Le Congrès Internet Retailer démarre dans 15 jours à Chicago

18 05 2013

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Après le Showrooming il y a 2 ans, le Responsive Design l’année dernière,
quel sera dans 15 jours le "buzzword"  à Chicago ? Lire la suite





LES DONNEES NE DORMENT JAMAIS

16 05 2013
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Combien de données sont générées par minute ?

Source : www.domo.com





HOW I DID IT ? par Isabelle Spanu

14 05 2013
photo Isabelle Spanu

Isabelle Spanu

Avez-vous une stratégie "Social Media" cohérente  ?

Les réseaux sociaux ont transformé la manière de communiquer, et chaque marque cherche avec plus ou moins de succès à déployer sa présence sur les réseaux sociaux. Comment s’y prendre ?

Isabelle Spanu est communiquante la semaine dans un groupe du Cac 40; et le week-end, « chasseuse » de belles et bonnes adresses parisiennes dont elle fait partager sa communauté sur ses plateformes numériques, (ici => son Scoop.it ). Parfois même, elle les fait jouer, comme avec ce jeu sur Instagram  #zazainstamug qui fait appel à l’image et à l’émotion.  (Et si vous y participiez ? Date limite pour jouer :   22 mai !).

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Isabelle Spanu nous a accordé une interview en février dernier.

Aujourd’hui, Isabelle et moi-même vous proposons  une transcription tout en images de sa vision. Ce document,  qui se veut très opérationnel et se parcourt  en quelques minutes, a pour but d’aider à formaliser sa stratégie sur les Réseaux Sociaux, en se posant les bonnes questions.

Il est truffé de cas réels, conseils et best practice ! Découvrez le  "How I dit it !"  d’Isabelle Spanu.





Rencontre avec Mathieu SCHLEGEL, PETROSSIAN

23 04 2013
Mathieu Schelger, Directeur Développement Internet, Petrossian

Mathieu Schleger, Directeur Développement Internet, Petrossian

Certains troqueraient bien volontiers leur questionnement avec celui de Petrossian…

Partout dans le monde, dite ‘Petrossian’ et l’on vous répondra « caviar, saumon ».

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Or Petrossian est beaucoup plus que cela. Une simple visite dans la boutique mythique du boulevard de La Tour-Maubourg à Paris, ou sur son site web, convainc aisément. La gamme produits est étendue, la maison allant jusqu’à éditer sa propre ligne de créations, singulière et audacieuse, à base de caviar : Crème de Caviar® , Fleur du Caviar®, Papierusse®, Eggxitings®,…

Cependant, la notoriété incontestable de Petrossian  intimide ceux qui n’ont pas encore osé en pousser la porte.

La maison a de l’ambition. Alors se pose la question :  comment multiplier les occasions de consommer ses  produits ? Comment amener les clients habituels qui se pressent au moment des fêtes en boutiques ou sur Internet pour acheter du caviar, à partager d’autres produits, toute l’année, lors d’un samedi à la mer ou un dimanche au parc. Encore mieux, comment faire découvrir Petrossian aux jeunes générations, plus portées sur la «  finger food » que sur les grands diners d’apparat ?

Une réponse nous est venue la semaine dernière, avec, pour la première fois depuis la création de Petrossian en 1920, le lancement d’une Collection Printemps-été 2013.  

Collection Printemps / Eté 2013

Collection Printemps / Eté 2013

 

Le catalogue 'papier' présentant la Collection Printemps / Eté 2013

La couverture du catalogue ‘papier’ présentant la Collection                 Printemps / Eté 2013


 

 

Mathieu SCHLEGEL, Responsable Développement Internet de Petrossian , nous livre les enjeux de ce lancement :

Mathieu Schelger, Petrossian

Mathieu Schleger, Petrossian

BIO

 Mathieu Schlegel a fait ses premières armes lors du lancement d’Amazon.fr en 2000, prenant part à la mise    en place du service client du site français, au développement du programme d’affiliation, et enfin au lancement de la place de marché en France. Il s’investit ensuite dans le commerce des produits culturels en places de marché, puis rejoint Petrossian en 2007 pour prendre en charge les différentes activités Internet du groupe en Europe.

 

:: Qu’est-ce qui a amené Petrossian à lancer une collection “Printemps-Eté 2013” ? 

Mathieu SCHLEGEL : C’est en effet la première fois que nous sortons une collection Printemps-Eté. Il s’agit pour nous de montrer, au-delà du caviar, l’excellence de nos savoirs. Le caviar est notre produit emblématique, mais nous nous sommes aperçus d’une chose à la boutique : Madame Petrossian voit régulièrement passer des jeunes gens qui osent pas pousser la porte du magasin, intimidés par le caviar et l’imaginaire qu’il véhicule. Son reflexe est d’aller à leur rencontre en leur disant  « Entrez, soyez les bienvenus et constatez par vous-même tous les produits autres que nous pouvons vous proposer ». Avec cette collection, nous voulons adopter sur tous nos canaux la même attitude que celle de Madame Petrossian en magasin.

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:: Comment « désacraliser » l’image, sans perdre le côté prestige et raffinement de la maison ?

Mathieu Schlegel : Nous ne souhaitons pas désacraliser l’image de notre maison, bien au contraire. Nous croyons simplement qu’il est possible de multiplier les petits plaisirs tout le long de l’année avec du Petrossian. Petrossian est une marque prestigieuse, authentique par nature et innovante dans ces produits. Le savoir-faire du caviar y a été transmis de générations en générations depuis le début du XXe siècle, tout comme celui du saumon fumé et du tarama, entre autres. Il faut rappeler que Petrossian a reçu le label d’Entreprise du Patrimoine Vivant  en reconnaissance de la spécificité de son savoir-faire. Nous capitalisons sur ces savoir-faire pour créer des produits et concepts innovants, établissant de nouveaux standards en matière de consommation du caviar, et d’exigence sur la qualité gustative de tous nos produits.

