suivre des personnes et être suivi. Aujourd’hui le service n’est disponible que sous forme d’application pour iPhone.

Avec Vine, Twitter élargit ainsi potentiellement sa base d’utilisateurs aux amateurs de contenus animés comme ceux que l’on peut trouver sur Tumblr. Pour promouvoir une marque en utilisant Vine, mieux vaut toutefois avoir un scénario en tête et un esprit créatif sinon le résultat n’aura que peu d’intérêt.

Il est trop tôt pour prédire le succès de Vine mais comme souvent en matière de réseaux sociaux, il est intéressant de l’expérimenter pour s’approprier l’outil et en affiner les usages (jeu concours, relai évènementiel, enrichissement de la relation clients…).

Comme dirait le brillant Dominique Delport, Global MD Havas Media Group (@domdelport): "We try, we fail, we fix" (on essaye, on échoue, on ajuste).

:: Un dernier conseil ?

Isabelle Spanu : Je concluerai sur une pensée de Jeff Bezos, PDG d’Amazon, qui souligne qu’ « une marque c’est ce que l’on dit de vous lorsque vous avez quitté la pièce ». Cela fait écho aux propos de l’excellent guide social media 2012 de l’agence Wellcom qui rappelle que nous sommes passés de l’ère de la communication à celle de la réputation. Soigner sa présence sur les réseaux sociaux, terrain d’expression des internautes, est donc devenu nécessaire.

Retrouvez Isabelle Spanu (#princessZaza) :  toutes ses adresses sur sa carte de visite digitale





FamilyWall, le réseau ‘vertical’ des familles

21 01 2013

Page Accueil

Tous les parents le savent : gérer une petite famille c’est beaucoup de bonheur

et… beaucoup d’organisation.

Et de manière étonnante, alors qu’il existe des sites et applis pour faciliter son quotidien dans pratiquement tous les domaines – trouver une place de parking, être alerté d’une fermeture de piscine ou gérer sa liste de courses, il n’existait pas jusqu’alors de service qui facilite la vie familiale.

Avant FamilyWall.

FamilyWall ?

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C’est le nouveau réseau social dédié à la famille, lancé il y a un an et demi et qui compte déjà  25 000 familles actives dans le monde et 100 000 utilisateurs.

Un réseau qui a le mérite de reprendre les atouts de ses illustres grands frères, Facebook et Twitter

(communication en temps réel, partage de photos et vidéos, « self expression », simplicité )

tout en éliminant leurs défauts

(le caractère public du réseau ;

l’invasion publicitaire – un phénomène qui ne va que s’amplifier avec la « monétisation »  des données que leurs utilisateurs fournissent gratuitement ;

et le côté « boîte noire » avec toutes ces traces numériques qui sont laissées – ces fameuses Big Data – dont on ne sait comment elles sont stockées, ni comment elles sont exploitées.

Poster ses photos de vacances, n’est-ce encourir le risque d’un cambriolage à son domicile ?

Mobile

Un univers applicatif vraiment utile

ORANGE, partenaire de FamilyWall

Nous avons rencontré les deux créateurs de FamilyWall – Nicolas Frattaroli  et Eric Vieillevigne,

dans les salons privés de Parnasse, le Cercle exclusif  aux avantages personnalisés d’Orange,

en compagnie de Magali Bayre Leriche, Responsable produits et services Famille Orange France et David Picard, Chef de projet marketing Orange France.

Nicolas Frattaroli  et Eric Vieillevigne se connaissent depuis la classe de première (ils s’étaient d’ailleurs promis de créer une boite ensemble). Ils ont roulé leur bosse chacun de leur côté – l’un dans les télécom, l’autre dans le conseil – avant de se retrouver autour de la création d’entreprise.

Mais surtout ils sont papa. Et, comme toute bonne start-up qui se respecte, c’est parce qu’ils considéraient qu’il y avait un vrai manque pour un réseau social dédié exclusivement à la famille, qu’ils ont eu l’idée de lancer FamilyWall, en regroupant tous les services indispensables à la sphère familiale qu’ils aimeraient retrouver en un seul lieu. Et c’est ainsi que, durant les mois de gestation du projet, leurs épouses, enfants, familles au sens large et les « amis de leurs familles » sont devenus bêta-testeurs…

De fait, les fonctionnalités apportent un vrai service, quel que soit son pays de résidence.

Mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs

Accueil

FamilyWall est un réseau social sur lequel vos contacts ne sont que les membres de votre famille. Et cela change tout. Est-ce qu’on parle de la même manière lorsque l’on est entre soi, entouré de ses intimes, où lorsque le ban et l’arrière ban sont invités autour de la table ?

Un tiers de confiance

FamilyWall respecte la vie privée, puisqu’il s’agit de partager dans un espace privé, en toute sécurité et confidentialité.

PLUS FACILE, LA FAMILLE !

Les fonctionnalités sont regroupées en 4 grands domaines :

  • S’ORGANISER

Evenement

Suivre « l’actualité » de chaque membre sur le mur familial.

Planifier à l’avance les activités, grâce à un calendrier familial partagé. Pratique pour se remémorer les goûter d’anniversaires, repas de famille, réunions de parents d’élèves, etc.

Une fonction «tâches», bien pratique pour responsabiliser chacun sur les choses à faire … Ce soir, qui fait la vaisselle ? Qui sort le chien ?…

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  • PARTAGER

Partage de photos en haute définition et de vidéos depuis son mobile. Et les albums ne se limitent pas aux grands évènements « classiques » comme un mariage ou un baptême. On peut se constituer des mini albums lors des petits moments précieux qui jalonnent la vie en famille, et les partager

  • ECHANGER

L’envoi de messages en temps réel est devenu un réflexe, notamment chez les ados, qui plébiscitent ce service pratique. FamilyWall permet d’envoyer en temps réel des messages, à un ou plusieurs membres à la fois, en y joignant photos et vidéos. Mais c’est aussi un moyen pour le père ou la mère en déplacement professionnel dans le pays ou à l’étranger, de rester au courant de tout ce qui se passe durant son absence.

 

  • LOCALISER

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T’es où ? Rien n’est plus risible que d’entendre ses voisins demander à tout bout de champ à leur interlocuteur sur leur mobile « T’es où ? ». Comme un fil à la patte…

Mais lorsqu’il s’agit de savoir où sont ses enfants, c’est une autre histoire.  Savoir que Ludo est bien arrivé à son club de foot ou que Capucine est chez le dentiste, cela rassure. Et FamilyWall la joue finement… car il contourne le côté intrusif (avec toutes les chances de n’être jamais adopté par des ados et pré-ados que le moindre signe de « flicquage » rebute) en laissant astucieusement chaque membre décider de se déclarer, ou pas, à un endroit.

« Tu peux me valider là où tu es ? » : le parent est alors directement notifié sur son mobile, par exemple lorsque son enfant rentre de l’école. Cette localisation peut être donnée par le GPS du téléphone ou renseignée par le membre. Et il est possible de « préenregistrer » des lieux réguliers tels que l’école, la maison des grands-parents, etc.…

Quels usages par pays ?

Quoi que légèrement différente – aux Etats-Unis, la fonctionnalité la plus utilisée est la liste des courses ; en France, il s’agit du partage de photos – on s’aperçoit que les familles utilisatrices à travers le monde ont toutes à peu près les mêmes demandes.

Un modèle premium

Familywall est gratuit pour une utilisation courante, et payante dès lors que l’on opte pour une capacité de stockage élevée (photos et vidéos…).

Quelles conséquences pour les marques ?

Outre l’aspect organisationnel, il y a un aspect émotionnel, dont les marques peuvent bénéficier. Car au lieu d’être chacun dans sa chambre, la famille, à certains moments, peut se retrouver autour des écrans (l’un sur son mobile, l’autre sur sa tablette, ect). De surcroit lorsqu’il s’agit d’une famille recomposée.

Exemple : le choix du cadeau de la Fête des Pères.

Pour éviter la énième cravate, toute la famille peut suggérer pendant une semaine sur FamilyWall des idées de cadeaux en postant des photos. Dans cet exemple, ce seront les marques les plus dynamiques, les plus visibles et ‘open’ (partage de contenus) sur les réseaux comme Pinterest, Instagramm, Facebook, Twitter, qui l’emporteront.

FamilyWall, LE  FACEBOOK DE LA FAMILLE ?

Va-t-il détrôner les « Kitchen calendar » et autres papiers collants qui décorent les cuisines familiales ?

Certains peuvent le déplorer, adeptes du ‘tout-papier’.

Toujours est-il que la création d’un réseau comme FamilyWall n’est pas anodin pour les marques.

Alors que

-        Aux Etats-Unis, un tiers des clients d’un magasin active son smartphone à l’intérieur même du magasin (pour se renseigner, comparer un prix, partager une photo…)

-        Près d’une personne sur deux vivants en France se connecte à l’internet mobile[i]

on se dit que nous sommes vraiment à l’ère du consommateur connecté – qui est aussi, bien souvent, un père, une mère – et qui a besoin de disposer, dans sa sphère familiale, de services connectés qui lui redonnent le contrôle, en qui il ait confiance et qui – c’est peut-être le plus important ! – apportent son lot d’optimisme en fluidifiant les relations et en faisant gagner du temps.

