Yeah, il est sorti ! Ce que le retail doit retenir du rapport Internet Trends 2019 de Mary Meeker 👀📣

Credit: 2019 Bond Internet Trends report et Recode Vox

Des slides en 2019 ? Oui, et ces 333 slides livrĂ©es gratuitement par Mary Meeker, un exercice annuel qu’elle pratique depuis 1995, valent de l’or.

 En synthÚse 

  • Le rapport Internet Trends fait office de boussole pour toute l’industrie de la Tech, de l’AdTech et du Commerce mondial depuis 1995.
  • Allait-il sortir cette annĂ©e ? Son auteur, la lĂ©gendaire spĂ©cialiste du capital-risque Mary Meeker, est partie en avril de chez Kleiner Perkins Caufield & Byers pour lancer sa propre ‘boutique’, Bond, un nouveau fonds d’investissement technologique (qui a dĂ©jĂ  rĂ©uni plus de 1,25 milliard de dollars selon Adage)
  • Elle l’a fait ! Plus riche que jamais (333 slides), avec, entre autres, toutes les statistiques et tendances Retail Tech que cette visionnaire retient sur les 12 derniers mois.

Mary Meeker avait donné la primauté de la sortie à la Conférence Code Commerce organisée par Recode. Une excellente synthÚse vous a été donnée par Innocentia Agbe,  journaliste à FrenchWeb. Pour ma part, je vous livre 6 points impactants pour le Retail.:

Voici la fascinante Présentation vidéo de Mary Meeker ( sur un rythme accéléré) et le rapport à télécharger.

 

Dans le détail :

 

Le e-commerce aux Etats-Unis représente 15% du commerce de détail total

Credit: 2019 Bond Internet Trends report

 

 

 

 

 

Credit: 2019 Bond Internet Trends report

 

 

Susciter des recommandations est essentiel alors que les coĂ»ts d’acquisition grimpent. Et comment rend-t-on heureux son client ? Par la Personnalisation et l’ExpĂ©rience Client.

PERSONNALISATION / EXPERIENCE CLIENT

Mary Meeker prend comme exemple Stitch Fix (dernier trimestre en hausse de + 29% )

Credit: 2019 Bond Internet Trends report

 

Strich Fix est ce service d’abonnement en ligne qui livre des box («Fix») de vĂȘtements, et personnalise chaque envoi en utilisant un traitement algorithmique combinĂ© au jugement  d’une personne physique, le stylist, qui approuve, ou revoit, la proposition de la data science. En savoir plus

 

“Le futur du retail est la personnalisation” estime Mike Smith, le president et chief operating officer dans une interview pour WWD.

Le modĂšle tient autant aux algorithmes (Stitch Fix emploie un grand nombre d’anciens de chez Netflix ) qu’aux hommes et femmes qui constituent le bataillon des Stylists – des personnes qui vont vĂ©rifier les propositions des algorithmes avec ce qu’elles savent de chacun de leurs clients, au travers de la relation entretenue, par mail, tel et le feedback de ces clients.

 

Un exemple français :

Etam. Dans son interview, CĂ©dric Taravella, CEO de Etam, expliquait que la Retail Marketing Platform (rĂ©conciliation des donnĂ©es online et donnĂ©es magasin) mise en place avec Ysance permettait, entre autres, une personnalisation magasin en fonction des donnĂ©es online au niveau local : “ Nous faisons profiter nos magasins de ce que nous savons sur les produits vus sur le web par les clientes, dans leurs zones de chalandise. Nous transmettons cette donnĂ©e aux Ă©quipes magasins pour qu’elles adaptent le merchandising en consĂ©quence. Ainsi la cliente de Bayonne ne verra pas exactement les mĂȘmes produits que la cliente habitant Strasbourg ou la cliente habitant Varsovie”.

 

 LA RECOMMANDATION

Nous parlions autrefois de « Parrainage » (les amis, la famille). Le e-commerce aidant, on a Ă©voluĂ© vers les Avis de Clients. Les RĂ©seaux ciaux aidant, on s’est mis Ă  Liker, Poster ou Partager. A cĂŽtĂ© de cela, des influenceurs (y compris des micro-influencers) font eux aussi de la recommandation.

Insights :

  • Des entreprises reposent entiĂšrement sur le modĂšle de la Recommandation: Poshmark, Revolve.
  • Des entreprises “re-positionnent” avec succĂšs les images de leur produits postĂ©es sur Instagram par d’autres (clients, influenceurs) sur leurs espaces digitaux (site web, email, Facebook, blog
 ). La photo postĂ©e par un client aura toujours plus d’impact qu’une photo “marketĂ©e” (transparence, authenticitĂ©). Et surtout, le trafic venant d’Instagram sur leur site e-commerce Ă©tant faible (on parle lĂ  de quelques % de trafic), cette tactique permet d’augmenter trĂšs significativement le trafic, en s’appuyant sur du contenu social.

 

APPLI SOCIALE/MESSAGERIE + TRANSACTION

 

Credit: 2019 Bond Internet Trends report

Mary Meeker souligne l’intĂ©gration de plus en plus frĂ©quente du e-commerce et du paiement dans les appli social et les messageries, en prenant comme exemple l’appli de messagerie de KakaoTalk (CorĂ©e du Sud) qui intĂšgre depuis 2014 une fonctionnalitĂ© de paiement et un wallet digital. Egalement citĂ©, l’introduction de la fonctionnalitĂ© de paiement dans WhatsApp. La sociĂ©tĂ© a commencĂ© Ă  tester WhatsApp Pay en Inde en mai 2018, et se prĂ©pare Ă  dĂ©ployer cette fonctionnalitĂ© en Europe, en constituant une Ă©quipe de 100 personnes basĂ©e Ă  Londres pour le dĂ©ploiement. ( 25% de l’équipe londonienne de WhatsApp).