Mais notre exigence ne se limite pas aux produits, elle se traduit aussi dans notre disponibilité pour les clients. L’expérience Petrossian, c’est pour le client de bénéficier d’une attention sans égale, que ce soit à l’accueil dans nos boutiques, ou bien sur Internet grâce au service de Chat sur Petrossian.fr et le suivi personnalisé de toutes les commandes.

:: Comment avez-vous travaillé cette collection Printemps-Eté ?

Mathieu Schlegel : Notre volonté est d’enclencher une nouvelle démarche chez les amateurs de bonnes choses, qu’ils pensent Petrossian non seulement pour le caviar et les fêtes de fin d’année, mais aussi lors d’occasions plus légères. C’est pourquoi cette collection réunit l’ensemble de nos savoir-faire grâce à des produits emblématiques et innovants, sublimes et simples à partager.

Nous mettons également en valeur dans la collection Printemps été des créations Petrossian, des produits dont les prix n’ont d’ailleurs rien à voir avec ce que la plupart des gens s’imaginent. Par exemple,  le Caviar Eggiting ®, une première mondiale lancée en 2006 qui a inspiré un mouvement de renouvellement de la présentation du caviar [ndlr : une « sphère » de 12 gr de caviar à déguster sans table ni nappe] est à un prix accessible, 22€, tout en restant le plus respectueux du produit en lui-même.  Il y a aussi la ‘Fleur de Caviar’®, et la Caviarcream®

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Caviar Eggiting ®, une première mondiale lancée en 2006 qui renouvelle la présentation du caviar

:: Vous avez aussi créé ce printemps un Coffret Brunch. On n’attendait pas forcément Petrossian sur l’instant du brunch. Quelle est votre démarche ?

Mathieu Schlegel : Avec ce Coffret Brunch, aux codes à la fois frais et luxueux, nous avons voulu présenter une sélection de produits mythiques, que l’on a plaisir à présenter pendant la belle saison. Comme ils ne nécessitent pas de préparation, ils sont parfaits pour un brunch ! Petrossian, c’est aussi cela : l’art du partage et de la convivialité.

Le Coffret Brunch Petrossian, lancé en Avril 2013

Le Coffret Brunch Petrossian, lancé en Avril 2013

=> Voir la  vidéo de présentation du Coffret Brunch,  par d’Armen Petrossian PDG de Petrossian, sur le blog QueJadore

 

:: Alors que tout le monde ne jure que par le « brand content », vous avez été précurseur dans ce domaine. Notamment par le biais de mini vidéo dans lesquelles  Armen Petrossian, PDG, se met en scène et parle de sujets spécifiques. Avec le recul, quelle leçon en tirez-vous ?

Mathieu Schlegel : Le contenu éditorial est important pour une marque comme Petrossian. Notre site est un site e-commerce ET institutionnel. En effet, nous accordons la plus haute importance à diffuser sur Internet une information solide et fiable concernant le caviar. C’est un produit complexe et très peu connu. On dit tout et n’importe quoi à son sujet. Grâce à notre connaissance globale et mondiale du sujet, et par l’implication d’Armen Petrossian,  Petrossian est la référence en ce domaine.

Un tableau 'Armen Petrossian' sur Pinterest

Un tableau ‘Armen Petrossian’ sur Pinterest

:: De quels contenus vos clients sont-ils les plus friands?

Mathieu Schlegel : Nous insistons beaucoup sur les critères à prendre en compte dans le choix de son caviar. Les novices ne parlent que des pays d’origine, alors que ce critère n’a que très peu d’influence. Nous leur montrons que c’est l’espèce d’esturgeon qui fait la différence (comme les cépages dans le vin) et le travail d’affinage et de sélection, qui est notre savoir-faire.

Sur petrossian.fr, l’internaute peut visualiser une série vidéos ‘Saga’ dans lesquelles Armen Petrossian présente l’histoire et le savoir-faire de la maison :

 

 

Lettrine 5

 

:: Sur Facebook, Petrossian a près de 2 500 fans . Contrairement à d’autres marques de luxe, vous ne semblez pas vouloir faire la surenchère au nombre de fans. Est-ce volontaire ?

Mathieu Schlegel : Sur les réseaux sociaux, notre démarche consiste à établir une véritable relation, un échange avec toutes les personnes qui sont intéressées par notre marque et nos produits. Cela se traduit sur Facebook par des publicités peu intrusives, des posts de qualité, la mise en valeur des savoir-faire de la maison et la valorisation de l’engagement des fans. Par exemple sur Pinterest, nous avons lancé l’année dernière un tableau dédié à nos fans, où nous partageons leurs expériences Petrossian. Nous sommes donc clairement sur une stratégie orientée sur l’engagement plutôt que sur l’audience.

Sur Pinterest, un tableau dédié aux fans, qui partagent leurs expériences Petrossian.

Sur Pinterest, un tableau dédié aux fans, qui partagent leurs expériences Petrossian.

La course aux fans Facebook pousse certains à acheter des fans, à multiplier les jeux-concours. Notre sentiment est que ces techniques portent le risque d’accumuler les chasseurs de primes, et de créer un fossé entre les typologies des fans et des clients. Nous tenons à conserver une cohérence sur ces deux groupes.