Comme pour l’e-mail, le portable et les sms, les familles abonnées à FamilyWall pourraient  bien vite se demander : comment faisait-on avant ?

EN SAVOIR PLUS :

Présent sur tous les écrans

Support : Familywall est disponible depuis un mobile Android ou iPhone, et bientôt l’iPad et Windows Phone.

Orange, partenaire de FamilyWall

Orange, qui au travers de son offre Open cherche constamment à enrichir l’expérience clients avec de nouveaux services, offre à tous ses clients « Orange Open » l’option FamilyWall premium : un espace de 10 Go pour partager des vidéos et photos en Haute Résolution (dans la version gratuite du service, la capacité de stockage est limitée à 100Mo et les photos sont compressées pour atteindre au maximum 1Mo). Et dans une logique ‘Open’, tous les membres de la famille peuvent en profiter, qu’ils soient clients Orange ou non.

 

Familywall sera présent au Salon de la Famille (Porte de Versailles les 25, 26 et 27 janvier). Des coachs multimédia présenteront le service aux visiteurs via des bornes de démonstration réparties à différents endroits du Salon.

Le site : http://www.familywall.com/welcome.php

Télécharger FamilyWall :


[i] Source Médiamétrie : au 3ème trimestre 2012, 22,3 millions de personnes* se sont connectées à l’Internet mobile par un site ou une application, soit 41,2% des individus vivant en France.





Pierre Jacobs : une météorite dans la planète télécom

13 11 2012

Pierre Jacobs, Directeur Général de la Générale de Téléphone

« La Générale de Téléphone ». Un nom peu glamour à première vue… Et pourtant !

Le siège administratif, tout en lumière et transparence, a appartenu jadis au groupe de production Endemol.

L’accueil y est chaleureux, l’atmosphère concentrée.

Et lorsque son très jeune directeur général, Pierre Jacobs, enthousiaste et volubile, vous entretient deux heures durant de l’histoire « extraordinaire » de cette société et de ses collaborateurs – ses années phares, par où elle est passée, sa réussite actuelle – on en sort optimiste en se disant que l’inéluctable n’est jamais certain, même pour une entreprise issue d’un secteur promis à la disparition.

 

Rencontre avec Pierre Jacobs, Directeur Général de la Générale de Téléphone

 

Pierre Jacobs, Directeur Général de la Générale de Téléphone

  • Racontez-nous l’histoire de la « Générale de Téléphone » 

 

Pierre Jacobs : Si la Générale de téléphone est née en 2005, elle est en réalité le fruit de deux créateurs, Michaël Likierman et Daniel Abittan, qui ont fondé en 1981 la chaîne de développement photographique PhotoService – devenu le numéro 1 européen de la photo en 1 heure -  puis repris PhotoStation en 1996.

En 2001, les deux fondateurs cèdent PhotoStation et PhotoService à un fond d’investissement. Le  marché de la photo souffre alors du boom du numérique, et la société accuse ses premières pertes.

En 2005, Daniel Abittan – que l’on surnomme « le pape de la distribution » – revient à la tête de la société et en devient actionnaire. Il change son business model, fait passer l’entreprise du marché de la photo à celui de la téléphonie mobile, et surtout il a l’idée géniale de s’adosser à un grand opérateur de la téléphonie, Orange, afin de vendre ses forfaits dans les boutiques PhotoStation et PhotoService.

  • Il s’agit d’un tournant radical…

La dégradation du chiffre avait mis très à mal la société qui s’est retrouvée en plan de sauvegarde. Cette situation a émaillé six ans de la vie de ses salariés et les clients de PhotoStation et PhotoService se sont sentis déboussolés.

Daniel Abittan a eu une volonté et une vision : sauvegarder absolument un réseau de distribution bâti patiemment durant 25 ans.

Avec ses équipes, il a réussi ce rapprochement.

En 2008, l’opérateur téléphonique prend 35 % de la maison mère de PhotoStation et PhotoService et le 29 juillet 2011, la Générale de Téléphone devient filiale de distribution à 100 % d’Orange. Daniel Abittan sort alors du capital de la société.

 

  • C’est là que vous entrez en scène

Orange me nomme Directeur Général. La Générale devient alors la jeune filiale d’un grand groupe, Orange, mais ses salariés ont une longue histoire, et ils ont tous au moins un point commun : celui d’avoir connu une transformation très profonde de leur métier. D’un produit relativement stable, la photographie, ils sont passés à un domaine plus complexe, la téléphonie, qui fait évoluer ses offres au moins 6 fois par an. Et fait rarissime dans le cadre d’un changement de métier : ils avaient la particularité d’être tous au même pied d’égalité, quel que soit leur niveau hiérarchique. Ils ont appris tous ensemble un nouveau métier.

  • Quel est le nombre de salariés aujourd’hui ?

Nous sommes 1 700 collaborateurs, avec une ancienneté élevée : 16 ans en moyenne – et 12 ans pour nos vendeurs. 85 % de nos collaborateurs ont connu la période de transformation. Il y a aujourd’hui une fierté légitime du personnel à avoir changé de métier et être devenu un réseau important pour une marque puissante comme Orange. Il s’en dégage une culture d’entreprise très forte qui relie ceux qui ont vécu cela.

  • Comment est structuré le réseau de distribution Orange ?

Orange est constitué d’un réseau de distribution d’environ 1150 boutiques : 570 boutiques en propre et 580 points de vente partenaires, dont 280 appartiennent au réseau Générale de Téléphone.

La Générale de Téléphone est ainsi le « 4ème » réseau de distribution de produits de téléphonie en France, une force importante, avec une présence aussi bien en ville qu’en centre commercial. Nos vendeurs sont polyvalents, ils peuvent aussi bien vendre un téléphone mobile qu’une ligne internet, des contenus, ou un casque audio.

‘’Nous sommes un bras armé de l’opérateur, avec le sens du commerce’’

  • Comment se hisse-t-on au 4ème rang en un temps si court ? 

Notre atout est la relation clients et le sens du service. Nous sommes des commerçants nés. Nous sommes un bras armé de l’opérateur, avec le sens du commerce. Nos collaborateurs ont souhaité faire un métier, vendeur, et ils continuent à faire le métier qu’ils ont choisi. Dans les sondages sur la qualité de la Relation Clients, nous avons l’ambition de se classer N°1. Cette place, que nous voulons conserver, est importante et elle est transcendante à toute la société.

.

  • Comment s’est passée l’intégration au sein d’Orange, un groupe, rappelons-le, de 100 000 salariés en France ?

Lorsque nous avons été rachetés par Orange, la difficulté a été de garder notre culture propre tout en prenant le meilleur d’Orange. Les salariés ressentaient une fierté à travailler pour Orange et en même temps, une crainte de se fondre dans le groupe. Car ils voulaient conserver cette culture de leader.

De son coté, Orange était confronté à la problématique de faire vivre un réseau au management un peu différent – qui avait sa propre vie -  à côté de ses autres réseaux de distribution. Mais Orange pouvait compter sur une vraie filiale de commerçants.

 

  • Les américains parlent de ‘FIO jobs’ : des emplois « Figure it out », qu’il faut définir soi-même au fil de l’eau, dans cette économie fluctuante[1].  Vos équipes se trouvaient dans une situation comparable. De quel accompagnement ont-elles bénéficié ?

Nous avons choisi une logique apprenante, certes complexe et originale, mais au final fructueuse. Nous aurions pu faire appel à des professionnels de la transition, qui seraient intervenus, métier par métier, en respectant les niveaux hiérarchiques. Or la difficulté dans le cas présent provenait du fait que 100 % des collaborateurs changeaient de métier au même moment. Nous avons donc choisi de nous former tous ensemble, quel que soit le niveau hiérarchique et le métier d’origine. Et ce « tous ensemble en même temps »  a été notre force. En parallèle, il y a eu un accompagnement fort de l’opérateur pour nous aider à vendre ces nouveaux produits et services.

 

  • Combien de temps a duré cette transition ?

Le réseau a mis 5 ans à se transformer…et ce n’est jamais totalement terminé ! Cela a pris du temps, car il s’agissait de remettre à plat tous les process : le Système d’Information, et la vente, soumise à des procédures longues et multiples dans le cas de forfaits téléphoniques. Pour la première fois, les vendeurs n’avaient plus une marge de manœuvre à 100 %. Ils  devaient faire appel aux services support d’Orange : le Service Technique, le Service Relations Clients, etc. Il s’agit d’une transition difficile à vivre pour un vendeur habitué à avoir une complète autonomie. Face à un client mécontent, il doit compter sur une autre personne que lui-même pour apporter une solution satisfaisante.

  • On imagine que cette transformation ne s’est pas faite sans départs   

Il a fallu rationaliser le réseau de magasins, pour tenir compte des risques de cannibalisation avec les  autres réseaux Orange et améliorer la rentabilité de la société donc certains collaborateurs ont effectivement suivi un autre chemin professionnel. Mais nous n’avons pas procédé à des recrutements de profils externes qui auraient pu sembler mieux adaptés. Nous avons dit à nos salariés « on va réussir avec vous tous » car nous savions que nous pouvions nous appuyer sur la Relation Clients, notre point distinctif. De fait, nous avons réussi la plupart des chantiers engagés.

