Groupon, c’est au niveau mondial près de 80 millions de membres recrutés en 3 ans.
C’est un taux de rédemption compris entre 85 et 90 % vs 1% en moyenne pour le taux de remontée d’un coupon de réduction classique (la raison ? Chez Groupon, le consommateur pré-achète son coupon).
Autant dire un nouveau canal de promotion, que la presse scrute avec attention.
Les ‘deals’ de Groupon ne sont pas comparables aux coupons de réduction affectionnés par la grande distribution et la grande consommation.
Mais l’engouement des consommateurs est suffisamment massif pour que les éditeurs de presse ne regardent pas le train passer, inactifs.
De fait, ces derniers jours, plusieurs initiatives de groupes média ont vu le jour:
Le New York Times a lancé début mars son propre programme de réductions quotidiennes, TimesLimited.
HEARST
Hearst va lancer son propre programme (environ 70 deals ) le mois prochain.
D’autres médias suivent la tendance : le groupe de presse magazine Meredith, des cablo operateurs.
QUEL INTERET POUR LES EDITEURS DE PRESSE ?
Ces offres de bons plans et de réductions proposées localement attirent d’autres annonceurs que ceux qui traditionnellement passent de la publicité dans les magazines papier et sur les sites des magazines.
On estime le marche global américain des offres de réductions quotidiennes (sur le modèle de Groupon) en 2015, a 3,9 milliards de dollars (Source BAI/ Kelsey Group).
Autant dire que les éditeurs, affectés par un déclin inéluctable du marché des petites annonces diffusées en ‘papier’ , veulent leur part du gateau.
Comment y aller ?
Un éditeur de presse a 2 options. Y aller seul ou accompagné.
Aux Etats-Unis, des prestataires se sont mis sur le créneau, apportant aux éditeurs leurs savoirs-faire en matière commerciale et la technologie.
- Y aller seul représente un vrai challenge, car la force commerciale dans un groupe de presse n’est pas forcement la mieux préparée pour attirer des annonceurs de deals quotidiens, qui different fortement de leurs annonceurs habituels.
-Y aller accompagné engendre les coûts d’un intermédiaire.
Ce qui est certain, c’est qu’un éditeur de magazine possède les deux biens les plus précieux pour réussir son programme de réduction : l’audience et sa base de données Abonnés.
Il y a quelques années en France, des éditeurs ont cherché à fidéliser leurs lecteurs et abonnés en créant des Programmes Privilège, avec plus ou moins de bonheur.
Les services à la Groupon, s’ils sont conçus efficacement, dans le respect de la "marque magazine " et du contrat de lecture, seraient-ils la réponse moderne pour fidéliser les lecteurs ?