:: La marque ne courre-t-elle pas alors le risque de manquer de  visibilité ?

Mathieu Schlegel : Ce qui fait actuellement défaut sur les réseaux sociaux, et sur Facebook particulièrement, c’est l’esprit du marketing de la permission que Seth Godin avait théorisé. La stratégie de l’engagement, qui est la traduction actuelle de ces théories, c’est d’amorcer sur les réseaux sociaux une relation riche et un véritable échange, qui se traduit en « likes » en « partages » en commentaires, en messages directs, etc. C’est ce mécanisme vertueux qui traduit au mieux les valeurs d’excellence et de convivialité de Petrossian.

 

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:: Seth Godin a écrit le Permission Marketing en 1999. Est-ce toujours actuel en 2013 ?

Mathieu Schlegel : Si les moyens sont différents, les principes n’ont pas évolué. A l’époque, Seth Godin montrait que le système des publicités à l’affichage non ciblé était dépassé. Il a ouvert la voie à de nombreux développements technologiques, et le développement du search marketing lui doit beaucoup ! Mon impression est que l’arrivée de Facebook a réintroduit sans le vouloir la publicité non ciblée. Facebook a mis en place des outils publicitaires basés sur des outils de segmentation relativement sommaires, comparés à ce que Google ou Amazon ont pu développer. De ce fait, les annonceurs se tournent vers des stratégies d’affichage, et ils bombardent à tout va. Quelle sera l’influence de cette affluence sur la relation clients/marques ? Je n’en sais rien. Par contre, je suis persuadé que nous ne sommes qu’au tout début de la publicité sur réseaux sociaux.

:: Et les bloggeurs ? Quelle place tiennent-ils dans l’équation ?

Mathieu Schlegel : Je n’aime pas parler de « blogueurs ». Pour moi, c’est un terme trop restrictif par rapport à l’étendue des possibilités de prise de parole sur le Net. Il y a simplement des personnes qui, par leurs goûts, leurs qualités personnelles, leurs savoir-faire, sont reconnues et suivies par d’autres. Personnellement, je suis ces personnes aussi bien sur Instagram que sur Facebook ou leur blog. Cela dépend de l’utilisation que je fais de leurs posts. Pour Petrossian, j’aime avant tout faire découvrir nos produits et qui nous sommes. Nous ne payons pas de blogueurs, et nous laissons l’entière liberté aux personnes que nous rencontrons de ne pas publier à notre propos. Nous croyons suffisamment en ce que nous faisons pour laisser les choses se faire ainsi. Et l’influence que nous en tirons a une grande valeur.

POUR ALLER PLUS LOIN

http://www.petrossian.fr/

http://www.facebook.com/pages/Caviar-Petrossian/11983602666

https://twitter.com/Petrossian_FR

La présentation en vidéo d’Armen Petrossian PDG de Petrossian :

http://quejadore.com/Luxe/Gastronomie/Le-brunch-by-Petrossian





Luxe : quelle e-pub pour quel device ?

23 03 2013

Logo Premium insight

Chaque jour qui passe semble donner naissance à un nouveau format publicitaire en ligne.

Pour se repérer dans cette effervescence, l’agence de stratégie et de création digitale SameSame but different consacre sa nouvelle Etude Premium Insigh aux campagnes publicitaires de marques de luxe sur les nouveaux devices : smartphone, iPad.

Lire l’étude

Capture Etude Premium insight

Ou l’on voit comment Gucci, Bergdorf Goodman, Cartier, Emporio Armani ou encore Tiffany,

- investissent des supports inédits (sites de musique, magazines online de leaders du e-commerce… )

- testent des techniques d’engagement en temps réel (« piner » des produits, jouer la synergie Twitter -> Facebook,  géolocaliser pour faire venir en magasin,ect).

8 slides importantes pour mesurer combien ces nouveaux devices révolutionnent le média planning classique.

L’étude PREMIUM Insight

Logo SAME SAME

www.samesameparis.com





Facebook s’aventure dans la Data Offline

17 03 2013

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Le rêve de tout marketer à l’ère du numérique ? Utiliser les données offline d’un détenteur de carte de fidélité magasin, pour l’exposer à des publicités en affinité, sur le réseau où il passe une bonne partie de son temps : Facebook.

Ce pourrait bientôt devenir réalité.

Ces jours-ci, Facebook signe avec des géants de la data ( Epsilon, Acxiom et Datalogix ) des partenariats en ce sens.

Nous savions déjà depuis Octobre dernier que Facebook travaillait sur la dimension offline, avec Datalogix et sa technologie qui tracke les achats offline.

L’objectif  était alors de déterminer, pour un membre de Facebook, la fréquence optimale d’exposition à une annonce sur Facebook.

Un nombre magique que Facebook nomme le  “sweetspot”.

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Aujourd’hui, le temps presse :  Facebook cherche à augmenter ses revenus publicitaires, et les annonceurs se rendent compte à leur dépend que ‘the clicks aren’t king ».

En exploitant la masse de Data liées aux cartes de fidélité, Facebook cherche ainsi à montrer, par la mesure, la pertinence de ses dispositifs publicitaires.

Pour un consommateur qui achète ses céréales au supermarché, le fait qu’il ne clique pas sur le site web ou la page Facebook de la marque de céréale ne signifie pas qu’il ne soit pas influencé par ses publicités online.

Comme l’explique Cotton Delo dans son article dans Adage, dans ce projet actuel « Coca Cola pourra cibler sur Facebook un adolescent qui a acheté du soda en grande surface dans les 30 derniers jours;  de la même manière, Pampers pourra cibler sur Facebook  les acheteurs de produits pour enfants de Caroline du Nord".