  • Qu’est ce qui rend votre Relation Clients si spécifique ?

Je peux vous dire que nous avons un sens éthique très fort : les tarifs que nous appliquons sont ceux d’Orange, mais aucun collaborateur n’ira proposer un produit ou un service à un client si celui-ci n’en a pas besoin. Nous voulons que le client soit satisfait, seule condition pour qu’il revienne. C’est ainsi que l’on assure le chiffre d’affaires de demain. La relation est notre valeur N°1 et cela fait la différence de notre réseau.

  • Avec le recul, de quoi êtes-vous le plus fier ?

Très peu de réseaux se sont transformés ainsi, et aussi rapidement. Il y a en France moins de 5  % des sociétés qui se sortent d’un plan de sauvegarde ou de redressement judiciaire, et nous l’avons fait en sauvant 1 700 emplois. Cela fait partie de notre ADN, se battre pour la survie de son  emploi.

 


Le calendrier photo
Le calendrier photo : un calendrier "mural" ou "de bureau" avec les propres photos du client durant toute une année.

  • Proposez-vous toujours des services liés à la photo ?

Le métier de la photo représente moins de 20 % de notre chiffre d’affaires aujourd’hui et il est présent dans 100 % de nos boutiques. Nous sommes en mesure de proposer le développement photo sur tout le réseau, au moyen de bornes dans nos magasins, et nous avons une centaine de laboratoires photo proposant le développement en une heure. Nous avons aussi un studio d’identité dans l’ensemble de nos magasins. Nous avons par ailleurs récupéré depuis janvier le marché de la photo d’identité (passeports,cartes d’identité, etc…) abandonné par les administrations qui est dans notre ADN.

 

  • Comment voyez-vous évoluer ce marché de la photographie ?

Le marché du développement photo est en chute et notre activité de labo photo est amenée à disparaitre, dans une perspective à 5 ans. Mais le métier de l’image survit et il y a un vrai lien entre le numérique et la photo. Désormais les parents sont sur les réseaux sociaux ! Et on n’a jamais autant échangé de photos numériques. Les constructeurs sont aussi plus nombreux à intégrer dans leurs appareils photo la technologie Wi-Fi pour partager instantanément les photos sur Facebook, Twitter par e-mail, sur son PC, son smartphone, sa tablette…

  • A quoi ressemblera la Générale de téléphone dans 3 ans ?

Nous voulons être en permanence dans « l’innovation commerciale » et parfaire note modèle de service. Les clients ont une appétence aux nouveaux services. Il y a 10 ans, l’enjeu était la miniaturisation des appareils, en donnant à la data un rôle complémentaire. Aujourd’hui, on s’aperçoit que la data devient prépondérante.

Que nous dit le client ? « Je veux être connecté partout, quand je veux ». Et « le moins cher possible » car Internet a donné l’illusion d’être gratuit. Or rien n’est jamais gratuit.

La mobilité a tout bouleversé. Il y a une explosion de la consommation de flux. Qui de Google, Facebook, YouTube,… captera le plus sur la chaine de valeurs ? En tant qu’opérateur, nous avons  une pression très forte.

Tout l’enjeu pour la Générale de téléphone a été de créer autant de valeur que celle détruite sur le marché de la photo. Aujourd’hui nous arrivons sur un monde des télécoms sous forte pression concurrentielle.  Mais n’oublions pas que le smartphone représente à peine la moitié du parc des téléphones mobiles. Il y a encore une marge de progression. L’enjeu se trouve aussi sur les contenus : la vidéo, les jeux, la musique avec Deezer, la télévision avec Orange. Notre enjeu, notre fierté, c’est de vendre des téléphones et des services que tous les Français veulent acquérir.

  • Le secteur des télécoms en France est déstabilisé. Comment y arriver ?

Notre développement passe par l’innovation et le recrutement de nouveaux clients. Notre stratégie est bien identifiée :

-         La reprise et le renouvellement du mobile. Par ce biais, nous redonnons du pouvoir d’achat au client et répondons à un enjeu environnemental. Savez-vous que nous reprenons 1 mobile sur 7 ? De fait, le marché des mobiles d’occasion devrait connaître un boom.

-         La vente de mobiles d’occasion, avec l’ouverture à Paris Bonne Nouvelle fin novembre d’un magasin « 100 % Mobile ». Les smartphones sont de plus en plus haut de gamme donc chers et avec l’envol du marché des forfaits Sim Only, des offres sans engagement comme Sosh, le client va devoir s’équiper. Nous commercialisons des mobiles en très bon état, avec 30 à 40 % de réduction sur le prix neuf. Nous nous sommes lancés il y a quelques mois car nous croyons à ce marché, décuplé avec l’arrivée de la 4 G. Nous sommes les seuls à tester ces magasins d’occasion mobile.

-         Une gamme complète d’accessoires innovants, « Les indispensables », qui surfe sur l’effet mode, comme les gros casques audio. Nous pensons que les accessoires sont un élément important de la relation client. Nous sommes fiers d’avoir aujourd’hui la gamme la plus pointue et d’être le 1er réseau « d’indispensables ».

-         Une offre de financement de mobiles avec FranFinance. Il y a une appétence des clients pour changer de mobile et le prix ne doit pas être un frein.

-         Une gamme d’assurances à notre nom performante, puisque sur un parc de 200 000 clients assurés, nous n’enregistrons qu’une petite centaine de réclamations par an, un chiffre très faible.

  • Quelles relations entretenez-vous avec les constructeurs ?

Nous nous associons beaucoup aux constructeurs. Nous démarrons par exemple en novembre un partenariat avec Samsung : dans une boutique pilote rue des Archives, nous créons un corner spécifique Samsung qui cohabitera avec les produits des autres constructeurs. Par cette initiative, nous voulons créer un laboratoire test.

  • La marque « Générale de téléphone » est encore mal connue du grand public. Est-ce un handicap ?

C’est notre prochain axe de travail. La Générale de téléphone est une marque « corporate » avec une caractéristique forte : l’identité propre à nos collaborateurs, qui ont vécu Photo Service et Photo Station. Cette ADN de départ, nous voulons la préserver à tout prix.

‘Nous souhaitons attirer les profils correspondants à nos valeurs :

éthique, bon sens et implication’.

  • Est-ce réalisable dans un contexte hautement concurrentiel ?

La marque « La Générale de Téléphone » est le continuateur. Même si les marques PhotoService et PhotoStation disparaissent un jour, la Générale de Téléphone servira de pont. Nous avons une ADN propre, qui doit se prolonger avec la Générale de Téléphone. En externe, cet ADN doit se traduire dans notre politique de recrutement. Cette année, environ 200 collaborateurs (en CDI ou CDD) viennent nous rejoindre. Nous devons nous rendre plus visible afin d’optimiser notre politique de recrutement et attirer les profils correspondants à nos valeurs : éthique, bon sens et implication.

‘Notre grande force est d’être un réseau de proximité’.

  • Quel est selon vous l’avenir des magasins physiques ?

Les modes d’achat se transforment. Prenez l’exemple des « drives », qui sont un succès mais qui réduisent la fréquentation des magasins ; où la baisse d’activité que l’on constate dans les Services Clients par téléphone.

Je pense que les boutiques ont toujours de l’avenir, mais la multicanalité fait elle aussi sens. Nous allons devoir faire progresser la promesse magasin, en proposant des services que le client ne peut pas obtenir, assis dans son canapé. Notre rôle en magasin est de proposer des services nouveaux et exclusifs, le lancement en avant- première de nouveaux mobiles, etc…

En parallèle, nous devons accepter la transformation apportée par la multicanalité. Nous observons par exemple que certains clients ne veulent pas acheter immédiatement dans la boutique. Ils iront comparer les prix sur Internet, s’informer, quitte à revenir quelques jours plus tard pour acheter en boutique.  Notre grande force est d’être un réseau de proximité.

 

  • Quelle place occupent les réseaux sociaux dans cette configuration ?

Je ne pense pas – et je ne veux pas ! – qu’ils occupent toute la place. C’est tout le paradoxe :   les réseaux sociaux sont une porte ouverte sur le monde entier. Nous pouvons découvrir un produit du Chili, accéder à une information d’une bibliothèque du Minnesota. Mais qui nous permet de nous retrouver entre voisins ? Nous aurons tous à un certain moment un lien particulier avec les commerçants de notre quartier, à condition qu’ils nous délivrent un service supplémentaire.

  • 36 ans, vous dirigez une entreprise de 1 700 salariés. Quel a été votre parcours ?

Lorrain, je suis diplômé de sciences politiques, de l’École Nationale Supérieure des Télécommunications, et d’un mastère de management des entreprises de réseau. Etudiant, j’avais une aspiration : faire le métier que je voulais et m’enrichir l’esprit ! Sciences Po me destinait plutôt à un poste de management dans le secteur public. C’est à la faveur d’un mémoire sur les télécommunications – un marché en pleine libéralisation à l’époque – que j’ai découvert un domaine qui m’intéressait, et une entreprise en pleine mutation, France Télécom. Devenue société anonyme en 1997, cette ancienne administration devait réussir le pari de la transformation en s’appuyant sur ses équipes, des fonctionnaires amenés à travailler dans un environnement concurrentiel. A l’époque, il y avait 40 opérateurs nouveaux en France !