 

Insight:  IntĂ©grer des fonctionnalitĂ©s e-commerce et paiement dans les appli sociales semble logique lorsque l’on sait le temps passĂ© par les personnes sur ces app et messageries. Elles sont lĂ , pourquoi ne pas en profiter ? D’ou Instagram Check Out. Mais dĂ©couvrir un Produit au travers d’une image ne se traduit pas nĂ©cessairement par un achat immĂ©diat.

Les retailers amĂ©ricains qui ont l’expĂ©rience d’Instagram Shopping depuis plus longtemps  que la France le savent. De ce fait, ils choisissent d’offrir le plus d’occasions d’interagir possible aux consommateurs, car cela augmente le taux de conversion. Exemple avec Crate and Barrel.

 

 

LE MOBILE. Le roi du monde.

Dans son interview, CĂ©dric Taravella, le CEO de Etam, nous avait dĂ©jĂ  surpris en indiquant que le desktop ne reprĂ©sente plus que 16% des visites en ligne sur Etam.com. En prĂ©cisant sa pensĂ©e : “ Le desktop ne m’intĂ©resse plus”.

Pour la premiĂšre fois, les AmĂ©ricains vont passer plus de temps sur leurs appareils mobiles qu’Ă  regarder la tĂ©lĂ©vision. Une estimation de 2019 suggĂšre que les adultes passeront en moyenne 226 minutes (plus de 3,5 heures) sur leur tĂ©lĂ©phone comparativement Ă  216 minutes devant la tĂ©lĂ©vision.

Credit: 2019 Bond Internet Trends report

 

 

A noter :  Aux US, la part des investissements publicitaires faits sur le Mobile suit (enfin) le temps passé sur le mobile (Aux Etats-Unis en 2018, le mobile a représenté 33 % du temps des consommateurs américains et 33 % des dépenses publicitaire;  la télévision : 34 % du temps passé, 34 % des dépenses publicitaires; et le desktop : 18 % du temps passé et 18 % des dépenses publicitaires).

Credit: 2019 Bond Internet Trends report

 

 

L’IMAGE

Un nombre toujours plus grand de personnes utilisent l’image pour communiquer. On prend des photos pour un oui et pour un non, et
 il y a Instagram. (Il y a aujourd’hui 17 millions d’utilisateurs Instagram en France. Dans le monde,  il y aura 1,31 milliard d’utilisateurs actifs mensuel à fin 2019 selon le Wall Street Journal). 

Les grandes plateformes investissent fortement dans la technologie pour ĂȘtre lĂ  au moment de l’inspiration (Amazon, Pinterest)  ET de la recherche (Google Image a lancĂ© un format publicitaire avec des images “Shoppable”).

 

 

Credit: 2019 Bond Internet Trends report

 

 

Insight : Sentant le danger, de plus en plus de retailers enrichissent leurs applis ou sites mobile de la petite Ăźcone camĂ©ra sur leur home page afin de prendre en photo un produit du monde rĂ©el et de le retrouver – ou retrouver son Ă©quivalent- dans leur catalogue Ă  eux. Car le pire, nous disait Ted Mann, le CEO du leader de la recherche visuel pour Retail Slyce, serait que, par exemple, Amazon soit l’appli « par dĂ©faut » de cette nouvelle forme de recherches qui devient un rĂ©flexe chez nombre de consommateurs.

 

LIVRAISON BASÉE SUR LA DATA

 

Credit: 2019 Bond Internet Trends report

 

 

 

Tout a Ă©tĂ© dit sur l’importance de la livraison – rapide – Amazon Prime ayant mis la barre trĂšs haute et le consommateur s’attendant Ă  bĂ©nĂ©ficier du mĂȘme niveau de services partout ailleurs. (AprĂšs l’annonce d’Amazon en avril d’offrir la livraison “next day” pour ses membres Prime aux Etats-Unis, Walmart a commencĂ© en mai Ă  offrir la livraison “next day“ gratuite pour plus de 200 000 articles sur son site). Mary Meeker souligne que la gestion des commandes (yc la livraison) basĂ©e sur les donnĂ©es, croĂźt rapidement, ce qui permet Ă  des commerçants locaux de dĂ©velopper leur activitĂ© en vendant en ligne, Ă  des prix abordables en assurant une livraison rapide.

 

Insight : Un exemple dans la restauration est Panera Bread aux Etats-Unis qui, ayant réalisé une Intégration totale de ses bases (Client, Point de vente (PoS), Digital, Production et Marketing) offre 6 maniÚres de consommer à-la-demande, dont 3 assurant une livraison ou un retrait en boutique rapide :

  • Livraison
  • Commande “on-the-go” dans l’appli -> Skip the line
  • Order Online- Pick up in store » ( 10% des ventes totales )

Depuis cette intĂ©gration des Bases, les clients « Commande ‘on-the-go’ et Order Online-Pick up in store » ont augmentĂ© leur frĂ©quence d’achat de +30 %.

On pense aussi Ă  Instacart qui expliquait Ă  Shoptalk Ă  Las Vegas en mars dernier qu’un de ses nouveaux services pour les retailers consiste Ă  prendre en charge les livraisons express des petits commerçants locaux qui souhaitent servir leurs clients avec une livraison le jour mĂȘme. (Les boutiques de mode ou les mall sont aussi interessĂ©es pour Ă©viter Ă  leurs clients de se trimballer toute la journĂ©e avec des sacs).

 

 

La Présentation de Mary Meeker à Commerce Code (Recode). Enjoy !

 

 

 

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