Le matching entre les membres du programme de fidélité et les membres de Facebook se fera au travers de leur adresse e-mail et/ou de leur numéro de téléphone. Des données qui sont demandées par les distributeurs comme par Facebook à un nouveau membre lors de son inscription.

La grande question demeure la capacité des distributeurs et de Facebook à traiter de l’épineuse question du respect des données personnelles.

Mais en ce début 2013, Facebook jette un pont entre OFFline et ONline.

Une date importante.

 





Medias sociaux : la vision d’Isabelle Spanu, une personnalité au coeur du numérique

27 02 2013
Isabelle Spanu

Isabelle Spanu

Dans la Real life,

elle est communiquante la semaine dans un groupe du Cac 40;  et le week-end, « chasseuse » de belles et bonnes adresses parisiennes dont elle fait partager sa communauté.

Dans la Vie numérique,

elle est présente sur de nombreuses plateformes digitales. Et déjà ailleurs.

Connaissez-vous enjoy my tribu ? Elle, oui. Elle teste ce nouveau réseau pour nous.

Car Isabelle Spanu est comme cela. Généreuse et dans l’échange.

Est-ce son origine méridionale ? Toujours est-il qu’en blogueuse passionnée de social media et spécialisée dans les bons plans culturels et gourmands à Paris, elle est dans l’expérimentation numérique constante : carte de visite digitale, jeux primé sur Pinterest, board de marques

Board Pinterest d'Isabelle Spanu. Au total :  129 boards ! Dont certains sont des booards dédiées à des marques "life-style'.

Board Pinterest d’Isabelle Spanu. Au total : 129 boards. Dont des booards de marques "life-style’. Résultat : près de 1 600 abonnés.

Son maitre mot : « JustDoIt ». Une belle invitation, pas si anodine que cela, quand tant jouent la proscrination, alors que l’on sait tous combien tester est la clé du succès sur les réseaux sociaux.

Elle a même ses hashtags officiels : #avel’accent #ondiraitleSud

Quelles sont les clés de réussite pour engager vos cibles sur les médias sociaux ? Eléments de réponse avec  Isabelle Spanu.

:: Vous êtes active sur de nombreuses plateformes digitales (Twitter, FB, Pinterest, Instagramm, Viddy, Foursquare, Tumblr, Scoop.it…). De quand date votre « plongée » dans le numérique ?

Isabelle Spanu : J’ai d’abord créé mon profil sur Facebook le 31 juillet 2008 puis sur Twitter le 16 février 2011. J’ai vite compris le formidable potentiel des réseaux sociaux en terme d’information, de partage d’expertise, de bonne humeur et de création de lien social !

Dans la foulée, par plaisir de la découverte et des échanges, je me suis intéressée à d’autres réseaux sociaux sur lesquels j’entretiens aujourd’hui une présence régulière : Instagram, Foursquare, Pinterest, Tumblr, Scoop.it pour n’en citer que quelques uns.

J’ai aussi créé ma carte de visite digitale sur flavors.me.

Le CV digital d'Isabelle Spanu sur flavor-me

Le CV digital d’Isabelle Spanu sur flavor-me

De mon point de vue, l’ensemble de ces réseaux sociaux se complètent et permettent de partager différemment son actualité, ses centres d’intérêt avec ses communautés.

STRATEGIE OMNICANAL : le Board Pinterest est mis en avant sur Tumblr.==> une synergie se créée entre les différents media sociaux

STRATEGIE OMNICANAL : le Board Pinterest est mis en avant sur Tumblr.==> une synergie vertueuse se créée pour former un écosystème numérique

:: A peine un nouveau média social débarque en France… vous le testez illico. Avec le recul dont vous bénéficiez, quels sont les leviers spécifiques à chacun ?

Isabelle Spanu :

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Facebook : ce réseau social permet notamment :

-        de donner une visibilité à la marque de manière ludique et conviviale (humaniser l’image de la marque)

-        d’interagir avec sa communauté de fans autour de l’actualité de la marque ou d’un évènement spécifique tel que le lancement d’un produit ou d’un service

-        d’impliquer sa communauté en lui demandant son avis, en s’appuyant (de préférence) sur un visuel, pour renforcer l’impact (la contrepartie pour la marque étant de prendre en compte les retours et d’y donner une suite)

-        d’engager et animer sa communauté via un jeu concours

-        faire de la publicité ciblée et des mini-enquêtes

-        proposer un service de SAV….

Facebook contribue ainsi à créer de la préférence de marque, développer sa notoriété, recruter des prospects, fidéliser ses clients, dans une démarche d’interactivité et de partage.

•    Twitter logo

Twitter : cette plateforme numérique permet à la fois

-        de diffuser de l’actualité sur la marque et plus globalement sur son périmètre d’activité, dans un esprit d’ouverture et avec potentiellement un effet viral très fort

-        d’échanger directement avec le grand public

-        d’initier une relation clients numérique (y compris le SAV : en mettant à disposition (de préférence) un compte twitter dédié en complément du compte twitter officiel de la marque)

-        de réaliser une veille concurrentielle

-        de relayer en live un évènement (par exemple une conférence de presse) et accroître ainsi la visibilité de la marque.