  • Et vous n’avez plus quitté France Télécom…

J’ai eu la chance d’exercer plusieurs métiers différents au sein de France Télécom : Directeur des Ventes, Directeur Opérationnel en région, puis j’ai mis sur les fonts baptismaux la nouvelle Direction de la Relation Clients Grand Public. Je me suis vue ensuite confier ce poste de Directeur Général de filiale, dans une jeune entreprise de 30 ans d’histoire. Je suis très reconnaissant aux personnes qui  m’ont permis d’avoir plusieurs vies professionnelles au sein de France Télécom.

  • Comment voyez-vous votre ‘job’  aujourd’hui ?

Etre au service d’un leader, Orange, tout en ayant une vision de que l’on veut être. Cette vision, je l’ai toujours eu. Mon expérience – avoir vécu la mutation de France Télécom puis celle de la Générale de Téléphone – me donne une vision assez différente, avec le respect de ce que les équipes ont accompli : le sauvetage de leur entreprise par la performance. Je fais souvent le parallèle avec les arts plastiques, une de mes passions, qui nourrissent le regard, permettent de voir le monde différent.

  • Quel type de manager êtes-vous ?

Je me suis rendu compte qu’un collaborateur heureux est la condition nécessaire pour qu’il rende heureux un client. Mon prédécesseur avait ce même souci, celui d’un collaborateur qui soit heureux. On doit soutenir et reconnaître ses collaborateurs. Tous mes managers ont obligation de prendre en compte « tout ce qu’on ne voit pas et ce que l’on n’entend pas forcément ». On doit repérer ce qui, dans un premier temps, n’est pas visible et n’est pas audible. C’est ce que j’attends de moi-même et de mes managers. C’est ce qui fait de nous des managers et ce n’est pas acquis. On ne doit jamais se dire, à postériori : « Je n’avais pas l’esprit à cela » ou « Pourquoi n’ai-je pas vu cela ? ». On doit s’efforcer de toujours garder le lien, ne jamais remettre à plus tard une réunion, aussi courte soit-elle, pour mettre à plat un sujet, débloquer une situation. C’est une exigence : protéger ces rendez-vous directs avec ses collaborateurs directs.

  • Même à l’ère du tout-connecté ?

C’est encore un paradoxe des Réseaux Sociaux : le rapport direct est très important. Sur les réseaux sociaux, on peut avoir 10 000 amis en quelques mois, mais cela peut être illusoire. Nous avons augmenté en volume les liens, le flux est immense, mais il est important de prendre conscience que nous pouvons avoir un autre mode de communication. Quand on a une certaine maturité, on ne doit pas considérer que de s’appeler au téléphone est « ringard » …

- ITINERAIRE -

 Pierre Jacobs

1976

Naissance à Briey en Lorraine

2000 – 2003

Directeur des ventes, France Télécom

2001-2003

Maître de conférence en économie à Sciences Po Paris

2003 – 2004

Contrôleur de gestion, France Télecom

2004-2006

Directeur du contrôle de gestion

2006-2011

Directeur Opérationnel Nord de France, Orange

2011

Directeur en charge de la création de la  nouvelle Direction de la Relation Client Grand Public, Orange

Depuis août 2011

Directeur Général

Générale de Téléphone (filiale du Groupe Orange)

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DROITS ET DEVOIRS DU COLLABORATEUR

Dans une économie chaotique, il n’existe pas un modèle unique de réussite. Responsabiliser, favoriser l’initiative, accepter la critique constructive, sont des valeurs caractéristiques des managers nouvelle génération.

Etabli avec et pour ses collaborateurs, la Générale de téléphone affiche la liste des 10 devoirs – et des 10 droits – des collaborateurs. Un état d’esprit qui lui permet d’agir comme une startup, sous la bannière d’un grand groupe.

  • Les 10 devoirs de nos collaborateurs

Le devoir de tout mettre en œuvre pour satisfaire chaque client
Le devoir de contribuer à la performance de son équipe
Le devoir de parrainer et de former
Le devoir d’informer
Le devoir d’être un exemple
Le devoir d’être honnête et loyal
Le devoir de respecter ses engagements et ceux de l’entreprise
Le devoir de répondre de son action
Le devoir d’avoir des idées
Le devoir de s’améliorer sans cesse et de se remettre en cause

  • Les 10 droits de nos collaborateurs

Le droit de tout mettre en œuvre pour satisfaire chaque client
Le droit à l’initiative et à l’essai
Le droit à la critique constructive
Le droit à l’erreur
Le droit de comprendre
Le droit de se former
Le droit à l’information et à la clarté
Le droit d’être reconnu selon son mérite
Le droit de grandir avec l’entreprise et à son rythme
Le droit à l’entraide


[1] Fast Company, Novembre 2012 : The Flux Leader





C’est arrivé cet été !

27 08 2012

De lancements en rachats en expériences digitales, retour sur un été Marketing haut en couleurs !





Nomination : Nilou Soyeux, Directrice de la Communication Interne du Groupe Orange.

6 07 2012

Une nouvelle aventure commence pour Nilou Soyeux, qui nous a récemment accordé une interview.

Nilou Soyeux est nommée Directrice de la Communication Interne du Groupe Orange.

Elle reporte à Xavier Couture, Directeur de la Communication du Groupe et fait partie du Comité de Direction Ressources Humaines Groupe dirigé par Bruno Mettling.

Forte d’un parcours jalonné de lancements et d’innovations, c’est elle qui, d’une idée couchée sur un papier, a créé PARNASSE,  le premier et seul programme d’un opérateur de télécoms qui assure un service d’excellence haut de gamme – autour de la mobilité – et qui ouvre à ses membres les portes d’un Cercle d’exception.

Un programme que même les américains, rois de la Conciergerie Privée, nous envie.

Aujourd’hui cette professionnelle animée par la curiosité, la liberté d’esprit et beaucoup d’audace, se lance un nouveau défi : être un trait d’union stratégique entre la Communication du Groupe  Orange et ses salariés.





Orange propose sa vision de marque sur Pinterest et les partenaires suivent

19 06 2012

Certaines marques sont plus agiles que d’autres.

A quoi les reconnait-on ?

A la manière dont elles s’approprient, avec audace et intelligence, les nouveaux usages liés à la révolution digitale.

Orange France  est de celles-là. Adepte de la première heure de Pinterest, cette pépite fondée en mars 2010 par trois étudiants de Yale et valorisée – deux ans après ! – un milliard et demi de dollars. D’ailleurs le premier groupe e-commerce japonais, Rakuten, ne s’y est pas trompé : à la faveur d’un récent tour de table, il vient d’y investir 50 millions de dollars.

Orange est sur Pinterest depuis Février 2012

Ce réseau social basé sur l’image permet d’organiser et de partager ses coups de coeur photos et vidéos. Vrai site communautaire artistique et créatif, Pinterest a l’énorme avantage d’être simple, gratuit, visuel, inspirant. Et viral : on peut partager ses ‘pins’ sur Twitter, Facebook ou par e-mail.

Cet aspect des choses  n’a pas échappé aux marques qui touchent ainsi une communauté élargie et voient affluer sur leurs sites une nouvelle source de visiteurs. Aux Etats Unis, Pinterest renvoie sur les sites et les blogs davantage de trafic que  Google+ et YouTube, et talonne Facebook sur ce critère.

Ecoutons à présent ceux qui « font » la richesse de ce nouveau réseau social, dont Orange France qui a été l’une des premières marques en France sur Pinterest.

Odile Roujol, Directrice de la communication d’Orange France nous a reçu en compagnie de Nicolas Liebmann, Responsable de la marque Nokia France, pour parler de leurs premiers retours d’expérience.

L’ENTRETIEN

Odile ROUJOL

Directrice de la communication – Orange France

Odile Roujol, Directrice de la Communication, Orange France

// SON PARCOURS

Odile Roujol, HEC 1989, a mené une grande partie de sa carrière dans le secteur de la Beauté et du Luxe, notamment aux États-Unis. Avant de rejoindre France Télécom-Orange en septembre 2009, elle était Directrice Générale International de Lancôme au sein du groupe l’Oréal.

Nicolas LIEBMANN

Responsable de la marque – Nokia France

Nicolas LIEBMANN Nokia

// SON PARCOURS

Nicolas Liebmann mène depuis 2006 plusieurs missions au sein de la firme finlandaise. En charge de la stratégie du marketing jeune, il débute en tant que Responsable du Sponsoring et des activités évènementielles. Il devient en 2008 responsable des activités Digital. Il s’occupe plus globalement aujourd’hui de la direction de la marque sur l’ensemble des touchpoints consommateurs.

  • Quand, chez Orange, vous êtes-vous intéressé à Pinterest ?

Odile Roujol, Orange France : J’ai découvert Pinterest sur Twitter au moment de la déferlante rédactionnelle sur le sujet en France, vers février, et me suis dit que cela avait l’air intéressant.

::« Une plate-forme de plus ! » se disent beaucoup. Pourquoi avez-vous investi ce réseau et quelle est la ligne directrice d’Orange France ?