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Pinterest : un outil complémentaire de communication et de vente basé sur le pouvoir de l’image en créant un univers inspirant pour :

-        présenter ses produits

-        proposer une vision autour des territoires d’expression de la marque, au-delà de la mise en avant de produits

-        engager sa communauté en lui proposant un jeu concours

-        l’emmener dans les coulisses d’un évènement pour créer et renforcer la proximité avec la marque

-        et, pourquoi pas, faire sa revue de presse en réunissant des articles (notamment des interviews) qui parlent de la marque pour gagner en visibilité et notoriété

A noter que j’ai récemment découvert un nouveau réseau social :

logo enjoymytribuEnjoy my tribu (@EnjoyMyTribu), simple d’utilisation. Il complète mon usage personnel de Pinterest : Pinterest pour partager mes inspirations et Enjoy my tribu pour proposer mes recommandations via des boîtes à idées

Instagram :

Instagramm logo

 Ce réseau social favorise la promotion de l’image de marque via un contenu visuel qui permet d’engager sa communauté en lui faisant partager en direct

-        un évènement

-        les coulisses de la marque

-        en lui proposant un jeu concours

-        en lui donnant "rendez-vous" à certains moments de la journée comme par exemple le matin ou le week-end, le vendredi aussi, en choisissant un visuel en lien avec l’univers de la marque.

logo foursquare

Foursquare : ce réseau social permet par exemple

-        de référencer les lieux d’information pour une office du tourisme, les points de vente pour une marque…

En prolongeant leur présence dans l’univers numérique, cela leur permettra ensuite, via une page marque Foursquare

-        de proposer des bons plans à leurs clients/prospects lorsqu’ils réaliseront un check-in dans l’un de ces lieux

-        de renforcer le lien de proximité avec leur communauté grâce à des conseils géolocalisés et des listes thématiques en lien avec l’actualité de l’entreprise, ses offres et services.

logo tumblr

Il ne faut pas oublier Tumblr qui fédère des communautés très actives et facilite la mise en ligne et le partage de contenus sur les autres réseaux sociaux. Ce réseau social permet par exemple à une marque :

-        de mettre en avant son savoir-faire en partageant ses retombées presse (voir le Tumblr de Tony Onestas, Responsable Communication Web & Social Media Manager chez NRJ http://tonyonestas.tumblr.com)

-         relayer un évènement

-        communiquer autour de son actualité souvent dans un esprit fun et décalé pour gagner en visibilité et notoriété.

:: Quels seraient vos 5 "conseils d’amis " pour bien aborder les Réseaux Sociaux en 2013 ?

Isabelle Spanu : Il faut en effet garder plusieurs principes à l’esprit :

- les réseaux sociaux sont au service d’une stratégie de marque : avant de déployer une présence de marque sur les réseaux sociaux, il faut toujours réfléchir en amont à une stratégie :

=>quel est l’objectif ?

=>qu’a à dire la marque ?

=>comment le dire ?

=>à qui souhaite t’elle s’adresser ?

=>où se trouvent ses clients, son public ?

=>quel(s) est (sont) le(s) réseaux social(aux) appropriés pour le faire ?

- le contenu est la clé : il doit être intéressant, utile, engageant et adapté à chaque réseau social

- il faut respecter l’ADN de chaque réseau social et adapter sa communication en conséquence pour coller aux spécificités et aux attentes des différentes communautés

- il est opportun de créer des synergies entre ces différentes plateformes pour augmenter la visibilité du contenu et fédérer le plus grand nombre de personnes

- il faut savoir remercier/récompenser ses communautés pour leur implication

- enfin, être patient : une stratégie dans les médias sociaux demande un engagement sur le long terme

Tout un univers LifeStyle, à l'image de ces gâteaux digitaux ...

Passionnée des médias sociaux, connue sous le pseudo PrincessZaza, Isabelle Spanu joue d’inventivité  à l’image de ces gâteaux digitaux …

:: Quels sont les 3 apps dont vous ne pourriez plus vous passer ?

Isabelle Spanu : Je dirais la majorité des applications qui permettent de se connecter à tous ces réseaux sociaux en mobilité et notamment, Twitter, Facebook et Instagram.

•    Et vos 3 sources de veille ?

Isabelle Spanu :  Je suis l’actualité essentiellement via

-        Twitter

-         Scoop.it qui permet de réaliser de la curation de contenus

-        et récemment, Youmag pour ma revue de presse.

:: Vous avez organisé, à l’occasion de la Saint-Valentin, un jeu novateur sur Pinterest. Quelle était la mécanique ?

Isabelle Spanu : La démarche a été initiée à titre tout à fait personnel. Le principe était simple : les participants étaient invités à envoyer une photo qui témoignait le mieux de leur vision romantique de l’Amour à une adresse mail dédiée. Je la partageais ensuite dans un board spécifique #ZazaValentinesDay, et la photo qui a obtenu le plus de likes sur Pinterest entre le 1er et le 14 février gagnait une surprise romantique.

Le jeu St Valentin sur Pinterest

LA PHOTO D’ILLUSTRATION DU JEU #zazaValentineDay

:: Pour quels résultats ?

Isabelle Spanu : Sur Pinterest : au total 18 participants avec une moyenne de 12 likes et 7 repins par photo et une augmentation de plus de 200 followers sur mon profil.

Board St Valentin   2

Pour annoncer le concours, Céline Louis m’a également proposé une interview sur le blog live Orange.

De mon côté, j’ai fait la promotion du jeu concours et l’ai animé pendant toute sa durée à la fois sur :

Twitter (via un hashtag dédié)

Facebook (via des posts réguliers tout au long du concours et en utilisant 2 posts sponsorisés qui ont permis à ma publication d’être vue 5 fois plus).