Odile Roujol, Orange France : C’est le côté visuel de Pinterest qui nous a tout de suite intéressés et nous avons compris que cette plateforme ne remplace pas les autres réseaux sociaux mais vient les compléter. On s’est un peu cherché au départ pour savoir ce que nous aurions à dire ? On a regardé comme tout le monde ce qui se faisait, on a vu beaucoup de boards de mode, art de vivre. Et puis on s’est demandé, si on y va, quel est notre territoire de marque ? C’est d’être un opérateur de télécommunications dans le quotidien des gens mais Orange se distingue aussi par une identité de marque ancrée dans le design, le high tech, l’innovation, avec une culture de communication très forte. Par exemple, nous avons collaboré avec le cabinet Malherbe Design pour imaginer notre concept de Très Grande Boutique, dédié au service et à l’expérience client. Nous avons d’ailleurs récemment obtenu le Janus du commerce 2012 avec une mention spéciale éco design. De manière générale, nous cherchons toujours à mêler habilement technologie et design pour créer les références de demain avec les créateurs d’aujourd’hui.

:: Comment avez-vous fait évoluer vos boards ?

Odile Roujol, Orange France : On a commencé par revenir sur l’histoire d’Orange, puis on est parti sur le design, et notre cœur de métier, la technologie, l’innovation. Nous avons aussi un board qui nous tient particulièrement à cœur – c’est notre madeleine de Proust : « Vintage ». Il rassemble  de vieux appareils de téléphone dénichés aux quatre coins du monde, au design intemporel, et qui sont des objets de la mémoire collective, il a également un petit côté nostalgique qui séduit et qui crée de l’engagement car ce board « Vintage » est déjà suivi par près de 300 personnes. Il y aussi toute une partie qui est déjà très forte sur nos autres plateformes digitales qui est la partie sport avec Ensemble avec le XV et le 12è homme, Orange Cinéday pour le cinéma et Orange RockCorps pour la musique. Sur ces domaines, il paraissait donc assez évident de créer un board dédié.

Le Board VINTAGE

Puis pour compléter nos boards en lien avec nos engagements et centres d’intérêts directs, nous avons  développé, par exemple, un board  « What’s  hot ? “qui s’adresse plus particulièrement aux geeks et geekettes et présente les dernières nouveautés en matière de devices, usages. Nous avons aussi créé une catégorie de boards qui représente l’œil d’Orange à l’international sur des domaines tels que le design, l’art, la création contemporaine, la publicité et qui vient enrichir notre univers créatif. C’est le cas par exemple des boards intitulés « Orange likes art & design ». et « Orange likes some ads ». Au final, l’important n’est pas le nombre de boards  mais la cohérence des messages que l’on souhaite véhiculer qui doit refléter l’œil d’Orange tout en créant une affinité émotionnelle et éditoriale. Enfin, nous sommes allés chercher nos partenaires constructeurs, tel que Nokia présent avec nous aujourd’hui, pour créer ensemble un écosystème d’échange de contenus tout en gardant chacun son territoire d’expression de marque.

 

:: Au-delà de son contenu, une Page Pinterest doit impliquer les internautes. Un sujet ‘passion’ s’y prête facilement. Mais pour un groupe aussi vaste qu’Orange, comment faite-vous pour que les internautes connaissent l’existence d’un board et se l’approprient ?

Odile Roujol, Orange France : On fait jouer notre inventivité ! Nous partons d’un thème dans lequel la légitimité d’Orange est reconnue – le cinéma- par exemple. Puis nous concevons un scénario qui fasse vibrer la communauté. Cela peut passer par un jeu primé. Par exemple, à l’occasion du Festival de Cannes, où Orange était partenaire technologique,nous avons lancé « Sosh fait son ciné », un jeu autour de Sosh, la marque mobile d’Orange dédiée aux ultra-connectés. Sosh est une marque qui se prêtait particulièrement bien à cette opération, car elle est participative. Son moteur, c’est sa communauté avec près de 249 000 fans sur Facebook, plus de 19 000 followers sur Twitter et elle a une présence active sur Dailymotion, Youtube, Flickr, et désormais… Pinterest.

Orange sur Pinterest : le board "Sosh fait son cinéma"

:: En quoi a consisté le jeu ?

Odile Roujol, Orange France : Depuis la Page Sosh sur Pinterest, les participants étaient invités à suivre le board consacré au jeu (http://pinterest.com/soshfr/jeu-soshfaitsoncine), et « ré-épingler » (repin) l’une des affiches originales proposées, en mentionnant le hashtag #soshfaitsoncine dans son post. A la clé, un séjour pour 2 au Festival de Cannes en VIP : transfert jusqu’à Cannes, nuit au Majestic, voiture avec chauffeur, montée des marches et projection officielle !

:: Comment avez-vous communiqué sur l’opération ?

Odile Roujol, Orange France : Le jeu était relayé sur le site de Sosh, sa page Facebook et sur son compte Twitter. Dans ce cas-là, tout un éco-système se met en marche pour relayer l’opération. Il faut être rapide, agile, non intrusif. Toute l’équipe s’y met pour relayer l’information.

:: Quel résultat avez-vous obtenu ?

Odile Roujol, Orange France : Cette opération a été un succès. Le compte Pinterest de Sosh a vu son nombre de followers augmenter de 100 en quelques jours. Le board sur lequel se déroulait le jeu est devenu le plus populaire en terme d’engagement ( générant 490 repins,  91 likes en 1 semaine pour 6 images) . Les commentaires, extrêmement positifs, témoignaient d’ un réel enthousiasme.Cela illustre l’un des points forts de Pinterest : lorsque l’opération est ciblée, cohérente et se distingue par une écriture créative qui parle à la cible, on arrive à créer un véritable engagement.

:: Comment s’est monté le partenariat Orange-Nokia sur Pinterest ?

Nicolas Liebmann, Nokia France : Nous avions pensé à nous lancer sur Pinterest sans avoir travaillé la structure de notre page Nokia. Du coup, nous nous sommes engagés plus vite que prévu suite à la proposition d’Orange de créer un partenariat sur Pinterest, pour faire découvrir l’univers de Nokia France Nous avons actuellement 10 boards qui tournent tous autour de l’image, notre univers de marque. Certains boards sont des rubriques pérennes que l’on alimente en permanence : Nokia Concepts, Nokia Green, Nokia Legacy, Nokia pure view, l’expérience haut de gamme de Nokia. D’autres boards présentent des univers plus opérationnels, comme Nokia Lifestyle qui met en scène l’utilisation des téléphones Nokia. Une autre clé d’entrée est la couleur. Nous avons 4 boards dédiés chacun exclusivement à une couleur : Nokia Magenta, Nokia White… Ce traitement monochrome de l’image nous autorise à  évoquer des valeurs d’ouverture, chères à Nokia, en présentant des photos de mode, de voiture, de mobilier, de paysages…

Le Board principal de Nokia sur Pinterest

Odile Roujol, Orange France : Et oui, ce rapprochement s’est concrétisé par un simple coup de fil ! Nous avons proposé à Nicolas (Liebmann) une idée de partenariat et il a tout de suite accepté. Ensuite tout s’est fait très vite, sans doute parce que nos deux marques sont partenaires depuis longtemps et que nous partageons des valeurs communes avec comme dénominateur commun l’image. Une relation de confiance s’est établie entre les 2 équipes qui apprennent en même temps pour voir ce qui marche. Ce partenariat est fondé sur de l’échange de contenus entre nos deux marques, en s’attachant à proposer sur Pinterest des contenus qui renvoient à une image de marque que nous partageons.

:: Vu de l’extérieur, ce partenariat semble couler de source. Nicolas Liebmann, est-ce que ce fut vraiment aussi simple que cela ?

Nicolas Liebmann, Nokia France : Nous venions de réussir ensemble une très belle opération, autour d’Orange Cineday et notre nouveau téléphone Nokia Lumia. Si vous vous souvenez, à l’occasion de la sortie du Windows Phone Nokia Lumia 710 embarquant l’application Orange Cinéday, l’humoriste Thomas Ngijol a piégé les spectateurs d’une salle de cinéma parisienne. Sa vidéo a fait le tour du Web et a été reprise largement dans les médias. Alors ce coup de fil d’Estelle Chauvey, de l’équipe d’Odile, m’a semblé comme une évidence, nous devions continuer sur la lancée. Nokia n’a pas de légitimité à être dans le cinéma, sauf à y être accompagné par Orange. C’est toute la force d’un partenariat comme celui-ci.

:: Que vous apporte la présence de vos marques sur Pinterest ?

Odile Roujol, Orange France :  Le fait que nous soyons l’une des marques les plus actives sur Pinterest – avec une démarche structurée qui va bien au-delà de juste créer son board -  nous permet d’offrir une nouvelle expérience accessible à tous qui s’inscrit dans la continuité de notre stratégie digitale globale sur les réseaux sociaux.  Nous avons à cœur de partager sur Pinterest des contenus qui inspirent et renforce la relation de la marque avec sa communauté.

Nicolas Liebmann, Nokia France : Nous faisons tous nos premiers pas en même temps, nous nous demandons tous comment exploiter cette source intarissable d’images. Le fait d’observer comment font les autres aide à avancer, même s’il n’est pas question de copier la stratégie du voisin, car chacun a sa propre écriture. Il y a aujourd’hui une véritable écriture créative de Nokia sur Pinterest, nous savons que nous écrivons la page d’après.

:: Les bloggeurs français sont-ils actifs sur Pinterest ?

Odile Roujol, Orange France : En effet, certains blogueurs sont présents et y ont vu un intérêt pour présenter leur travail artistique ou leurs vidéos et mettre en avant leur actualité d’une manière originale. On sent une vraie dynamique qui je pense, incitera d’autres blogueurs à rejoindre Pinterest.

:: Et vous les mettez à l’honneur ?

Odile Roujol, Orange France : Oui, nous avons créé un board  " Orange like some blogs"

Orange sur Pinterest : le board "Orange likes some blogs"

» . C’est cohérent, puisque Orange associe régulièrement des blogueurs à ses opérations, les suit sur les réseaux sociaux et apprécie leur personnalité, leur travail créatif. Aussi, nous avons à cœur de les mettre à l’honneur dans un board dédié.  Vous y trouverez des blogueurs high tech, beauté, mode, culture ou bien encore médias sociaux tels que  : James Bort, Martin Medus, Romain Colin, Cath_Woman, MarieLuvPink, Jérémy Benmoussa (locita) pour n’en citer que quelques uns.

 

:: La dimension commerciale est très présente sur Pinterest aux Etats Unis, elle l’est moins en France. Comment voyez-vous évoluer le réseau en France ?

Odile Roujol, Orange France : C’est vrai qu’aux Etats-Unis, Pinterest est très orienté commercial. En France, certaines marques, comme Monoprix, ont aussi cette approche commerciale. La dimension Social Commerce va arriver mais nous ne sommes pas encore à maturité. Sur Pinterest, aujourd’hui, on raisonne plus en leader d’opinion, dans une logique de bouche à oreille, sur du contenu  premium que dans une logique commercial. A ce stade, il nous a semblé que nous pouvions davantage jouer la carte émotionnelle, artistique. La culture européenne est très « glam », on peut exprimer beaucoup de choses. Sans parler de la fameuse « french touch ». Sans doute ce serait encore perçu comme non pertinent par une partie des internautes français.

Nicolas Liebmann, Nokia France : L’investissement récent fait par Rakuren dans Pinterest montre bien que ce réseau intéresse les acteurs phares du e-commerce. Mais Pinterest a un autre intérêt : c’est le premier réseau à avoir une ouverture très internationale – beaucoup plus que Facebook ou Twitter qui sont basés sur les mots. Par définition une image parle à tout le monde, en supprimant la barrière de la langue. Cela donne à Pinterest une dimension culturelle très particulière. Il y a une culture qui est train de se former dessus, une typographie particulière, des territoires aux contours bien définis. Il y a une envie et la liberté d’agir.

:: Vous avez réalisé une autre opération récemment

Odile Roujol, Orange France : Effectivement,  pour le lancement des nouveaux forfaits Origami, le 30 mai, nous avons mené une opération en 2 temps. Phase une, la création du Board Origami ..this is it, sur lequel nous avons ré-épinglé pendant plusieurs semaines des visuels d’Origami. Puis nous nous sommes servis de ce board comme d’un teaser pour annoncer la conférence de presse du 30 mai. Le nom du board est devenu «les  Origami Orange» 

 

 

Nicolas Liebmann, Nokia France : Il existe sur Pinterest une dimension poétique qui favorise l’évocation de la culture de l’entreprise par le pouvoir de l’image. Chez Nokia, nous considérons Pinterest comme un 4ème  medium qui va nous permettre de faire passer des émotions. On ne ressent pas la même chose, en lisant un article ou en regardant une image. L’émotion n’est pas du même registre. Sur Pinterest, vous aimez un board ou vous ne l’aimez pas ; il vous émeut ou vous laisse indifférent. C’est comme au cinéma : le même film, selon les personnes, sera perçu différemment.

 

:: Et si l’on parlait ROI ! Quels sont vos critères de mesure sur Pinterest ?

Odile Roujol, Orange France : En matière de mesure, nous sommes avec Pinterest comme nous étions au tout début de Facebook, où nous avions tout à apprendre et cela peut prendre quelques mois. Nous ne sommes pas sur des mesures à court terme. Nous apprenons chaque jour en expérimentant ce nouveau réseau social au quotidien.

:: Qui est en charge de l’animation de votre page Pinterest ?

Odile Roujol, Orange France : Sur le Pinterest d’Orange France, c’est avant tout un collectif qui anime les boards avec une équipe réduite, structurée en mode incubateur. Les visuels sont minutieusement choisis par cette équipe dans le respect de notre ligne éditoriale. Nous sommes plusieurs à avoir créé un profil Pinterest à titre personnel, car si l’on est soi-même actif dans un réseau social, on comprend plus facilement la mécanique et on s’approprie plus rapidement la démarche.

Nicolas Liebmann, Nokia France : Il faut bien distinguer Pinterest, de Twitter et de  Facebook : ils ont chacun leur raison d’être et leurs audiences bien spécifiques.  Nous avons été convaincus d’être présents sur Pinterest suite à la présentation que nous a faite Estelle Chauvey. Cela nous a permis de comprendre l’intérêt, le postionnement et l’architecture d’une marque sur Pinterest. Cela nous a séduits et nous avons immédiatement confié à notre agence partenaire la construction de notre profil et la création de nos boards sur Pinterest.

:: Que représente le digital dans votre budget de communication ?

Odile Roujol, Orange France : Nous sommes leaders sur le digital en annonceur. L’écosystème sur le web est complémentaire de nos actions de communications en télé, radio, affichage et presse.

Nicolas Liebmann, Nokia France : Comme pour Facebook et Twitter, nous avons un calendrier éditorial pour Pinterest, qui suit la ligne émotionnelle et éditoriale que  nous voulons donner à notre Page et les univers que nous voulons aborder. C’est important car, contrairement à Orange qui est présent dans l’édition de contenus, Nokia n’a pas cette relation directe avec les auteurs et artistes. Pinterest nous permet justement d’exprimer l’âme, la  personnalité de Nokia. L’important est de conserver une cohérence des messages que vous véhiculez, avec un ton particulier.

:: Qu’est-ce qui pourrait très vite faire décoller Pinterest en France ?

Odile Roujol, Orange France :Un relai rédactionnel pourrait démocratiser Pinterest auprès du grand public. Orange participe à cette dynamique pour convaincre les gens de l’intérêt de cette plateforme digitale. Nous-mêmes, nous apprenons en expérimentant chaque jour.





Parnasse, l’exclusivité. La vraie.

29 03 2012

Etre invité à visiter l’exposition Matisse un soir de printemps, dans un musée livré à vous seul et vos pairs – un cercle de personnes choisies, avec lesquelles vous venez de converser, coupe de champagne à la main autour d’un exquis buffet signé Fauchon.

Est-ce possible ?

Aucune attente aux caisses, pas d’attroupement devant chaque tableau. L’attention extrême de vos hôtes et l’assurance de se retrouver « entre soi », entouré de personnes en affinité, qui d’ailleurs au fil des soirées sont devenues des amis que l’on a un réel plaisir à retrouver.

Est-ce un rêve ?

Non, c’est ce qu’ont pu vivre hier soir les membres de Parnasse.

Henri Matisse "La Blouse Roumaine", 1940

L’invitation stipulait :  "un tête à tête avec Henri Matisse, au cours duquel vous pourrez interroger ses œuvres pour mieux appréhender son génie, c’est ce que Parnasse vous propose lors d’une visite privée de l’exposition Matisse, Paires et Séries. Un must.

Parnasse est réservé à un cercle restreint, dont les membres sont invités ou cooptés.

Parnasse fait office de club privé, avec une équipe complète qui connait et accompagne les membres. En option, une Conciergerie répond aux exigences les plus précises des membres.

Pourtant Parnasse n’est pas " votre Conciergerie next-door".

Parnasse est le service haut de gamme d’Orange, une offre destinée à faciliter la vie numérique.

Selon les mots de sa Directrice, Nilou Soyeux du Castel « Parnasse offre un accès simple à tous les bénéfices et les plaisirs d’un monde mobile au travers de solutions précises et personnalisées ».

L’accès à Parnasse se compose d’une assistance numérique disponible dans le monde entier 24/24, des dernières innovations en avant-première, d’offres de téléphonie inédites et avantageuses et des évènements privés d’exception.

Hier soir, c’était donc « visite privée de l’exposition Matisse » au Musée Beaubourg.

Plus tard, ce sera Atelier Chocolat…

Dans un numéro spécial consacré au Voyage, Business Week décrit des programmes VIP des chaines d’hôtels et montre combien ‘The Code of the Concierge’ a bien changé ces dernières années.

Pamela Danziger, Présidente de Unity Marketing, un cabinet marketing spécialisé dans les secteur du Luxe résume la tendance  : «  La cible des Programmes ultra VIP peut s’offrir ce qu’elle désire. Mais l’accès aux coulisses, à des expériences exclusives qui ne s’achètent pas, est une forme d’avantages que les marques peuvent offrir afin de rester intéressantes aux yeux de leurs clients ».

Parnasse est aussi une réponse à une question récurrente  : faire gagner du temps.