Sur twitter : via le hashtag #ZazaValentinesDay :

-       environ 200 000 impressions (nombre de fois où le message contenant le hashtag a été potentiellement vu)

-       un reach de 30 000 (nombre de personnes qui ont été touchées par le tweet)

-       environ 160 tweets avec 20 twittos contributeurs.

:: Quels enseignements en tirez-vous ?

Isabelle Spanu : Tout d’abord, je me suis vraiment bien amusée ! Je souhaitais que cette initiative me permette de développer l’interaction et la découverte de mes followers, pour moi l’objectif est atteint.

Je remercie encore une fois les 18 participants et toutes les personnes qui ont partagé l’information sur le concours ainsi que celles qui ont liké les photos.

Le fait d’utiliser différents réseaux sociaux en se servant des leviers spécifiques à chacun pour relayer le jeu, à différentes heures de la journée et à des moments clés, a permis de gagner en visibilité.

L’animation est aussi essentielle tout au long de la durée du jeu pour maintenir un intérêt constant au sein de ses communautés et inciter à y participer.

:: Vous avez créé sur votre board Pinterest personnel, des boards de marques aux contenus impressionnants, à rendre jalouses les marques elles-mêmes… Pourquoi cette démarche ?

Des Boards de marque

Des Boards de marque sur Pinterest

Isabelle Spanu : Je mettais déjà en scène à titre personnel des produits de grandes marques tel que Starbucks ou Converse à l’occasion de mes promenades parisiennes. J’ai alors réfléchi aux marques affinitaires que j’avais envie de mettre à l’honneur et qui proposent (ou pour lesquelles il existe) du contenu inspirant avec une approche plutôt artistique, « life style » au-delà de l’aspect commercial, pour rester fidèle à ma ligne éditoriale qui est de partager des moments de vie plus que des produits.

Certaines d’entres elles ont d’ailleurs un compte Pinterest et/ou Instagram qui me permet d’alimenter mes boards.

J’espère créer des liens avec ces marques au fil du temps et suis à leur disposition pour échanger. Lorsque ces marques ont un compte Twitter officiel, je les ai informées de mon initiative et certaines d’entres elles m’ont répondu, telle que Coca Cola, Nespresso, McDonald, ou Roland Garros.

:: Que pensez-vous de Vine, le nouveau service de Tweeter ? Les marques ont-elles intérêt à s’en emparer ?

Vine-logo

Isabelle Spanu : Vine permet d’enrichir l’expérience des utilisateurs sur Twitter en ajoutant au tweet une vidéo de 6s. Comme sur les autres réseaux sociaux, les vidéos peuvent être likées et commentées, vous pouvez suivre des personnes et être suivi. Aujourd’hui le service n’est disponible que sous forme d’application pour iPhone.

Avec Vine, Twitter élargit ainsi potentiellement sa base d’utilisateurs aux amateurs de contenus animés comme ceux que l’on peut trouver sur Tumblr. Pour promouvoir une marque en utilisant Vine, mieux vaut toutefois avoir un scénario en tête et un esprit créatif sinon le résultat n’aura que peu d’intérêt.

Il est trop tôt pour prédire le succès de Vine mais comme souvent en matière de réseaux sociaux, il est intéressant de l’expérimenter pour s’approprier l’outil et en affiner les usages (jeu concours, relai évènementiel, enrichissement de la relation clients…).

Comme dirait le brillant Dominique Delport, Global MD Havas Media Group (@domdelport): "We try, we fail, we fix" (on essaye, on échoue, on ajuste).

:: Un dernier conseil ?

Isabelle Spanu : Je concluerai sur une pensée de Jeff Bezos, PDG d’Amazon, qui souligne qu’ « une marque c’est ce que l’on dit de vous lorsque vous avez quitté la pièce ». Cela fait écho aux propos de l’excellent guide social media 2012 de l’agence Wellcom qui rappelle que nous sommes passés de l’ère de la communication à celle de la réputation. Soigner sa présence sur les réseaux sociaux, terrain d’expression des internautes, est donc devenu nécessaire.

Retrouvez Isabelle Spanu (#princessZaza) :  toutes ses adresses sur sa carte de visite digitale





C’est arrivé cet été !

27 08 2012

De lancements en rachats en expériences digitales, retour sur un été Marketing haut en couleurs !





LUXE : nouvelles relations client, par Michel Campan – SAME SAME but different

7 08 2012

Michel Campan, Directeur Général Associé de l’agence conseil en communication digitale SAME SAME but different

LUXE : les nouvelles relations clients à l’ère du screen mortar

Souvenez-vous, il y a presque un an, nous avions laissé Michel Campan, Directeur Général Associé de l’agence conseil en communication digitale SAME SAME but different – au parcours jalonné de belles Maisons, telles Hermès, Lancôme et Dior Couture - nous livrer en conférence, légèrement ironique, « Plus rien ne m’étonne ! »

Retrouvez ici le texte de sa conférence de Septembre dernier, organisée par Mediapost Publicité.

Cet été, nous avons voulu savoir comment se portait SAME SAME but different, et si son ancrage dans les pays asiatiques lui faisait entrevoir l’instauration de nouvelles relations clients dans le Luxe.

L’agence SAME SAME but different se porte à merveille. L’agence qui intervient dans le monde entier est implantée à Paris, Shanghai et Hong Kong. Elle compte désormais plus de 40 personnes. Elle accompagne de belles Maisons comme Longchamp,  Van Cleef & Arpels, Le Printemps, Louis XIII et de grandes marques comme Evian dans leur conquête des territoires digitaux. Ses métiers vont de la conception de sites web et opérations digitales, de campagnes d’e-influence, de mobilité et de digital instore, jusqu’au conseil et la formation de dirigeants.

Rencontré à Paris,

Michel Campan nous livre sa vision du secteur du Luxe en 2012 :

:: Les réseaux sociaux, autrefois repaire des adolescents et des Digital Mums, semblent désormais intéresser les consommateurs fortunés ? Est-ce exact ?

Michel Campan : Absolument. Les clients du Luxe sont aussi sur Facebook, Twitter, Pinterest… et la plupart ont une totale maîtrise de ces plateformes, ce qui oblige les grandes Maisons à tenir compte de l’impact du social web sur leurs stratégies de communication. Par exemple, on voit émerger une tendance très intéressante aux Etats-Unis… Pinterest serait l’un des meilleurs vecteurs de conversion e-commerce…

Les réseaux sociaux sont en permanence une source d’innovation et d’expérimentation pour les Maisons. Elles doivent en faire un sujet stratégique et non pas un « outil » comme tant d’autres.

:: Quel est le plus gros défi actuel pour les marques premium ?

Michel Campan : La personnalisation de l’expérience client, et en particulier le cas de la clientèle des pays émergeants. Tout à coup les marques doivent servir dans leurs magasins une nouvelle clientèle qui a de nouvelles exigences.

Le boom du nombre d’acheteurs chinois est un bon exemple. Car qu’est-ce que demande principalement le client chinois quand il achète un produit de « luxe » ? Trois choses :

-        Une information factuelle et concrète.

-        Une rapidité du service pendant l’ « acte de vente ».

-        Une excellence du service après-vente et des réparations.

Or les grandes Maisons ne sont pas toutes habituées à cela. Il suffit, pour le comprendre,  de voir trépigner un client Chinois, dans un célèbre « flagship" parisien, devant la lenteur des employés à emballer ses paquets. Cette « cérémonie » peut prendre facilement 30 minutes. Elle est vécue comme un enchantement par une majorité de clients. Pas pour le consommateur Chinois, car ce qu’il veut, c’est la rapidité : acheter rapidement ses produits pour sortir du magasin immédiatement… et poursuivre ses achats…

Les Maisons devront nécessairement se reposer des questions simples mais très structurantes pour ces nouvelles clientèles, par exemple : « Comment puis-je réinventer mon rituel d’emballage pour satisfaire cette clientèle-là ? ». Ce qui sous-temps qu’il n’y ait pas une seule réponse, mais plusieurs réponses, selon les clientèles.

Le service après-vente est aussi un point majeur. Ces nouvelles clientèles n’ont pas de problèmes à « mettre le prix » pour un bel objet mais elles veulent la garantie d’un service impeccable. C’est concrètement très difficile pour une Maison horlogère d’assurer ce service. Le service après-vente existe bien sûr mais comment répondre aux exigences des clientèles chinoises sur un territoire vaste comme un continent lorsque l’on ne dispose que de 5 à 15 points de vente par exemple ?

Le digital et le service associé est encore une fois une réponse qui permet de répondre à ces nouvelles exigences de qualité. Bien peu de Maisons ont déjà intégrées le Service dans leur stratégie digitale…

:: La stratégie « screen mortar », visant à créer des expériences digitales en boutique, est-elle une voie à suivre par les marques de luxe ?

Michel Campan : Absolument. Deux phénomènes militent pour faire entrer le digital dans les magasins.

Primo, les parcours clients démarrent de plus en plus par le digital à la maison, pour se terminer en boutique.

Deuxio,  les clients « voyageurs » sont de plus en plus nombreux. La marque de luxe doit se poser la question : « Comment inventer un « micro marketing » qui va de l’audience digitale jusqu’au point de vente ? ». Ce qui a une autre conséquence: le digital décloisonne les organisations. Il n’y a pas d’un côté les boutiques, de l’autre le digital. Tout est intégré.

:: Comment réaliser cette intégration Digital à Boutiques ?

Michel Campan : Il faut commencer par écouter. Et les technologies existent, par exemple c’est incroyable la foule d’informations que l’on obtient par la simple implémentation de l’application Faceboook Connect, depuis son site vers Facebook, par exemple.

Il faut bien insister sur ce terme d’écoute. Ecouter ce n’est pas « pister »… c’est simplement donner le moyen aux équipes de vente de répondre au mieux aux challenges quotidiens qu’elles rencontrent sur le point de vente. Mieux je connais mes clients, plus je suis à même de les servir, avec exactitude et rapidité.

:: Le social shopping va-t-il prendre le pas sur les boutiques physiques ?

Michel Campan : Pas du tout. Le magasin est un temple et le restera. Dans un magasin, on a cette capacité à sentir, à observer, à écouter les clients. C’est physique. Et l’expérience d’un magasin ou d’un « flagship » est différente de celles obtenues en virtuel. De la même manière, l’expérience d’un site n’est pas l’expérience d’un point de vente même si quelques fois les objectifs sont les mêmes.

:: Qu’entendez-vous par là ?

Michel Campan : On entend beaucoup dire qu’il faut préserver une certaine cohérence entre l’expérience en ligne et celle en magasin. C’est tout à fait vrai, mais jusqu’à un certain point. Le Luxe n’est pas l’uniformisation de la communication et surtout de la créativité. Il faut créer des contenus qui servent à entretenir une relation qualitative et particulière à la marque, du digital à la boutique. Une relation qui exprime la délicatesse de la marque, mais sans tomber dans l’ennui.