Pas de queue, pas d’énervement, savoir que tout sera organisé pour soi, et de manière remarquable, c’est aussi un privilège qui fidélise les clients à une marque.

Caroline Mennetrier, Directrice des Relations Publiques du Four Seasons Hotel George V soulignait elle aussi, lors d’un récent entretien, le souhait parmi sa clientèle de gagner du temps pour aller à l’essentiel : « [Nos clients ]  viennent chercher chez nous cette sérénité de l’esprit qui leur permet de se concentrer sur les bons moments uniquement. Tout ce qui est logistique, nous nous en chargeons, ils ont l’assurance que nous saurons gérer chacune de leur demande avec enthousiasme, efficacité et gentillesse. Je compare souvent l’hôtel à une « bulle de douceur » !

Le no marketing

Parnasse n’a pas été créé pour faire « un coup » en captant ce segment de clientèle tenté par le phénomène actuel des Conciergeries.

L’équipe dirigeante, forte d’une séniorité acquise dans des groupes internationaux qui placent la Relation Clients au cœur de tout, a pris le temps nécessaire pour tester et étudier la manière dont les premiers membres utilisaient le Club. Un service qui d’ailleurs ne cesse de s’optimiser, les membres faisant monter la barre de leurs exigences toujours plus haut.

Avez-vous déjà vu de la publicité pour Parnasse ? Non. Aucune publicité, un recrutement uniquement sur invitation ou cooptation et un nombre résolument limité de membres.

De l’anti-marketing.

Une pépite qui défie les codes traditionnels et ceci dans un secteur – la téléphonie – souvent synonyme de prises de tête et de Relations Clients déshumanisées.

Parnasse a fait sienne l’idée que les clients du Luxe privilégient l’émotionnel au matériel.

Un parti-pris qui lui réussit plutôt bien.





DIGITAL LIFE TIME : Odile Roujol (Orange France) et Fany Pechiodat ( MyLittleParis)

7 03 2012

Sosh est la marque mobile d’Orange aux forfaits tout légers, sans engagement dédiée aux ultra-connectés.

La participation des clients et de la communauté est le cœur et le moteur de la marque.

Ils proposent leurs idées pour améliorer l’offre et définir les prochaines orientations de la marque et du site.

Un modèle pertinent qui a fait ses preuves : Sosh c’est aujourd’hui plus de 100 000  clients et une communauté de plus de 160 000 fans sur Facebook et 12 000 followers sur Twitter – qui ont à leur disposition 8 plateformes pour se retrouver : Sosh.fr, Facebook, Twitter, Dailymotion, Youtube, Flickr, Google+ et Pinterest.

:: En 2012, Sosh invente un nouveau genre : le Sosh bus.

Le bus à surprises Sosh

Oubliez pop-up store, boutique éphémère, corner-in-the shop…

A l’image des camions ambulants qui sillonnent San Francisco pour servir cupcakes et burgers en tout genre –  l’idée  est de faire découvrir Sosh dans la « vraie vie » en proposant à l’intérieur d’un bus anglais entièrement « soshisé » happenings et surprises.

Pour cette opération, Sosh et My Little Paris se sont associés pour proposer un petit guide My Little Sosh « Geek is The New Sexy » : bonnes adresses, bons plans et astuces geekettes et fils Twitter incontournables !

Manucure et bichonnage de smartphone

Ateliers Tricot...

Customisation de cupcakes

Geek is the new sexy


RENCONTRE AVEC 2 « FEMMES D’INFLUENCE »

A l’occasion de cette alliance « Sosh bus – My Little Paris » qui semble couler de source, nous avons voulu aller à la rencontre des deux initiatrices du projet, deux jeunes femmes aux trajectoires professionnelles météoriques – Odile Roujol, Directrice de la Communication France de Orange et Fany Péchiodat, fondatrice de My Little Paris –  pour leur demander quelle part le digital prenait dans leur vie professionnelle comme personnelle.

L’ENTRETIEN

Odile ROUJOL - Directeur de la Communication, ORANGE France

Odile ROUJOL
Directeur de la communication – Orange France

// SON PARCOURS

Odile Roujol, HEC 1989, a mené une grande partie de sa carrière dans le secteur de la Beauté et du Luxe, notamment aux États-Unis. Avant de rejoindre France Télécom-Orange en septembre 2009, elle était Directeur Général International de Lancôme au sein du groupe l’Oréal.

// SON ACTUALITE

Odile Roujol lance le Sosh Bus : depuis le 15 février, le bus sillonne les villes de Paris , Lille, Lyon, Marseille et Tours jusqu’au 15 mars.

 

:: Vos postes de direction chez un leader de la cosmétique – Lancôme – ne faisaient pas forcément de vous une « femme digitale ». Comment avez-vous vécu ce saut culturel en entrant chez Orange en 2009 ?

C’est amusant que vous me posiez cette question, car j’ai récemment constaté que tous mes comptes d’accès à des services en ligne datent de 2009, l’année où j’ai intégré Orange. Mais détrompez-vous : Lancôme fut pionnier dans son secteur en ouvrant un site e-commerce dès 1996. Mais c’est vrai qu’à l’arrivée des réseaux sociaux, Lancôme n’encourageait pas ses salariés à y être présents. Cela a bien changé depuis.

 

:: Utilisez-vous les réseaux sociaux dans votre vie personnelle ?

J’utilise beaucoup Twitter et Linkedin au quotidien, moins Facebook et Google +. Comme j’ai beaucoup voyagé (ndlr - Odile Roujol a occupé de nombreux postes à l’international, puisqu’elle fut Deputy General Manager de Lancome US, entre 2003 à 2005, basée à New York, puis Directeur Général International de Lancôme jusqu’à 2009), les Réseaux Sociaux me permettent de garder le contact avec mes amis qui sont à l’étranger, notamment en Asie.

:: Bientôt 3000 Followers suivent votre compte professionnel Twitter, et vous êtes une cadre dirigeante très active sur ce réseau. Comment la maman, l’épouse, la cadre dirigeante, l’amie, la grande voyageuse, etc.… trouve-t-elle encore le temps de tweeter ?

Twitter me permet d’être à l’écoute ce qui se passe à l’international et aussi de rencontrer des personnes très différentes de mon univers. Ces dernières semaines, par exemple, j’ai pu rencontrer grâce à Twitter Catherine Ertzscheid, Catherine Barba Chiaramonti, la fondatrice et directrice générale de Digital Commerce Factory (vente-privee.com), Emery Doligé, chroniqueur Médias et Politique à Europe 1. En fait, Twitter vous aide à communiquer. Delphine Ernotte-Cunci, Directrice Générale d’Orange, s’est mise elle aussi sur Twitter et elle n’hésite pas à tweeter lors de ses déplacements ou lorsqu’elle le juge pertinent. Il y a environ 300 personnes chez Orange sur Twitter: des personnes de la R&D ou du Techno Centre, mais aussi dans tous les autres départements, dont les « Contenus » ou encore Orange Business Services.

 

:: Alors qu’on image facilement votre agenda de Directrice de la Communication France d’Orange « surbookée », pourquoi choisissez-vous de vous impliquer tant sur les Réseaux Sociaux ?

Parce que dans l’entreprise, ces réseaux ont abouti à créer une nouvelle forme de travail collaboratif. Un exemple : à la Communication chez Orange, nous avons constitué un mini réseau regroupant nos  équipes et les collaborateurs de nos agences media et créative, Havas et Publicis. Cela encourage l’échange et facilite le lien direct et le montage de dispositifs de communication en temps réel.

A cet instant, Odile Roujol nous montre sur son Smartphone le mini-réseau Facebook qu‘elle a créé entre elle et ses homologues chez ses partenaires, pour échanger, relayer, alerter en temps réel, sur les problématiques du moment.  

:: Utilisez-vous aussi Twitter pour communiquer avec vos clients ?

Twitter et les réseaux sociaux en général, servent à communiquer. C’est pourquoi nous avons mis en place depuis 2009 un service client sur notre page Facebook ou sur le compte Twitter @orange_conseil, avec des « webconseillers »  dédiés à ces réseaux.

:: Quelles sont vos autres sources d’inspiration, hormis les Réseaux Sociaux ?

Je lis beaucoup la presse internationale et la presse fashion/beauté, deux secteurs qui me sont restés chers. Et puis j’aime le contact direct. Nous sommes 100 000 chez Orange en France. C’est une vraie richesse humaine et intellectuelle. Je reste également connectée à différents mondes et univers qui me sont moins familiers, c’est essentiel pour rester réactif et créatif. Alors j’essaye d’organiser en moyenne deux RDV par semaine avec des personnes que j’ai plaisir à rencontrer et qui évoluent dans des secteurs divers et différents du mien. C’est très enrichissant.

:: Pourquoi avez-vous demandé à My Little Paris de contribuer à la campagne Sosh bus ?

D’une manière générale, je trouve il n’y a pas encore de ponts entre les deux mondes que sont les grands groupes internationaux, comme Orange, et les start-up. Et à titre personnel, je suis très admirative du travail de Fany et de ce qu’elle a réussi à créer avec My Little Paris, une identité claire. J’aime l’univers créatif et l’enthousiasme de cette équipe qu’elle a fédérée autour d’elle. Notre collaboration autour du Sosh Bus est l’occasion d’échanger et d’étendre notre curiosité et notre ouverture sur le digital.