Personnellement si je vois la même vitrine rue du Faubourg Saint-Honoré, sur Madison ou Nanjing Road à Shanghai, je m’ennuie ! C’est ce qui est fascinant avec le « retail », c’est qu’on peut recréer à l’intérieur de chaque magasin une émotion particulière.

:: Avec l’expérience que vous avez de Shanghai et Hong Kong, quels conseils donneriez-vous à une marque de luxe pour créer  et entretenir sa réputation, dans les pays émergents ?

Michel Campan : L’e-Influence passe de plus en plus par les réseaux sociaux, et la formidable intelligence collective qui s’en dégage.

Les clients veulent du relationnel, mais vous avez raison de faire un distinguo entre les pays.

Chez SAME SAME but different, nous nous sommes rendu compte par exemple que la clientèle asiatique était très demandeuse d’interactions fréquentes. Si en Europe et aux Etats-Unis, poster 3 à 4 fois sur un blog est le bon rythme, en Asie c’est 3 à 4 fois … par jour !

Autre impératif, bannir tout discours trop marketing. Savez-vous quel post a généré le plus d’interactions pour l’un de nos clients ? "Je me lève à Shanghai ce matin et il fait très beau".  Pourquoi chercher plus loin ! C’est magnifique nous sommes dans une réelle conversation entre la marque et son admirateur… un échange qui souvent devient poétique plus que « transactionnel » et tant mieux car c’est de cette manière qu’un lien qualitatif se noue sur les réseaux sociaux.

:: Autre conseil ?

Michel Campan : Ne jamais tenter d’étouffer un « bad buz ». Et ceci est valable dans tous les pays. Souvenez-vous d’Oprah Winfrey, la célèbre animatrice et productrice américaine qui s’était vue refuser l’entrée d’une grande Maison de la Rue Saint-Honoré parce qu’elle arrivait au moment de la fermeture de la boutique. Partout ailleurs dans le monde, on lui aurait déroulé le tapis rouge, pas en France… Résultat, une très grosse colère de d’Oprah Winfrey, relayée par les médias sociaux. Un seul mot d’elle à l’antenne pouvait ruiner la réputation de la marque dans le monde entier. La direction générale avait le choix entre tenter de bloquer les commentaires, ou jouer la transparence en laissant les personnes s’exprimer. C’est cette deuxième option qui a été choisi, avec justesse. Au final, le CEO US a fait l’ouverture du Show d’Oprah la saison suivante… Il faut faire confiance à l’intelligence collective créée par les réseaux sociaux.

:: Chez Hermès, Lancôme et Dior Couture, vous avez été le proche collaborateur de grands « messieurs » du Luxe. Si vous aviez une leçon transmise par l’un d’entre eux, à nous faire partager, quelle serait-elle ?

Michel Campan : Chère Laurence, c’est très difficile de répondre à votre question. Vous le savez mieux que moi, nous apprenons tous les jours dans notre métier ! Toutefois je me souviens d’un échange avec le Président d’une célèbre Maison et du joli proverbe chinois qu’il avait livré à ma réflexion ce jour-là : « La porte la mieux fermée est celle qu’on peut laisser ouverte ». Cette phrase est restée gravée dans ma mémoire … peut-être parce qu’elle évoque particulièrement ce que je ressens de mon métier et de cette exigence particulière du digital…

L’INTERVIEW DE MICHEL CAMPAN, en 7 Tweets

:: La clientèle des maisons de luxe est aussi sur Facebook, Twitter, Pinteres

:: La personnalisation de l’expérience client, en particulier envers la clientèle des pays émergeant, est  le          plus grand défi des maisons de lux

:: Il n’y a pas une seule réponse [marketing], mais plusieurs réponses, selon les clientèle

:: Il faut commencer par écouter le client

:: Le Luxe n’est pas l’uniformisation de la communication et surtout de la créativité

:: Le digital décloisonne les organisations

:: Le magasin est un temple et le restera.

L’actualité de  SAME SAME but different

Juillet 2012 : la  Maison Van Cleef & Arpels et son agence  SAME SAME but different créent une plateforme digitale internationale sur le thème du  « Lucky Day », ce jour si particulier de notre vie, qui marque à jamais qui nous sommes, ce que nous faisons. Le dispositif comprend un almanach virtuel.

Lire le  decryptage de la campagne

La nouvelle plate-forme digitale de Van Cleef & Arpels : Days of Luck

L’almanach virtuel – Van Cleef & Arpels





FB, Twitter, Pinterest… définis en 1 phrase

10 06 2012

On a encore rien trouvé de mieux qu’une phrase et une image pour décrire quelque chose.

En l’occurrence, c’est l’exercice auquel s’est essayée la société américaine Canvas Pop cette semaine, au congrès Internet Retailer à Chicago : décrire les spécificités propres à chaque réseau social, en une phrase.

Le métier de Canvas Pop ? Un client lui envoie une photo, Canvas Pop l’imprime sur un cadre et lui expédie.

Concept simple et efficace à  l’image de ce tableau d’affichage, placé en salle de réunion, qui rappelle à chaque nouvel employé la « raison d’être » des 9 principaux réseaux sociaux.

Plutôt bien vu.

Canvas Pop a déjà 50 salariés (dont un Community Manager à plein temps) et n’est pas un petit nouveau sur les média sociaux :  l’entreprise située à Las Vegas enregistre déjà :

  • 17 871  fans sur Facebook
  • 17 500 followers sur Twitter
  • 3 000 sur Intagram
  • 1 000 sur Pinterest
  • et est aussi présent sur Youtube et Vimeo.

De quoi bien comprendre les subtilités de chacun réseau, autour d’un bon donut…








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