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L’ENTRETIEN

Fany PECHIODAT, Fondatrice MyLittleParis.com

Fany PECHIODAT 
Fondatrice de My Little Paris


// SON PARCOURS

Diplômée de l’ESCP-EAP, Fany Péchiodat a travaillé 5 ans au sein du service marketing de l’Oréal et des parfums Jean-Paul Gaultier. Elle démissionne en 2009 pour lancer My Little Paris.

 

// SON ACTUALITE

Forte du succès de MyLittle Paris, les déclinaisons s’accélèrent. Parmi les dernières, Merci Alfred, son pendant masculin, et MyLittle Box (Novembre 2011) : après des surprises et des idées insolites dans la boîte mail, c’est maintenant dans les boîtes aux lettres qu’elles arrivent. Et naturellement tout ceci en cross-media : web, iPhone, iPad, Facebook, Twitter, librairies…

La Little Box se met à la Detox (Box de Janvier 2012)

Le formulaire d’inscription de My Little Paris propose par défaut, comme critère ‘âge’, l’année 1980. Est-ce à dire que les « plus de 32 ans » n’ont plus l’âge de s’inscrire à ce célèbre site « dénicheur » ? Certainement pas, si l’on en juge par le nombre des inscrits : en trois ans, MyLittleParis a réussi à recruter 700 000 membres qui ont accepté volontairement de recevoir  chaque jour, à l’heure du café, une idée inédite et surprenante dans sa boite mail ou sur son iPhone. Et que l’on s’échange entre copines autour de la machine à café ou – signe des temps – sur Twitter ou Facebook.  Du jamais vu.

Fany Péchiodat est à l’origine de cette idée brillante et surtout, a réussi à l’imposer en France, à créer 20 emplois et à construire autour un éco-système. (MyLittleParis se décline désormais en My Little Lyon | My Little Marseille | My Little Wedding | My Little Web | My Little Kids |  Merci Alfred |My Little Box ).

Odile Roujol, Directeur de la communication d’Orange France et initiatrice du Sosh Bus, a bien voulu faire les présentations.

:: Êtes-vous active sur les Réseaux Sociaux ?

Fany PECHIODAT  – Je les utilise pour ma veille. C’est un formidable espace qui fourmille de bonnes idées. Moi qui fantasme de pouvoir vivre partout à la fois – Paris, Tokyo, San Francisco,… -  les réseaux sociaux me donnent cette capacité à me démultiplier.

Et puis on y fait de très belles rencontres. C’est grâce à Twitter que je suis entrée en contact avec une personne qui vit à San Francisco; depuis, chaque semaine nous nous appelons et elle me relate tout ce qui est nouveau là-bas : les dernières innovations, les nouveaux sites, les nouvelles applis, des  idées de business. Elle me nourrit. En fait, avec elle et d’autres personnes à travers le monde, nous formons un petit réseau et nous nous alimentons mutuellement des tendances. Et cela pousse à l’exigence !

:: Les réseaux sociaux sont-ils un canal d’acquisition pour My Little?

Les réseaux sont essentiels pour nous car ils accélèrent la viralisation. Nous voulons grossir uniquement de façon organique ; les réseaux nous servent de caisse de résonance et c’est eux qui ont fait notre croissance. Au départ, tout a commencé par un email envoyé à 50 amies. Je n’avais pas de budget, et notre seule arme était notre qualité éditoriale pour inciter nos lecteurs à partager notre site. Avec un tel pouvoir de prescription, nous n’avons pas le droit de décevoir.

:: D’une  première newsletter envoyée – sans moyens, sans levée de fond – à 50 amis en 2008, My Little touche aujourd’hui 700 000 personnes et compte 20 employés. Comment expliquez-vous un tel succès ?

Nous sommes tous saturés d’information. Mais quand il faut décider quel produit acheter, où sortir, nous avons besoin de quelqu’un de confiance. Il peut s’agir d’un proche, un ami, une source sûre. My Little Paris a noué une vraie relation avec ses lecteurs et joue ce rôle de prescripteur (ou de « curator » en anglais), qui oriente vers ce qu’il y a de meilleur. Et cette confiance que nous avons acquise se décline : notre petit dernier, My Little Box, a été lancé Novembre dernier. C’est le même principe : une personne nous dit « OK, je m’abonne pour 15,50 euros par mois et je vous fais confiance. Je sais que vos dénicheuses vont remplir ma boite aux lettres de leurs meilleures trouvailles». Ce qui est important pour nous, c’est de ne jamais perdre cette confiance.

 

:: Vous devez être aussi inondé de Dossiers de Presse ! Comment arbitrez-vous ?

Oui, nous recevons des dossiers de presse. Mais pour nous, l’information est ailleurs, et c’est à nous d’aller la chercher. Nous devons toujours surprendre nos lecteurs.

Nous avons un Comité de Rédaction qui se réunit et décide des sujets. On annonce une semaine glaciale sur la France ? Nous allons nous demander ce dont nos lecteurs ont envie. D’un bon chocolat chaud ? D’une playlist à écouter dans bain ? Des meilleurs coins de cheminées à Paris ? Et nous écrivons là-dessus en sélectionnant les bonnes adresses. MyLittleParis a une vraie culture de l’insight. Le but n’est pas d’avoir la bonne adresse, mais la bonne idée au bon moment qui va rentrer en résonnance avec notre communauté. Dernièrement, nous avons attendu les premiers flocons de neige pour envoyer notre newsletter « Que faire à Paris quand il neige ? ». Et de là est sorti un dossier truffé d’adresses insolites, qui parlent à nos lecteurs parce que ce sont des adresses que nous-mêmes nous aurions aimé connaitre. Beaucoup de lecteurs nous disent : « J’ai l’impression que vous lisez dans mes pensées ».  Un jour l’une de nos rédactrices, pensant à toutes les personnes insomniaques,  a eu l’idée d’envoyer à minuit une newsletter sur le thème « Je n’arrive pas à dormir ». Son succès a dépassé nos attentes : un taux d’ouverture record, et beaucoup de mails de remerciement, ce qui montre que nous avions visé juste.

 

:: Pour inciter au parrainage, vous avez une formule redoutablement culpabilisante (et très ironique) sur MyLittle Box. Vous dites à vos lectrices : « Vous n’êtes pas du genre à garder les bonnes idées pour vous ?». Alors à mon tour, je vais vous demander de nous livrer… vos sources de veille !

Avec plaisir. Car je délègue beaucoup, mais jamais ma veille ! Ce n’est pas du tout pareil si tout vous arrive sur un plateau. Faire de la veille prend beaucoup de temps mais je m’octroie ce temps-là. C’est important. J’ai des antennes dans chaque pays. Je m’organise des plages horaires, une heure de Skype avec le Japon, avec San-Francisco. Et croyez-moi, même si je suis surchargée, je n’annule jamais. Tout va tellement vite. J’ai envie et j’ai besoin d’écouter, de comprendre, de savoir ce qui se passe dans le monde entier.

:: Quels sont vos autres sources de veille ?

En presse, je lis chaque mois Fast Company[1], la plupart des magazines économiques français (Management, Capital, Stratégies …) et toute la presse féminine au sens large. Mais je trouve qu’il manque en France un magazine business qui soit positif et qui donne envie d’entreprendre.

Sur le web, les sources sont nombreuses, mais je regarde tout particulièrement springwise.com, pour suivre les idées de business qui germe à travers le monde. Et je compte aussi beaucoup sur mes équipes pour me nourrir et me transmettre ce qui a pu m’échapper.

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RDV sur le Sosh Bus

Après Paris, Lille et Lyon, le Bus est à Marseille  jusqu’au 10 mars puis Tours les 14 et 15 mars.

Les visiteurs sont plongés dans l’univers de la marque à travers ses accessoires emblématiques proposés en « collections capsule » exclusives. L’ordonnance d’applis propose à chaque visiteuse le téléchargement des applis leur correspondant le mieux après diagnostic du coach : mondaine chronique, créative frustrée, modeuse compulsive, urbaine intoxiquée.

Au second étage se déroulent les « happenings », des ateliers originaux qui animent l’opération au rythme de la semaine. Ainsi chacun pourra :

-       réaliser et customiser des cupcakes aux couleurs pétillantes

-       découvrir la tendance « Urban Tricot » en réalisant une housse de coque mobile, une housse moshi moshi, ..

-       Sérigraphier leur tee-shirt à partir des créations Sosh

-       Faire une pause manucure express (pour elle) ou passer entre les mains expertes du barbier (pour lui) pendant que son smartphone se fait bichonner (nettoyage du mobile, sauvegarde de données, …)

-       Découvrir de nouvelles applis à télécharger …

et plein d’autres surprises ludiques. Happenings, on vous dit !

L’inscription se fait au préalable par téléphone à l’annonce des ateliers.

RDV sur Facebook/Sosh !


[1] Fast Company : where ideas and people meet. Un magazine business américain dont la mission est d’expliquer comment les  "fastcompanies", les entrepreneurs, et les innovateurs s’y prennent pour faire ce qu’ils font.








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